Rien qu’une ombre inventée – Lionel BOURG -1 – (Voix intermédiaires)

Publie.net édite, dans sa collection L’inadvertance dédié à la poésie contemporaine, un recueil qui se présente comme
« Une anthologie de poésie contemporaine choisie & composée par ses lecteurs,
sur une proposition de François Rannou »

C EST SI DIFFICILE J AI PEUR - letcr1-exp2

Ici, un court extrait d’un poème en vers de Lionel BOURG de l’anthologie de la poésie contemporaine
édité chez Publie.net  « Voix intermédiaire« 

(Le poème fait initialement partie du recueil « Rien qu’une ombre inventée »)

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À ceux que le silence emporte I
  
J’aurais aimé je ne sais pas
peut-être la beauté des choses
sur un sentier à petits pas
avec vous l’étreindre or je n’ose 
 
par la main doucement vous prendre
l’un et l’autre au demeurant qu’ai-je
à vous dédier cette cendre
sans doute des mots cette neige 
 
c’est si difficile j’ai peur
de tout d’un rien pardonnez-moi
d’être cet enfant sur vos cœurs
qui ne sait cacher son émoi 
 
ce Verlaine stupide et vain
soudain rimant comme à seize ans
sa peine ou son moindre chagrin
riez mais riez donc passants 
 
haussez lentement les épaules
je ne puis taire en moi ce chant
qui m’assaille cette parole
obscure et sourde éperdument 
 
c’est idiot n’est-ce pas n’importe
je laisserai à tous les vents
battre du poème la porte
comme une voix qui va rêvant 
 
ô vous que le silence emporte

LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 18

[De ces brefs instants
lumineux
dont les romans d’André Dhôtel
ne sont pas avares.]


C ÉTAIENT DES INSTANTS OÙ - letcr1-exp     

 —
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C ÉTAIENT DES INSTANTS OÙ - letcr1

Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

 —

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C’étaient des instants où n’importe qui croyait qu’il allait peut-être savoir quelque chose d’étonnant, mais aussitôt on se perdait dans l’habituelle nature, avec un regret poignant qui durait une seconde. Voyager ! Jeannin fit une longue descente en roue libre , et les glaces tremblèrent dans les cadres de bois. Un calme intense régnait sur les luzernes. Les tas de cailloux étaient encore imprégnés de rosée. Sur des hauteurs situées à quelques kilomètres se balançaient des maisons dont les fenêtres jetaient quelques lueurs. On arriva au canal, dans une verdure plus sombre, au moment où une péniche descendait au fond d’une allée céleste. Sur la péniche un gamin et une petite fille à demi nus se chamaillaient. Leurs voix pourtant aiguës étaient absorbées par l’air entre les végétations lourdes et les nuages qui flottaient très haut. Après avoir dépassé Charleville on se  dirigea vers la vallée de la Semoy par des rampes étroites. Les séneçons des forêts emplissaient des fondrières brûlantes. Une âpre colline chargée de ses arbres eut la structure féerique d’un croiseur surgi de la mer, après quoi l’enchantement relatif qui avait déjà en une heure été  aveuglé bien des fois s’effaça tout à coup.

OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -4-

[sans état d’âme]

LE RÂTEAU RAMASSE DES - letcr1-exp

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LE RÂTEAU RAMASSE DES - letcr1-exp1

Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

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Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-

 

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


le râteau ramasse des feuilles sans
voir, aplatit et déchire sans voir /
l’oblique c’est le râteau
 
il faudrait, dit quelqu’un,
ne pas revenir en arrière ni se relire,
car ce serait comme s’arrêter,
abandonner, rompre avec la
destination, ce serait comme
faire demi-tour
 
et maintenant que la voix est là, dit
quelqu’un, que la voix à sa place se
décide à parler, dit quelqu’un, que tu
te décides à l’entendre, dit quelqu’un,
on ne peut plus faire demi-tour
malgré que, malgré l’oblique, dit la
voix de quelqu’un assis là à côté de
moi et qui parle
 
l’oblique force à marcher tangente /
 
tangente aussi ça pourrait être un
verbe, pense-t-il pense-t-elle, mais ce
n’est pas de la fiction /
 
la fiction aiderait, la fiction rendrait
les choses supportables, elle en a la
capacité

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 5

[pas d’idée sans acte … ne serait-ce que dans un esprit.]


« l’essence du poème, …

 C EST LA PENSÉE DU POÈTE - letcr1-exp

 

 

Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Extrême exigence de René Daumal et du Grand Jeu
concernant le rôle de la critique
une position qui serait de nos jours très

critiquée

Exigence absolue
L’esprit suit le corps
avec au passage
une pichenette
à Paul Claudel.

—–

parcours de lecture
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D’une deuxième façon on veut chercher la détermination du poème en lui-même, dans son sens ; non plus dans sa matière, mais dans son idée. Or aucune idée n’est réelle sinon en acte dans un esprit : l’essence du poème, c’est la pensée du poète dans sa pure unité, qui, pénétrant et animant le multiple langage, donne aux mots leur sens. Cet acte créateur, libre par origine, impose sa loi au chaos verbal présenté par le mécanisme de la voix ou de l’écriture. La nécessité du poème sera donc prouvée si le critique reconnait la pensée du poète comme en soi identique à la sienne propre et à la pensée universelle parlant par un organe particulier.
Autrement dit, et sans remonter jusqu’à cette source suprême, comme le savant cherche dans ce qui change ce qui ne change pas, et par cette enquête forme des lois, ainsi dans la mouvante diversité des mots le critique poursuivra l’identique. Or, chercher la loi unissant les membres épars d’une parole, c’est travailler à constituer une doctrine. Cette tâche ne se peut sans un schéma originel, une anticipation de la doctrine, un dogme. La critique établira donc la nécessité interne d’une oeuvre en rattachant la pensée de l’auteur à une doctrine préconçue.

l’eau – Valérie Bilodeau – revue la piscine N°O –

 

la revue la piscineL’eau est le thème de ce premier numéro de ce navire lancé depuis le Sud de la France par un groupe d’aventurier n’ayant pas les yeux mouillés.

L HIVER UN DÉSERT BLANC - letcr1-exp

« de l’eau » est aussi le titre du poème de Valérie Bilodeau
– quatre saison et l’eau du lac omniprésente –
où a été péché cet extrait.

Parcours de lecture

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Un extrait plus long du poème

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De l’eau

L’été
Le gros soleil
Les baignades cinq fois par jour
Le lac n’est pas transparent
Bleu ou brun

Je mets le maque de plongée de mon frêre
Et je cherche des trésors

J’ai trouvé de la glaise et 2 piles AA

L’automne
La maison est toute petite
sous la noiceur qui n’en finit plus
Faibles lumières au loin
OK. On n’est pas au bout du monde
Vu les aurores boréales
Deux ou trois fois seulement
Fantômes verts
Qui se meuvent et qui meurent

L’hiver
Un désert blanc
Derrière la maison
Rien pour arrêter le vent
Qui crache son dernier souffle
A notre porte

Un seul mot pour décrire
Ce mélange cruel de bleu et de blanc
frette

Un frette parfois poignant
Parfois étouffant de solitude
En février on ne sait plus 
Si l’été a vraiment existé

On a les lèvres sèches
Le coeur fatigué par l’effort
Qu’on croit déployer
Pour mettre le nez dehors

Même à 7 ans

Le printemps
En shorts et sandales
Sur les berges gelées
Un printemps impromptu
La surprise dans le corps

Sur la phot, mon père me prend l’épaule
Sensation oubliée
On ne se touche plus maintenant
Un mur tangible

L’enfance sur le bord du lac
Dont on ne voit pas l’autre rive
Une histoire silencieuse
Mais puissante sous les six pieds de glace

 

La Quinzaine (littéraire) à Quinquante ans

A l’occasion de cet anniversaire, La  Quinzaine littéraire publie une lettre* reçue d’un lecteur pour fêter ce « passage »
ainsi que
le texte que Jean Marie Le Clézio avait écrit à l’occasion d’un autre de ses anniversaire, celui de sa prime jeunesse (20 ans)

Le court extrait donné ici, et qui dit avec amitié ce que sont alors pour JMLC ces pages, provient de cette lettre.

JE N Y PENSE PAS COMME À UN JOURNAL - letcr1-exp

Parcours de lecture

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* La première reçue

___
On pourra regretter que la page Facebook de la revue ne soit plus alimentée depuis le numéro 1144, que par des photos de la couverture.


 

Je n’y pense pas comme à un journal ou à une revue. La quinzaine a été pour moi comme un guide ou un compagnon de route


LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE – HENRI DAVID THOREAU – 04

Thoreau, marque ses préférences
et ses refus.

JE SUIS AUSSI DÉSIREUX D ÊTRE - letcr1-exp

Extrait de l’essai
«La désobéissance civile»
de
Henry David Thoreau

Parcours de lecture
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Lorsqu’à la longue la majorité votera pour l’abolition de l’esclavage, ce sera soit par indifférence à l’égard de l’esclavage, soit pour la raison qu’il ne restera plus d’esclavage à abolir par le vote. Ce seront eux, alors, les véritables esclaves.
Seul peut hâter l’abolition de l’esclavage, celui qui, par son vote, affirme sa propre liberté.

PAVANE POUR UNE INFANTE DÉFUNTE – ANNA JOUY – 6


Publié en numérique aux Pavane pour une infante défunte - Anna Jouy - couverture
éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
Pavane pour une infante défunte – de Anna Jouy

L’oeuvre est disponible
chez les éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

Celle qui nous conduit à travers les méandres de ce roman, chuchote …

« Un livre, qui donne rendez–vous à ses personnages au coin de chaque histoire.. » 

SUR LE SEUIL IL LA CHERCHE DES YEUX - letcr1-exp 

 

                                                     « … aux cheveux tressés sur la tête.

– A demain? crie–t–il sans trop savoir.  »

Extrait du roman
« Pavane pour une infante défunte»
de Anna Jouy

parcours de lecture

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Anna Jouy en ses mots sous l’aube

____________________________

Proposition de lecture


– Donne–moi une feuille. Tu sais bien que je viens chez toi pour ça, dit–elle alors d’une voix si fluette qu’il peine à la cueillir.
– Exactement, feint–il de se souvenir. Alors ce matin, tu pourrais me dessiner ce que tu aimes le plus. Ne me demande rien. Tu te débrouilles. Ces crayons sont pour toi. Moi, j’ai du travail.
– Je sais. Moi aussi, j’ai du travail. Alors ne m’embête pas non plus, suçotte–t–elle.
 
Les rais de lumière qui balaient les coins sombres; le pas qui s’allonge et puis traîne un peu. Attendre l’envie! Il n’espère rien de particulier ni rien d’important. Lui dedans et le reste dehors. Pourquoi d’ailleurs est–il dans cette bulle dont le voile discret le met à part? Ne pas chercher d’explication. Inutilité des évidences. Lui dedans et le reste, derrière la toile.Le paysage est plein. Il tourne comme un cirque, de la montagne au lac, de la forêt à l’arbre solitaire, du vert au gris de la caillasse, du champ à cette fleur. Tout cela dans la trouée du ciel.
Le vitrage fait un cadre parfait et sobre. Univers du jour, morceau choisi… Au delà, là–bas, dans le fond du tableau, il existe autre chose encore qu’il ne peut saisir ni de la main ni de l’œil. Quelque chose là–bas le regarde, sans savoir, sans pouvoir. Il se sait lui aussi horizon, ligne ou point subtil qui croise et arrête la projection infinie d’un autre œil. La fenêtre morcelle son regard en multiples tableaux. Sur le papier, la petite fille dessine un arbre mort, bétonné de lourdes briques, zigzagant vaille que vaille vers le ciel, tandis qu’une lune, simple cercle laissé sans couleur, perfore une branche. Ses crayons sont des truelles, ses épaisseurs du mortier.
L’artiste l’observe. Avec celle–ci, pas de mot; il n’est encore besoin de rien. Seuls le contact des yeux en intermittence et la coulée de l’encre. Images remontant sans flotteur. La douleur dans la vague invisible que la gamine a balancé jusqu’à lui. Il le sent: l’inquiétude est revenue. Le jour tel qu’en lui–même. De combien de traits devra–t–il se fendre pour y arriver? Chaque jour est autre et la lumière et l’air aussi, qui mettent du relief là où il n’y en avait pas. Et ce chat qui garde soudain la haie, le foin que l’on emmène, et la vache qui s’installe, la biche qui s’enfuit, l’homme qui passe, la route qui blanchit… Quel état des lieux faire, quand la toile est si résistante? Et cette clôture de jardin à franchir chaque matin. Une envie de l’envers, du détour. Chaque matin, quelques couleurs sur un bout de tissu. Seul, avec à la fois la limite de la Terre, là, juste devant lui et la transparence de l’air et la variété de la lumière innombrable.
Parfois le sentiment de passer le miroir le prend et il se met alors à croire qu’il voyage. L’arbre mort de cette fillette réveille en lui une sourde peur.
 
– J’ai mis plein de marches, comme un escalier, tu vois.
– En effet… un escalier?
– Moi, j’arrive pas à grimper dans les arbres. Alors celui–là ce serait plus facile non?
– Sûrement. Explique–moi quand même…
– C’est plus facile si l’arbre a des marches, comme ceux qui sont dans les maisons!
– Tu vois des arbres dans les maisons?
– Ben oui, tu vois bien qu’il y a des tas d’arbres chez toi. Partout. Et celui qui va vers ton toit, là, il est facile à grimper!
– Tu trouves que c’est un arbre?
– Oui. L’est seulement bizarre. Moi j’aime bien ces arbres–là!
– Mais dis–moi, là qu’est–ce que c’est?
– Ben tu vois bien. C’est la lune. La pleine lune.
– Pleine?
– Ma maman dit qu’elle empêche de dormir. Et moi je trouve que c’est mieux si on veut la voir de pas dormir.
 
Évidence enfantine.
 
– Tu pourras emporter ton dessin quand tu l’auras terminé.
– M’intéresse pas. Je connais puisque c’est moi qu’a fait.
– Tu ne veux vraiment pas?
– Non. Mais donne–moi le tien… S’il te plaît!
 
Donnant–donnant avec une petite fille de cinq ans? Proposition honnête s’il en est, sauf que les mesures ne seraient pas exactement tarées! Mais comment refuser? Ne fermerait–il pas alors un coffre–fort en en jetant la clef?
 
– D’accord, ça me va. Tiens, dit–il en mimant l’expression de quelqu’un qui vient de se faire rouler.
 
Elle sourit d’un air mutin. Bien joué! Le peintre tend sa feuille. Dessus, une lame d’eau et d’encre enroulant un enfant à la bouche ouverte. La petite regarde longuement. Ses sourcils frémissent avec une légèreté de roseau. Une interrogation l’anime, les lèvres s’arrondissent comme pour aider ce visage de papier à reprendre son souffle. Puis, sans que rien ne puisse le laisser prévoir, elle offre son dessin, donne la main et s’en va précipitamment. Il reste planté. Immobile. La rattraper. Sur le seuil, il la cherche des yeux, mais personne. La route, les arbres, le bois plus loin mais aucune fillette aux cheveux tressés sur la tête.
 
– A demain? crie–t–il sans trop savoir.

Cartes postales de la Chine ancienne – l’Apatride (via Anh Mat) – 3

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A la racine de ce recueil de poésies de la Chine ancienne
se trouve la biographie
ou comme il préfère la désigner
« Les poussières de vie » du traducteur, puis celles des 8 poètes qu’il a choisi.

L’extrait donné ici provient d’un des textes de Wang Wei
dont il rapporte que
« Tout ce qu’il a écrit ne fut qu’un écho de compassion au silence. »

Une présentation chez l’éditeur (Jan Doets) 

Le recueil est disponible (éditions qazaq)
aux formats liseuse et pdf
en téléchargement ici
au prix d’un « café au bord de mer » (Christophe Sanchez)


LES JAMBES REPLIÉES SUR LES TALONS - letcr1-exp

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LES JAMBES REPLIÉES SUR LES TALONS - letcr1

Extrait du poème de
Wang Wei
« Montée au Temple de la compréhension »
du recueil
« Cartes postales de la Chine ancienne »
redonnées en français par L’apatride
(transmis par Anh Mat)

On Peut se procurer ce recueil
aux éditions Qazaq
—–

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Le poème en son entier
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Proposition de lecture du poème


montée au Temple de la compréhension
 
ici en contrebas de ces verts bambous
du Pic de lotus voilà la cité des mirages
sous son rempart les trois pays de Ch’u
au delà d’épaisses forêts les neufs Affluents
inondent herbes mousses et fougères
et les jambes repliées sur les talons
assis sous le pin le pinceau du poème
relate le vide léger du nuage blanc
le monde sans la venue de l’homme

Tu amarres les vagues -Sabine Huynh (Mots) Louise Imagine (Photographies) – 1

« Tu amarres les vagues est un livre qui se lit doucement.
Si seulement on accepte son invitation et si on y pense un moment, la douceur est une des choses les plus précieuses au monde.
Il y a une façon de parler de l’enfance, et du lien à son enfant qui est

Ce regard sur l’amour est en chacun de nous, dans l’enfant que nous avons été, dans

Sabine Huynh a inventé des mots pour répondre aux éclats colorés de bonheur des photos de Louise Imagine : il y a cette pure merveille d’écla-rire.  »

Ici, le poème qui donne son titre à l’oeuvre



RIEN DE CE QUE TU TOUCHES NE SERA - letcr1-exp1

 Un des premiers poème de Sabine Huynh du recueil
« Tu amarres les vagues »
avec en fond la photographie correspondante
de Louise Imagine


Parcours de lecture
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Un extrait plus long

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Lecture du poème


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D’ici au bout du monde
tes empreintes fleurissent et le raniment

Rien de ce que tu touches ne sera jamais perdu
dans l’érosion perpétuelle
ta naissance a réparé le cosmos.

L’amour que tu inspires transcende l’amour
Tu amarres
les vagues

Dorénavant partir sera toujours
revenir vers toi