Cor – Lionel-Édouard Martin

COR - image

 

 

La rentrée aux éditions Publie.net a vu la publication de « Cor » de Lionel-Édouard Martin.

[Je déteste les bandes annonces des films. Elles empêchent le futur spectateur d’être la page blanche sur laquelle s’écrira SON film. Aussi je ne dirai rien ici de l’histoire elle-même]

L’écriture de l’auteur, sa forme – parfois rude, parfois sinueuse à la manière de la trace des passages réguliers d’une chèvre en montagne– , ses mots – grande proximité , son rythme – qui ne presse pas le pas même dans les moments … d’accident* –  m’ont touché
et la présence de COR m’accompagnée d’un bout à l’autre de … sa vie.

 


* « Toute rupture dans la continuité est un accident » Virilio

Extrait de la page 65 (liseuse) du roman
COR
de Lionel-Édouard Martin

« … on dirait qu’elle restitue trente ans de soleil pied-noir accumulé,
….

LA PLAQUE DE FONTE DES CHEMINÉES-letcol


 

Le roman chez Publie.net : COR

(Aussi en version liseuse
sans la colle poisseuse DRM )

 

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Brigetoun donne un autre passage du roman sur « Paumée »

Un article  de l’écrivain  Marc Villemain, à ne consommer qu’après avoir lu le roman.


Lionel-Édouard Martin chez Publie.net 
Avec notamment ces autres publications
(Dans Cratyle pour mémoire grande présence du poète)

Sur Babelio

Le blog de Lionel-Édouard Martin
(On y trouve « Eléments compact de biographie »

 


C’est fou la chaleur de son corps, on dirait qu’elle restitue trente ans de soleil pied-noir accumulé, la plaque de fonte des cheminées pareillement recrache la braise, Clarinette c’est le soleil.

DOUZE JEUNES POÈTES – MICHEL VOLKOVITCH – 02

LES PATIENTS-image

 

 

 

 

Michel Volkovitch a traduit aux éditions Publie.net les poèmes de douze auteurs grecs contemporains.

(Marigo Alexopoùlou, Vassìlis Amanatìdis, Dimìtris Angelis, 
Chrìstos Anghelàkos, Yànnis Antiòkhou, Nikòlas Evandinos,
Katerìna Iliopoùlou, Dimìtris Perodaskalàkis, Hàris Psarras,
Vassìlis Roùvalis, Nìkos Stavròpoulos, et Yànnis Stìggas.)

Cet extrait est tiré du premier poème de ce recueil
« Le traitement de la tristesse »
et a été écrit par Marigo Alexopoùlou**

« La clinique d’Antiphon*
était de garde

LES PATIENTS-LETN&B

(Note du recueil : * Antiphon. Sophiste du temps de Périclès, il fonda une sorte de
clinique à Corinthe où il soignait par le « dialogue » les gens qui
souffraient de mélancolie.
Voir aussi ici )

(lire l’extrait en clair)

Emprunt de l’image sur la toile sans parvenir à en trouver l’auteur(e)

 

Le recueil chez Publie.net : Douze Jeunes Poètes 

** L’original non floutée de la photographie est dans le recueil, à la suite des 20 poèmes de Marigo Alexopoùlou , où elle évoque son entrée dans l’écriture.

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Brigetoun en dit un peu plus de ces douze auteurs ici :

https://brigetoun.blogspot.com/2011/10/hopital-poetes-grecs-musique-et-une.html

 

Michel Volkovitch chez Publie.net

Son blog

 


LE TRAITEMENT DE LA TRISTESSE
La clinique d’Antiphon*
était de garde.
Les patients souffraient de mélancolie.
Le couloir blanc de l’hôpital
sentait la tristesse.
Le médicament prescrit par les médecins
était le dialogue :
l’âme devait se désengorger
se vider de sa tristesse.
Le temps de la joie : thème
de la conférence d’aujourd’hui.
Cependant ce temps n’arrivait pas.
la fille mélancolique
le visage collé à la vitre
se demandait
pourquoi la nuit tombe,
pourquoi ceci et pas cela,
cette ridicule conformité aux lois.
Elle n’était pas la seule.
D’autres affligés soupiraient.
Ils attendaient Antiphon.
Douze jeunes poètes • • • 13
Antiphon sortit de son bureau.
Il sourit, sachant qu’il allait rester dans l’histoire,
et dit :
« Ne combattez pas la nature.
La nature sait et vous montrera. »