« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 4 –

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.


Dialogue laborieux – 4 –
Nous avons le droit (? si nous le voulons bien)
à (y voir)
une allusion à la fameuse théorie
de l’aile du papillon
dans le domaine de
la création artistique.

 


« Avec la dernière syllabe (j’avais déjà assez bu pour trouver cela tout naturel) la guitare vola en éclats entre les mains de Gonzague.
Une des cordes lui cingla la lèvre supérieure. Il laissa quelques gouttes de sang tomber sur le dos de sa main. Puis il vida son verre.
Puis il nota sur son calepin les rudiments d’un poème extraordinaire qui devait être plagié le lendemain et trahi dans toutes les langues … »…

  

A04- PAR DEUX CENT DOUZE-let


 

A04- PAR DEUX CENT DOUZE-image


par deux cent douze petits poètes, d’où sortirent autant de mouvements artistiques d’avant-garde … »


, d’où vingt-sept bagarres historiques, trois révolutions politiques dans une ferme mexicaine, sept guerres sanglantes sur le Paropamise, une famine à Gibraltar, un volcan au Gabon (on n’avait jamais vu cela), un dictateur à Monaco et une gloire presque durable pour les minus habentes.

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La puissance de création de l’homme
n’a pas de limite
et ne se limite pas à l’art
il n’est qu’à voir ce que
les distributeurs d’informations
peuvent produire
à partir de
presque rien.

Il faut leur reconnaître
qu’ils sont aussi capables du contraire !


Dialogue laborieux 4,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 04

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 5

[pas d’idée sans acte … ne serait-ce que dans un esprit.]


« l’essence du poème, …

 C EST LA PENSÉE DU POÈTE - letcr1-exp

 

 

Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Extrême exigence de René Daumal et du Grand Jeu
concernant le rôle de la critique
une position qui serait de nos jours très

critiquée

Exigence absolue
L’esprit suit le corps
avec au passage
une pichenette
à Paul Claudel.

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parcours de lecture
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D’une deuxième façon on veut chercher la détermination du poème en lui-même, dans son sens ; non plus dans sa matière, mais dans son idée. Or aucune idée n’est réelle sinon en acte dans un esprit : l’essence du poème, c’est la pensée du poète dans sa pure unité, qui, pénétrant et animant le multiple langage, donne aux mots leur sens. Cet acte créateur, libre par origine, impose sa loi au chaos verbal présenté par le mécanisme de la voix ou de l’écriture. La nécessité du poème sera donc prouvée si le critique reconnait la pensée du poète comme en soi identique à la sienne propre et à la pensée universelle parlant par un organe particulier.
Autrement dit, et sans remonter jusqu’à cette source suprême, comme le savant cherche dans ce qui change ce qui ne change pas, et par cette enquête forme des lois, ainsi dans la mouvante diversité des mots le critique poursuivra l’identique. Or, chercher la loi unissant les membres épars d’une parole, c’est travailler à constituer une doctrine. Cette tâche ne se peut sans un schéma originel, une anticipation de la doctrine, un dogme. La critique établira donc la nécessité interne d’une oeuvre en rattachant la pensée de l’auteur à une doctrine préconçue.

VERLAINE GISANT – GUSTAVE LE ROUGE – EMMANUEL TUGNY – 1

Extrait de la préface de Elise Caron
« Et puis Verlaine
à travers les yeux de Gustave Le Rouge d’abord j’ai suivi de mes yeux sa rencontre avec le petit bonhomme,
je l’ai vue l’époque, et il y avait Verlaine, c’était bien lui, enveloppé dans des volutes de souvenirs vécus ;  »

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Slow²Reading

SES ENNEMIS REPETAIENT COMPLAISAMMENT - letcr1-exp


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SES ENNEMIS REPETAIENT COMPLAISAMMENT - letcr1-sr

Extrait de
« Verlaine gisant»

de  Gustave Le Rouge

de Emmanuel Tugny (textes)

aux éditions publie.net

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Parcours de lecture
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SES ENNEMIS REPETAIENT COMPLAISAMMENT - text1rr

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=XAUU5pWokYo

John Greaves – Verlaine « Les Airs »

Musique – John Greaves.  Paroles – Emmanuel Tugny.

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Le bibliopole, qui a remarqué ma préoccupation, continue, de plus en plus confidentiel et mystérieux :
— Verlaine, qui est un poète de génie, n’est pas un homme comme les autres. Il est très original, très excentrique même. C’est dans la vie ordinaire, il faut le reconnaître, un personnage singulièrement bizarre.
À cette époque, disons-le, le poète mal connu ou même inconnu du grand public, n’était apprécié que d’un petit clan de lettrés, encore, beaucoup de ceux qui admiraient le plus ses poèmes, ajoutaient-ils foi à toutes sortes de légendes plus ou moins étranges ou sinistres qui s’étaient créées autour de la personnalité de l’auteur des Poëmes saturniens.
Ses ennemis répétaient complaisamment que le délicat poète était dans son existence privée une sorte de vampire, un être énigmatique et redoutable, adonné aux pires débauches, repris de justice, ancien communard, alcoolique et pis encore. La charge de Cohl, si grotesque fût-elle, n’était faite en rien pour atténuer l’éclat de cette satanique auréole, aux yeux prévenus du lecteur « sobre et naïf homme de bien ».
— Enfin, demandai-je un peu agacé, y a-t-il quelque chose de vrai dans tout ce qu’on raconte ?
— Hum ! fit prudemment le bibliophile, il a le pour et le contre. On a beaucoup calomnié Verlaine. D’ailleurs, vous en jugerez par vous-même : vous verrez ce qu’il vous dira. S’il est en veine de confidences, il vous racontera peut-être des choses intéressantes…

 

VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ? – CHRISTINE ZOTTELE – 2

Dans quel monde vous vivez - couverture« À la question « Dans quel monde vous vivez ? » je fais différentes réponses, selon les jours, selon mon humeur, selon la météo… Différentes réponses tout aussi vraies les unes que les autres. Je crois qu’il en va ainsi pour chacun d’entre nous : nous vivons tour à tour dans plusieurs mondes. Plus ou moins vivants.

Pour ma part, le monde du collège (…) me fait vivre et me permet de rejoindre d’autres mondes.

Le monde noir, blanc et silence des pages imprimées, par exemple. Depuis longtemps, depuis l’enfance, mon refuge et mon voyage. Dans le monde de la fiction, nous vivons plus intensément, plus fort, plus libres et tout fait sens. Libre à nous d’en sortir à notre gré.

Le monde où je vis s’écrit aussi. (…).

Bref, quelle était la question ? Dans quel monde vous vivez ? Je vis dans le vaste monde. Je vis dans un monde qui ne se pose pas de questions et ça me pose question. Je vis dans un monde de certitudes et je crois que ce n’est pas mon monde préféré. Je vis dans un monde noir, blanc – et cependant haut en couleurs – et silence.« 

Christine Zottele

disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 


IL NE FAUT PAS QUE JE TRAINE - letcr10

Extrait du recueil de nouvelles
« Vous vivez dans quel monde ? » de Christine Zottele 

« Portrait de l’auteure en fissurelle clypidine »

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Itinéraire de lecture

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N’hésitez pas à signaler une erreur 


Marcher dans la presque nuit du presque été. Où est ce maudit passage? Elle avait dit après la barre Verlaine à droite jusqu’au square Prévert; tu peux pas le manquer, il y a plein de roses trémières en ce moment. La brèche est derrière. Ça fait deux fois que je passe par là et je me retrouve toujours dans l’allée Rimbaud. Je rabats la capuche, reviens sur mes pas, il ne faut pas que je traîne longtemps dans le quartier. Ils peuvent devenir méchants, les poètes.

CHRONIQUE D’UN CHÂTEAU HANTÉ – PIERRE MAGNAN – 1


 


IL EXISTE ENCORE - letc1
Lecture plus lente

IL EXISTE ENCORE - let1


                                             

Extrait du roman
« Chronique d’un château hanté »

de Pierre Magnan

parcours de lecture

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Il existe encore mais, usant du droit du poète, je l’ai déraciné et transplanté au château de Gaussan territoire de Mane

GIONO A MANOSQUE – MAURICE CHEVALY – 1

MANOSQUE DES PLATEAUX EST UNE FANTASMAGORIE DE POETE, UN ESSAI NON TRANSFORME QUI POURRAIT REFLETER CENT AUTRES LIEUX-let                                              

                         —                            

Extrait de l’essai « Giono a Manosque »
de Maurice Chevaly

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Parcours de lecture

MANOSQUE DES PLATEAUX EST UNE FANTASMAGORIE DE POETE, UN ESSAI NON TRANSFORME QUI POURRAIT REFLETER CENT AUTRES LIEUX-s

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MANOSQUE DES PLATEAUX EST UNE FANTASMAGORIE DE POETE, UN ESSAI NON TRANSFORME QUI POURRAIT REFLETER CENT AUTRES LIEUX-txt


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Manosque des plateaux est une fantasmagorie de poète, un essai non transformé qui pourrait refléter cent autres lieux.

LA GRANDE IMPLOSION – RAPPORT SUR L’EFFONDREMENT DE L’OCCIDENT – PIERRE THUILLIER – 04

« Qu’on comprenne bien : ce n’était pas simplement le manque de neutralité des journalistes qui était en cause.
Certains, à coup sûr, se livraient à des commentaires tendancieux, voire à de honteux bourrage de crâne. Et le public, parfois, devait gober d’énormes falsifications, Mais c’était l’idée même d’une information objective qui était illusoire…
LES POETES ET LES PROPHETES EUX SAVENT QU ILS CREENT OU RECREENT LA REALITE A LEUR MANIERE-let                                                                            …Trop de modernes, ingénument, croyaient pouvoir échapper à la nécessité d’interpréter les faits, de leur donner sens en les intégrant dans un cadre mythique. »

 Extrait de l’essai  « La grande implosion »

de Pierre Thuillier

Parcours de lecture

LES POETES ET LES PROPHETES EUX SAVENT QU ILS CREENT OU RECREENT LA REALITE A LEUR MANIERE-s

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LES POETES ET LES PROPHETES EUX SAVENT QU ILS CREENT OU RECREENT LA REALITE A LEUR MANIERE-txt2


Qu’on comprenne bien : ce n’était pas simplement le manque de neutralité des journalistes qui était en cause.
Certains, à coup sûr, se livraient à des commentaires tendancieux, voire à de honteux bourrage de crâne. Et le public, parfois, devait gober d’énormes falsifications, Mais c’était l’idée même d’une information objective qui était illusoire.
Les poètes et les prophètes, eux, savent qu’ils créent ou recréent la réalité à leur manière.
Trop de modernes, ingénument, croyaient pouvoir échapper à la nécessité d’interpréter les faits, de leur donner sens en les intégrant dans un cadre mythique.