« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 6

P06-ON RETROUVA GASPARD-image1

« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) à l’époque moderne.

C’est ce que le Livre permet
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Sixième page,
Encore un concours de circonstances
un désastre
duquel
Gaspard sort

une fois de plus … .


 

« Gaspard, qui se promenait seul autour du village, un soir après l’école, fut surpris par un orage que personne n’avait vu venir, comme il arrive souvent. Il se réfugia sous un gros poirier dont deux maîtresses branches étaient mortes. La foudre tomba sur le poirier, et l’une des branches, qui à elle seule avait l’importance d’un arbre de taille moyenne, prit feu, et une rafale énorme l’emporta à cinquante pas de là, juste sur le hangar qui abritait la pompe incendie…
  

P06-ON RETROUVA GASPARD-let


 

P06-ON RETROUVA GASPARD-image1


…On retrouva Gaspard inanimé au pied de l’arbre. Ses cheveux blonds avaient roussi. Ce fut la seule trace qu’il garda. 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 34

P34 - IL NE S’ AGISSAIT PAS D’ UN MIRAGE-image

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Vingtième quatrième page,
Tringlot découvre un pays
d’arbres et de pierres
qu’il ne connaissait pas

mais le reconnait pourtant.


 

« A l’horizon, une brume légère voilait des mamelons et des tertres couverts de forêts presque roses mais, au-dessus de cette barre laiteuse, au lieu d’arrondir le ciel, de nouvelles étendues escaladaient les hauteurs, en portant des masses d’herbe, des rochers échevelés et même des arbres gigantesques. Il ne s’agissait pas d’un mirage. …

P34 - IL NE S’ AGISSAIT PAS D’ UN MIRAGE-let


 

P34 - IL NE S’ AGISSAIT PAS D’ UN MIRAGE-image

Tringlot en connaissait la musique ; ce qu’il voyait , c’était de la chair et de l’os …»

 

[Almanach] … Denis Montebello

[Lachambre est partout … et tout entre dans lalangue de Lachambre]

Dimanche 28 Juin 2009
aux éditions Publie.net
Denis Montebello
donnait :
Lachambre voyage

 TOUTE UNE VIE À PEINDRE-letcr1-exp

        (à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)*

Extrait complet


Voyager suffit. Explorer le monde qui est aussi une forêt. Une forêt peinte par Diaz. Diaz comme lui dérouté, perdu dans le vaste monde, son père en Angleterre. Sa mère trop vite morte. Diaz élevé par un pasteur ami de la famille. Ses escapades en forêt de Meudon, ses siestes au bord des mares. Celle-là, fatale, une vipère l’a piqué.
La blessure mal soignée. Un moment d’inattention, et c’est à jamais l’errance dans la forêt. Toute une vie à peindre. À tenter de retrouver les arbres familiers, de poursuivre la conversation muette. Le retour au néant, au grand Tout, ou quoi encore ?
À l’angoissante question qu’on tente de cacher avec son pilon sur le carrelage, avec ses rires. L’auberge Ganne en résonne encore.
Quel est cet homme bizarre, se demandent les arbres qu’il s’apprête à peindre. Serait-ce le peintre de Barbizon ?
Ne serait-ce pas plutôt, chuchotent les feuilles mortes, celui qu’on appelle Schwendimann ? Celui qui ne cherche pas grand-chose, mais il veut quelque chose de juste.
Il va son chemin dans la forêt. Dans la forêt de Diaz, quand l’enfant la découvrit, « des troncs noueux conversaient dans une langue archaïque ». Que l’enfant, parce qu’il ne parle pas, parce qu’il n’est d’aucune langue et qu’il les parle toutes, seul peut comprendre. Et ce que les feuilles mortes, sur le sol, chuchotent.
Lachambre, quand il voyage, c’est dans l’unique espoir de retrouver cette langue archaïque. De transmettre un peu de ce que les feuilles mortes, au sol, chuchotent.
D’où l’allure d’oracle qui éloigne le lecteur pressé, distrait, qui s’en va courir d’autres lièvres. Poursuivre d’autres lunes.

[Almanach] Daniel Bourrion …

[Des faits qui se rapprochent
alors même que le temps les éloigne de nous.]

Mardi 5 Juin 2012
Les éditions publie.net donnaient
Incipit de Daniel Bourrion

QUE LES ARBRES DESSUS OSENT-letcr2-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait complet

Proposition de lecture :


ces hommes tombés sur les prés lourds autour, sur ces champs de bataille régulièrement recyclés par les pères, les fils, les frères, et que la glaise se hâtait de dévorer, eux tous une fois tombés, de ronger, de digérer, de se les conserver tout au fond d’elle pour qu’il n’en restât rien, pour que toute cette horreur puisse peut-être se voir un matin oubliée, pour que les arbres dessus osent revenir, grossir, se gorger des chairs dessous leur devenant fumier, les emplissant de sève, de sang peut-être, de chuchotements, de ceux que l’on croit deviner en marchant là, dans ces collines aux peaux à peine cicatrisées, à la douceur seulement revenue – poussant à la charrette, se chahutant, nous chahutant dans le bruissement des nuits sans lune durant lesquelles, assis au milieu des couloirs qui tranchent chacune de nos maisons en deux, sur ces chaises où d’autres soupirèrent bien avant nous, nous demeurons à attendre, face à nos portes ouvertes sur la grande soie de la nuit, qu’entrent ceux qui du passé peuvent venir, revenir, le temps d’une insomnie.

BLANCS – LOUISE IMAGINE ET JEAN-YVES FICK – 11

 

À DÉFAUT DE NOMMER - letcr2-exp

(ou
à cliquer)

À DÉFAUT DE NOMMER - letcr21

 Extrait de  « BLANCS » (Parole les fonds noirs III)
Photographies de Louise Imagine et Textes de Jean-Yves Fick


Parcours de lecture
À DÉFAUT DE NOMMER - s

L’extrait

À DÉFAUT DE NOMMER - txt0

Le poème

À DÉFAUT DE NOMMER - txt1


________

les TAGS
donnent des mots de l’extrait.

___________________________________

Pour agrandir une grille de jeu, cliquer dessus


Chez Publie.net : Jean-Yves Fick

Louise Imagine

D’autres mots de Jean-Yves Fick gammalphabet
D’autres passages de Louise Imagine PASSAGES ALEATOIRES – LA VILLE


 Merci de signaler une erreur 


à défaut de nommer 
ce qui dans l’arbre passe 
la racine et la hampe 
l’ombre ligne la branche
 
la blessure les creux 
après la pluie d’été 
— l’errance n’aura rien 
eu autre mouvement
 
que celui qu’il te faut 
reprendre sans cesser 
ni discerner jamais
 
cela qui fait cristal 
au sein même des noirs 
quand œuvrer s’y retire.