poésie
LES CHERCHEURS D’ESPACE – Georges Gustave Toudouze
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L’auteur est un amoureux des voyages, de la mer et de la Bretagne.

ou (P G)
Première partie
DU TEMPS QUE LA TERRE TREMBLAIT
I
LA MARCHE A L’ETOILE
OU LE JEU DE L’IGNORANCE ET DE LA CURIOSITÉ
————————————————– dernière page ————————————————————
« Est-ce que, malgré sa science dont il se montre si fier, malgré sa philosophie dont il se targue si orgueilleux, malgré son Ésotérisme dont il se trouve si vaniteux, l’Homme, le pauvre Homme pas beaucoup plus, ni mieux outillé au fond, – tout et relatif – que son ancètre de la lointaine Prtéhistoire, ne risquera pas de se trouver encore une fois, et toujours, en face du <<Que sais-je ? >> de Montaigne? … »
Notre langue : « Comme un ange au chômage » Armel Guerne (L’Âme insurgée) lecture des premières pages
Armel Guerne a publié :
L’Âme insurgée
Ecrits sur le romantisme
Magnifiques premières pages, consacrée à la défense de la langue. Armel Guerne y clame l’utilité absolue du poète, dans un monde réduit à l’abstraction, à l’information, à la conquête du dehors …
Poète engagé dans …
« Un combat, s’il faut l’appeler de son nom, qui ne se ralentit jamais une fois qu’il est engagé, s’enhardissant de tous les héroïsmes aussi naturellement qu’une plante, en croissant, s’enhardit dans son vert. »
Un passage m’a remi en mémoire une des dernières apparitions de Michel Butor (à Baume les Dames) et une « causerie » autour de la poésie (« Les voix de la poésie » animée notamment par Sabine Huynh)
« La confidence des poètes vous en convaincra : il ne se passe rien dehors, tout se passe dedans. Ils ne font pas la poésie, ils n’en sont pas les auteurs, car ils sont une oreille avant d’être une bouche et ce sont eux, au contraire, qui sont faits par la poésie, comme un premier maillon entre elle et vous. Sans elle, ils ne sont rien, avec vous ils sont tout. Le verbe qu’ils conduisent à son génie en vous. Ne le tuez donc pas.
Tahar Bekri – Au souvenir de Yunus Emre
Aimer
La pierre abandonnée sur le chemin
Depuis la nuit des temps
Le coquelicot fragile
Loin des bottes des conquérants
Le bouleau qui attend le printemps
Par delà les vallées et les collines
Où ton cœur bat
Sans raison
…
Poème de Tahar Bekri extrait du recueil « Au souvenir de Yunus Emre », grand poète soufi (turc) du XIIIème siècle.

DOUZE JEUNES POÈTES – MICHEL VOLKOVITCH – 02

Michel Volkovitch a traduit aux éditions Publie.net les poèmes de douze auteurs grecs contemporains.
(Marigo Alexopoùlou, Vassìlis Amanatìdis, Dimìtris Angelis,
Chrìstos Anghelàkos, Yànnis Antiòkhou, Nikòlas Evandinos,
Katerìna Iliopoùlou, Dimìtris Perodaskalàkis, Hàris Psarras,
Vassìlis Roùvalis, Nìkos Stavròpoulos, et Yànnis Stìggas.)
Cet extrait est tiré du premier poème de ce recueil
« Le traitement de la tristesse »
et a été écrit par Marigo Alexopoùlou**
« La clinique d’Antiphon*
était de garde
…
(Note du recueil : * Antiphon. Sophiste du temps de Périclès, il fonda une sorte de
clinique à Corinthe où il soignait par le « dialogue » les gens qui
souffraient de mélancolie.
Voir aussi ici )
Emprunt de l’image sur la toile sans parvenir à en trouver l’auteur(e)
Le recueil chez Publie.net : Douze Jeunes Poètes
** L’original non floutée de la photographie est dans le recueil, à la suite des 20 poèmes de Marigo Alexopoùlou , où elle évoque son entrée dans l’écriture.
———
Brigetoun en dit un peu plus de ces douze auteurs ici :
https://brigetoun.blogspot.com/2011/10/hopital-poetes-grecs-musique-et-une.html
Michel Volkovitch chez Publie.net
LE TRAITEMENT DE LA TRISTESSE
La clinique d’Antiphon*
était de garde.
Les patients souffraient de mélancolie.
Le couloir blanc de l’hôpital
sentait la tristesse.
Le médicament prescrit par les médecins
était le dialogue :
l’âme devait se désengorger
se vider de sa tristesse.
Le temps de la joie : thème
de la conférence d’aujourd’hui.
Cependant ce temps n’arrivait pas.
la fille mélancolique
le visage collé à la vitre
se demandait
pourquoi la nuit tombe,
pourquoi ceci et pas cela,
cette ridicule conformité aux lois.
Elle n’était pas la seule.
D’autres affligés soupiraient.
Ils attendaient Antiphon.
Douze jeunes poètes • • • 13
Antiphon sortit de son bureau.
Il sourit, sachant qu’il allait rester dans l’histoire,
et dit :
« Ne combattez pas la nature.
La nature sait et vous montrera. »
L’enfant et la Mère – Alexandre GROTHENDIECK
[c’est ici le sous-titre
le titre original est
« promenade à travers une oeuvre. »
Il s’agit ici de l’oeuvre d’un géant
c’est à dire
d’un humain vrai]
La promenade se fait ici à travers
l’oeuvre (mathématiques) de Alexandre GROTHENDIECK
et pourtant, ici il est question de bien d’autre-chose !
« Quand j’étais gosse, j’aimais bien aller à l’école. On avait le même maître pour
nous enseigner à lire et à écrire, le calcul, le chant (il jouait d’un petit violon pour nous
accompagner), ou les hommes préhistoriques et la découverte du feu. Je ne me rappelle pas qu’on se soit jamais ennuyé à l’école, à ce moment.
Il y avait la magie des nombres, et celle des mots, des signes et des sons. Celle de la rime aussi, dans les chansons ou dans les petits
poèmes. Il semblait y avoir dans la rime un mystère au delà des mots. Il en a été ainsi,
jusqu’au jour où quelqu’un m’a expliqué qu’il y avait un “truc” tout simple ; que la rime,
c’est tout simplement quand on fait se terminer par la même syllabe deux mouvements
parlés consécutifs, qui du coup, comme par enchantement, deviennent des vers. C’était une révélation ! A la maison, où je trouvais du répondant autour de moi, pendant des semaines et des mois, je m’amusais à faire des vers. A un moment, je ne parlais plus qu’en rimes. Ça m’a passé, heureusement.
Mais même aujourd’hui à l’occasion …
La rime est un écho
la première résonance perceptible à l’enfant
qui le rendra sensible
– si les vents lui sont favorables –
à d’autres résonances qui sont le propre du vivant.
Il m’arrive encore de faire des poèmes
—
mais sans plus guère aller chercher la rime, si elle ne vient d’elle-même.
Poésie …
*Si démunie
et pourtant
si puissante
si inutile
et pourtant
sans elle
nous serions entièrement
aux mains de
l’arRAISONneur
*
Extrait de l’introduction du numéro de Mars 2002
de la revue Europe ayant pour titre « L’ardeur du poème »
Le premier texte de la revue porte également ce titre
Il est signé de Jean-Baptiste PARA et André VELTER
Le passeur de l’image, caché sous le texte, est Lucien Suel
Qu’est-ce donc que cette activité qui ne connaît pas de frontières
alors qu’elle requiert une multitude de passeurs ?
PIERRE BRUNEL – CE SANS-CŒUR DE RIMBAUD – 4
[Rimbaud brûle en dedans et au dehors
le reniement commence
il n’aura pas de limite]
(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
– à cliquer – )
Extrait de « CE SANS CŒUR DE RIMBAUD.
Essai de biographie intérieure »
de Pierre Brunel
parcours de lecture
L’extrait en clair
Un extrait plus long
Les TAGS
donnent certains mots de la grille.
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