Tahar Bekri – Au souvenir de Yunus Emre

Aimer
La pierre abandonnée sur le chemin
Depuis la nuit des temps
Le coquelicot fragile
Loin des bottes des conquérants
Le bouleau qui attend le printemps

Par delà les vallées et les collines
Où ton cœur bat
Sans raison

AIMER LE RUISSEAU RÉVEILLÉ-let1

AIMER LE RUISSEAU RÉVEILLÉ-sol

 

 

Poème de Tahar Bekri extrait du recueil « Au souvenir de Yunus Emre », grand poète soufi (turc) du XIIIème siècle.

Aimer le ruisseau

DOUZE JEUNES POÈTES – MICHEL VOLKOVITCH – 02

LES PATIENTS-image

 

 

 

 

Michel Volkovitch a traduit aux éditions Publie.net les poèmes de douze auteurs grecs contemporains.

(Marigo Alexopoùlou, Vassìlis Amanatìdis, Dimìtris Angelis, 
Chrìstos Anghelàkos, Yànnis Antiòkhou, Nikòlas Evandinos,
Katerìna Iliopoùlou, Dimìtris Perodaskalàkis, Hàris Psarras,
Vassìlis Roùvalis, Nìkos Stavròpoulos, et Yànnis Stìggas.)

Cet extrait est tiré du premier poème de ce recueil
« Le traitement de la tristesse »
et a été écrit par Marigo Alexopoùlou**

« La clinique d’Antiphon*
était de garde

LES PATIENTS-LETN&B

(Note du recueil : * Antiphon. Sophiste du temps de Périclès, il fonda une sorte de
clinique à Corinthe où il soignait par le « dialogue » les gens qui
souffraient de mélancolie.
Voir aussi ici )

(lire l’extrait en clair)

Emprunt de l’image sur la toile sans parvenir à en trouver l’auteur(e)

 

Le recueil chez Publie.net : Douze Jeunes Poètes 

** L’original non floutée de la photographie est dans le recueil, à la suite des 20 poèmes de Marigo Alexopoùlou , où elle évoque son entrée dans l’écriture.

———

 

 


Brigetoun en dit un peu plus de ces douze auteurs ici :

https://brigetoun.blogspot.com/2011/10/hopital-poetes-grecs-musique-et-une.html

 

Michel Volkovitch chez Publie.net

Son blog

 


LE TRAITEMENT DE LA TRISTESSE
La clinique d’Antiphon*
était de garde.
Les patients souffraient de mélancolie.
Le couloir blanc de l’hôpital
sentait la tristesse.
Le médicament prescrit par les médecins
était le dialogue :
l’âme devait se désengorger
se vider de sa tristesse.
Le temps de la joie : thème
de la conférence d’aujourd’hui.
Cependant ce temps n’arrivait pas.
la fille mélancolique
le visage collé à la vitre
se demandait
pourquoi la nuit tombe,
pourquoi ceci et pas cela,
cette ridicule conformité aux lois.
Elle n’était pas la seule.
D’autres affligés soupiraient.
Ils attendaient Antiphon.
Douze jeunes poètes • • • 13
Antiphon sortit de son bureau.
Il sourit, sachant qu’il allait rester dans l’histoire,
et dit :
« Ne combattez pas la nature.
La nature sait et vous montrera. »

L’enfant et la Mère – Alexandre GROTHENDIECK

IL M ARRIVE ENCORE DE FAIRE DES POÈMES-letex1

[c’est ici le sous-titre
le titre original est
« promenade à travers une oeuvre. »
Il s’agit ici de l’oeuvre d’un géant
c’est à dire
d’un humain vrai]


La promenade se fait ici à travers
l’oeuvre (mathématiques) de Alexandre GROTHENDIECK
et pourtant, ici il est question de bien d’autre-chose !


« Quand j’étais gosse, j’aimais bien aller à l’école. On avait le même maître pour
nous enseigner à lire et à écrire, le calcul, le chant (il jouait d’un petit violon pour nous
accompagner), ou les hommes préhistoriques et la découverte du feu. Je ne me rappelle pas qu’on se soit jamais ennuyé à l’école, à ce moment.

Il y avait la magie des nombres, et celle des mots, des signes et des sons. Celle de la rime aussi, dans les chansons ou dans les petits
poèmes. Il semblait y avoir dans la rime un mystère au delà des mots. Il en a été ainsi,
jusqu’au jour où quelqu’un m’a expliqué qu’il y avait un “truc” tout simple ; que la rime,
c’est tout simplement quand on fait se terminer par la même syllabe deux mouvements
parlés consécutifs, qui du coup, comme par enchantement, deviennent des
vers. C’était une révélation ! A la maison, où je trouvais du répondant autour de moi, pendant des semaines et des mois, je m’amusais à faire des vers. A un moment, je ne parlais plus qu’en rimes. Ça m’a passé, heureusement.

Mais même aujourd’hui à l’occasion

IL M ARRIVE ENCORE DE FAIRE DES POÈMES-letex


La rime est un écho
la première résonance perceptible à l’enfant
qui le rendra sensible
si les vents lui sont favorables –
à d’autres résonances qui sont le propre du vivant.


Il m’arrive encore de faire des poèmes

mais sans plus guère aller chercher la rime, si elle ne vient d’elle-même.

Poésie …

qu-est-ce-donc-que-cette-let*Si démunie
et pourtant
si puissante
si inutile
et pourtant
sans elle
nous serions entièrement
aux mains de
l’arRAISONneur

*


qu-est-ce-donc-que-cette-letex

Extrait de l’introduction du numéro de Mars 2002
de la revue Europe ayant pour titre « L’ardeur du poème »
Le premier texte de la revue porte également ce titre
Il est signé de Jean-Baptiste PARA et André VELTER

Le passeur de l’image, caché sous le texte, est Lucien Suel 


Qu’est-ce donc que cette activité qui ne connaît pas de frontières
alors qu’elle requiert une multitude de passeurs ?

PIERRE BRUNEL – CE SANS-CŒUR DE RIMBAUD – 4

[Rimbaud brûle en dedans et au dehors
le reniement commence
il n’aura pas de limite]

IL ENTEND EXTIRPER LA DERNIERE - letcr1-exp

(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )

IL ENTEND EXTIRPER LA DERNIERE - letcr1-sr




Extrait de « CE SANS CŒUR DE RIMBAUD.
Essai de biographie intérieure
»

de Pierre Brunel

parcours de lecture

IL ENTEND EXTIRPER LA DERNIERE - sr

L’extrait en clair

IL ENTEND EXTIRPER LA DERNIERE - txt0r

Un extrait plus long

IL ENTEND EXTIRPER LA DERNIERE - txt1r


Les TAGS
donnent certains mots de la grille.

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Pour agrandir une image, cliquer dessus


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De ces amis, Rimbaud aussi veut se dégager, dut-il aller pour cela pourrir seul dans l’étang

ET … BASTA ! – LEO FERRE – 2

Il y deux ans, un HORS-SÉRIE du « Monde » était consacré à Léo Ferré
(Le système décimal influence notre souvenir des disparus)

ON NE FAIT PAS DE LA POESIE - letcr1-exp

Cette citation pourrait être dans la chanson  « ET … BASTA »
mais ne s’y trouve pas.

—-

Parcours de lecture si tu veux lire cela un peu plus vite
(pourtant … découvrir les mots de Léo peu à peu, en les sirotant …)

ON NE FAIT PAS DE LA POESIE - sr

 

 

En clair
ON NE FAIT PAS DE LA POESIE - txt1r

Je ne peux m’empêcher de penser à un poète
lui aussi « debout » et la gueule bien ouverte.
Lucien Suel


On ne fait pas de la poésie avec des tracts
On la fait avec la gueule bien ouverte
Sur des verbes habituels
Et de préférence actifs.