Peur – Christophe Sanchez

sous-les-tremblements-de-ta-terre-let**[Un écho
à cette vie imprévisible
de la terre
qui fait trembler
ces jours de fin d’octobre
les pieds
ce ceux qui foulent
celle-ci*]

*


« Peur« 

poème de Christophe Sanchez

sous-les-tremblements-de-ta-terre-letex

Christophe Sanchez en ses murs
(percés d’ouvertures multiples)

* Dans le même temps (il y a deux jours) sur des terres secouées elles aussi périodiquement de « blessures »


Sous les tremblements
De ta terre blessée
Où l’ombre git sur le pavé
Ton corps chu sur des corps
A peur

*

[Almanach] …Lan Lan Huê

[Conte fantastique…vers un troisième « mariage » ?]

Jeudi 25 Juin 2015
les éditions Qazaq (Jan Doets)

Lan Lan Huê
« Transformations Chimères »
(extrait de « La sauterelle »)

JE VAIS GUÉRIR JETER DES SORTS-letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte


Proposition de lecture  :


Les autres publications de Lan Lan Huê aux éditions Qazaq
(nom d’auteur de Ly-Thanh-Huê)
l’Objeu (avec des photos de Bona Mangangu)
l’Antimonde
 Histoires Du Delta

Son espace virtuel de mots et lumières Rencontres improbables


Il était assis dans son fauteuil à la maison. Comme d’habitude. L’orage a éclaté. Il regarda l’herbe. Cherchant les sauterelles. Vert sur vert, c’est sûr, difficile de les discerner. Il a ressenti alors, des ondes traverser son corps. Il s’était dit en riant :
 
– Tiens ! Je vais devenir médium !!! C’est peut–être un fonctionnement qui se réveille avec le temps. Je vais guérir, rendre malade, moi aussi. Tiens, ça va m’occuper. Je tiens encore assis dans mon fauteuil. Les gens vont venir me raconter leurs histoires. Je vais continuer de vivre, à travers eux.
 
L’orage grondait. L’eau coulait sur la vitre. Il guettait la sauterelle familière. Sa jolie demoiselle. Il se disait qu’il allait lui offrir une vie de rêve à sa sauterelle… ! De son fauteuil. Il se concentra comme un médium pouvait le faire. Etendit les bras. Une chaleur arriva dans ses veines. Picotements. Tressautements. Effluves. Cœur. Terre. Mousse. Herbes. Orties. Pâquerettes et pissenlits. Pluie de printemps. Perlant au bout des doigts. Dans le dos, au sommet de la tête, aux extrémités de tout son être. Il rit.
 
– Si je continue comme ça, je vais m’installer comme guérisseur moi aussi ! Je vais guérir, jeter des sorts ! Je fais corps avec la nature ! On va voir ce qu’on va voir. Elle va m’obéir, fichue nature…
 
Il se sentait soudain plus solide. Aérien. Léger comme une plume. Présent autrement au monde. Avec un sentiment incommensurable de liberté. Il aurait eu des ailes dans le dos et des antennes sur le haut de la tête que cela ne l’aurait nullement étonné ! Il se dit alors en riant.
 
– Ah ! ça fait du bien ! Mais pas trop quand même, hein !!! Je veux rester aussi au chaud dans mon fauteuil !

[Almanach] Guillaume Vissac …

[Tout ici (y compris l’incertitude du parcours de lecture
est là
pour faire remonter des lieux où nous les tenons cachés, parfois enfermés,
ces germes de cauchemar qui nous habitent depuis que nous savons ne pas être
le monde. ]

Mercredi 18 mai 2011,
de Guillaume Vissac, les éditions Publie.net
donnent « Le livre des peurs primaires« 

(extrait « peur 117 »)

SA MAIN GLISSE LE MÉTRO-letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier 

 


Proposition de lecture de la peur primaire 117 :


Sa main glisse, le métro freine : il vacille : il tombe. Disparaît au cœur de la foule, son corps aspiré par le bas, caché sous ceux des autres, mais personne ne le voit. Les visages fixent encore — silence — leur reflet respectif, là, dans le flou de la vitre. Je me rapproche pour le chercher mais je le manque : aspiré par le sol et les câbles, il a sans doute basculé dans un envers quelconque, une dimension du sol, et le métro s’éloigne.

Filatures en soi – 3- Dominique Hasselmann – 3- Les vignes du saigneur


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Ambiance polar pour ces 29 petits morceaux du quotidien, auxquels Dominique Hasselman applique de subtiles distorsions.

Livre électronique illustré de photographies de l’auteur (excepté une)
 

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


[le jeu de mot du titre laisse présager du pire …
ce n’est pas un présage … ]

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - letcr1-exp

(Grille sans image
à cliquer)

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - letcr1

Parcours de lecture

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - sr

(cliquer pour retourner)

En clair

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - txt0r

Un extrait plus long

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Extrait du début jusqu’à …



Là, ça se verrait moins : ton sur ton, rouge sur rouge. Il traîna le corps par les pieds, les cheveux blonds balayaient le sol caillouteux mieux qu’un instrument domestique. Des feuilles mortes s’accrochaient au visage défait. 
Oh, elle ne pesait pas très lourd, elle se laissait faire, on aurait presque pu croire qu’elle y mettait du sien. Entre les ceps noueux (les ceps sont  toujours noueux), il se frayait un passage, il fallait aller assez loin pour perdre la route de vue.

 

JE SUIS DEBOUT – LUCIEN SUEL – 10 – « Souffler Dans Le Ciel Taper Dans La Terre »

Ce recueil Lucien Suel l’a lu à de multiples reprises toujours debout
(J’ai le souvenir à Port de Bouc de sa lecture … de son chant des « Terrils » seul poète des trois présents à faire s’envoler le mot au-dessus de nos têtes)

CET HOMME AU CORPS TROUÉ - letcr1-exp
                                                             … attire les danseuses. »

Extrait de  « JE SUIS DEBOUT »
POÉSIES de Lucien Suel 

« Souffler Dans Le Ciel Taper Dans La Terre »


Parcours de lecture

CET HOMME AU CORPS TROUÉ - sr

 cliquer pour retourner

En clair

CET HOMME AU CORPS TROUÉ - txt0r

Proposition de lecture du poème


Lucien Suel chez QazaQ

Lucien Suel sur Publie.net

…En son SILO


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Yahweh modela l’homme dans la glaise du sol,

souffla dans ses narines. Il insuffla en lui

une haleine de vie. L’homme devint un être

vivant vivant vivant vivant vivant vivant.

Cet homme au corps troué galope dans le vent,

attire les danseuses. Leur ventre brillant sue

dans le soleil hirsute. Chirimia petit homme,

bonhomme en terre cuite, mon souffle donne vie,

mon souffle fait chanter. Je souffle dans ta tête,

je caresse tes pieds, je caresse tes jambes ;

des points de compression sur tout ton corps de terre.

Je modifie module ta voix tes cris ton chant,

lance tes jambes en l’air. Je crache dans ton corps.

Soupir contentement, soupir satisfaction.

Et j’essaie et j’essaie. Soupir dans l’impatience,

ultime soupir d’aise & last beat of my heart.

noms de ceux qui me précédèrent, me parlèrent au berceau ou dans les livres d’images.