glossaire incertain – 9 – Serge-Marcel Roche

JE CHERCHE L OISEAU-letexx*
[Avec lui
tu chercheras
avec lui tu trouveras
et tu sauras
perdre
ce qui n’était pas
une proie]


Serge-Marcel Roche
après l’arbre
dans « glossaire incertain 8 »
nous parle
de l’oiseau.
[que moi aussi je cherche
– Merci à lui de m’en rapprocher autant –
tout en redoutant
de le trouver.

Les animaux craignent tant
la présence de l’homme
que sa peur de la mort
– cette odeur tenace qui précède nos pas –
effraie plus
que la mort elle-même.]
JE CHERCHE L OISEAU-s

Extrait de son poème
glossaire incertain – 9

On peut retrouver Serge-Marcel Roche
en ses terres virtuelles
Chemin Tournant


JE CHERCHE L OISEAU-sà cliquer

Je cherche l’oiseau – plutôt je l’attends

Assis face à la montagne Chin ting – [Cartes Postales de la Chine ancienne]

et-disparaissent-le-nuage-solitaire-let

*

*

*

[quand le Je s’émiette]

*

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Un des poèmes de
« Cartes Postales de la Chine ancienne »
Traductions de l’Apatride
(auquel Anh Mat a prêté sa voix)
publié aux éditions Qazaq

Disponible au format numérique pour le prix d’un café en bord de mer

« Les oiseaux s’envolent haut  …

et-disparaissent-le-nuage-solitaire-letcx


 

Anh Mat a également publié
aux éditions Publie.net

« Monsieur M« 


assis face à la montagne Chin ting

les oiseaux s’envolent haut et disparaissent
le nuage solitaire oisif doucement s’éloigne
assis seul et sans lassitude
face à la montagne Chin ting

[Almanach] Jean Giono …

[Pour beaucoup de ses lecteurs, un des plus beaux romans de « la première période »]

Vendredi 1 Juin 1934
La Nouvelle Revue Française en son n°249
donnait en Marcel Arland une critique du roman de Jean Giono
« Le chant du monde »
Paru un mois plus tôt chez Gallimard
LOIN LÀ BAS DANS LES COMBES -letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier

Proposition de lecture


Loin, là-bas, dans les combes des collines, les oiseaux ne pouvaient pas dormir. Ils venaient écouter le fleuve. Ils le passaient en silence, à peine comme de la neige qui glisse. Dès qu’ils avaient senti l’odeur étrangère des mousses de l’autre côté, ils revenaient en claquant éperdument des ailes. Ils s’abattaient dans les frênes tous ensemble, comme un filet qu’on jette à l’eau. Cet automne dès son début sentait la vieille mousse. De l’autre côté du fleuve on appela : –Antonio !
Antonio écouta.
– C’est toi, Matelot ?
– Oui, je veux te voir.
– Le gué a changé de place, cria Antonio.
– Je viens à cheval, dit le Matelot.
Et on l’entendit pousser à l’eau un gros tronc d’arbre.
– Il doit arriver à peu près aux osiers, pensa Antonio, avec ce nouveau détour du gué le courant doit se balancer par là.
– Oh ! cria Matelot.
Il était déjà arrivé.

[Almanach] Marina Damestoy …

[Errance dans
et hors
de soi.]

Mercredi 23 mai 2012,
Les éditions Publie.net donnaient
de Marina Damestoy le texte
« Mangez-Moi« 

JE ME FAIS PENSER À UN OISEAU-letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier


A lire aussi de Marina Damestoy  quelques extraits de ses cahiers Bigouden


Jusque Je suis une herbe folle…
Travail, domicile perdus. Le jour, je travaillais pour une association dans la banlieue nord, contrat aidé, signé puis jamais honoré… je n’attends plus mon salaire, j’attaque aux Prud’hommes. Simultanément, le contrat précaire de surveillante de nuit dans un lycée privé d’Issy-les-Moulineaux se termine subitement avant les vacances scolaires. J’ai huit jours pour quitter ma chambrette ouverte sur le dortoir des filles. J’y perds mon logement. Épuisée.
Je me fais penser à un oiseau domestique dont on bouleverse le perchoir. Éclaboussure de plumes, grandes gesticulations, pattes qui cherchent le seuil d’une nouvelle stabilité. Ne me restent que les démarches administratives pour ouvrir mon droit au chômage… mon seul droit. Pleurer d’une condition précaire qui ressemble à bien d’autres, de ma blessure au monde. Vertige. Je sais le désespoir de ne s’inscrire nulle part. Je suis SDF, l’espace d’un instant, d’un temps. En quelques jours, le désespoir a pu m’emplir et me jeter aux côtés de celui qui tend la main pour subsister. Au bras de mon amant, je passe auprès d’un sans abri. Je suis le pont entre eux deux. Pont fragile et suspendu dans le vide, entre deux rives. Je me sens faiblir au monde et m’amarrer plus solidement du côté de la « lie » sociale. J’ai peut-être déjà franchi le pas. Je comprends le « mis au banc ». Je suis proche de ce vieux tenant patiemment sa coupelle vers le mouvement du monde. C’est presque de la tendresse que j’éprouve, un besoin de reconnaissance. Je cherche déjà en lui un père initiateur, un protecteur m’introduisant à cette nouvelle condition. Parce qu’elle est possible.

Les sirènes on ne les voit pas un couvercle est posé dessus – CHRISTINE JEANNEY – 02

 » noter qu’ici  ...
ON PEUT SE POSTER CHAQUE - letcr1-expo

                                                                           …  le papier envolé « 

 

Extrait des TODO listes
de Christine Jeanney

Les sirènes on ne les voit pas un couvercle est posé dessus

Parcours de lecture

ON PEUT SE POSTER CHAQUE - sr

En clair

ON PEUT SE POSTER CHAQUE - txt0r

Plus long

ON PEUT SE POSTER CHAQUE - txt1r


Christine Jeanney (chez publie.net)

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


– noter qu’ici on peut se poster chaque matin, enregistrer chaque changement qui viendrait s’installer, l’oiseau, la feuille, l’affiche, le papier envolé, définir cet endroit comme instrument de mesure d’échos du reste, s’en faire spécialiste effacé clandestin et compter les bourgeons précisément

L’ECRITURE OU LA VIE – JORGE SEMPRUN – 1 [Slow²reading et Slowreading]





Slow²Reading
PLUS D OISEAUX DIS JE - letcr11

 —-

Une lecture plus lente
PLUS D OISEAUX DIS JE - let1


Extrait du recueil d’essais « L’Ecriture ou la vie »
de Jorge Semprun

parcours de lecture
PLUS D OISEAUX DIS JE - s

En clair (sur babelio)

*

PLUS D OISEAUX DIS JE - text0

Un extrait plus long
PLUS D OISEAUX DIS JE - text1Lecture en voix (SlowReading)


SlowReading : La voix ralentit la pensée et l’oblige à se poser sur le texte.
Slow²Reading : Le jeu ralentit² la pensée et lui donne le temps de s’échapper autour du mot avant de s’y poser.

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les TAGS
donnent certains mots de la grille.

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Il doit avoir mon âge, quelques années de plus. Je pourrais sympathiser.
Il me regarde, effaré d’effroi.
Qu’y a-t-il dis-je irrité sans doute cassant. Le silence de la forêt vous étonne autant ?
Il tourne la tête vers les arbres alentour. Les autres aussi. Dressent l’oreille. Non, ce n’est pas le silence. Ils n’avaient rien remarqué, pas entendu le silence. C’est moi qui les épouvante, rien d’autre, visiblement.
Plus d’oiseaux, dis-je, poursuivant mon idée. La fumée du crématoire les a chassés, dit-on. Jamais d’oiseaux dans cette forêt…
Ils écoutent, appliqués, essayant de comprendre.
– L’odeur de chair brûlée, c’est ça !
Ils sursautent, se regardent entre eux. Dans un malaise quasiment palpable. Une sorte de hoquet, de haut-le-cœur.

beloumbeloum* – contes de l’équateur – JAN DOETS -3

beloum beloum - contes de l'équateur - couvertureJan Doets de son territoire où il abrite les cosaques des frontières, évoque les terres qu’il connait bien pour y avoir vécu, et leurs habitants dont il a reçu une part de la mémoire en partage.
L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ  ici

*beloumbeloum délicieux pluriel (peut-on être moins numérique ?) de beloum




JE SUIS L OISEAU QUI N A - letcr2

 

Lecture moins lente

JE SUIS L OISEAU QUI N A - letc1

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Extrait du recueil
«beloumbeloum – contes de l’équateur »
de Jan Doets

Une des strophes du poème  “Bird with one wing” de Goh Poh Seng, 1982,
La traduction est de Anna Jouy,
citée par Jan Doets dans le chapitre « Une soirée vietnamienne »

Itinéraire de lecture

JE SUIS L OISEAU QUI N A - s

En clair  sur babelio

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JE SUIS L OISEAU QUI N A - txt0

Un extrait plus long

JE SUIS L OISEAU QUI N A - txt1


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je suis l’oiseau qui n’a qu’une seule aile
ignorant comment rentrer de la nuit
façonnée de malveillance
portant les paranoïas des temps
où les tribus et les nations
se disputent leurs caveaux
pleins de squelettes
 
Une des strophes de “Bird with one wing” de Goh Poh Seng, 1982,
Traduction  Anna Jouy