Les 50 cercles de Daniel Bourrion

À ERRER EN CHEMIN MÂCHER L ÉCORCE - letexxx*
échappé
de la paranoïa
grâce à d’efficaces
incantations
il entame
un nouveau cycle
*


Extrait de
« Une sorte de journal »
que Daniel Bourrion publie
sur son site
Face Ecran
À ERRER EN CHEMIN MÂCHER L ÉCORCE - letexx

Pour lire son poème entier, daté du 21 février 2017

(L’oeil attentif verra sur l’image originale – à condition de l’agrandir –
une petite aiguille de pin
lovée au creux de l’écorce

l’auteur ?
Lui qui dit être « caché sous … »)


À ERRER EN CHEMIN MÂCHER L ÉCORCE - s(à cliquer)

Daniel Bourrion chez Publie.net

En librairie de Publie.net

Le lire en ligne sur face-ecran

 


À errer en chemin, mâcher l’écorce ; je regarde fondre les cercles, et puisqu’il faut se perdre, ce sera dans la bruine qui vient partout avec ; venez, amies, nous sommes cachés sous la rocaille, dans cet effondrement digne de vacances sans fin.

Daniel Bourrion – Légende – (19 francs)

il-n-y-a-aucune-trace-let*

*

[chez l’indien à moustache]

*

*


Légendes
de Daniel Bourrion
aux éditions Publie.net

« 19 francs* »
[et un croissant]

 il-n-y-a-aucune-trace-letx

         (à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

 


Lecture d’un autre texte de « légendes »


Le livre que Daniel Bourrion a acheté ce jour là chez « Géronimo » était
« L’occupation des sols » de Jean Echenoz

Une présentation, chez Pierre Ménard (site Liminaire)


Géronimo, j’y suis entré la première fois quand ils étaient encore petite librairie à côté de l’université. La boutique faisait le coin, on voyait des bouquins posés partout et même, des qu’on savait déjà qu’on les lirait jamais parce que ça parlait de trucs tellement bizarres qu’on se sentait intimidé – tu parles, fils de routier, tu rentrais pas dans une librairie comme ça, c’était toute une histoire, déjà celle de la ville où était le lycée technique d’avant la fac, qui n’avait de librairie que l’enseigne, il avait fallu attendre d’être en première ou en terminale pour oser y traîner alors celle-là, celle de l’Indien (je l’ai longtemps appelée comme ça, cette maison, Géronimo, je me disais, tu vas pas faire sérieux si tu dis que tu achètes tes bouquins chez un qui s’appelle comme ça, alors je disais rien et moi, dans ma tête, je pensais à l’Indien), c’était pas rien, d’y aller, ça marquait l’entrée dans le monde de l’université, tu vois, dans le monde des gens qui pensent (assez vite, remarque, j’ai compris qu’il y avait aussi dans ce monde beaucoup de frime, de bêcheurs, autant qu’ailleurs sinon plus – l’humain, ça te déçoit quand même souvent, à y bien réfléchir).
Ce jour-là j’avais genre vingt francs en poche (oui, c’était en 1988, c’était encore des francs et là, je sais – miracle de la mémoire qu’on peut lire dans les livres – que c’était deux pièces de dix, tu sais, ces petites rondes et jaunes avec ce graphisme qu’on ne pouvait pas s’empêcher de penser à l’URSS – faudrait pas dire ça, il y aura bien quelque part quelqu’un qui va sursauter et me faire la leçon genre mais non, ça n’a rien à voir, patati patata), j’ai juste dit ça au libraire (c’était pas le moustachu dont le nom m’échappe, mais son collègue qui est allé ensuite ouvrir l’Autre Rive à N* – l’Autre Rive où j’ai découvert bien des années plus tard Régis Jauffret en lecture, jamais lu, j’étais là je sais plus comment… Ah si, je me souviens, c’est Olivier B. qui m’y avait amené mais va savoir pourquoi je ne sais plus vraiment).
Donc j’ai juste dit au libraire pas moustachu mais avec des lunettes rondes et une tellement bonne bouille : « J’ai vingt francs, vous avez un livre pour moi ? »
Il a souri, a farfouillé dans ses rayons, m’a sorti un livre à la couverture blanche, l’a feuilleté rapidement, et puis m’a dit « Celui-là est super, et il est à 19 francs ».
Je l’ai acheté de suite, le livre. J’étais content, j’avais un livre et un franc – sorte de multiplication des pains, sorte de petit miracle. À l’époque, je croyais encore aux miracles, autant en profiter, ça ne durerait pas.
Le livre, c’était L’occupation des sols de Jean Échenoz – je ne connaissais pas ce Jean. Le livre ne faisait que quelques pages, je l’ai lu dans le bus en rentrant chez moi (mon appartement d’alors était à W*). J’ai jamais relu ce bouquin depuis cette période mais je l’ai jamais oublié. Jamais.
Pourquoi je raconte ça ? Peut-être parce qu’il n’y a aucune trace de cette anecdote dans aucun disque dur, à part dans le disque mou que j’ai dans ma tête. Alors…


[Almanach] … Daniel Bourrion

[D’abord
évoquer la langue d’avant]

Samedi 14 Juillet 2012
aux éditions Publie.net
Daniel Bourrion
donnait :
Légendes

 SUR DE TRÈS VIEILLES BANDES-letcr1-exp

        (à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


L’extrait complet

 


Proposition de lecture :


Ma langue d’avant, je ne la sais même plus, qui est tombée dans la grande fosse du temps où tombent aussi les hommes et puis les femmes et puis toutes les heures et puis même chacun des mots que nous lâchons comme nous semons. Il ne m’en reste que quelques traces, des sortes de cailloux qui viennent dans ma bouche et changent si je n’y prends garde les sons que je mâchouille, en font des choses qui ne se disent pas, pas comme cela, et pas ici.
Je ne la sais donc plus mais je sais par contre que quelque part, sur de très vieilles bandes magnétiques, on m’entend un peu parler cette langue d’avant et là je suis encore enfant, et c’est tout juste avant que ma langue ne parte, ne fonde, sorte de sorbet dont on finit par n’avoir plus que la mémoire, et encore. Je sais cela, ces enregistrements, ces témoignages, mais je n’y vais pas voir, pas écouter. Cela ne ferait rien revenir.


[Almanach] Daniel Bourrion …

[Des faits qui se rapprochent
alors même que le temps les éloigne de nous.]

Mardi 5 Juin 2012
Les éditions publie.net donnaient
Incipit de Daniel Bourrion

QUE LES ARBRES DESSUS OSENT-letcr2-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait complet

Proposition de lecture :


ces hommes tombés sur les prés lourds autour, sur ces champs de bataille régulièrement recyclés par les pères, les fils, les frères, et que la glaise se hâtait de dévorer, eux tous une fois tombés, de ronger, de digérer, de se les conserver tout au fond d’elle pour qu’il n’en restât rien, pour que toute cette horreur puisse peut-être se voir un matin oubliée, pour que les arbres dessus osent revenir, grossir, se gorger des chairs dessous leur devenant fumier, les emplissant de sève, de sang peut-être, de chuchotements, de ceux que l’on croit deviner en marchant là, dans ces collines aux peaux à peine cicatrisées, à la douceur seulement revenue – poussant à la charrette, se chahutant, nous chahutant dans le bruissement des nuits sans lune durant lesquelles, assis au milieu des couloirs qui tranchent chacune de nos maisons en deux, sur ces chaises où d’autres soupirèrent bien avant nous, nous demeurons à attendre, face à nos portes ouvertes sur la grande soie de la nuit, qu’entrent ceux qui du passé peuvent venir, revenir, le temps d’une insomnie.

[Almanach] Olivier Toussaint & Daniel Bourrion …

[Le regard de l’un, qui saisit la puissance des traces
les mots de l’autre qui fait resurgir leur parfum. ]

Samedi 22 mai 2010,
Avec les photographies de Olivier Toussaint  et les textes de  Daniel Bourrion , les éditions Publie.net
donnent « Chemins« 

(Parfois le pas est écrasé
et aveugle)

TRAVERSER À TÂTONS CE MONDE-letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier 


Traverser à tâtons
ce monde à dos d’écailles,
presque un désert pour nous et pas un bout de ciel.

CANTIQUE DE LA PARANOÏA – DANIEL BOURRION – 4

[Daniel Bourrion nous dresse une liste quasi exhaustive
de tout ce qui, dans ce monde si hostile et dangereux,
menace notre sécurité

Ici il nous enseigne la méfiance.]

Slow²Reading

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1-exp

Extrait du livre de « recommandations »
« Cantique de la paranoïa »

de Daniel Bourrion

(CA2)

Une lecture (à cliquer) guidée
le lien entre les mots est donné

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1- sr

Parcours de lecture

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1-sr

L’extrait

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1- txt0r

Daniel Bourrion chez Publie.net

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soyez inodores pour semer les chiens ne répondez pas à ceux qui vous parlent de vous marchez les yeux baissés (n’aviez-vous pas déjà vu cette automobile auparavant ?) gardez toujours une lame de rasoir dans la doublure de votre manche ne montez pas à l’arrière des taxis évitez les stades leurs foules incontrôlables n’oubliez aucun visage

 

CANTIQUE DE LA PARANOÏA – DANIEL BOURRION – 3

[Daniel Bourrion nous dresse une liste quasi exhaustive
de tout ce qui, dans ce monde qui ne nous veut que du mal
menace notre sécurité

Il nous indique les moyens de nous défendre.]

Slow²Reading

AFFUTEZ VOTRE CRAYON DE PAPIER - letcr1-exp

Extrait du livre de « recommandations »
« Cantique de la paranoïa »

de Daniel Bourrion

(CA1)

Une lecture (à cliquer) guidée
le lien entre les mots est donné

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Parcours de lecture

AFFUTEZ VOTRE CRAYON DE PAPIER - sr

L’extrait (sur babelio)
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n’hésitez pas à faire demi-tour lorsque la sortie est proche restez à contre-jour brûlez vos tickets de métro pincez-vous d’heure en heure pour ne pas vous endormir affûtez votre crayon de papier il pourrait vous sauver la vie sachez entendre le murmure des murs les comprendre découpez votre visage sur les photographies de votre enfance effacez des registres vos noms prénoms numéro matricule taille poids stature etc.