Définition en 100 caractères – P……

Dans une grille de 10 X 10, la définition d’un mot (commençant par un P et comportant 7 lettres.)

Un mot qui mérite bien (au moins) deux approches

 

SÉPARE IRRÉMÉDIABLEMENT-le

(Ou … pour une grille plus facile)

(solution)


 

CE MOT EST PARTICULIÈREMENT-le

(Ou … pour une grille plus facile)

(solution)


P…..E en image

La définition qu’en ont donné les Immortels
(définition qui renvoie à … et réciproquement (sourire)²)

 

 

 

 

Définition en 100 caractères – I………..

Dans une grille de 10 X 10, la définition d’un mot (commençant par un I et comportant 12 lettres.)

(1000xcuz pour ceux qui ont buté sur cette grille proposée par erreur avec le mot Sourire … )

Pour ce mot, deux définitions ne sont pas de trop

SON NOM-le

(Ou … pour une grille plus facile)

(solution)

 

PEU À PEU , L’ HUMAIN-le

(Ou … pour une grille plus facile)

(solution)


I……….. en image

La première définition qu’en ont donné les Immortels
(On comprend à quel point sa déclinaison en I……….. artificielle
y perd quasiment tout sens)


A propos … de sapiens (puisque le mot à concerné le tutoie)
qu’était donc le père du premier homo sapiens ?

 

Définition en 100 caractères – S……

(Version corrigée, … une erreur de correspondance, ce n’était pas la bonne grille)


Dans une grille de 10 X 10, la définition d’un mot (commençant par un S et comportant 7 lettres.)

UN CRAN EN DESSOUS DE SON FRÈRE-le

(Ou … pour une grille plus facile)

(solution)


 

S…… en image

La définition des Immortels


En faisant une recherche par google, on trouvera peu de S……s , un grand nombre d’illustrations y substituant des R…s.
La société du spectacle préférerait-elle les instants de Joie aux moments de bonheur ?

La planète des Normes – Jan De Fast – 12

La planète des normes est un roman de Jan De Fast écrit dans les années 70, belles années de la collection fleuve noir.

L’auteur y évoque un monde où l’esprit des humains est, tout comme le corps, entouré de soins qui lui « évitent », ainsi qu’à la société, tout dérèglement, tout dépassement de la normalité.
Pour cela, la solution idéale :  la machine et les mots sans épaisseur de la « Norme »

La planète des Normes – Jan De Fast – 01
La planète des Normes – Jan De Fast – 02
La planète des Normes – Jan De Fast – 03
La planète des Normes – Jan De Fast – 04
La planète des Normes – Jan De Fast – 05
La planète des Normes – Jan De Fast – 06
La planète des Normes – Jan De Fast – 07
La planète des Normes – Jan De Fast – 08
La planète des Normes – Jan De Fast – 09
La planète des Normes – Jan De Fast – 10
La planète des Normes – Jan De Fast – 11


Couv-cut - la planète des Normes

Alan progresse dans sa compréhension de cette planète où la Normalité semble absolue, hors quelques Déviants rapidement et « efficacement soignés« .
Grace à l’aide d’un Déviant, qu’il a sauvé d’une mort certaine par une opération « miraculeuse », l’envoyé de la planète Alpha parvient à gagner le lieu nommé « Trois Cent Un ». Il y a fait connaissance d’une des résidentes de ce lieu paradisiaque où tout est gratuit pour une partie de la population, l’autre étant au service de celle-ci.


Couverture - la planète des Normes


L’heure avançant, il se mit à la recherche du restaurant suggéré par Lloa et le découvrit sans difficulté au début de la seule avenue perpendiculaire remontant vers l’intérieur, les lettres de l’enseigne dominant l’entrée mesuraient un bon mètre de haut.
C’était un vaste établissement comportant une succession de salles aérées par des grandes baies et des terrasses ombragées ; beaucoup de tables étaient déjà occupées mais il restait nombre de places disponibles. Il en choisit une suffisamment près de la rue pour que la jeune femme puisse facilement l’apercevoir lorsqu’elle viendrait.
Un maître d’hôtel qui ressemblait un peu au barman de la plage vint lui apporter la carte et prendre sa commande, puis une jeune serveuse à la jupe très brève et aux seins nus se mit en devoir de lui apporter les mets et boissons ordonnés et, comme dans le magasin un peu plus tôt, …

28 - L’ ENVOYÉ D’ ALPHA RÉALISA-le(Ou … plus facile)
*

et n’aurait vu aucun inconvénient à servir de complément au dessert.
Il y avait sûrement des chambres discrètes à l’étage au sommet de cet escalier que, juste en ce moment, une dame d’agréable tournure était en train de gravir en compagnie d’un serveur très attentionné.
Ce serait toujours une consolation* si Lloa manquait à sa promesse mais pour l’instant il n’en était pas question d’autant que, depuis vingt-quatre heures, depuis le buffet de la gare de départ, Alan avait dû se contenter de quelques sandwiches et son estomac manifestait impérieusement sa vacuité. Il se sentait capable de dévorer même de la viande crue de phoque et comme par surcroît les plats que la jeune beauté lui apportait étaient excellents, il s’appliqua à leur faire honneur.

Cependant sa matière grise ne chômait pas et sans perdre une bouchée il continuait à échafauder des déductions.
Deux classes sociales donc, celle qui agissait « de l’autre côté des Normes » et celle qui la servait.
Mais d’où venaient-elles l’une et l’autre ? Qui les avait sélectionnées et comment ?
Pour la seconde, la réponse apparaissait relativement évidente, l’Envoyé n’avait pas oublié une certaine phrase du professeur Féhir au sujet du déviant récidiviste : quand les symptômes continuaient à récidiver, on envoyait les malades au «
Trois cent un », donc ici. Après leur avoir fait subir sans doute une « normalisation » plus poussée…
Le barman de la plage était certainement dans ce cas, avec ce visage de savant austère qui aurait été bien plus à sa place dans un laboratoire que derrière un comptoir. La quasi imperceptible réaction qu’il avait eue quand Alan lui avait commandé son cocktail en termes de chimiste était significative.
Le maître d’hôtel du Ghâr semblait également de la même essence, un membre de cette classe trop riche en imagination et donc trop facilement sujette à l’indiscipline de pensée. Embarqué lui aussi dans le Domaine où il ne risquait plus de devenir un foyer de contagion.
Mais les autres ? La vendeuse du magasin, la serveuse du restaurant, les garçons, tous ceux-là étaient bien trop jeunes pour avoir déjà été atteints par la maladie du libre arbitre et avoir en plus rechuté après plusieurs traitements au Centre.
En outre, tous et toutes étaient physiquement séduisants et étaient loin de ressembler à la classique image de ces étudiants boutonneux et de ces sèches étudiantes à grosses lunettes que l’on rencontre d’habitude au sein des factions dites progressistes*.
Filles et garçons avaient été choisis par les Normes selon des critères parmi lesquels le physique jouait un rôle essentiel, conditionnés par une orthoneururgie particulière et expédiés par des trains automatiques spéciaux pour devenir en toute chose les serviteurs des Maîtres de Nontha.
Des esclaves au sens littéral du mot, mais des esclaves que les microlasers intracrâniens n’avaient pas seulement rendus totalement dociles et en plus modelés de telle sorte qu’ils aimaient leur esclavage et se montraient capables de partager le plaisir qu’ils donnaient. Les convois fermés qui traversaient le tunnel apportaient vraiment tout ce qu’il fallait, non seulement le nécessaire et le superflu, le ravitaillement et les objets de luxe mais encore la chair fraîche et celle-ci était consentante, pleine de joie de vivre, heureuse de servir ses Maîtres et de faire l’amour avec eux.

29 - ET ICI COMME DANS-le(Ou… plus facile)
*

Restait le problème de ces Maîtres eux-mêmes. Toutefois là aussi l’Envoyé d’Alpha commençait à entrevoir quelques lueurs. Elles ne tarderaient pas à se préciser davantage quand Lloa viendrait le chercher.
Car elle, elle n’était pas une esclave, elle n’obéissait pas à un comportement imposé gravé dans ses neurones sous le casque d’un bloc opératoire. Elle était d’en haut, de la classe dirigeante. Et elle savait qu’Alan n’appartenait pas à Nontha.


* On peut être un peu choqué par la relative complaisance du héro (que l’auteur semble tenir en grande sympathie) ainsi par ce jugement qui pointe du côté du féminisme (activisme des femmes laides ??!)
Jan De Fast semble lui aussi avoir des « Normes » bien établies (sourire)²²²

La planète des Normes – Jan De Fast – 11

La planète des normes est un roman de Jan De Fast écrit dans les années 70, belles années de la collection fleuve noir.

L’auteur y évoque un monde où l’esprit des humains est, tout comme le corps, entouré de soins qui lui « évitent », ainsi qu’à la société, tout dérèglement, tout dépassement de la normalité.
Pour cela, la solution idéale :  la machine et les mots sans épaisseur de la « Norme »

La planète des Normes – Jan De Fast – 01
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La planète des Normes – Jan De Fast – 09
La planète des Normes – Jan De Fast – 10


Couv-cut - la planète des Normes

Après avoir échappé à l’opération qui aurait du faire de lui un habitant « Normal » de la planète sur laquelle il enquête, Allan s’est emparé des lieux où se trouve l’ordinateur central qui régit les Normes, il s’y trouve avec le Servant auquel il a sauvé la vie. Celui-ci est terrorisé des conséquences probables de cette actions.
Allan va le rassurer, et lui faire un magnifique cadeau.


Couverture - la planète des Normes


— Je vais tout vous expliquer, mon vieux, car vous êtes à ma connaissance le seul qui puissiez m’entendre. Entre déviants, on doit se comprendre facilement, non ?

Les yeux de Phréar s’élargirent subitement, …

25 - SON VISAGE PRIT-le(Ou … Plus facile)
*

— Taisez-vous ! Je vous interdis d’évoquer mon passé ! Je suis normal, normal !

— Excusez-moi, je n’aurais pas dû parler si vite sans un peu de préparation. Un petit renseignement, je vous prie. Les consoles de la seconde rangée de droite sont bien reliées aux terminaux des psychodétecteurs ?

— Ce n’est pas à moi à vous le dire.

— C’est une façon de me répondre affirmativement. Allons-y ensemble et composez votre propre indicatif de code sur le clavier. Si je ne me trompe, l’écran nous montrera alors le graphique de vos ondes cérébrales et nous verrons bien à quoi elles ressemblent. Faites ce que je vous dis, vous ne risquez absolument rien puisque de toute façon vous agissez sous la menace et ne pouvez être tenu pour responsable.

Phréar baissa la tête, hésita un instant puis, se redressant avec une sorte de bravade, marcha jusqu’à l’un des tableaux, manipula les rangées de contacts. Une série de courbes polychromes apparut sur le rectangle de l’oscilloscope que les deux hommes, côte à côte, examinèrent pendant quelques secondes. Avec un air de stupéfaction qui touchait presque à l’hébétude, le commissaire tourna péniblement la tête, considéra Alan qui semblait avoir beaucoup de mal à garder son sérieux.

— Que se passe-t-il ? Je ne me suis pourtant pas trompé dans les chiffres…

— Nullement, mon vieux. C’est bien votre neuroactivité qui se dessine là. Et vous pouvez constater que les graphiques sont tout ce qu’il y a de plus paisibles. En les étudiant, n’importe quel spécialiste affirmera qu’à cette minute, non seulement vos trains de pensées ne sortent pas de la banalité routinière, mais vous semblez même passablement ensommeillé. Avez-vous l’impression que ce soit précisément le cas, étant donné le genre très particulier de notre conversation ?

— C’est effarant ! Est-ce vous qui interférez ?

— Si on veut. N’oubliez pas que j’ai passé un bon bout de temps à travailler sur votre cerveau et je crois avoir prouvé que je suis capable d’appliquer des techniques que nul en ce bas monde ne peut même soupçonner. J’ai tout simplement repris sur vous une variété très particulière de l’orthoneururgie. J’ai supprimé les blocages antérieurs qui vous avaient été imposés lors de votre précédente déviation, mais je les ai remplacés par d’autres qui touchent uniquement l’émission de vos ondes cérébrales et non ces ondes elles-mêmes. En d’autres termes, vous pouvez désormais penser librement ; concevoir les pires turpitudes si cela vous amuse, votre psycho-traceur ne transmettra jamais que des profils normaux. Pour les Normes vous êtes et demeurerez un type bien. …

26 - VOUS AVEZ RECONQUIS-le(Ou … plus facile)
*

J’ai fait d’une pierre deux coups, mon vieux ; je vous ai guéri du cancer et de la servitude mentale. Continuez à regarder cet écran, en même temps lâchez la bride à votre imagination, déchaînez vos ondes alpha et gamma, visualisez ce qui se passerait si c’était vous et non moi qui provoquiez la destruction du Centre. Concentrez votre volonté… Vous voyez, les courbes restent stationnaires, votre bracelet n’est plus qu’un ornement inoffensif !

Vous pouvez vous permettre de redevenir vraiment un déviant, votre libre arbitre travaille désormais sur sa longueur d’onde privée.

— C’est merveilleux et c’est effrayant… Je ne sais comment vous exprimer ce que je ressens…
Vous m’avez fait un cadeau magnifique, trop magnifique peut-être; j’ai peur de ne pas être capable de m’en servir
C’est une terrible responsabilité que celle qui consiste à prendre des décisions. Je ne l’ai jamais fait, personne ne l’a jamais fait depuis que les Normes existent et elles étaient déjà là bien avant que mon arrière-grand-père soit né.
J’étais un prisonnier enfermé dans sa cellule obscure, vous m’avez donné la clé qui ouvre la porte et devant moi s’étend maintenant ce monde sans limites auquel j’ai rêvé et que je ne connais pas.
Tant de chemins se présenteront qui peuvent conduire …

27 - AUSSI BIEN À LA VÉRITÉ-le(Ou … plus facile)
*

— Vous êtes l’aveugle auquel on rend la vue, il lui faut encore apprendre à voir, ce n’est pas facile, mais dites-vous bien que je ne vous ai libéré du contrôle des Normes que pour faire un allié et un ami ; il n’est pas question d’agir, du moins pour le moment. Je vous ai rendu le droit à ces rêves que vous évoquiez, mais c’est tout. Nous ne savons pas si cette société à laquelle vous appartenez n’est pas la meilleure, après tout.

La planète des Normes – Jan De Fast – 10

La planète des normes est un roman de Jan De Fast écrit dans les années 70, belles années de la collection fleuve noir.

L’auteur y évoque un monde où l’esprit des humains est, tout comme le corps, entouré de soins qui lui « évitent », ainsi qu’à la société, tout dérèglement, tout dépassement de la normalité.
Pour cela, la solution idéale :  la machine et les mots sans épaisseur de la « Norme »

La planète des Normes – Jan De Fast – 01
La planète des Normes – Jan De Fast – 02
La planète des Normes – Jan De Fast – 03
La planète des Normes – Jan De Fast – 04
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La planète des Normes – Jan De Fast – 08
La planète des Normes – Jan De Fast – 09


Couv-cut - la planète des Normes

Allan, désirant se faire remarquer et approcher de plus près la machine des Normes, opère un Servant d’une tumeur au cerveau dont il n’aurait pas survécu sans l’utilisation d’une technique que l’envoyé d’Alpha présentera comme le fruit d’une de ses recherches personnelles.
Effectivement, cet exploit va attirer l’attention sur lui …


Couverture - la planète des Normes


— Docteur Kleeth, nous avons l’ordre de vous emmener. Veuillez nous suivre.

Ils n’avaient même pas posé la question classique au sujet de son identité, toute erreur sur la personne était impossible puisqu’ils étaient guidés par le psycho-traceur ; l’homme qui le portait ne pouvait être un autre que celui qu’ils étaient venus quérir. L’Envoyé haussa les sourcils, hésita une seconde et finalement se leva. Il savait aussi qu’il était parfaitement inutile de discuter avec des Servants. Cette soudaine apparition des agents des Normes ne le surprenait d’ailleurs qu’à moitié, il s’étonnait seulement qu’elle se produise si tôt et d’une façon si soudaine, mais il n’avait jamais cessé de l’envisager et s’y était préparé depuis longtemps. Il sourit poliment, inclina la tête.

— A votre disposition, messieurs.

Encadré par les deux sbires, il longea les couloirs du bâtiment de réception jusqu’au grand parking de l’entrée où d’un geste à peine esquissé, les Servants lui désignèrent une grosse voiture arrêtée dans l’allée centrale, capot tourné vers la sortie.

— Entrez et asseyez-vous au milieu.

Il se pencha pour obéir à l’ordre, s’installa commodément, aussitôt rejoint par les deux hommes qui se placèrent de chaque côté de lui ; la banquette était suffisamment large pour que trois personnes y tiennent à l’aise. L’homme de droite saisit les leviers de commandes, démarra, franchit lentement la grille, tourna à gauche pour s’engager sur la route. Sans presque bouger la tête, Alan examinait du coin de l’œil ses accompagnateurs, constatant qu’ils ne portaient aucune arme visible ni probablement cachée et si, leur attitude demeurait lointaine et impersonnelle, elle ne dénotait ni tension ni hostilité. Cette façon d’encadrer leur « invité » pouvait n’être qu’une habitude routinière et d’ailleurs il n’y avait pas de siège arrière dans la voiture. Aucune accusation n’avait été formulée non plus, ce qui se passait était peut-être ce qu’il avait espéré provoquer en se décidant à soigner et guérir par ses propres méthodes l’incurable cancer du haut-commissaire Phréar. La valeur scientifique du véritable docteur Kleeth avait déjà attiré l’attention des Normes, c’était pourquoi elles l’avaient affecté au premier centre d’orthoneururgie de la capitale. Il venait de démontrer par une cure miraculeuse que ses capacités intellectuelles et professionnelles étaient encore plus grandes qu’on ne l’avait jugé, il paraissait donc logique qu’on le transfère encore plus haut, à l’endroit même où il pourrait être le plus utile et ce ne pouvait être qu’à l’intérieur du Cercle interdit puisque là seulement pouvait se situer un organisme supérieur à la clinique du professeur Féhir : quelque chose ressemblant à un conseil supérieur de la médecine. …

21 - DES ORDINATEURS-le(Ou … plus facile)
*

Cela pouvait expliquer que les policiers se conduisent somme toute civilement envers lui sans prendre la précaution de lui passer des menottes ou de le menacer avec un quelconque pistolet. Mais à la réflexion, cette attitude de non-méfiance était-elle vraiment significative ? Après des générations de conditionnement au respect de la toute-puissance des Normes, quelqu’un était-il encore capable de se rebeller et de tenter d’échapper à la convocation des Servants ? Personne n’osait même se débarrasser de son bracelet… Il suffisait que les hommes en bleu se montrent pour qu’on les suive passivement comme le Terrien était en train de le faire…

Il jeta un regard sur le paysage, fronça brusquement les sourcils. La route sur laquelle la voiture filait maintenant à bonne vitesse traversait une campagne à peu près déserte et sur la chaussée elle-même il n’y avait guère que quelques gros camions se succédant par intervalles.
Les premiers bâtiments de la grande cité d’Ejy-hod apparaissaient dans le lointain sur la gauche et les rayons du soleil, encore au début de sa course, frappaient obliquement les glaces de la voiture sur le même côté. On roulait donc vers le sud-est alors que, d’après ce que l’Envoyé avait pu apprendre avec certitude, les buildings abritant les ordinateurs et leurs Servants se trouvaient tout à fait au nord. Son bras droit se détendit d’un geste visiblement machinal, sa main glissa le long de sa ceinture, vint se poser sur ses genoux, poing fermé. Pendant quelques instants il observa le conducteur, notant que la direction du véhicule était assurée non par un volant mais par une sorte de manche à balai tandis que l’accélérateur et le frein étaient d’un modèle classique, puis d’une voix insouciante, posa une question.

— Où m’emmenez-vous ? Je ne reconnais pas cette route.

— A la clinique numéro deux, naturellement, répondit poliment l’homme de gauche. Elle se trouve à l’est d’Ejy, à l’opposé de la vôtre. Mais pour éviter de perdre du temps dans la traversée de la ville, nous passons par le grand boulevard extérieur.

— Ah bon… Pourquoi cette clinique en particulier ?

Les lèvres du Servant dessinèrent une légère moue d’impatience.

— Vous devriez le comprendre ! C’est le second centre …

22 - D’ ORTHONEURURGIE-le(Ou … plus facile)
*

— Opérer ?

— Dame ! Vous êtes un déviant, non ? Mais à quoi bon vous inquiéter, vous savez mieux que tout autre que la normalisation n’est pas douloureuse. Dans quelques heures vous vous sentirez tout à fait bien.

Ainsi telle était la conclusion des Normes : le cerveau de Kleeth avait besoin d’être remis au pas !
Pourquoi Alan n’avait-il pas songé plus tôt à une pareille décision, elle était tellement logique ! Que pouvait importer aux ordinateurs qu’il ait découvert une nouvelle théorie capable de sauver des vies humaines, tout ce qui comptait pour eux était qu’un certain citoyen hodien s’était permis de concevoir et d’effectuer un acte non conforme aux principes directeurs programmés dans leurs circuits.
Si un médecin guérissait une maladie considérée comme curable dans le répertoire thérapeutique, tout allait bien. Mais s’il s’agissait d’une affection pour laquelle aucun traitement efficace …

23 - LE PRATICIEN-le
(Ou … plus facile)
*

Alan se souvenait du regard et du ton des paroles de Féhir et il comprenait maintenant pourquoi celui-ci avait fait en sorte de ne pas partager sa responsabilité. Il avait accepté que son assistant sauve un malade condamné parce que lui aussi était médecin et il ne pouvait donc s’opposer à une tentative qui avait pour but de repousser la mort, mais il ne voulait pas que la sanction retombe sur lui. En définitive, la faute de l’Envoyé avait été d’imaginer une technique nouvelle …

24 - ET LE PROPRE D’ UN ORDINATEUR-le(Ou … plus facile)
*