Dandy royaliste et catholique, romancier du Cotentin, critique redouté à la plume acerbe, né le 2 novembre 1808 à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche), Jules Barbey, qui ajoute « d’Aurevilly » lors de ses 30 ans, naît dans une ancienne famille normande catholique, terrienne et contre-révolutionnaire vivant dans l’attente du retour de la monarchie.
Suite à des études de droit en province, attiré par la suite à Paris, il s’y compose un personnage de dandy et y adopte tous les caractéristiques de cet « ordre » :
« toilette soignée, ironie, art de l’épigramme, cravates de dentelle, lettres écrites à l’encre rouge…. »
Jules (Rem: il n’aimerait pas !) se fait remarquer par ses romans normands : « Une vieille maîtresse » (1851), « L’Ensorcelée » (1855), « Le Chevalier Des Touches » (1864), et son oeuvre maitresse : Les Diaboliques (1874) saisie dès sa parution alors que son auteur est poursuivi pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs.
Défenseur de Balzac, Stendhal, Berlioz ou Baudelaire. Il est impitoyable pour tous les autres auteurs, contemporains de l’air du temps.
La phrase de cette grille est tirée de son
œuvre critique, recueillie dans « Les Œuvres et les Hommes (tome III, 1862) ».
Elle est donnée ici « d’après Barbey », légèrement abrégée.
(Note : Le texte est donné ici sans ponctuation et sans apostrophe)
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