« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 10

« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dixième page,

Le narrateur s’éloigne pour un temps
de Gaspard (quoique…)
et
donne la voix à un communiqué de la radio

qui évoque un enfant fugueur


 

« Le communiqué s’interrompit brusquement. On venait de tourner le bouton du poste. Il y eut une brève discussion dans la maison, probablement entre le maire et sa femme, et de nouveau la voix se fit entendre:
… « … une quinzaine d’années, qui d’Anvers a traversé à pied toute la Belgique, réussissant à échapper à la police. L’enfant portait un pantalon de velours gris, une chemisette de laine bleue. Cheveux blonds abondants descendant sur la nuque. Il y a lieu de supposer que  » .…
  

P09-IL S’ IMAGINAIT LES CANAUX -let


 

P10-CET ENFANT S’ EST PERDU-image


… cet enfant s’est perdu dans la forêt entre Revin et Laifour où on l’a aperçu pour la dernière fois… »

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 13

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Treizième page,
Tringlot voit
sans être vu humains, animaux

Et envol effrayé
d’un « petit moineau ».


 

« Il y avait toujours ce type qui engueulait son cheval mais paisiblement, comme une simple formalité. On ne voyait pas l’homme, d’ailleurs ; on ne voyait qu’un gros cheval rouge. Il n’y eut juste qu’un petit pépin :  …

P23 - UNE FILLETTE SAUTAIT À CLOCHE - PIED-let


 

P23 - UNE FILLETTE SAUTAIT À CLOCHE - PIED-image2

une fillette sautait à cloche-pied dans une marelle. Une voix de femme la fit s’envoler.»

 

« point de chute » – Anna Jouy

En ses mots sous l’aube
Anna Jouy a écrit

« ce ne sont que des échos qui se font la conversation dans le salon spacieux. cette espèce de partie de pelote ou de volants, quelques dernières forces.

LA VOIX AUSSI DISSÉMINE SON ÉNERGIE - letex

(à cliquer)


Le texte complet chez l’auteure

Anna Jouy chez Jan Doets


ce ne sont que des échos qui se font la conversation dans le salon spacieux. cette espèce de partie de pelote ou de volants, quelques dernières forces. la voix aussi dissémine son énergie et s’use comme ça sur le fil du rasoir.
grande cour aux murs de ciel, surfaces dures. ça tape.
j’écoute le son de cet appel qui fait les 4 bandes et s’apprête à crever de sa belle miette. et ma bouche asphyxiée comme un poisson dans l’air.
tant que je fus ce personne qui parle, j’étais tous. maintenant que je suis quelqu’un, j’endosse le rien. c’est le prix dont je dois m’acquitter. revêtir la chair, les traces maudites de l’apparence et perdre le rêve quasi aussitôt. et c’est le coût, l’écot cette fois qu’il y a dedans la parole, la matière lui sied comme des pierres. elle plombe le songe de sel, celui de l’œil qui ne peut entendre, comprendre et qui dissèque la métaphore en petits sacs de viande, de sang, de nerfs. tu aimes trop les mots pour ne pas te tuer au choc frontal de l’ordinaire.
eux et moi, sommes les frères siamois du même ventre. parfois les mots trimballent le cadavre femme, parfois la femme cloue la parole à la porte du voyage. je ne suis pas la faite d’encre et je crains de n’écrire qu’avec de l’eau.
après.

Monsieur M. – Anh Mat – 15

[Monsieur M. :  entre le roman et le poème, l’enquête (tout interroge) et l’évocation d’une descente aux enfers d’un Ulysse écrasé sous la multitude de dieux anonymes et terriblement obstinés.]


QUI D AUTRE SE SOUVIENT - letcr1-exp3

(sans le fond
03 - DES GAZ LIBÉRÉS PUIS - letcr1
cliquer pour agrandir)

 

Extrait du roman* « Monsieur M »

de Anh Mat

———

Parcours de lecture

QUI D AUTRE SE SOUVIENT - sr

(cliquer pour « débrouiller »)

 —

L’extrait en clair
QUI D AUTRE SE SOUVIENT - txt0r

Un extrait plus long

QUI D AUTRE SE SOUVIENT - txt1r

Proposition de lecture d’un extrait qui comprend ce passage :


Anh Mat
chez publie.net
chez qazaq

Lorsqu’il nous dit   « les nuits échouées »


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Monsieur M. – Anh Mat – 15

[Monsieur M. :  entre le roman et le poème, l’enquête (tout interroge) et l’évocation d’une descente aux enfers d’un Ulysse écrasé sous la multitude de dieux anonymes et terriblement obstinés.]


ATTENDRE QUE LA VOIX SE LASSE - letcr1-exp

(cliquer)

 

Extrait du roman* « Monsieur M »

de Anh Mat

———

Parcours de lecture

ATTENDRE QUE LA VOIX SE LASSE - sr
(cliquer)

L’extrait en clair
ATTENDRE QUE LA VOIX SE LASSE - txt0

Un extrait plus long

ATTENDRE QUE LA VOIX SE LASSE - txt1


Anh Mat
chez publie.net
chez qazaq

Lorsqu’il nous dit   « les nuits échouées »

 


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


La peau Sa rage s’effondre contre la porte condamnée. Tu l’entends pleurer dans un accès de détresse démente. Tu gardes par précaution la main sur la poignée dorée, effrayé à l’idée que cette voix délirante puisse entrer. Tu te dis :
— Mais qui est ce Mathias ? Un ami imaginaire, un monstre sans défense séquestré depuis des années ? Un être humain de sang et d’os avec qui cette voix partage un passé commun ? Après tout, elle n’est peut-être pas si folle… Elle a probablement des raisons, de très bonnes raisons pour en arriver à de telles extrémités. À l’écouter ainsi, je lui viendrais bien en aide. Mais répondre à l’appel de ce prénom serait en quelque sorte usurper une identité qui n’est pas la mienne, me mêler d’une histoire qui ne me concerne pas. En rien. Alors je préfère me taire. Et attendre. Attendre que la voix se lasse, qu’elle s’épuise à appeler en vain l’homme que je ne suis pas.

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE – ANNA JOUY

La poésie se dépose parfois
se repose souvent
– en attendant que des lèvres lui prêtent souffle
à nouveau –
entre les pages d’un recueil.

Ainsi est paru le livre d’où provient cet extrait

J’espère qu’il donnera l’envie à certain(e)s de prolonger cet envol temporaire
en se procurant le poème et les autres textes de ce recueil.


 

ET AU COLLET LE LASSO DE LA BISE QUI SERRE SON ÉCHARPE SUR MA VOIX- letcr1-exp

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE

de

Anna Jouy

 

Parcours de lecture

ET AU COLLET LE LASSO DE LA BISE QUI SERRE SON ÉCHARPE SUR MA VOIX- ss

En clair

ET AU COLLET LE LASSO DE LA BISE QUI SERRE SON ÉCHARPE SUR MA VOIX- txt00

Le poème
en
son entier
ET AU COLLET LE LASSO DE LA BISE QUI SERRE SON ÉCHARPE SUR MA VOIX- txt11

 

Anna Jouy en ses mots sous l’aube


 

Je tousse les miettes du froid
Les poissons du ciel perdent leurs lisses écailles
Bleues des cruire de cannes à neige.
Ce sont pourtant des jours sans arêtes
Mais j’ai la gorge mouillée au bar des étincelles.
Et au collet le lasso de la bise
Qui serre son écharpe sur ma voix

 

RENTREZ SANS MOI – CHRISTINE ZOTTELE – 10

Rentrez sans moi - couverture« À la mémoire de Lise Bonnafous* et de Nathalie Filippi* et à tou(te)s les immolé(e)s du silence… » Christine Zottele
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

(* Liens ajoutés ici)

[J -15 …]

RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - letcr1-exp

[Pour cela, il aurait fallu aller
bien loin.]

                

   

Extrait de « Rentrez sans moi » de Christine Zottele 

Weblog l–immolee–du–silence.fr/1–5
J– 15 (passage à l’acte dans 15 jours)

 —

Itinéraire de lecture

RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - sr

En clair

RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - txt0r

 Un extrait plus long
RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - txt1r


N’hésitez pas à signaler une erreur 



Réfugiée dans le silence, je choisis de faire entendre ma voix ici. Et uniquement ici. En attendant le bidon d’essence, l’allumette, la rivière ou le pain. Quinze billets quotidiens. Il y avait trop de bruit (tous ces je qui crient leur première personne) trop de fureur également (tous ces je à qui l’on ne dit jamais tu), trop de trop et pas/plus assez de fièvre, pour continuer ainsi. Libérée de mon corps, je marche beaucoup mieux. La tête haute, les épaules dégagées, le buste droit, une démarche de danseuse. Je me souviens d’un professeur de danse qui nous disait que lorsqu’on marchait dans la rue, on devait voir qu’on était des danseuses à notre seul port de tête. Et bien ici, c’est la même sensation de légèreté en même temps que l’affirmation de mon identité.  
La machine m’a avalée morte. Elle me renaît. Longtemps mon ennemie, la machine m’a accueillie. Elle m’a fait visiter la–vaste–toile–du–monde, m’a fait faire de réelles rencontres avec de vraies premières personnes. Elle remet de l’ordre dans mon désordre, ma confusion mentale, comme ils disent. C’est une sorte de troisième personne narrateur de mon personnage.