Laissez moi descendre …

*existe-t-il-une-porte-pour-echapper-let

[…mais ou
est la sortie
?
celle qui ne donnerait pas
comme dans
« la grande beuverie »
sur un cagibi]

*


existe-t-il-une-porte-pour-echapper-letex
Ceci … en pensant à l’émission d’Alain Finkielkraut « réplique »
qui traitait ce jour « De la bêtise »
et plus particulièrement celle des hommes « très raisonnables« , au point qu’on les disent « très intelligents »

A cette occasion Le patron de l’émission à cité (il l’a déjà fait sur la chaîne)  ce passage éclairant, concernant le thème évoqué, de Chesterton (dans « Orthodoxie« )

« Le fou n’est pas celui qui a perdu la raison : le fou, c’est celui qui a tout perdu, sauf sa raison.« 

dont la suite est :

« L’explication qu’un fou donne d’une chose est toujours complète et souvent, dans un sens purement rationnel, satisfaisante. Ou, pour parler de façon plus précise, l’explication fournie par un insensé, si elle n’est pas concluante, est du moins irréfutable.« 

Il a bien … raison
je le sens bien ça !

A noter :  Denis Grozdanovitch  (auteur de   » Le génie de la bêtise« )   fait un assez long développement dans l’émission sur l’invasion de notre monde par « le concept » qui se substitue à la perception de chacun. La pensée n’étant plus le produit de la rencontre d’un environnement et d’une conscience qui ressent et s’interroge, mais d’abstraction pure qui s’y substitue sans que « les gens » (tous les gens) s’en aperçoivent. Et plus « l’intelligence » du sujet est élevé, plus cette infection (je forcis le trait) est profonde et … donne de l’assurance.

 


si vous ou moi avions affaire à un esprit menacé de la folie, il faudrait avant tout, non pas lui fournir des arguments, mais lui fournir de l’air, le convaincre qu’il existe quelque chose de plus propre et de plus frais en dehors du cercle asphyxiant de son argument unique.

HOPPER, ou « La seconde échappée » – CHRISTINE JEANNEY -« Nighthawks »

Christine Jeanney publie, en version numérique, 21 textes centrés sur 21 tableaux de Hopper.
[La reproduction de ces toiles (non libres de droits) n’étant pas possible avant 2037,  des liens internes au fichier (epub ou pdf) pointent vers les sites/Musées où ces toiles sont exposées.]

Ici il est question de cette temporalité particulière aux oeuvres de Edward Hopper dont Christine Jeanney donne à percevoir l’épaisseur et la texture à travers ces 21 écrits.

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - letcr1-exp2

—-
(sans le tableau de Hopper
cliquer)

 

Extrait de
« Hopper ou « la seconde échappée »
de Christine Jeanney

« Nighthawks »

Parcours de lecture

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - sr

En clair

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - txt0r

 

Proposition de lecture



* SlowReading : (lecture lente) lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : (lecture très lente) lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

 

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Il faudrait être capable de remonter le fil jusqu’à se retrouver la première fois devant Nighthawks, revivre cette seconde, la première, on regarde Nighthawks et ça n’est jamais arrivé avant.
Un temps figé sans porte, sortir n’est pas envisageable, la rue déserte vue seulement à travers la vitre, aquarium. La solitude urbaine, les bouches sourdes, les monologues intérieurs, se taire, et même parler équivaut à se taire quand les naufragés ne partagent que la nuit.
Le voir, sans les bouchons et les encombrements, le brouhaha des boîtes de chocolats et des posters, les commentaires et les versions multiples de Nighthawks, celle ou R2-D2 gît devant la vitrine, celle des Simpson, de Super Mario ou Batman, celle reconstituée de legos entièrement et l’autre détournée, un M de McDonalds remplace le PHILLIES, la fin d’un épisode de Dead like me, les occasions constantes, retrouvailles perpétuelles avec ce bar nocturne.

l’eau – Valérie Bilodeau – revue la piscine N°O –

 

la revue la piscineL’eau est le thème de ce premier numéro de ce navire lancé depuis le Sud de la France par un groupe d’aventurier n’ayant pas les yeux mouillés.

L HIVER UN DÉSERT BLANC - letcr1-exp

« de l’eau » est aussi le titre du poème de Valérie Bilodeau
– quatre saison et l’eau du lac omniprésente –
où a été péché cet extrait.

Parcours de lecture

L HIVER UN DÉSERT BLANC - s

En clair

L HIVER UN DÉSERT BLANC - txt00

Un extrait plus long du poème

L HIVER UN DÉSERT BLANC - txt11


De l’eau

L’été
Le gros soleil
Les baignades cinq fois par jour
Le lac n’est pas transparent
Bleu ou brun

Je mets le maque de plongée de mon frêre
Et je cherche des trésors

J’ai trouvé de la glaise et 2 piles AA

L’automne
La maison est toute petite
sous la noiceur qui n’en finit plus
Faibles lumières au loin
OK. On n’est pas au bout du monde
Vu les aurores boréales
Deux ou trois fois seulement
Fantômes verts
Qui se meuvent et qui meurent

L’hiver
Un désert blanc
Derrière la maison
Rien pour arrêter le vent
Qui crache son dernier souffle
A notre porte

Un seul mot pour décrire
Ce mélange cruel de bleu et de blanc
frette

Un frette parfois poignant
Parfois étouffant de solitude
En février on ne sait plus 
Si l’été a vraiment existé

On a les lèvres sèches
Le coeur fatigué par l’effort
Qu’on croit déployer
Pour mettre le nez dehors

Même à 7 ans

Le printemps
En shorts et sandales
Sur les berges gelées
Un printemps impromptu
La surprise dans le corps

Sur la phot, mon père me prend l’épaule
Sensation oubliée
On ne se touche plus maintenant
Un mur tangible

L’enfance sur le bord du lac
Dont on ne voit pas l’autre rive
Une histoire silencieuse
Mais puissante sous les six pieds de glace

 

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – Liberté sans espoir 1

[Vers la tentation « logique »
de l’acte gratuit.]

L OEIL ENFONCÉ ET BRILLANT VOIT - letcr1

L OEIL ENFONCÉ ET BRILLANT VOIT - letcr1-exp

 —

Extrait du recueil d’essais « L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans « Liberté sans espoir »

parcours de lecture
L OEIL ENFONCÉ ET BRILLANT VOIT - sr

En clair

L OEIL ENFONCÉ ET BRILLANT VOIT - txt0r

 Un extrait plus long

L OEIL ENFONCÉ ET BRILLANT VOIT - txt1r

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L’oeil enfoncé et brillant voit des portes partout, et l’homme s’y jette, le front en avant. Il voit le ciel vide et l’espace libre. Chaque objet est pour lui le signe d’une puissance. Mais que va-t-il choisir ? Des dieux tyranniques viennent le guider et le solliciter désir, intérêt, amour, beauté, raison. Il veut choisir librement et de lui-même. Il ne veut plus accepter aucun motif d’action. Un but est pour lui un maître. Il veut vouloir pour vouloir, agir par purs décrets. L’ « acte gratuit est, dit-il, le seul acte libre; et la seule valeur qui puisse résider dans l’âme humaine, c’est la volonté qui décide librement d’un acte, ni guidée par la raison, ni dirigée vers une fin.

HYMNE DE L’UNIVERS – PIERRE TEILHARD DE CHARDIN – 2

La langue poétique d’un scientifique à l’écoute du monde

René Daumal n’aurait pas manqué de remarquer
« Tu aurais pu dire plus simplement :
un homme accompli« 


 

« C’est fait.
  Le feu dans le monde .
Le Feu, encore une fois, a pénétré la Terre…

IL N EST PAS TOMBE BRUYAMMENT - letc1-exp 

Une lecture (à cliquer) guidée
le lien entre les mots est donné

IL N EST PAS TOMBE BRUYAMMENT - letc1-sr

    

Extrait de l’essai « Hymne de l’univers»
de Pierre Teilhard de Chardin

 —

Parcours de lecture

IL N EST PAS TOMBE BRUYAMMENT - sr

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C’est fait.
Le feu dans le monde. Le Feu, encore une fois, a pénétré la Terre. Il n’est pas tombé bruyamment sur les cimes, comme la foudre en son éclat. Le Maître force-t-il les portes pour entrer chez lui ?
Sans secousse, sans tonnerre, Sans secousse, sans tonnerre, la flamme a tout illuminé par le dedans. Depuis le coeur du moindre atome jusqu’à l’énergie des lois les plus universelles, elle a si naturellement envahi, individuellement et dans leur ensemble,, chaque élément, chaque ressort, chaque liaison de notre Cosmos, que celui-ci, pourrait-on croire, s’est enflammé spontanément.

 

Tokaïdo Akasaka – (Ryosha shôfu no zu – 36e relais) – FRANCIS ROYO

 En son monde d’Analogos

Francis Royo

nous donne le 36 ème relais sur la route du Tokaido
(en référence aux 53 stations peintes par le peintre Hiroshige )
l’étape d’Akasaka

extrait
CARESSE NUIT - letcr2 *

Lire le poème entier sur  Analogos

Tokaïdo     Akasaka (Ryosha shôfu no zu – 36e relais)

*


le parfum sous le palmier
entêtant velouté
de l’opium
aux bains mêlé à l’indigo des soies
tsutsugaki
à peine soulevé de vent
caresse
nuit tombée portes ouvertes
les peaux fortes
reposées

MARYSE HACHE – BALEINE PAYSAGE – 4 –




LE REGARD - letcr1

(De lecture plus facile ici) LE REGARD - letc1

Extrait du recueil « Baleine Paysage »
de Maryse Hache

(Baleine paysage 2)

parcours de lecture

LE REGARD - s

En clair (sur babelio)

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LE REGARD - txt0

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le regard dans les nuages près d’un habitacle à porte bleu pâle une baleine échouée existe