La parole qui vacille – Francis Royo

Ce seront vraisemblablement les dernières paroles de Francis Royo que j’enfermerai en ce lieu.

J’ai choisi ici un des multiples endroits de ses cours d’eau où il évoque la mémoire.

À CE QU ON RETIENDRA DE - letcr1-exp

(ou ici)

Extrait de La parole qui vacille II

Parcours de lecture

À CE QU ON RETIENDRA DE - sr

En clair
À CE QU ON RETIENDRA DE - txt0r

 

Proposition de lecture :


 

 

dès la peau
la caresse abolit l’inutile

aux lèvres nues
juste aux miennes baillées

aux regards
puits secrets des longs chants de la terre

aux frissons d’entre pluies
sur avides ravines

aux herbes
que rien ne peut fouler
d’éternel
aux herbes

aux rosées
fragiles et tendres
qui nous unirent

au temps d’entre deux notes
où musique fleurit sur nos bonheurs
tendue

aux pas
qui de tout me séparent
où m’approchent selon
l’instinct bleu des étoiles

aux silences des paumes
ensemble reposées
dans la nuit

à ce qui aurait pu
mais fit bien de ne pas

à ce qu’on retiendra
de ce peu de ce rien
qui nous portèrent

j’accorde pleinement
et mon jour
et ma vie

immobile

Tokaïdo Akasaka – (Ryosha shôfu no zu – 36e relais) – FRANCIS ROYO

 En son monde d’Analogos

Francis Royo

nous donne le 36 ème relais sur la route du Tokaido
(en référence aux 53 stations peintes par le peintre Hiroshige )
l’étape d’Akasaka

extrait
CARESSE NUIT - letcr2 *

Lire le poème entier sur  Analogos

Tokaïdo     Akasaka (Ryosha shôfu no zu – 36e relais)

*


le parfum sous le palmier
entêtant velouté
de l’opium
aux bains mêlé à l’indigo des soies
tsutsugaki
à peine soulevé de vent
caresse
nuit tombée portes ouvertes
les peaux fortes
reposées