Peur – Christophe Sanchez

sous-les-tremblements-de-ta-terre-let**[Un écho
à cette vie imprévisible
de la terre
qui fait trembler
ces jours de fin d’octobre
les pieds
ce ceux qui foulent
celle-ci*]

*


« Peur« 

poème de Christophe Sanchez

sous-les-tremblements-de-ta-terre-letex

Christophe Sanchez en ses murs
(percés d’ouvertures multiples)

* Dans le même temps (il y a deux jours) sur des terres secouées elles aussi périodiquement de « blessures »


Sous les tremblements
De ta terre blessée
Où l’ombre git sur le pavé
Ton corps chu sur des corps
A peur

*

[Almanach] Christophe Sanchez …

[On pourrait voir dans cette « histoire de rien » comme il l’a taguée, comme l’annonce de la série qu’il a intitulée, 5 ans plus tard, « les gens ».
Même mélange de distance et de proximité, même tendresse,
et ce climat où la couleur de la vie le dispute au noir et blanc de …]

Lundi 23 mai 2011,
Christophe Sanchez, sur son blog « Fut-il.net »
donnait
« À la traîne« 

A LA TRAÎNE VOILÀ COMME ELLE SE SENT-letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage et l’image  chez Christophe Sanchez 

 


Proposition de lecture


Écrasée sur son lit, tout son poids en fatigue sur les ressorts usés, elle jette un regard vide sur le plafond. Tant d’années écoulées sur cette couche, ce lit conjugal toujours tiré aux quatre points carrés. Sa main effleure le dessus de lit en satin beige, elle se souvient des peaux coulées, de la douceur des nuits défuntes. Sa tête enfouie dans le traversin moelleux, des bourrelets acouphènes aux oreilles et la mélancolie de ses cheveux gris qui tombe dans les creux.

En face, pendu à un clou, fixé avec soin par une cheville plastique pour ne pas abîmer le placoplâtre, un cadre au liseré bordeaux assorti au rideau et à l’intérieur, sauvegardés par un verre poli, deux personnages fixés sur une photo nette et propre : un homme heureux au costume cravate impeccable, une rose à la boutonnière et le sourire d’une naïve en robe blanche à l’interminable traîne de nacre.

A la traîne, voilà comme elle se sent, à cet instant, à la traîne de ce cliché sans émotion. Sur son lit, sur le mur, sa vie, une vie filtrée jusqu’à la lie, l’image d’Épinal en grimoire, des pages cornées jamais reprises et un goût âpre de sépia dans la bouche.

Elle répond lentement – CHRISTOPHE SANCHEZ

(Phrase qui mérite elle aussi d’être lue lentement)

ELLE A ECRIT SUR LE MIROIR - letcr1-exp2

« Elle répond lentement »
texte que Christophe Sanchez
a déposé sur son site FUT-IL.NET

 

Parcours de lecture

ELLE A ECRIT SUR LE MIROIR - sr1

En clair

ELLE A ECRIT SUR LE MIROIR - txt0r

Christophe Sanchez en ses murs
(percés d’ouvertures multiples)


Elle a écrit sur le miroir dans une encre parme jaillie de ses lèvres et tous les jours, mon reflet l’embrasse.

d’ici là N°7 – (Pierre Ménard) – Christophe Sanchez – TEMPS ÉLASTIQUE –


                                        « Il…
NE PARLE PLUS - letc1

Une lecture plus lente
NE PARLE PLUS - let1

Extrait de la revue « d’ici là N°7 »
de Pierre Ménard
Thème de ce numéro « Le temps« 

Texte de Christophe Sanchez
« Temps élastique »

parcours de lecture

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En clair

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les TAGS
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Il ne parle plus, reste en boule, expie le temps, ce temps qu’il voudrait élastique.

Emoticônes – Christophe Sanchez

Lire de Christophe Sanchez
cette émotion qui traverse le temps, l’espace … les corps (sur fut-il.net)

Emoticônes

(extrait)

LE SILENCE EST MORT A AINSI TRAVERSER LE TEMPS-let

LE SILENCE EST MORT A AINSI TRAVERSER LE TEMPS-s

Christophe me dit qu’il ne parvient pas à lire ce mot lié
et y retrouver son texte.

Il doit posséder
comme d’autres parmi nous
une précieuse qualité qui est incompatible avec
cette contrainte imposée ici
à l’oeil et à la main qui s’y cache.

Surtout
ne pas insister
j’ai tellement d’élèves en classe
dont d’autres qualités ont été écrasées
par exemple par l’apprentissage de l’abstraction pure
incompatible avec la perception forte de la réalité et … des émotions dont le texte évoqué parle « en ligne »
et qu’on aurait du préserver de cette « connaissance » destructrice pour eux.

Alors, à regarder l’espace gorgé de lettres
il reste
tout de même, peut-être
un trouble
(que j’ai parfois moi même)
lorsque les mots sont ainsi entremêlés et
pour un temps
(pour toujours)
délicieusement (?) libre, flottant dans un sens élargi
qui ne touche au contexte que par instant
lorsque la perception crée le contact-rebond.