L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – Mise au point ou « Le Casse Dogme »

[Le Grand Jeu n’est pas un courant littéraire.

Ici, presque une
mise au … poing.]


Le 12 Juillet 1929 ,
(à moins d’une erreur de ma part)

dans son recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
René Daumal

écrivait
<<Mise au point ou « Le Casse Dogme« >>
rédigé avec Roger-Gilbert Lecomte


[notes personnelles en rapport avec ce texte
que de nos jours René Daumal n’aurait certainement pas écrit
mais crié sur les places ou murmuré dans les hall de gare ou à l’entrée des stades

Le réel n’est pas où on … le pense en concept, en dogme, en principes
il n’est pas où ON le … conçoit
ces lieux où ON le … trahit
et qu’on se doit
non pas de dénoncer (encore des mots …)
mais d’aider à aller au bout de leur destin
(éventuellement en en accélérant le cours)
celui de toute chose morte
l’érosion naturelle … jusqu’au sable.]

 CE QUI JAILLIRA DE CE BEAU MASSACRE-letcr1-exp

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Le texte (au format pdf) L’évidence absurde – Mise au point ou casse-dogme- René Daumal Roger-Gilbert Lecomte–


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Mise au point ou casse-dogme

Si le Grand jeu a voulu qu’en le regardant les hommes se trouvassent enfin en face d’eux-mêmes

CE FUT POUR FAIRE LEUR DESESPOIR.

Et aussitôt ceux qu’on retrouve toujours en pareille circonstance de fonder des espoirs (d’ordre  » littéraire « , n’est-ce pas ?) sur le Grand Jeu. Cela s’appelle peut-être rendre le bien pour le mal. Ce serait du vaudeville, si ce n’était dégoutant.
Au moins la majorité est-elle d’accord, avec la plus entière mauvaise foi, pour faire semblant de croire qu’il s’agit en somme de distractions intellectuelles.
Mais oui, faces de coton, nous inventerons pour vous distraire des sophismes qui rendent boiteux, des cercles vicieux d’où l’on sort sans tête, des petites constructions de l’esprit — si ahurissantes ! — monstres de feutre branlant sur leurs pieds de cervelle, et même des oiseaux dont la queue en forme de lyre… (voir plus loin ce que nous pensons de l’Art).
Rira jaune qui rira le dernier.
Pour nous ôter le souci d’avoir encore, à l’avenir, à rectifier par des paroles de tels malentendus, une fois pour toutes nous précisons :
Que nous n’espérons rien;
Que nous n’avons aucune  » aspiration  » mais plutôt des expirations;
Que, techniciens du désespoir, nous pratiquons la déception systématique, dont les procédés connus de nous sont assez nombreux pour être souvent inattendus;
Que notre but ne s’appelle pas l’Idéal, mais qu’il ne s’appelle pas;
Qu’il ne faut pas faire passer notre frénésie pour de l’enthousiasme. (Non, Madame, ce n’est pas beau, la jeunesse.)
Que si, comme on l’a finement remarqué, nous sommes dogmatiques, notre seul dogme est

LE CASSE-DOGME.

Notez-donc : DÉFINITION : << … Le Grand Jeu est entièrement et systématiquement destructeur… >>
Maintenant nous faisons rapidement remarquer que le sens commun se fait du verbe détruire un obscur concept dont la seule exposition démontre le caractère absurde (fabriquer du néant en pilonnant quelque chose). Destruction, bien sûr, ne peut être qu’un aspect de transformation, dont un autre aspect est création. (Parallèlement, il faut enlever au mot créer son absurde schéma : fabriquer quelque chose avec du néant.) Bon. Il fallait bien en finir avec ces enfantillages.

Nous sommes résolus à tout, prêts à tout engager de nous-mêmes pour, selon les occasions, saccager, détériorer, déprécier ou faire sauter tout l’édifice social, fracasser toute gangue morale, pour ruiner toute confiancce en soi, et pour abattre ce colosse à tête de crétin qui représente la science occidentale accumulée par trente siècles d’expériences dans le vide : sans doute parce que cette pensée discursive et antimythique voue ses fruits à la pourriture en persistant à vouloir vivre pour elle-mêm et par elle-même alors qu’elle tire la langue entre quelques dogmes étrangleurs.
Ce qui jaillira de ce beau massacre pourrait bien être plus réel et tangible qu’on ne croit, une statue du vide qui se met en marche, bloc de lumière pleine. Une lumière inconnue trouera les fronts, un oeil mortel, une lumière unique, celle qui signifie: « non! »; s’il est vrai que nier absolument le particulier, c’est affirmer l’universel, ces deux points de vue sur le même acte étant aussi vrais l’un que l’autre, puisqu’ils sont pris sur la même réalité 1.
Cette réalité, qui n’est rien de formel, est essence en acte: conscience qui affirme et nie. L’essence universelle de la pensée est donc la négation ne peut être une. Et par elle seule les formes apparaissent; elles ne sont rejetées à l’existence distincte que par cet acte unique de la conscience qui les nie être elle-même. (Voilà – changeons un peu – pour que l’on puisse fonder des espoirs sur notre philosophie.)
Si les dogmes sont des formes de la pensée, la pensée universelle, qui est la vérité de tous les dogmes, est une négation de tous les dogmes. Et nécessairement notre pensée, qui veut être la pensée, doit remplir une fonction de casse-dogmes.
Cette fonction présente deux aspects:
1. Elle est destructrice dans le domaine des formes: aucun dogme ne peut échapper à sa critique. Et cette menace n’est pas vaine, car nous sommes entourés d’hommes qui veulent saisir la vérité dans une forme en ne tenant que la forme. Un tel homme, en nous approchant, risque sa vie. Nous avons tout lieu en effet de supposer que le dogme qu’il affirme est lié aux formes des fonctions vitales. (Elles sont communes à tous les hommes; par une erreur fréquente, on les croit universelles alors qu’elles sont seulement générales; il y a donc beaucoup de chances pour que le dogme soit fondé sur des fondements vitaux qui, plus que toute autre chose, peuvent être les fantômes de l’universel.) Notre fonction de casse-dogme s’attaquera par conséquent aux formes et à l’organisation de la vie humaine, lorsqu’il nous faudra faire apparaître le caractère relatif des formes de pensée qui sont leurs simples reflets.
2. Le second aspect du Casse-Dogme n’est plus Dogme mais Casse et ne regarde que

SOI-MÊME.

Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal.

 

1. Comme il nous est arrivé de désigner par le mot Dieu la réalité absolue et que nous ne voulons pas nous priver d’un mot sous prétexte qu’on en a fait les plus tristes usages, que ceci soit bien entendu: Dieu est cet état limite de toute conscience, qui est La Conscience se saisissant elle-même sans le secours d’une individualité, ou, si l’on veut, sans s’offrir aucun objet particulier.

 

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 5

[pas d’idée sans acte … ne serait-ce que dans un esprit.]


« l’essence du poème, …

 C EST LA PENSÉE DU POÈTE - letcr1-exp

 

 

Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Extrême exigence de René Daumal et du Grand Jeu
concernant le rôle de la critique
une position qui serait de nos jours très

critiquée

Exigence absolue
L’esprit suit le corps
avec au passage
une pichenette
à Paul Claudel.

—–

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D’une deuxième façon on veut chercher la détermination du poème en lui-même, dans son sens ; non plus dans sa matière, mais dans son idée. Or aucune idée n’est réelle sinon en acte dans un esprit : l’essence du poème, c’est la pensée du poète dans sa pure unité, qui, pénétrant et animant le multiple langage, donne aux mots leur sens. Cet acte créateur, libre par origine, impose sa loi au chaos verbal présenté par le mécanisme de la voix ou de l’écriture. La nécessité du poème sera donc prouvée si le critique reconnait la pensée du poète comme en soi identique à la sienne propre et à la pensée universelle parlant par un organe particulier.
Autrement dit, et sans remonter jusqu’à cette source suprême, comme le savant cherche dans ce qui change ce qui ne change pas, et par cette enquête forme des lois, ainsi dans la mouvante diversité des mots le critique poursuivra l’identique. Or, chercher la loi unissant les membres épars d’une parole, c’est travailler à constituer une doctrine. Cette tâche ne se peut sans un schéma originel, une anticipation de la doctrine, un dogme. La critique établira donc la nécessité interne d’une oeuvre en rattachant la pensée de l’auteur à une doctrine préconçue.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 4

[Le critique en poésie est-il celui qui expose ses valeurs ?]


VOILÀ DEUX OPINIONS ET - letcr1-exp

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VOILÀ DEUX OPINIONS ET - letcr0


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Extrême exigence de René Daumal et du Grand Jeu
concernant le rôle de la critique
une position qui serait de nos jours très

critiquée

Un coup d’épée
dans le sac de sable
qui sert de ventre
aux bavards
à style.

—–

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Quant aux critiques proprement dits, j’en trouve deux grandes catégories ; les premiers jugent le poète avec toujours la supposition sous-entendue qu’il écrivité librement son œuvre, choisissant telle expression plutôt que telle autre au nom de principes esthétiques, moraux ou logiques, les mêmes qui servent au critique à juger le poème. Les seconds tentent d’expliquer ou de justifier l’oeuvre en la montrant clairement déterminée.
Ce que j’ai dit plus haut de la critique en général condamne les premiers ; ils jugent le poème selon des préjugés propres à eux, qu’ils prêtent arbitrairement au poète. Préjugés esthétiques : « comme le Bateau Ivre est beau ! quelle maîtrise du rythme et du vocabulaire ! quelle science des sonorités ! … » ou : « comme les Illuminations sont laides ! quel manque de composition ! quelle méconnaissance de la vraie beauté !… »
Voilà deux opinions – et l’on en a exprimé certes de plus stupides – aussi tristement bêtes l’une que l’autre.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 3

[Rien n’est épargné dans cette première partie du texte qui se donne comme but (mission) de définir la Critique avec un grand C. Détruire l’inutile est aussi de son devoir (!?)]


CETTE JUSTIFICATION D UNE OEUVRE - letcr1-exp

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CETTE JUSTIFICATION D UNE OEUVRE - letcr1


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Extrême exigence de René Daumal et du Grand Jeu
concernant le rôle de la critique
une position qui serait de nos jours très

critiquée

Point de « départ » bien nécessaire pourtant
que cette révolte à propos du traitement qui est fait
du Verbe, notamment.
Un peu excessif peut-être

mais ça réveille !
(bis))

—–

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Cette justification d’une œuvre ne peut pas être une plus ou moins vague approbation ; elle doit être une stricte démonstration de la nécessité externe et interne de l’œuvre. Justifier l’œuvre, c’est établir qu’elle est justement placée parmi les choses extérieures là où elle doit être, et qu’intérieurement toutes ses parties sont justement placées les unes par rapport aux autres telles qu’elles doivent l’être ; c’est prouver qu’elle est nécessaire parce que déterminée, dans sa nature organique, du dehors et du dedans.
Je vois maintenant que nommer ce travail une critique, au sens philosophique du terme, n’est pas abuser du langage, et que ce sont les autres qui se trompent, qui appellent ainsi les plus stériles bavardages.
J’ai dit que justifier seulement une œuvre c’était la glorifier : mais ne voyez-vous pas qu’après l’examen critique sévèrement fait de la façon que je viens de le définir, il ne resterait qu’une goutte d’eau pure de tout l’océan littéraire, ce royaume du plus vain caprice où tous les esprits faciles du siècle nagent leur nage de parasites ; qu’une goutte d’eau pure, oui, mais intensément grosse du déluge.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 1

[En fin du préambule à cet article, qui n’a rien perdu de son actualité, René Daumal, donne un avertissement propre à fâcher davantage celui qui ne le comprendra pas, et à se gagner la sympathie de ceux qui ne se sentiront pas concernés.
Aucun doute, nous sommes bien là au cœur du GRAND JEU]


 

« Si ma pensée sous son apparence abstraite…

ÉTAIT COMPRISE PAR LES DÉFENSEURS - letcr2-exp

 

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ÉTAIT COMPRISE PAR LES DÉFENSEURS - letcr1-exp


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Dernière phrase d’une préface
saignante.
La franchise sauvage et fine
de ces couteaux là
manquent terriblement à notre siècle.)

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Cette rapide esquisse ne prétend à rien de moins qu’à établir les fondement d’une critique appliquée à la poésie.
La tâche était indispensable. Elle ne suffit pas. La condamnation qu’elle porte sur la plupart des soi-disant critiques et sur les modes de vie et de pensée les plus respectés de nos contemporains doit être complétée par des attaques concrêtes. Mais ceux qui m’entourent, ceux avec qui je mène ce combat n’auront pas, j’en suis sûr, oublié les flêches empoisonnées.
Aujourd’hui je leur apporte l’art de viser. J’ajoute que si ma pensée, sous son apparence abstraite, était comprise par les défenseurs de l’ordre, j’encourrais une bien moins dangereuse fureur de leur part en leur crachant à la figure.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE QUELQUES SCULPTURES SAUVAGES – 2

[Le Grand Jeu renverse le regard
que l’on peut porter sur le masque africain.]

À COMBIEN DE DÉLUGES - letcr1- exp

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Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE QUELQUES SCULPTURES DE SAUVAGES »

(On pourra rapprocher ce titre un tantinet provocateur
de la définition vue précédemment
de la « race cuivrée » et
de la civilisation « sauvage »

—–

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Nous ne les montrons pas comme des oeuvres d’art, ni comme des joujoux, ni comme des grigris, ni comme des tire-sous, ni comme des attrape-nigauds; nous les montrons tout au plus comme des grands-pères. Vous croyez peut-être qu’ils sont beaux, les bonshommes, vous croyez peut-être qu’ils sont drôles, et qu’ils ont le génie et la fraîcheur de la jeunesse et le charme si particulier (tatsim!tatsim!) des « peuples-enfants », et bien au goût du jour, pas vrai, morveux de la cervelle, civilisés, mais regardez-les, ces bouts de bois, ils se foutent de vous.
Si vous saviez à combien de déluges d’eau, de vent, de feu ils ont survécu avec leur rire d’au-delà toutes les voûtes crâniennes et célestes, qui est de chaque instant, qui est de chaque battement de ta tempe, monsieur, rire au fil de rasoir au ras de l’artère gonflée de ton sale sang de fausse brute! Et leur âge, sans mémoire, cette éternité immédiate, ah! non, pas celle-là qui s’étend comme un caoutchouc abstrait plus loin que le fantôme Extrait de la publication de quelques sculptures sauvages demain, plus loin que le fantôme hier, pas ces fumisteries métaphysiques où l’occidental crétinisé croit avoir hérité de solides racines dans le sein de son Dieu le père l’absence on n’a pas fini de s’y tromper, il ne s’agit pas de consolations faciles (à quoi ? à soi) non, mais l’éternité du moindre mouvement grotesque ou tragique, épouvanté ou douloureux de la brute humaine que tu es, qu’il faut transformer avec la claire conscience d’être où tu es, et non pas où tu vas, ni d’où tu viens.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE QUELQUES SCULPTURES SAUVAGES – 1

[Le Grand Jeu se démarque du surréalisme
à propos de l’Art Nègre.]

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Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE QUELQUES SCULPTURES DE SAUVAGES »

(On pourra rapprocher ce titre un tantinet provocateur
de la définition vue précédemment
de la « race cuivrée » et
de la civilisation « sauvage »

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Prenez garde un peu ici. Les « objets nègres » sont à la mode.
(Pendant ce temps, les auteurs de ces petites choses si recherchées crèvent par milliers sur les ballasts de voies ferrées, étouffent écrasés sous quelques mètres d’eau pour des perles indifférentes, tués et torturés par les méthodes capitalistes de « rationalisation » le profil créé par ces méthodes permetà quelques uns d’acheter et de collectionner les oeuvres des « primitifs» et voilà un cercle bouclé, dont on ne sortira qu’à coups de marteau.)