Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 29 – Jambe et Tête

Se servir de ses jambes et de sa tête … et Giono dit bien, les jambes avant la tête, tout comme Tommaso Campanella aurait recommandé en premier lieu de questionner nos sens, première nourriture de notre esprit, sans laquelle notre pensée est hors-sol.
(Et on sait ce que le fils de l’Olympe fait au fils de la Terre, lorsqu’il peut lui faire quitter les pieds du sol)


« Je préfère vivre. Je préfère vivre et tuer la guerre, et tuer l’état capitaliste. Je préfère m’occuper de mon propre bonheur.

Je ne veux pas me sacrifier. Je n’ai besoin du sacrifice de personne. Je refuse de me sacrifier pour qui que ce soit.

Je ne veux me sacrifier qu’à mon bonheur et au bonheur des autres.

Je refuse les conseils des, gouvernants de l’état capitaliste, des professeurs de l’état capitaliste, des poètes, des philosophes de l’état capitaliste. Ne vous dérangez pas. Je sais où c’est. …

JNPgi-29-MON PÈRE ET MA MÈRE-le-i

F                                                                 S

Ecologica (2005) page 14 – André Gorz

André Gorz

 

André Gorz lie totalement le mode de production et donc de consommation de l’homme à la question de la sauvegarde de son environnement.

 

 


« L’écologie n’a toute sa charge critique et éthique que si les dévastations de la Terre, la destruction des bases naturelles de la vie sont comprises comme les conséquences d’un mode de production ; et que ce mode de production … »

EXIGE LA MAXIMISATION-letima

 


Écologica pages 14­15 (2005)
Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain vers 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50% au moins dans les huit années à venir, mais que les gens
étaient bien incapables de définir de quoi seraient faits leur 50% de consommation supplémentaire. Il appartenait aux experts en publicité et en marketing de susciter des besoins, des désirs, des fantasmes nouveaux chez les consommateurs, de charger les
marchandises même les plus triviales de symboles qui en augmenteraient la demande. Le capitalisme avait besoin que les gens aient de plus grands besoins. Bien mieux : il devait pouvoir façonner et développer ces besoins de la façon la plus rentable pour lui,
en incorporant un maximum de superflu dans le nécessaire, en accélérant l’obsolescence des produits, en réduisant leur durabilité, en obligeant les plus petits besoins à se satisfaire par la plus grande consommation possible, en éliminant les consommations et
services collectifs (trams et trains par exemple) pour leur substituer des consommations individuelles. Il faut que la consommation soit individualisée et privée pour pouvoir être soumise aux intérêts du capital.

En partant de la critique du capitalisme, on arrive donc immanquablement à l’écologie politique qui, avec son indispensable théorie critique des besoins, conduit en retour à approfondir et radicaliser encore la critique du capitalisme. Je ne dirais donc pas qu’il y a une morale de l’écologie, mais plutôt que l’exigence éthique d’émancipation du sujet implique la critique théorique et pratique du capitalisme, de laquelle l’écologie politique est une dimension essentielle. Si l’on part en revanche de l’impératif écologique, on peut aussi bien arriver à un anticapitalisme radical qu’à un pétainisme vert, à un écofascisme ou à un communautarisme naturaliste. L’écologie n’a toute sa charge critique et éthique que si les dévastations de la Terre, la destruction
des bases naturelles de la vie sont comprises comme les conséquences d’un mode de production ; et que ce mode de production exige la maximisation des rendements et recourt à des techniques qui violent les équilibres biologiques. Je tiens donc que la
critique des techniques dans lesquelles la domination sur les hommes et sur la nature s’incarne est une des dimensions essentielles d’une éthique de la libération.

[Almanach] naissance des éditions Qazaq – … Zakane

[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]

Zakane
donne
« L’heure heureuse« 

Samedi 18 Juillet 2015

[L’oeil peut tout.]
J AI BESOIN DE VOS CHAIRS-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte


La présentation du recueil par Jan Doets sur le site « des cosaques des frontières »
L’heure heureuse : l’auteur Zakane a rejoint Éditions QazaQ – et des autres bonnes nouvelles


Les mots de Zakane


Proposition de lecture


je fume
mon café fume
et je vous regarde

il y a de la beauté en vous
sous la couche des peurs

je connais vos désirs
je suis passé
moi aussi
par cette transe
cette envie folle
de vous voir nu(e)s

vous voir
même sous votre peau
voir vos ruisseaux et vos torrents
votre fleuve de sang

j’ai décelé parfois
l’émoi et le sourire
le partage fugace
de cet écrin ouvert

l’espace d’un coup d’ailes

mais votre ombre
toujours

ce fantôme
qui porte un nom
un avatar
et qui jette des mots
des orthographes qui semblent réunir
mais qui n’y parviennent pas

ce fantôme
qui colle des photos
des images troublantes
oubliées
aussitôt qu’elles sont vues

j’ai connu cette vitesse lente
attente fébrile
de l’acquiescement

le compte n’y est pas
j’ai besoin de vos chairs
j’ai besoin
dans ma main
de soupeser la terre
détresser les cheveux
et puis manger les fleurs

je retourne au soleil
au silence du vent
et aux chants des oiseaux

[Almanach] Véronique Vassiliou …

[Le corps doit obéir

mais parfois ça dérape.]

Lundi 11 Juin 2012
Les éditions publie.net donnaient
Movies de Véronique Vassiliou

SENTIR LE SOL SOUS LES PIEDS-letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait complet

Proposition de lecture :


Sentir le sol sous les pieds nus. Penser à la terre. Sous la plante. Se dresser sur la pointe.  Les orteils fléchissent. Toucher le sol du talon. Talon, pointe. Talon, pointe. Talon, pointe. Respirer. Talon, pointe. Talon, pointe. Talon, pointe. Respirer. Talon, pointe. Talon, pointe. Talon, pointe. Respirer.

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Dans la chambre – SERGE MARCEL ROCHE –

[version au titre corrigé – Merci à Eric Schulthess
qui n’a visiblement pas une vie de lézard (sourire)²]


Journal de la brousse endormie - couverture

Serge Marcel Roche apprivoise nos esprits d’une phrase douce et puissante (à lire impérativement à haute voix) qui peu à peu nous fait pénétrer ce monde où il a choisi de vivre pour en partager les senteurs et les couleurs aussi vives que la flamme qu’on devine sans ses yeux.

À propos de ses poèmes* il dit :

(*Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - letcr1-exp
       

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« La chambre »

Itinéraire de lecture

LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - sr

En clair

LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - txt0r

 Un extrait plus long
LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - txt1r

Proposition de lecture de ce passage

Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant



Dans la chambre, le décor est une moustiquaire. Lui, rêve de murs blancs, d’une case au bord de la rivière, d’une pile de livres à terre pour franchir le jour, passer d’une rive à l’autre dans l’esprit, revenir à la nuit, dormir à la frontière. Il cherche la forme de sa vie, pour n’avoir pas sans cesse à fuir l’inconcevable présent, l’impossible destin, le parti pris du monde qui lui fut imposé. La mise en terre de toute naissance.

HYMNE DE L’UNIVERS – PIERRE TEILHARD DE CHARDIN – 3

[Il serait dommage que ces propos soient disqualifiés
parce que celui qui les tient semble être / est
un mystique.
Ecrire de temps en temps
maladroitement de l’autre main
rééquilibre l’être.]


« Le soleil vient d’illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient.
Une fois de plus, ….
 SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - letc1-exp

    

Extrait de l’essai « Hymne de l’univers»
de Pierre Teilhard de Chardin

 —

Parcours de lecture

SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - s

En clair

SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - txt0

Un extrait plus long

SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - txt1


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Le soleil vient d’illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s’éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur.
Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd’hui broyés.

beloumbeloum* – contes de l’équateur – « tremblor » – JAN DOETS -4

Rectifié
[je ne sais ce qui avait mangé
l’image]


Jan Doets de son territoire où il abrite les cosaques des frontières, évoque les terres qu’il connait bien pour y avoir vécu, et leurs habitants dont il a reçu une part de la mémoire en partage.
L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ  ici

*beloumbeloum délicieux pluriel (peut-on être moins numérique ?) de beloum


[La terre est vivante]

 ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - letcr1-exp

                         —                            

Extrait du recueil
«beloumbeloum – contes de l’équateur »
de Jan Doets

Itinéraire de lecture

ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - sr

En clair  sur babelio

ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - txt0r

Un extrait plus long

ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - txt1r


Merci de signaler une erreur 


Un jour, alors que nous descendions une allée, nous entendîmes un bruissement dans les palmiers. Il n’était pas causé par le vent mais par un temblor, un léger tremblement de terre qui secoue les arbres. Ici, il y a des petits tremblements de terre chaque jour, comme partout le long des Andes.