L’hôpital 5 – Anna Jouy

Amazone des cosaques des frontières qu’héberge en ses terres JAN DOETS*
Anna Jouy écrit … depuis sa chambre d’hôpital.

Elle y dit, avec humour et pourtant tout le poids du lieu, du temps … et du reste.


« Dring. Voici le paralytique, sautant et galopant entre les chaises du salon, voici le rire d’une joie de bonbon rigolette, voici un teint jaune et cireux, passant au rose. Un coup de sonnette encore, la fenêtre s’ouvre, la chambre s’aère. Le plateau repas entre, il sort. L’eau du bain clapote dans la vasque. Un coup de sonnette, vous êtes sur le pot, le suivant on vous lange, vous talque, vous crème les omoplates.

LA SONNETTE C EST LA ZAPETTE-letex

Elle pendouille au-dessus de ma tronche comme une fleur du bonheur assortie d’une veilleuse angélique. »

(solution)

[*Qui nous rassure sur la santé d’Anna ici]


 

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L’hôpital 4 – Anna Jouy

Suite des « aventures » d’Anna Jouy
déposées en les territoires accueillants de JAN DOETS

Elle évoque ici « l’heure de la douche. »

« Voici l’heure de la douche. Une seule heure pour cinq douches et un nid d’une centaine d’estropiés de l’hygiène en sus,… 

Je suis …


Après, dans mon radeau-lit, je … »

(solution)


 

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L’hôpital 1 – Anna Jouy

En les territoires accueillants de JAN DOETS
Anna Jouy.

Elle y dit, avec humour et pourtant tout le poids du lieu … et du reste

« Les heures se comptent en pilules. La rose, la verte, la tricolore, l’obus blanc. Un éventail de bonbons,… 

VOUS DORMEZ BIEN - ME QUESTIONNENT-ILS TOUT EN TORPILLANT MON REPOS DE LEUR ANGOISSE PROFESSIONNELLE-letex


le dentier enfoncé dans la poche de sa robe de chambre.

En plus elle m’appelle Suzanna !

(solution)


 

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Un peu de « Là où la vie patiente » de Anna Jouy

ELLE NE SAIT PAS-letexx

 


L’image est d’Anna Jouy
Sa vue m’a immédiatement transportée dans ce passage de
« La où la vie patiente »
que le site de Jan Doets (les cosaques des frontières)
a publié récemment sous le titre
 » Leçon de lecture  »
—–


Qui n’a pas vécu ces trous
ces absences
(ou trop grande présence à autre chose
un ailleurs plus vaste, plus libre, plus bleu, plus flou, moutonneux)
face à la question du maître

ELLE NE SAIT PAS-letex

(Heureux celui qui dans ces instants gris et menaçant
parvient à fuir … là )

—–

Les autres extraits du roman d’Anna

Tous les arbres sont dans l’armoire

La coiffeuse

Les escaliers, la chambre sous le toit

C’est le pays des arbres

Le facteur

Du bruit et ces silences

Le grand amour

Le mort

Leçon de lecture


ELLE NE SAIT PAS-scliquer


Elle sait compter, elle sait écrire, elle sait qui est Charles le Téméraire et Louis XI, les noms de pays tout autour. Elle sait bien sûr. Mais où donc se trouve la page 17 de la bible, ça, elle l’ignore. Elle ne sait pas. Les chiffres se dérobent soudain quand la voix âpre de cette institutrice vieille et si austère lui réclame d’ouvrir le livre à un endroit introuvable.

sans sommeil avec la cloche au loin –


seul-je-songe-au-vieux-pays-lett*

*

[Insomnie qui
fait écho
à d’autres]

*

 


seul-je-songe-au-vieux-pays-letexx

Sur site des cosaques des frontières (Jan Doets)
Anh Mat, L’apatride à donné le texte de Wei Ying wu

sans sommeil avec la cloche au loin

seul-je-songe-au-vieux-pays-imm

 


Anh Mat a publié
aux éditions Qazaq  Cartes Postales de la Chine ancienne

et aux éditions Publie.net  Monsieur M

 



seul je songe au vieux pays de Chin
sans sommeil avec la cloche au loin

Là où la vie patiente – Anna Jouy – [nouvelle publication aux éditions Qazaq]

IL EST BON DE LAISSER-let

[Roman autobiographique

écriture singulière
et pourtant
présence multiple]


« Là où la vie patiente »
ouvre une nouvelle collection
aux éditions Qazaq
(dont les yeux attentifs auront vu la déclinaison graphique
présente et future sur la couverture)
la collection « Ardoise« 

IL EST BON DE LAISSER-lex1

(à cliquer pour le parcours de lecture)

Disponible en format numérique
(pdf ou epub)
ici 

Jan Doets présente l’oeuvre
sur son refuge des « Cosaques des frontières »
ici


Encore une fois, en rentrant du travail, je me surprends à parler toute seule. Je me fais penser à ces faneurs qui épandaient leur foin à la fourche. Ici, je brasse, j’ébroue, je secoue le silence. Je veux rendre la maison, écrasée sous le vide d’une journée, bavarde et vivante. Je le fais systématiquement. Peut-être qu’en parlant ainsi, j’essaie d’écarter l’épaisseur de l’absence qui s’accumule entre les pièces? Peut-être, est-ce aussi l’idée que malgré tout, quelques âmes encore traînent ici et qu’il est bon de laisser entendre aux fantômes que je suis de retour? Quand je rentre chez moi, après le travail, je n’existe plus pour personne. Alors, il me devient comme indispensable de me faire écho. Je parle et je jette l’ancre dans le quotidien d’un endroit qui est le témoin unique et muet de mon existence.
Ma vie est banale. J’ai peu d’estime pour elle et quand j’y réfléchis, j’ai le sentiment d’une longue plainte désagréable et que ma réalité est écœurante de riens et de petitesses. Me raconter ma journée, me houspiller ou me consoler, me venger ou me louer, ce sont les grandes vertus de cette parole qui s’échappe de moi sans contrôle. Peut-être que je crois ainsi donner à ma vie une consistance?