Vers une redéfinition de l’intelligence …

*

L’école a toujours su
fabriquer des robots.

Avant même que les veaux
ne soient élevés en batterie
les petits d’homme l’étaient.

L ORDINATEUR CHAMPION DE LA SIMULATION-letexx

Mais la matière morte
est  bien plus adaptée
que la chair animale
à la réalisation d’entités
propres à obéir aux programmes
et à les approvisionner
en ces colossales quantités de nombres
nécessaires à leur fonctionnement.

A présent
(ou dans un futur proche)
que va t-on faire des hommes ?
Quelle place leur restera-t-il  sur Terre ?

Comment les parents pourront-ils
léguer à leur progéniture
ce qu’ils ont hérité de liberté ?

*

L ORDINATEUR CHAMPION DE LA SIMULATION-letex

?

L ORDINATEUR CHAMPION DE LA SIMULATION-s
(à cliquer)

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Peut-être lui faut-il rebrousser le chemin
qu’a emprunté, contraint et forcé
LE COEUR CERF
(de Giono)

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Il était beau avec ses artères et ses veines qui jaillissaient
de lui comme les ramures jaillissent d’un cerf.

Le serpent d’étoiles – Jean Giono – [silence et murs]

*

*

des-flaques-de-silence-inv[Comme le premier Giono
était beau
par la suite
et c’est grand dommage
il lui a bien fallu modérer
la force des mots*]
*


des-flaques-de-silence-letex

Le Serpent d’étoiles
Jean Giono

page 13

 

* Tout comme André Dhôtel a du le faire après « Campements » sous les conseils appuyés de Jean Paulhan.

__________

Là, le chèvrefeuille des maisons bougeait à peine, des flaques de silence et d’ombre dormaient dans la courbe des murs. C’était de plain-pied l’au delà du vent : un pays où il faut toujours se méfier.

 

[Almanach] Jean Giono …

[Pour beaucoup de ses lecteurs, un des plus beaux romans de « la première période »]

Vendredi 1 Juin 1934
La Nouvelle Revue Française en son n°249
donnait en Marcel Arland une critique du roman de Jean Giono
« Le chant du monde »
Paru un mois plus tôt chez Gallimard
LOIN LÀ BAS DANS LES COMBES -letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier

Proposition de lecture


Loin, là-bas, dans les combes des collines, les oiseaux ne pouvaient pas dormir. Ils venaient écouter le fleuve. Ils le passaient en silence, à peine comme de la neige qui glisse. Dès qu’ils avaient senti l’odeur étrangère des mousses de l’autre côté, ils revenaient en claquant éperdument des ailes. Ils s’abattaient dans les frênes tous ensemble, comme un filet qu’on jette à l’eau. Cet automne dès son début sentait la vieille mousse. De l’autre côté du fleuve on appela : –Antonio !
Antonio écouta.
– C’est toi, Matelot ?
– Oui, je veux te voir.
– Le gué a changé de place, cria Antonio.
– Je viens à cheval, dit le Matelot.
Et on l’entendit pousser à l’eau un gros tronc d’arbre.
– Il doit arriver à peu près aux osiers, pensa Antonio, avec ce nouveau détour du gué le courant doit se balancer par là.
– Oh ! cria Matelot.
Il était déjà arrivé.

LA FEMME DU BOULANGER – JEAN GIONO – 3

[La version de cette pièce qu’a produit Jean Giono est bien autre
que celle qu’a donnée Pagnol,
bien sur on nage dans l’invraisemblance , les gens simples y sont tous des poètes,
mais précisément !
c’est ainsi qu’on peut prétendre effleurer
peu importe le vrai
le sensible.]


IL NE CROIT PAS NI QU ELLE EST ICI - letcr1-exp

Extrait de la pièce de Théâtre « La femme du boulanger »
de Jean Giono


(sans image)

Parcours de lecture

IL NE CROIT PAS NI QU ELLE EST ICI - sr

En clair

IL NE CROIT PAS NI QU ELLE EST ICI - txt0r


Une proposition de lecture :


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Il ne croit pas, ni qu’elle est ici ni qu’elle est ailleurs, il sait qu’elle est quelque part. Ca lui suffit ; il la cherche.

COLLINE – JEAN GIONO – 14

Un livret
entièrement dédié à l’oeuvre de Jean Giono
(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
à redécouvrir en jeu)
Pour saluer Giono-couverture

[Qui penserait qu’il est ici question
d’un crapaud ?]

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - letc1-exp


(Nouveau ici ?
lecture plus facile avec
le lien entre les mots

A cliquer pour retourner )

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - letc1-sr

————–

Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - sr

 —-

En clair (sur babelio)

*

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - txt0r

Un extrait plus long

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - txt1r

  (Janet est à l’agonie
autour de lui
pour conjurer le sort
des histoires étranges
naissent sur les lèvres.
Ici il est question d’un crapaud)

_____________________

Pour agrandir une image
la cliquer


Merci de signaler une erreur 


« Le crapaud qui a fait sa maison dans le saule est sorti.
« Il a des mains d’homme et des yeux d’homme.
« C’est un homme qui a été puni.
« Il a fait sa maison dans le saule avec des feuilles et de la boue.
« Son ventre est plein de chenilles et c’est un homme.
« Il mange des chenilles, mais c’est un homme, n’y a qu’à regarder ses mains.
« Il les passe sur son ventre, ses petites mains, pour se tâter : C’est bien moi, c’est bien moi, qu’il se demande dans sa jugeote, et il pleure, quand il est bien sûr que c’est lui.
« Je l’ai vu pleurer. Ses yeux sont pareils à des grains de maïs et, à mesure que ses larmes coulent, il fait de la musique avec sa bouche.
« Un jour, je me suis dit : “Janet, qui sait ce qu’il a fait comme ça, pour avoir été puni, et qu’on lui ait laissé seulement ses mains et ses yeux ?”
« C’est des choses que le saule m’aurait dites si j’avais su parler comme lui. J’ai essayé. Rien à faire. Il est sourd comme un pot.
« Nous deux, avec le crapaud, ça est bien allé jusqu’à la Saint-Michel ; il venait au bord des herbes pour me regarder.
« Je lui disais : “Oh collègue. Et alors, quoi de neuf ?” Quand j’arrosais, il me suivait.
« Une fois, c’était la nuit, je l’ai entendu venir ; il se traînait dans la boue et il faisait clou, clou, avec sa bouche pour faire venir les vers.
« Ils sont venus en dansant du ventre et du dos. N’y avait un gros comme un boudin blanc tout pomponné de poils ; un autre qui semblait un mal de doigt.
« Le crapaud a mis ses pattes sur mes pieds.
« Ses petites mains froides sur mes pieds, j’aime pas ça. Il en avait pris l’habitude, le gaillard. Chaque fois que j’arrivais, j’avais beau me méfier, y posait toujours sa petite patte froide sur mes pieds nus.
« À la fin, j’en ai eu assez. Je l’ai eu juste au sortir de sa maison.
« Il cloucloutait doucement. Il tenait un ver noir et il le mangeait. Il avait du sang sur les dents ; du sang plein sa bouche et ses yeux de maïs pleuraient.
« Je me dis : “Janet, c’est pas de la nourriture de chrétien, ça, tu feras bonne œuvre…”
« Et je l’ai partagé d’un coup de bêche.
« Il fouillait la terre avec ses mains ; il mordait la terre avec ses dents rouges de sang. Il est resté là avec sa bouche pleine de terre et des larmes dans ses yeux de maïs… »

COLLINE – JEAN GIONO – 15

Un livret
entièrement dédié à l’oeuvre de Jean Giono
(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
à redécouvrir en jeu)
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[D’un jour à l’autre en ces collines
le temps change
et la rumeur aussi.]

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - letcr1-exp


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L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - letc1-sr

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - sr

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En clair

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - txt0r

Un extrait plus long

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - txt1r

  (Janet est à l’agonie
autour de lui
pour conjurer le sort
des histoires étranges
naissent sur les lèvres.
Ici il est question d’un crapaud)

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Hier encore, le ciel était l’arène du bruit ; des chars, des cavales aux sabots de fer y passaient dans un grondement de galop et des hennissements de colère.
Aujourd’hui, le silence. Le vent a dépassé la borne et court de l’autre côté de la terre.
Pas d’oiseaux.
Silence.
L’eau, elle-même, ne chante pas ; en écoutant bien, on entend quand même son pas furtif : elle glisse doucement, du pré à la venelle sur la pointe de ses petits pieds blancs.