Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 07

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes habilement engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.


Appel_au_poilu


« Il y avait aussi — je les oubliais mais ils sont très importants — les écrivains qui exaltaient l’héroïsme, l’égoïsme, la fierté, la dureté, l’honneur, le sport, l’orgueil. Des écrivains qui n’étaient pas tous vieux de corps, mais des jeunes aussi qui étaient devenus vieux par l’ambition et qui trahissaient la jeunesse par désir d’académie. Ou tout simplement qui trahissaient la jeunesse parce qu’ils avaient des âmes de traîtres et qu’ils ne pouvaient que trahir. Ceux-là ont retardé mon humanité. Je leur en veux surtout parce qu’ …

JNPgi-07- ILS ONT EMPÊCHÉ QUE-le-i1


(Plus facile)


(Solution)


LES BELLES LETTRES.
LETTRE D’UN TOUT JEUNE CONSCRIT.
A Madame Louise N., à X.
2 aout 1914.
Bonne et chère petite tante Lou, Le régiment part ce soir pour la guerre libératrice.
Où, je ne sais pas, mais cela n’a pas d’importance, puisque les Allemands y seront.
Hein ! quelle chance que, mes 18 ans révolus, j’aie contracté en avril un engagement volontaire !.
Il ne s’agit pas de cela. Le temps m’est compté et j’ai tous mes bouts de lettres d’adieu à écrire à toi, à maman et à Jean, qui sont en vacances à notre ferme des Chênerets. Il faut que je donne du courage à’ Jean. Pauvre petit frère, comme il va s’ennuyer ! Il a à peine 15 ans et devra regarder sans se battre.

Extrait de « Femmes et gosses héroïques » Paul D’Ivoi
Lettre imaginée par l’auteur pour concourir à « l’effort de guerre », à partir, dit-il, de ce qu’il a pu entendre ça et là.
Cette lettre est citée comme une correspondance réelle dans « Pour nos soldats : GUIDE DU POILU » de Charles Charton


 

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 06

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes habilement engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.


soldats près à l'assaut


« Il y avait là des professeurs tous les professeurs que j’avais eu depuis la classe de 6e, des magistrats de la République, des ministres, le président qui signa les affiches, …JNPgi-06- ENFIN TOUS CEUX QUI AVAIENT-le-i


(plus facile)


(solution)


« La discipline se manifeste par la subordination de grade à grade, le respect envers les chefs, l’obéissance confiante et instantanée à leurs ordres, la volonté sincère et opiniâtre d’atteindre le but qu’ils ont fixé.

L’éducation militaire renforce l’action de la discipline et en accroît les effets; elle élève le niveau moral de celui qui la reçoit, éveille ou développe en lui les idées de dévouement et de sacrifice, lui montre le but à atteindre et lui donne l’ambition d’y parvenir. »

[Pour nos soldats : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« Tu es l’aiguille de la montre
que les engrenages commandent
Tu es le sable dont la chute
mesure l’approche de la fin
dans un temps
qui n’est plus
le tien »

 

 

 

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 05

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes habilement engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces premiers extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.


Poilus décorés01


« Ils étaient très exactement renseignés. Ils savaient que j’avais vingt ans. C’était inscrit sur leurs registres. C’étaient des hommes, eux, vieillis, connaissant la vie et les roublardises, …

JNPgi-05-ET SACHANT PARFAITEMENT-le-i

à la pointe de la baillonnette


(Plus facile)


(Solution)


« La confiance en toi-même, tu la trouveras en écoutant les récits des anciens revenus du front, blessés ou fatigués. Ils te diront qu’ils ont été comme toi des jeunes soldats ignorant tout du métier des armes, mais qu’avec de la volonté et de la confiance dans leurs chefs ils ont surmonté toutes les difficultés, toutes les épreuves.
La croix de guerre et la médaille militaire, que tu verras sur la poitrine de nombre d’entre eux, contribueront à te donner cette confiance indispensable au moral du guerrier, »

[Pour nos soldats : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« Répandre son sang et donner sa chair
quand l’heure est venue de rendre l’emprunt
pour nourrir la terre
mais jamais non jamais
pour nourrir vos guerres
et vos dieux malins. »

Lélio Lacaille


Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 04

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces premiers extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.


Désiré Bianco - le plus jeune soldat mort à la guerre 14-18-


« Je n’ai pas honte, mais, à bien considérer ce que je faisais, c’était une lâcheté. J’avais l’air d’accepter. Je n’avais pas le courage de dire : « Je ne pars pas à l’attaque. » Je n’ai pas eu le courage de déserter. Je n’ai qu’une seule excuse : c’est que j’étais jeune. Je ne suis pas un lâche. …

JNPgi-04-J’ AI ÉTÉ TROMPÉ PAR-le-i


(Plus facile)


(solution)


« Mais il y a encore les jeunes, il y a aussi ces gamins (qu’ils me pardonnent le mot) dont le sang bouillonne, dont l’âme exulte, dont l’esprit est transporté; qui rêvent de combat, de gloire, qui s’aperçoivent victorieux, et se voient revenant acclamés, couverts de lauriers, le ruban rouge sur la poitrine.
Ceux-là, ils ne veulent pas attendre qu’ils soient appelés, et désirent rejoindre leurs aînés.
L’engagement s’impose alors, nous en donnons les moyens légaux. »

[Pour nos soldats : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« L’homme est un animal capable de créer des monstres
en idées ou en chair

le plus effroyable de tous 
est 
l’enfant soldat
s’y réalise presque
le rêve ultime de la société de consommation
où tout irait
presque sans transition
du berceau au cercueil »

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 03

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces premiers extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.

JNPgi-03-Sle lebel enterré


« Je n’ai pas honte de moi. En 1913 j’ai refusé d’entrer dans la société de préparation militaire qui groupait tous mes camarades.
En 1915 je suis parti sans croire à la patrie. J’ai eu tort. Non pas de ne pas croire : de partir. Ce que je dis n’engage que moi. Pour les actions dangereuses, je ne donne d’ordre qu’à moi seul.
Donc, je suis parti, je n’ai jamais été blessé, sauf les paupières brûlées par les gaz. (En 1920 on m’a donné puis retiré une pension de quinze francs tous les trois mois, avec ce motif : « Léger déchet esthétique. ») Je n’ai jamais été décoré, sauf par les Anglais et pour être allé chercher deux aveugles dans le couloir de L’hôpital de Woordmouth qui brûlait.
Donc, aucune action d’éclat.

Je suis sûr de n’avoir tué personne. J’ai fait toutes les attaques sans fusil, ou bien avec un fusil inutilisable. (Tous les survivants de la guerre …

JNPgi-03-SAVENT COMBIEN IL ÉTAIT-le-i

 


(plus facile)


(solution)

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 02

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.

Point de reproche, mais cela nous est double leçon.


récipient à soldat

« La 6e compagnie était un petit récipient de la 27e division comme un boisseau à blé. Quand le boisseau était vide d’hommes, enfin, quand il n’en restait plus que quelques-uns au fond, comme des grains collés dans les rainures, on le remplissait de nouveau avec des hommes frais. On a ainsi rempli la 6e compagnie cent fois et cent fois. Et cent fois on est allé la vider sous la meule. Nous sommes de tout ça les derniers vivants, Vidon et moi. J’aimerais qu’il lise ces lignes et qu’il trouve son nom. Il doit faire comme moi le soir : essayer d’oublier. Il doit s’asseoir au bord de sa terrasse, et lui, il doit regarder l’Isère verte et grasse qui coule en se balançant dans des bosquets de peupliers…

JNPgi-02-MAIS , TOUS LES DEUX -le-i


(Plus facile)


(solution)


« Mais il y a encore les jeunes, il y a aussi ces gamins (qu’ils me pardonnent le mot) dont le sang bouillonne, dont l’âme exulte, dont l’esprit est transporté; qui rêvent de combat, de gloire, qui s’aperçoivent victorieux, et se voient revenant acclamés, couverts de lauriers, le ruban rouge sur la poitrine.
Ceux-là, ils ne veulent pas attendre qu’ils soient appelés, et désirent rejoindre leurs aînés.
L’engagement s’impose alors, nous en donnons les moyens légaux.

« 

[Pour nos soldats : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« S’il suffisait de donner sa vie pour sauver sa patrie
mais dans leurs guerres
avant cela
il faut d’abord prendre la vie des autres
ceux de là-bas

ces autres pauvres bougres déguisés comme nous » 

Lélio Lacaille

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 01

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.

Point de reproche, mais cela nous est double leçon.


 » Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l’entends, je la subis encore. Et j’ai peur.

Ce soir est la fin d’un beau jour de juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés. L’air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes.
Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre.

 

JNPgi-01-L’ HORREUR DE CES QUATRE-le-i

(Plus facile)


(solution)


« La France a donc encore besoin de toi, soldat, de tout ton courage, de tout ton héroïsme, peut-être de ta vie !

Tu lui donneras tout : Parce que tu te bats pour maintenir à la patrie le premier rang dans le monde civilisé« 

[Pour nos soldat : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


 

« Ta mère t’a donné la vie
avant de la donner à d’autres
demande lui.« 

                                                                                                                 Lélio Lacaille
(dont un grand père est mort après « Verdun côté français » – il venait d’Haïti
 quand l’autre a passé le reste de sa vie avec des éclats d’obus voyageant dans son corps, suite à « Verdun côté allemand. »)