« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 18

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dix-huitième page,

Quelques mots échangés suffisent
à convaincre Gaspard
qui pourtant jusqu’à ce jour
ne s’est pas montré particulièrement rebelle à l’autorité

d’aider l’enfant fugitif.

 


«  – Pourquoi est-ce que tu ne dors pas? Il est trois heures du matin.
– Je ne peux pas dormir. Et toi?…
– Je pensais à toi.
Encore un long silence.
– Pourquoi t’es-tu sauvé?
– Je cherche mon pays.
– Quel pays?…
– Je ne sais pas. Je cherche.
– Explique-moi.
– Ce serait trop long.
– Tu veux toujours te sauver?…
– Je voudrais bien.
– Je vais t’aider. Ne t’endors pas cette nuit…
Gaspard ne savait comment il pourrait aider l’enfant, mais il  »…
  

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…en éprouvait un tel désir qu’il eut soudain l’assurance de réaliser l’impossible.»

____________

Le désir peut tout ?

A minima permet-il de rendre possible n’importe quel projet
en nous.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 17

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dix-septième page,

Malgré la surveillance rapprochée
de sa tante
Gaspard parvient à entrer en contact
avec

le fugitif.

 


« La tuyauterie descendait tout droit de la chambre 25 où était installé le réservoir d’eau. Par chance, dans la salle de bains, un écrou joignait deux tuyaux qu’on avait ainsi ajustés pour des raisons techniques difficiles à expliquer. Gaspard ne mit pas plus de cinq minutes à desserrer l’écrou et à libérer le tuyau supérieur, après quoi, il réussit par une pesée à l’éloigner du mur, juste assez pour pouvoir coller tour à tour son oreille et sa bouche à l’orifice. »…
  

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…- Tu m’entends?… murmura-t-il dans le tuyau.»

____________

Parfois
c’est tout ce que l’on a fait
pour éviter qu’un événement se produise
qui le favorise.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 11

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Onzième page,

Ici le narrateur fait un clin d’oeil
à tous ceux qui s’étonnent de voir
au cinéma
un personnage
dans un moment où l’urgence est de mise
annoncer de façon grandiloquente
les circonstances, les causes … et

l’action déterminante qui sera la sienne
dans les prochaines secondes.


 

« Pantalon gris, chemisette de laine. Dans le visage de l’enfant, amaigri et déchiré par les ronces, et qu’encadraient des cheveux en désordre; poussiéreux et d’un éclat magnifique, brillaient des yeux où filtrait une lumière d’une dureté angélique. Gaspard demeura stupéfait. L’enfant l’examinait avec attention et sembla même, en ces brefs instants, s’intéresser à Gaspard. Il allait parler lorsqu’une voix se fit entendre à dix pas de là. C’était la voix du garde champêtre:…
… – Voilà bien un quart d’heure que je te vois tourner autour de l’église. Tu n’échapperas pas, cette fois.
… Les gardes champêtres et maints agents de la fonction publique éprouvent la nécessité de faire un discours pour expliquer ce qu’ils vont faire, et ainsi il n’est pas impossible de leur échapper. » .…
  

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… Dès les premiers mots, l’enfant blond s’était élancé, bousculant Gaspard.« 

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 4

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette forme ultime de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) à l’époque moderne.

C’est ce que le Livre permet

et « Le pays où l’on arrive jamais »
est une de ces fenêtres ouvertes sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.

Croire qu’elle ne s’adresse qu’aux enfants
parce que deux enfants en sont les personnages (humains) principaux
serait (un bien grand) dommage
(ce serait un peu comme : croire que les pâtes ne s’adressent qu’aux italiens …
on y perdrait la connaissance d’un continent entier du goût)


Quatrième page,
Quelques années
– bien surveillées par la tante –
passent
sans une autre alerte

… et puis
à nouveau
sans que ce soit de sa faute


 

« Il n’y avait pas deux semaines qu’il recevait l’enseignement de M. Dumeron, qu’un soir, en revenant de l’école, il s’avisa de monter dans la camionnette de l’hôtel qui stationnait devant la porte. Le commis devait aller faire une course à la ville et il avait laissé la voiture sur le terre-plein. Dès que Gaspard y fut monté par derrière, la camionnette démarra. Il y a une pente très légère devant l’hôtel du Grand Cerf, on s’en aperçut bien en cette occasion. Le commis avait négligé de serrer le frein et insensiblement le véhicule s’était mis en mouvement pour gagner la rue où une brusque déclivité dévale sur la place de l’église. On vit donc bientôt la camionnette …  

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… traverser la place, tandis que Gaspard tout étonné, demeurait assis, les jambes pendantes, à l’arrière. »

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 3

« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette forme ultime de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) à l’époque moderne.

C’est ce que le Livre permet

et « Le pays où l’on arrive jamais »
est une de ces fenêtres ouvertes sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.

Croire qu’elle ne s’adresse qu’aux enfants
parce que deux enfants en sont les personnages (humains) principaux
serait (un bien grand) dommage
(ce serait un peu comme : croire que les pâtes ne s’adressent qu’aux italiens …
on y perdrait la connaissance d’un continent entier du goût)


Troisième page,
Alors qu’il vient de recevoir
« la protection divine » du baptême,
un premier signe du destin

… semble être le présage
de dissonances à venir
dont il sera le responsable innocent.


 

« Sur ces entrefaites, Gabrielle Berlicault remarqua qu’il manquait deux épingles dans l’ajustement du bébé. Pour éviter de laisser l’enfant à la mère, tandis qu’elle se mettait en quête d’épingles au fond d’un tiroir, elle posa Gaspard sur le plateau d’une vaste balance qui ornait le buffet. Sur l’autre plateau il y avait un chat…
… Gaspard était d’un poids raisonnable. La balance pencha en sa faveur avec brusquerie, de telle façon que .…  

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… le chat surpris sembla projeté hors du plateau qu’il occupait et s’élança vers le haut du vaisselier. »