Suite mexicaine – Bona Mangangu texte , Claude-Henri Bartoli gravures.

Couv-QazaQ-Suite-Mexicaine-225x300Cette récente publication des éditions Qazaq est une fiction poétique évoquant une rencontre nocturne décisive pour celui qui sera un temps maître d’un continent.

« Un dialogue s’instaure entre l’Amérindienne et le Conquistador. Jusqu’au fond de la nuit.
     Le reste est une affaire de rage, de sang et de désir.« 

 

Le texte est de Bona Mangangu
Avec 6 gravures de Claude-Henri Bartoli

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


 

[Une question souvent posée lorsque vient la nuit.]

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - letcr1-exp

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(ou, à cliquer)

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - letcr1

 extrait de « Suite mexicaine »
texte original
de Bona Mangangu
traduit en anglais, en espagnol
et en chinois.

Gravures de Claude-Henri Bartoli

Itinéraire de lecture

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En clair

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 un extrait plus long

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - txt1



D’abord les corps. Ensuite le souffle.
 
Je veille ma barbarie au sommeil du désir.
A fleur d’attente.
Un peu à l’écart, un corps d’ivresse.
 
Mes mains, telles des branches
Aux commandes du vent, tremblent.
Le souffle est court. A quoi faudra-t-il renoncer ?
Au sommeil ou au désir ?
 
Un arbre pousse à l’endroit du corps
Où la greffe de la chair souligne ses ourlets.
Pas de sang. Aucune douleur écarlate. Pas de cri.
Juste les griffes du regard pour abréger ou prolonger l’attente.
 
 
Battements irréguliers.
Aucun souffle n’est innocent.
 
Nous nous perdons dans le temps.
L’autre nom à l’acmé du désir, le supplice.
Je l’ignorais jusqu’à ce matin

L’ENTRAIDE – : Un facteur de l’évolution – PIERRE KROPOTKINE – 2

[L’union fait la force

encore faut-il en être conscient (confiant)
et s’en saisir.]

LES PLUS FORTS OISEAUX - letcr1-exp 

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à cliquer)
LES PLUS FORTS OISEAUX - letcr1

De l’essai
« L’entraide : Un facteur de l’évolution»

de Petr Alekseevitch Kropotkine

Parcours de lecture
LES PLUS FORTS OISEAUX - s

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Extrait plus long

LES PLUS FORTS OISEAUX - txt1


La chasse et l’alimentation en commun sont tellement l’habitude dans le monde ailé que d’autres exemples seraient à peine nécessaires : c’est là un fait établi. Quant à la force que donnent de telles associations, elle est de toute évidence. Les plus forts oiseaux de proie sont impuissants contre les associations de nos plus petits oiseaux. Même les aigles, – même le puissant et terrible aigle botté, et l’aigle martial qui est assez fort pour emporter un lièvre ou une jeune antilope dans ses serres – tous sont forcés d’abandonner leur proie à ces bandes de freluquets, les milans, qui donnent une chasse en règle aux aigles dès qu’ils les voient en possession d’une bonne proie. Les milans donnent aussi la chasse au rapide faucon-pêcheur et lui enlèvent le poisson qu’il a capturé ; mais personne n’a jamais vu les milans combattre entre eux, pour la possession de la proie ainsi dérobée. Dans les îles Kerguelen, le Dr Couës vit le Buphagus – la poule de mer des chasseurs de phoques – poursuivre des goélands pour leur faire dégorger leur nourriture, tandis que, d’un autre côté, les goélands et les hirondelles de mer se réunissaient pour disperser les poules de mer dès qu’elles s’approchaient de leurs demeures, particulièrement au moment des nids.

La parole qui vacille – Francis Royo

Ce seront vraisemblablement les dernières paroles de Francis Royo que j’enfermerai en ce lieu.

J’ai choisi ici un des multiples endroits de ses cours d’eau où il évoque la mémoire.

À CE QU ON RETIENDRA DE - letcr1-exp

(ou ici)

Extrait de La parole qui vacille II

Parcours de lecture

À CE QU ON RETIENDRA DE - sr

En clair
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Proposition de lecture :


 

 

dès la peau
la caresse abolit l’inutile

aux lèvres nues
juste aux miennes baillées

aux regards
puits secrets des longs chants de la terre

aux frissons d’entre pluies
sur avides ravines

aux herbes
que rien ne peut fouler
d’éternel
aux herbes

aux rosées
fragiles et tendres
qui nous unirent

au temps d’entre deux notes
où musique fleurit sur nos bonheurs
tendue

aux pas
qui de tout me séparent
où m’approchent selon
l’instinct bleu des étoiles

aux silences des paumes
ensemble reposées
dans la nuit

à ce qui aurait pu
mais fit bien de ne pas

à ce qu’on retiendra
de ce peu de ce rien
qui nous portèrent

j’accorde pleinement
et mon jour
et ma vie

immobile

Il tremble encore en moi

Un désir d’hommage
avec tout ce que cela comporte de maladresse
à quelqu’un dont la présence et les échanges
vont me manquer²

Je reprends ici des citations de ses poèmes
en leurs mises en forme déposées sous son nom ici
et sur le site où les mots liés ont commencé
(avec Anna Jouy, Christine Jeanney et André Rougier qui ont tous les quatre acceptés de participer aux premiers balbutiement du « ralentissement des mots« )


 

Ici, l’un de ceux pour lesquels Francis m’a fait un retour qui,
à sa lecture me redonne aussitôt, en quelques mots,
sa présence généreuse et attentive

Nord III
(Nord III)

« Je le trouve très beau.
Le texte éclot lentement à la lecture comme s’il sortait de terre.
C’est une belle réussite je crois.

Beau matin donc, que je vous souhaite aussi »


Ce que donne Francis Royo se prête particulièrement bien à la proposition de lecture lente, dans laquelle chaque mot se découvre peu à peu puis se lie (se ligue) à ceux qui l’ont précédés.
Car chaque parole est sous sa dictée gorgée d’un sens que lui communique des proximités inattendue autant qu’évidentes une fois goûtées.
[pour peu qu’on en accepte l’effort et que celui-ci soit compatible avec la structuration de notre boite en calcium. Un peu de pratique ouvrant souvent des espaces inconnue dans notre plasticité mentale]
Lorsque je redécouvre un de ces plateaux de lettres, c’est souvent un délicieux plaisir pour moi d’être, une fois de plus, surpris par ce qui justifie le choix de ANALOGOS pour ces terres virtuelles c’est à dire la mise en correspondance de deux mondes dont la rencontre produit une transmutation proche de celle que certaines traditions anciennes évoquent sous le nom de « magie ».

 

Shima 67

Shima 67


Shima 51

Shima 51


Lisières L 12

Lisières L 12


Lisières L 11

Lisières L 11


L’arrache-coeur – herbes herbes

L’arrache-coeur herbes herbes


dires-232

Dires 232


Dires 242

Dires 242


Dires 223

Dires 223


Dires 216

Dires 216


Dires 201

Dires 201


Dires 186

Dires 186


Dires 177

Dires 177


Bribes 14.8

Bribes 14.8


(…)

BRIBES 13.2

Bribes 13.2


BRIBES 12.8

Bribes 12.8


Bribes 12.4

Bribes 12.4


Bribes 11.6

Bribes 11.6


Bribes 10.1

Bribes 10.1


Bribes 9.9

Bribes 9.9


Aporos 271

Aporos 271


Aporos 265

Aporos 265


à l’absente ce dit

à l’absente ce dit


MONTAGNE – Andrée Martignon

[Récente découverte, sous une pile, sur le marché du Buis*
une écriture qui respire l’air et les prairies (ou leur absence)
des montagnes]

* Buis les baronnies

CE FUT À L INSTANT COMME - letcr1-exp4

…à découvrir« 

 

Extrait du recueil de récits
« Montagne »
de Andrée Martignon

 


(lettres plus visibles
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CE FUT À L INSTANT COMME - letcr1-exp2

 


Parcours de lecture
CE FUT À L INSTANT COMME - s

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CE FUT À L INSTANT COMME - txt01

Un extrait plus long
CE FUT À L INSTANT COMME - txt1


C’était fatal : la marche, entraîneuse des découvertes, devait mener nos curiosités allumées par les feux de joie de la plaine vers un de ces chenaux qu’on appelle vallées au bout desquels se lève la muraille blanche et bleue.
Ce fut à l’instant comme si nous comprenions n’avoir eu jusque là que le visage, les pieds ailés de la nature. Le coeur restait à découvrir.

Cartes postales de la Chine ancienne – l’Apatride (via Anh Mat) – 4

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A la racine de ce recueil de poésies de la Chine ancienne
se trouve la biographie
ou comme il préfère la désigner
« Les poussières de vie » du traducteur, puis celles des 8 poètes qu’il a choisi.

L’extrait donné ici provient d’un des textes de Li Po 
dont il rapporte que
« Proches et amis le surnommaient T’ai Po tellement sa calligraphie légère des poèmes semblait être tracée par une étoile. »

Une présentation chez l’éditeur (Jan Doets) 

Le recueil est disponible (éditions qazaq)
aux formats liseuse et pdf
en téléchargement ici
au prix d’un « café au bord de mer » (Christophe Sanchez)


AVEC LE VENT CLAIR DES CHANTS PLEINS - letcr1-exp

Extrait du poème de
Li Po 
« Avec le vent clair »
du recueil
« Cartes postales de la Chine ancienne »
redonnées en français par L’apatride
(transmis par Anh Mat)

On Peut se procurer ce recueil
aux éditions Qazaq
—–

Parcours de lecture

AVEC LE VENT CLAIR DES CHANTS PLEINS - s

Le poème en son entier
AVEC LE VENT CLAIR DES CHANTS PLEINS - txt1


Proposition de lecture du poème


Avec le vent clair

Avec le vent clair
des chants pleins le ciel
s’enroulent autour des nuages
et s’envolent

RUBATO – Jean-Yves Fick et Bona Mangangu

TOUT UN MONDE DÉLIÉ PARAÎT - image carrée2Un nouveau recueil de poésie de Jean-Yves Fick va apparaître le 22 avril au catalogue des éditions publie.net.

Comme souvent, les abonnés ont la primeur de l’événement et peuvent depuis quelques jours avoir accès au téléchargement de l’oeuvre.

Jean-Yves Fick a choisi, pour ces poèmes, la silhouette du sonnet (sans les autres contraintes) ils sont associés aux peintures de Bona Mangangu pour évoquer ce « rubato »
qui fait écho au sens que lui donne la musique … sans oublier son origine (rubare : voler, dérober)

TOUT UN MONDE DÉLIÉ PARAÎT - letcr1-exp

Extrait de

Rubato
Peintures de Bona Mangangu
et poèmes de Jean-Yves Fick


Parcours de lecture
(à cliquer)
TOUT UN MONDE DÉLIÉ PARAÎT - s

L’extrait
TOUT UN MONDE DÉLIÉ PARAÎT - txt0

Un extrait plus long

TOUT UN MONDE DÉLIÉ PARAÎT - txt1

Présentation de l’oeuvre chez Publie.net


Chez Publie.net : Jean-Yves Fick

D’autres mots de Jean-Yves Fick gammalphabet


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avant même le geste
souverain — ce connaître
la nuit nue absolue
elle l’hospitalière
 
— la frange du visible
s’avance continue
— on ouvre la demeure
l’obscurité est bleue
 
tout un monde délié
paraît dans la ténèbre
l’inconnu ou son souffle
 
au fleuve ce rivage
écrire sur le sable
l’oraison et la vague.

GOLEM – PIERRE ASSOULINE – 2

[une question qui partage]

OÙ PEUT BIEN ALLER LE BLANC - letcr1-exp

(ou à cliquer)
OÙ PEUT BIEN ALLER LE BLANC - letcr1

Extrait du roman
GOLEM
de
Pierre Assouline

Parcours de lecture

CE TRISTE ÉTAT VÉGÉTATIF QUE CERTAINS  - s

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Un extrait plus long

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Après leur avoir prêté une biographie et un destin, comme il le faisait autrefois avec sa femme dans les restaurants des grands hôtels en observant les couples de morts dînant, il se résolut à diviser l’humanité en deux catégories : ceux qui en viennent à se demander où peut bien aller le blanc une fois que la neige a fondu, et ceux qui ne comprennent même pas qu’il y ait des gens pour s’infliger un pareil tourment.
Il y en a que cela empêche de dormir et d’autres que cela endort.

Cours ton calibre – Nolwenn Euzen – 1


Publié en numérique aux

éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
Cours ton calibre – Nolwenn Euzen

L’oeuvre est disponible
chez les éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

 

 

SI ON SE PARLE AVEC - letcr1-exp

 

Extrait du recueil
« Cours ton calibre »
de Nolwenn Euzen

parcours de lecture

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SI ON SE PARLE AVEC - s

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 Le poème

SI ON SE PARLE AVEC - txt1


 

Nolwenn Euzen est aussi chez elle sur :  http://grandemenuiserie.fr

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Proposition de lecture


si on se parle avec la même contrainte qu’à faire pousser le sol peu fertile si le plus viable de la condition n’est pas sa génétique si le plus viable de la germe n’est pas dans son exposition si le plus viable de la gêne n’est pas dans sa fréquentation si on gueule JE VEUX ETRE VIABLE DANS MA FECONDATION! si on ne se débat plus qu’au plus corné de notre voix si on ne se répercute l’environnement qu’aux plis de ses catastrophes si on ne s’entend plus que sur un son maître au carré

LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 17

[L’humain et sa méteo
tout aussi incompréhensible
que celle de la terre.]


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TOUT LE MONDE CONNAÎT - letcr1-exp

Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

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 Un extrait plus long

TOUT LE MONDE CONNAÎT - txt1

Proposition de lecture


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Tout le monde connaît ces sentiments à éclipses et personne ne pourra jamais dire sur quoi ils reposent exactement. Odile combinait des pensées monotones. Aucun garçon ne cherchait à lui parler. Elle évita de traverser Charleville ou Sedan et regagna la région de Vaucelles par un réseau de voies exiguës. Après avoir dépassé les jardins dont l’autobus frôla les dahlias, on parvint sur la face d’un plateau d’où la vue s’étendait au loin. Odile bloqua les freins, affirmant qu’il était trop tôt pour rentrer, et tous descendirent. On se promena sur la route. A une dizaine de kilomètres, sur une colline saillante et longue parmi d’autres plus abruptes, brillait le village de Vaucelles. Monclin, toujours silencieux, regarda dans une longue-vue dont il s’était muni et passa quelque temps à rechercher des points de repère, l’école, la chapelle et la mairie perdues au milieu des murs. L’Auberge du Soleil, trop en vue, ne présentait pas d’intérêt. Il s’écria : – Je vois le fumier de chez Blunay.