Que faut-il souhaiter à la jeunesse insouciante ?

 

[A en croire certains
« Il leur faudrait une bonne guerre ! »

Étrange souhait de ceux qui
aiment pourtant
le plus souvent
cette jeunesse,
en particulier celle des leurs.]

Il n’y a pas de bonne guerre
et ceux qui disent cela
notamment à destination de leurs enfants
se trompent tout simplement de souhait.

IL LEUR FAUDRAIT UN BON APRÈS-GUERRE-letex-

Souvent nos pensées s’accrochent ainsi
à des mots accrocheurs
dissimulant nos désirs vrais
et la route qui peut y mener.

(lire)


 


Il leur faudrait un bon après-guerre

UN HYMNE À LA PAIX (16 FOIS) – LAURENT GRISEL – 3

( …Enfin parce qu’ainsi, au centre des seize hymnes, comme leur axe, on sait que sans Voix de Femme il n’y a pas de paix. *)


Slow²Reading

[la guerre tue … rend autre, mutile aussi …
que faire avec ceux qui reviennent ainsi ?]

« Et …

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - letcr1-exp

(si tu es novice, une lecture plus facile pour commencer
avec les liens d’un mot à l’autre
– à cliquer -)

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - letc1-sr

Extrait du recueil
« Un hymne à la paix (16 fois) »

de Laurent Grisel

Parcours de lecture

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - sr

L’extrait

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - letc1-txt0r

Un entretien avec l’auteur à propos de ce livre
Son site  imagine36tigres

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On accueille la paix, on lui ouvre les bras –
allègres : quitter les usines d’armes,
plus de caisses d’obus ; sortir en plein jour,
le ciel est sans avions.
 
Et ces gars que la guerre nous a
rendus, étrangers, mutilés tous,
on les prend dans nos bras.
On fait vie avec. On refait vie avec.
 
Aller librement dans les ruines,
chercher librement de quoi nourrir,
habiller, bercer – se blottir, se reposer –
ouvrir grand les bras, embrasser,
recevoir les baisers, aimer,
serrer fort.

CORPS SUSPENDUS – JEAN-CLAUDE GOIRI et JOË FERNANDEZ- 1

affiche information défi qazaq-petit

Jean-Claude Goiri est, pour une autre oeuvre, un des auteurs du défi Qazaq :

En téléchargement un livret de jeu gratuit des citations d’auteurs de l’écurie « Qazaq«  défi à jouer seul ou avec des amis.
(pour ordinateur .pdf  ou .epub pour liseuse)
Un livre ancien, offert par Jan Doets, et une lithonumérique numérotée, don de Anna Jouy, à gagner pour Noël.
(cliquer sur l’image)



Corps suspendus - couverture

Dans ce recueil alternant récits et dessins, les textes sont inspirés des dessins et non l’inverse. Le dessinateur a proposé une « série », c’est-à-dire des dessins reliés par une thématique : la plage. Il a pris des instantanés de corps vacants, suspendus dans l’espace temps. …
Nous avons installé une « correspondance » entre l’image graphique et l’image textuelle. Ainsi, Les Corps Suspendus…

… au corps des autres. Corps suspendus à la parole des uns, à la pensée des autres. Corps suspendus à la création, cette part ductile de l’être qui nous permet de topographier nos territoires afin d’en abolir les frontières.

Alors, soulever nos paupières, observer l’extraordinaire quotidien de l’autre. Et puis transcrire, par écrit, par dessins, les ébats du corps et de tout ce qui le soulève.

Ainsi, transcrit dans le matériau artistique, plus rien ne fait « masse », plus rien n’est vulgaire.
Parce qu’il n’y a pas de commun des mortels. Il n’y a que des singuliers du vivant.

(Extrait de la présentation de )Jean-Claude Goiri

Dessin de couverture : Joë Fernandez

disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 

ON S EST JURE DE NE PLUS JAMAIS - letcr1-exp

Extrait du recueil
« Corps suspendus »
textes de Jean-Claude Goiri
et dessins de Joë Fernandez

 —

Itinéraire de lecture

ON S EST JURE DE NE PLUS JAMAIS - sr
cliquer

En clair

ON S EST JURE DE NE PLUS JAMAIS - txt0r

Extrait plus long

ON S EST JURE DE NE PLUS JAMAIS - txt1r

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A propos de l’oeuvre, sur le site des cosaques des frontières

Jean-Claude Goiri et Joë Fernandez :
‘CORPS SUSPENDUS’,
nouvelle parution aux Éditions QazaQ

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Jean-Claude Goiri est aussi sur les sites internet :
http://www.jeanclaudegoiri.com/
http://www.fepemos.com/

Le site de Joë Fernandez est ici


N’hésitez pas à signaler une erreur 


je me suis effondrée ! Éparpillée ! Dispersée que j’étais ! Et quand je me suis relevée, je me suis rassemblée et j’ai constitué toute une armée avec tous ces petits moi qu’il y avait en moi ! Et on s’est juré de ne plus jamais dormir debout ! Avec mon armée, on est parti en guerre ! En guerre contre l’attente ! L’attente d’un mieux être !

GUANTANAMO – FRANK SMITH – 1

 

( Préambule  du livre :
« Ce livre est fondé sur la publication par le gouvernement des États-Unis, en mars 2006, d’interrogatoires recueillis auprès de détenus de la base de Guantánamo, à Cuba, suite à une plainte déposée par l’agence Associated Press en vertu de la loi sur la liberté de l’information. Les membres des tribunaux et les détenus parlent — en voilà le point de départ. Ce texte est une fiction, ni les propos prêtés aux personnages, ni ces personnages eux-mêmes, ni encore les faits évoqués ne sauraient donc être exactement ramenés à des personnes et des événements existant ou ayant existé, aux lieux cités ou ailleurs, ni témoigner d’une réalité ou d’un jugement sur ces faits, ces personnes et ces lieux. La vérité de ce texte passe dès lors par le récitatif qu’il devient. »)

SlowReading

Une lecture à haute voix d’un passage de l’oeuvre par Guillaume Vissac

Slow²Reading

SUR LA ROUTE ON CROISAIT - letcr1-exp2

Extrait de la « fiction »
« GUANTAMO »

de Frank Smith

Parcours de lecture

SUR LA ROUTE ON CROISAIT - SR

L’extrait sur babelio
*

SUR LA ROUTE ON CROISAIT - TXT0R

 Un extrait plus long

SUR LA ROUTE ON CROISAIT - TXT1R

Un entretien avec l’auteur à propos de ce livre
Son site Frank Smith

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Question : À quel moment avez-vous fini par comprendre que le pays se trouvait en pleine guerre civile ?
Réponse : Sur la route, on croisait des maisons dévastées, des chars d’assaut… On comprenait alors qu’il y avait la guerre.
Question : Avez-vous jamais été menacés par la guerre civile, là où vous viviez avec votre famille ?
Réponse : Non, les maisons n’étaient pas menacées.
Question : Les Talibans vous ont-ils demandé de les assister ?
Réponse : Non.
Question : Les Talibans ont-ils sollicité l’assistance de votre famille ?
Réponse : Non. Ma famille, c’est surtout une femme et des enfants…
Question : Il semble assez extraordinaire qu’un État ait pu à ce point se montrer généreux envers vous et votre famille sans rien exiger en échange. Pourriez-vous nous expliquer cela ?
Réponse : On ne répond pas à la question.
Question : Que pouvez-vous nous dire des autres accusations portées contre vous, et que vous avez déclarées fausses jusqu’ici ? Que veut signifier l’État américain quand il prétend que vous avez des « liens familiaux » avec des terroristes ?
Réponse : On essaie de me faire porter le chapeau. Alors que tout est faux.

TRÉSORS DE LA POÉSIE CHINOISE – CLAUDE ROY – 1


Slow²Reading**
QUE PEUT ME FAIRE - letr1
Lecture moins lente
QUE PEUT ME FAIRE - letcr1

L’Oeuvre :
« Trésors de la poésie chinoise »

Présentation et traduction de Claude Roy 

Ce poème daté approximativement
de 2300 ans avant J.-C.

est d’un auteur anonyme.

Parcours de lecture
QUE PEUT ME FAIRE - s

En clair (sur babelio)

*

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QUE PEUT ME FAIRE - txt0

Une citation plus longue
QUE PEUT ME FAIRE - txt1

SlowReading

* SlowReading : lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »

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Du petit jour
jusqu’au couchant
je sue, laboure
mon maigre champ

Je creuse un puit
sème mon grain
mange mon riz
et bois mon vin.

Que peut me faire
le gouvernant ?
Si pas de guerre
je suis vivant.

L’ENSEIGNEMENT UNIVERSEL – JOSEPH JACOTOT -1

(Extrait de l’ouvrage exposant la méthode d’enseignement universel appliquée aux mathématiques. Où l’on parle peu des mathématiques elles-mêmes, Joseph Jacotot étant l’empereur des digressions … utiles, celles qui nous font sentir l’épaisseur du tissus)

« Je vous félicite, mes enfans, d’avoir satisfait aux question de vos examinateurs. Vous avez été témoins de leur étonnement quand vous leur avez dit : nous avons appris sans explications.

Or, mes enfans, on ne peut pas étonner un homme sans l’irriter. Ce mal est sans remède et vous vous êtes perdus, dans son esprit, dès qu’il a prononcé, dans la discussion, le fameux je ne comprends pas…
JE NE COMPRENDS PAS - letc1

                                                  …C’est l’ultimatum de la science du jour.

Vous allez remplir un état distingué dans le monde. Il vous reste une longue carrière à parcourir ; vous aurez plus d’une occasion de mettre à profit ma dernière leçon ; gravez la dans votre mémoire.

Il y a des hommes de bonne foi ; mais ils sont rares. De plus, ils sont presque tous indifférens à la question. Je ne comprends pas, dans leur bouche signifie : « peu importe ».

                                             

Extrait de l’essai

« Enseignement Universel: Langue Maternelle, Langue Etrangere,
Mathematiques, Musique, Volume 1
 »

de Joseph Jacotot

parcours de lecture

JE NE COMPRENDS PAS - s

En clair (sur babelio)

*

JE NE COMPRENDS PAS - txt

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Je vous félicite, mes enfans, d’avoir satisfait aux question de vos examinateurs. Vous avez été témoins de leur étonnement quand vous leur avez dit : nous avons appris sans explications.

Or, mes enfans, on ne peut pas étonner un homme sans l’irriter. Ce mal est sans remède et vous vous êtes perdus, dans son esprit, dès qu’il a prononcé, dans la discussion, le fameux je ne comprends pas. Je ne comprends pas est une déclaration de guerre, contre une nouveauté. C’est l’ultimatum de la science du jour.

Vous allez remplir un état distingué dans le monde. Il vous reste une longue carrière à parcourir ; vous aurez plus d’une occasion de mettre à profit ma dernière leçon ; gravez la dans votre mémoire.

Il y a des hommes de bonne foi ; mais ils sont rares. De plus, ils sont presque tous indifférens à la question. Je ne comprends pas, dans leur bouche signifie : « peu importe ».

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 13 – (Pierre – Maxime M.) (Savannah D. M.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                        

    
AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-let

                                 

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Pierre- Maxime M.
et Savannah D. M.

Leur commentaire :

AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-com

 AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-com12

Parcours de lecture

AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-s

En clair
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Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang. Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu’elle est parfois invisible à l’œil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l’enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence es ce qui ne trouve pas d’explication, ce qui à jamais restera opaque.