Les aventures de Pinocchio – Carlo Collodi – Chapitre 1

P01-COMMENT MAÎTRE CERISE-ima2

Le avventure di Pinocchio /Capitolo 1


Ce serait un conte pour enfant.
Certains y ont lu des enseignements davantage destinés aux adultes.
Mais que ce soit pour les uns ou les autres, la magie de ce récit opère toujours aujourd’hui, plus d’un siècle après que Carlo Collodi l’ait écrit.

Le terme « pinocchio » désigne ce met particulièrement délicat qui est utilisé notamment dans la recette du Pesto à la genoise (Pesto alla Genovese) cette graine qui se trouve sous les écailles d’une certaine variété de pommes de pin .
Par ce nom, Collodi nous indique déjà la nature de son héro, être précieux enfermé dans une gangue* difficile à casser et enlever
___
(*qui tâche et englue les mains pour ce qui est du pignon de pin).


Chapitre premier

Où l’on voit un morceau de bois résister à l’utilisation qui lui était destinée.

(français)P01-COMMENT MAÎTRE CERISE-let

P01-COMMENT MAÎTRE CERISE-ima2b

(italien)P01I-COME ANDÒ CHE-let


Collodi s’amuse dans ce premier Chapitre.
Il joue avec son lecteur en commençant son conte par un contre pied.

« — C’era una volta….

— Un re! — diranno subito i miei piccoli lettori.

— No, ragazzi, avete sbagliato. C’era una volta un pezzo di legno.« 

(Traduction de Claude Sartirano)

« Il était une fois…

– Un roi ! – vont dire mes petits lecteurs.

Eh bien non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois… un morceau de bois. »

P01-COMMENT MAÎTRE CERISE-imab
Puis il introduit un personnage qui n’a que peu d’importance, puisqu’il disparaîtra totalement à la fin du second chapitre.

(Il faudra cependant tempérer un peu ce jugement plus tard, car, en y regardant bien…)


« Non era un legno di lusso, ma un semplice pezzo da catasta, di quelli che d’inverno si mettono nelle stufe e nei caminetti per accendere il fuoco e per riscaldare le stanze.

Non so come andasse, ma il fatto gli è che un bel giorno questo pezzo di legno capitò nella bottega di un vecchio falegname, il quale aveva nome mastr’Antonio, se non che tutti lo chiamavano maestro Ciliegia, per via della punta del suo naso, che era sempre lustra e paonazza, come una ciliegia matura.

Appena maestro Ciliegia ebbe visto quel pezzo di legno, si rallegrò tutto; e dandosi una fregatina di mani per la contentezza, borbottò a mezza voce:

– Questo legno è capitato a tempo; voglio servirmene per fare una gamba di tavolino. –

Detto fatto, prese subito l’ascia arrotata per cominciare a levargli la scorza e a digrossarlo; ma quando fu lì per lasciare andare la prima asciata, rimase col braccio sospeso in aria, perché sentì una vocina sottile sottile, che disse raccomandandosi:

– Non mi picchiar tanto forte! –

Figuratevi come rimase quel buon vecchio di maestro Ciliegia!

Girò gli occhi smarriti intorno alla stanza per vedere di dove mai poteva essere uscita quella vocina, e non vide nessuno! Guardò sotto il banco, e nessuno; guardò dentro un armadio che stava sempre chiuso, e nessuno; guardò nel corbello dei trucioli e della segatura, e nessuno; aprì l’uscio di bottega per dare un’occhiata anche sulla strada, e nessuno. O dunque?…

– Ho capito; – disse allora ridendo e grattandosi la parrucca- si vede che quella vocina me la son figurata io. Rimettiamoci a lavorare. –

E ripresa l’ascia in mano, tiro giù un solennissimo colpo sul pezzo di legno.

– Ohi! tu m’hai fatto male! – gridò rammaricandosi la solita vocina.

Questa volta maestro Ciliegia restò di stucco, cogli occhi fuori del capo per la paura, colla bocca spalancata e colla lingua giù ciondoloni fino al mento, come un mascherone da fontana.

Appena riebbe l’uso della parola, cominciò a dire tremando e balbettando dallo spavento:

– Ma di dove sarà uscita questa vocina che ha detto ohi?… Eppure qui non c’è anima viva. Che sia per caso questo pezzo di legno che abbia imparato a piangere e a lamentarsi come un bambino? Io non lo posso credere. Questo legno eccolo qui; è un pezzo di legno da caminetto, come tutti gli altri, e a buttarlo sul fuoco, c’è da far bollire una pentola di fagioli… O dunque? Che ci sia nascosto dentro qualcuno? Se c’è nascosto qualcuno, tanto peggio per lui. Ora l’accomodo io! –

E così dicendo, agguantò con tutte e due le mani quel povero pezzo di legno, e si pose a sbatacchiarlo senza carità contro le pareti della stanza.

Poi si messe in ascolto, per sentire se c’era qualche vocina che si lamentasse. Aspettò due minuti, e nulla; cinque minuti, e nulla; dieci minuti, e nulla!

– Ho capito; – disse allora sforzandosi di ridere e arruffandosi la parrucca – si vede che quella vocina che ha detto ohi, me la son figurata io! Rimettiamoci a lavorare.-

E perché gli era entrata addosso una gran paura, si provò a canterellare per farsi un po’ di coraggio.

Intanto, posata da una parte l’ascia, prese in mano la pialla, per piallare e tirare a pulimento il pezzo di legno; ma nel mentre che lo piallava in su e in giù, sentì la solita vocina che gli disse ridendo:

– Smetti! tu mi fai il pizzicorino sul corpo! –

Questa volta il povero maestro Ciliegia cadde giù come fulminato. Quando riaprì gli occhi, si trovò seduto per terra.

P01-COMMENT MAÎTRE CERISE-ima3b

Il suo viso pareva trasfigurito, e perfino la punta del naso, di paonazza come era quasi sempre, gli era diventata turchina dalla gran paura. « 


« Il était une fois…

– Un roi ! – vont dire mes petits lecteurs.

Eh bien non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois… un morceau de bois.

Ce n’était pas du bois précieux, mais une simple bûche, de celles qu’en hiver on jette dans les poêles et dans les cheminées.

Je ne pourrais pas expliquer comment, mais le fait est qu’un beau jour ce bout de bois se retrouva dans l’atelier d’un vieux menuisier, lequel avait pour nom Antonio bien que tout le monde l’appelât Maître Cerise à cause de la pointe de son nez qui était toujours brillante et rouge foncé, comme une cerise mûre.

Apercevant ce morceau de bois, Maître Cerise devint tout joyeux et, se frottant les mains, marmonna :

– Ce rondin est arrivé à point : je vais m’en servir pour fabriquer un pied de table.

Sitôt dit, sitôt fait : pour enlever l’écorce et le dégrossir, il empoigna sa hache bien aiguisée. Mais comme il allait donner le premier coup, son bras resta suspendu en l’air car il venait d’entendre une toute petite voix qui le suppliait :

– Ne frappe pas si fort !

Imaginez la tête de ce brave Maître Cerise !

Ses yeux égarés firent le tour de la pièce pour comprendre d’où pouvait bien venir cette voix fluette, mais il ne vit personne. Il regarda sous l’établi : personne ! Il ouvrit une armoire habituellement fermée mais, là non plus, il n’y avait personne. Il inspecta la corbeille remplie de copeaux et de sciure : rien ! Il poussa même la porte de son atelier et jeta un coup d’œil sur la route. Pas âme qui vive ! Mais alors ?

– J’ai compris – dit-il en riant et en grattant sa perruque – cette voix, je l’ai imaginée. Remettons-nous au travail.

Empoignant de nouveau sa hache, il en asséna un formidable coup au morceau de bois.

– Aïe ! Tu m’as fait mal ! – se lamenta la même petite voix. Cette fois, Maître Cerise en fut baba. Il resta bouche bée, la langue pendante, les yeux exorbités, comme la figurine de pierre d’une fontaine.

Mais d’où peut bien sortir cette voix qui fait « aïe » ? Pourtant il n’y a personne ici. Ou alors ce morceau de bois aurait appris à pleurer et à se lamenter comme un enfant ? C’est impossible. Le bout de bois que voici, c’est du bois à brûler, une bûche comme une autre, juste bonne à mettre dans le feu pour faire cuire une casserole de haricots. A moins que quelqu’un ne soit caché là-dedans ? S’il y a quelqu’un, on va bien voir ! Tant pis pour lui.

Il saisit à deux mains le pauvre morceau de bois et se mit à le cogner sans pitié contre les murs de la pièce.

Puis il tendit l’oreille pour entendre les lamentations de la petite voix. Il attendit deux minutes, mais rien ne se manifesta. Il attendit cinq minutes, dix minutes : toujours rien !

– J’ai compris – dit-il en s’efforçant de rire et en se grattant la perruque – voilà la preuve que cette voix qui fait « aïe » sort tout droit de mon imagination ! Remettons-nous au travail.

Et parce qu’il avait eu très peur, il s’essaya à chantonner pour se donner un peu de courage.

Posant sa hache, il prit le rabot pour rendre bien lisse et propre le bois mais, alors qu’il rabotait, il entendit un petit rire :

– Arrête ! Tu me fais des chatouilles sur tout le corps !

Cette fois, le malheureux Maître Cerise s’effondra, comme foudroyé. Quand il rouvrit les yeux, il était assis à même le sol.

Son visage était décomposé. Une terrible peur avait changé jusqu’à la couleur de son nez qui, de rouge, avait viré au bleu foncé. »


Ce n’est qu’après avoir lu, ou écouté, le conte en son entier que l’on pourra, en repassant par ce début, percevoir toute la force de ces deux « J’ai compris » de maître Cerise. Lequel croit à plusieurs reprises, avoir une interprétation rationnelle des faits qui, à plusieurs reprises le terrorisent et donc, en bon élève, la solution de ce qui serait le problème.
On verra que Geppetto, en homme simple (simplement homme) ne réagit pas du tout de la même manière.

 

« Le chant du monde » – Jean Giono – page ultime

Antonio et Clara-1

 

On a pu dire du « chant du monde » que c’était un western provençal.
Provençal, il faut reconnaître qu’il ne l’est guère par le cadre où se déroule l’action, …
Il le serait donc par la verve poétique de l’auteur ? C’est bien l’avis d’un grand nombre des lecteurs du livre et notamment de ceux qui ont vu des échos de l’Odyssée, dans ce « retour au pays semé d’embûches (ou même de l’enlèvement d’Hélène de Trois par Paris).
Quand au qualificatif de western, on pourrait dire que « le chant du monde » est au western (dans sa version classique) ce que le slowfood est à la restauration pressée.
Car Jamais Giono ne se presse.
Et plus encore dans les dernières pages de son roman où le flux reprend le lent tempo de l’île des Geais (terre d’Antonio).


 

Ultime page du roman

Dans un dialogue, duquel l’un des deux protagonistes est à demi absent, Jean Giono donne à percevoir la distance infinie qui sépare Antonio du Besson – dans lequel on peut voir cet être (voir « Le Coeur Cerf« *) auquel on a donné la main, pour l’occuper et le détourner d’une conduite désordonnée.**
Alors qu’Antonio est tout à ce présent nouveau sous ses pas. Antonio qui parle autant de et à Clara***, en lui-même, qu’au Besson, répondant aux questions relatives à son projet de voyage et de construction, comme par obligation.

__
* Dans ce poème de Jean Giono (qu’il donna pour « traduit du Bulgare » (sourire)² !)
l’homme, originellement réduit (mais ce mot convient-il vraiment ?) à un Coeur, se voit recouvrir de peau, muscles, embarrassé d’un squelette et (ruse suprême) doté d’une main, pour le ralentir dans sa course, et permettre ainsi à l’Ange Gabriel de mieux le contenir dans ses escapades et larcins.
(Rimbaud a pu dire : « Je n’aurai jamais ma main !« )
** Ou encore Thésée (pour qui aura lu le dernier paragraphe)


« Le besson vint s’asseoir à côté d’Antonio.
Les femmes dormaient.
– Ça va? dit le besson.
– Ça va, dit Antonio.
– Ces clous, dit le besson, ces clous longs de deux troncs que mon père achetait, ça serait pas des fois chez le forgeron de Perey le Terroir?
– Non, dit Antonio.
Il pensait que maintenant, Clara et lui, tout le temps ensemble…
– C’est du côté de Vuitebœuf, dit Antonio, je crois, chez un qui a trouvé des pierres à fer sur la colline et qui fait la fonderie.
– Savoir s’il en fait toujours, dit le besson.
Antonio pensait qu’il avait …»
Pder-BEAUCOUP DE CHOSES-let

 

 


 

… beaucoup de choses à lui apprendre, qu’elle était neuve, qu’elle n’avait encore rien senti, rien touché de vrai.»

___
*** Le roman se clôt sur une de ses pensées à l’aimée.
Ici aussi on est proche de la mythologie des anciens (voire de la bible), notamment par la présence du dernier mot.

 

Antonio et Clara-5


 



 

 

 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 23

P23-LA CLOCHE DES TROUPEAUX-ima1
Une page presque entièrement consacrée à l’un des « personnages » principaux de ce roman : Le fleuve (ou la rivière)
D’aucuns ont vu dans « le fleuve » d’Antonio, la Durance, affluent du Rhône, et qui n’est donc « qu’une » rivière.
J’ai déjà évoqué cette question du « genre », mais j’ajouterai ici un élément de l’histoire lointaine de la Durance, à savoir qu’autrefois (l’homme n’y était alors au plus qu’un projet de la nature parmi tant d’autres) cette rivière se jetait bel et bien dans la Méditerranée sans être capturée par un autre cours d’eau.
Reste à déterminer si l’identité réelle du fleuve d’Antonio est bien cette Durance au destin tourmenté et à l’humeur capricieuse … de nos jours largement domestiquée***.

 


 

Vingt troisième page …

Giono décrit ce « compagnon » de vie d’Antonio* d’une manière qui peut dérouter le lecteur, au point qu’il ne sache plus si le pays de Rebeillard, où doivent se rendre Bouche d’or et Matelot, se trouve en amont ou en aval sur le fleuve.
Mais rassurons nous (sourire)², l’oeil pressé n’y verra rien.
____
*On peut trouver ce qualificatif excessif, notamment en rapport avec l’étymologie du mot copain. Mais, qui sait ? Peut-être Antonio jette-t-il parfois des cailloux dans les flots, comme on jette du pain aux oiseaux ?


« Depuis Antonio jusque là-haut le fleuve luisait sous le soleil et les arbres étaient de bons arbres.
Là-haut le fleuve s’aplatissait sous l’ombre. Au-delà c’était le pays Rebeillard.
Le fleuve qui sortait des gorges naissait dans un éboulis de la montagne.
C’était une haute vallée noire d’arbres noirs, d’herbe noire et de mousses pleines de pluie. Elle était creusée en forme de main, les cinq doigts apportant toute l’eau de cinq ravinements profonds dans une large paume d’argile et de roches d’où le fleuve s’élançait comme un cheval en pataugeant avec ses gros pieds pleins d’écume.
Plus bas, l’eau sautait dans de sombres escaliers de sapins vers l’appel d’une autre branche d’eau. Elle sortait d’un val qu’on appelait la joie de Marie. Puis, avec plus d’aisance il roulait sa graisse dans de belles entournures d’herbes.
Déjà, la voix de la haute montagne n’était plus au fond de l’horizon que comme la respiration d’un homme. Des arbres sensibles s’approchaient des bords des saules, des peupliers, des pommiers et des ifs entre lesquels galopaient des chevaux et des poulains presque sauvages …»
P23-LA CLOCHE DES TROUPEAUX-let

 

P23-LA CLOCHE DES TROUPEAUX-ima

 


 

… La cloche des troupeaux marchait dans les collines. Le fleuve entrait dans le pays Rebeillard.»

(Tout comme les animaux des troupeaux, la cloche et le fleuve sont des sujets à part entière.)


Ce « pays » pourrait bien être celui de la Haute vallée de la Clarée. Rivière dont les paysages sont bien plus proches de ceux peints par Giono dans « Le chant du monde » que ceux, plus secs, de la Durance et qui, au lieu de leur rencontre, est bien plus grosse d’eau et a bien plus voyagé que celui que l’on considère comme son confluent**.

___
** Certains ont dénoncé là une injustice ou, plus modérés ont évoqué une « anomalie géographique »

*** Jean Giono évoque cette mise au travail de la Durance dans « l’eau vive, ou comment domestiquer une rivière. »

 


 



 

 

 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 22

P22-QU’ ON GREFFE LÀ-ima2

Après plusieurs pages consacrée aux ébats d’Antonio dans son fleuve, l’auteur revient au fil de l’histoire, à ce départ imminent à la recherche du fils de Junie et Matelot.


 

Vingt deuxième page …

Il va être question d’un personnage « amère » qu’à demi-mot, Junie désigne comme son frère.


« Quand tu seras à ce pays de Rebeillard, dit-elle, va à Villevieille. Demande le marchand d’almanachs. Va le voir. Si sa maison est pleine de malades n’attends pas. Dis seulement : « Je viens de la part de Junie. »
– Comment tu sais ça ? dit Matelot.
– Je le sais, dit Junie. Fais comme je te dis. Les arbres …»P22-QU’ ON GREFFE LÀ-let

 

P22-QU’ ON GREFFE LÀ-ima

 


 

… qu’on greffe haut portent deux fruits, un doux, un âpre.
Moi, je suis le fruit doux, celui-là c’est le fruit âpre…»

(Et qui a, tout comme les plantes au goût fort, ou même toxiques, des vertus médicinales)


En quelques mots, l’auteur suscite, dans l’esprit du lecteur, une interrogation qui ira grandissant au fil des pages, jusqu’à l’arrivée à Villevieille, où elle sera à la fois partiellement dissipée, et amplifiée.

 


 



 

 

 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 21

P21-IL ESSAYA DE COUPER LE COURANT-ima2

L’auteur fait du fleuve un corps. À l’anatomie impossible à fixer par une image, tant le mouvement fait partie de la matière, et tant cette matière est riche de nuances. Il faut les mots du poète Giono, pour créer chez le lecteur un trouble recelant cette présence.


 

Vingtième et unième page …

Antonio est toujours dans son fleuve. Oserait-on dire qu’il y nage ?
Son déplacement est plus proche de celui d’un voilier, qui négocie avec les fluides (ici l’eau tient du vent) son mouvement.


« L’eau est lourde, se dit Antonio.
II y avait dans le fleuve des régions glacées, dures comme du granit, puis de molles ondulations plus tièdes et qui tourbillonnaient sournoisement dans la profondeur.
Il pleut en montagne, pensa Antonio.
Il regarda les arbres de la rive.
– Je vais jusqu’au peuplier …»

 

P21-IL ESSAYA DE COUPER LE COURANT-let

P21-IL ESSAYA DE COUPER LE COURANT-ima

 


 

… Il essaya de couper le courant. Il fut roulé bord sur bord comme un tronc d’arbre.»


Antonio, sort vainqueur de cette lutte, moins violente que la précédente, avec le courant du fleuve.

P21-IL ESSAYA DE COUPER LE COURANT-ima4

« Enfin, il trouva une petite faille dans le courant. II s’y jeta dans un grand coup de ses deux cuisses. L’eau emporta ses jambes. II lutta des épaules et des bras, son dur visage tourné vers l’amont. Il piochait de ses grandes mains; enfin, il sentit que l’eau glissait sous son ventre dans la bonne direction. Il avançait. »

P21b-AU BOUT DE SON EFFORT-le


Certains ont voulu voir en la Durance, proche des terres de Giono, le fleuve d’Antonio.
Ses eaux, peu abondantes dans sa partie libre, et bien trop calmes* par la suite, sont loin d’avoir à la fois l’ampleur et la sauvagerie de celles de « bouche d’or ».

S’il est une rivière qui pourrait prétendre à approcher le fleuve de Giono, et que celui-ci a fréquenté, ce serait plutôt la noire Isère, sur laquelle se trouvent des îles où aurait pu vivre Antonio.

P21-IL ESSAYA DE COUPER LE COURANT-ima51

* On pourrait même dire « domestiquées ».

 

 

 


 




 

 

 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 20

P20-IL OUVRIT LES BRAS-ima1

Cette proximité avec le néant de la mort, due à sa fréquentation des femmes mariées, fascine Antonio. Au point qu’il cherche à la renouveler en défiant son ami le fleuve.


 

Vingtième page …

« Bouche d’or » est dans le grand corps du fleuve, où « de longues lianes d’eau » à la transparence trompeuse, peuvent saisir le nageur avec la fermeté du bois.


« Il se dit* :
« L’eau est épaisse. »
[…]
Il se dit *:
« Jusqu’au rouge. »
C’était sa limite. Quand il était à bout d’air il entendait un grondement* dans ses oreilles, puis le son devenait rouge et remplissait sa tête d’un grondement* sanglant à goût de soufre.
[…]
Il entendait dans lui :
« Rouge, rouge. »
[…]
Le sang coula dans ses yeux.
Alors, il se tourna un peu en prenant appui sur la force longue du courant ; il replia son genou droit comme pour se pencher vers le fond, il ajusta sa tête bien solide dans son cou et, en même temps qu’il lançait sa jambe droite, ….»

 

P20-IL OUVRIT LES BRAS-let

 

P20-IL OUVRIT LES BRAS-ima

 


 

…  il ouvrit les bras.
Il émergeait. Il respira. Il revoyait du vert. Ses bras luisaient dans l’écume de l’eau. 
»


 

*Lorsqu’on sait à quel point Giono travaille sa phrase, on ne doutera pas que la répétition d’un mot ou même d’une phrase n’est pas (qu’)une maladresse … que nombre de critiques lui ont reproché.


Note : Le passage cité a été donné comme sujet au baccalauréat (année 2012) de la série ES dans l’épreuve de français en les académies des Antilles et de la Guyanne

La présentation du texte semble indiquer que le rédacteur du sujet n’a pas vraiment lu le roman de Jean Giono.

« Antonio vit au bord d’un fleuve qu’il connaît mieux que personne. Au matin, il entre dans l’eau pour savoir s’il n’est pas trop tard dans la saison pour faire descendre des troncs d’arbres, coupés dans la montagne en amont, en les laissant charrier par le fleuve.« 

sujet bac 2012

A moins que cette torsion des motifs du texte ne soit due à une plume qui pensait la trame du roman trop complexe, voire dangereuse à dévoiler, pour un élève de terminale ES ?

Antonio est un pêcheur, pas un bûcheron. La raison de son défi « jusqu’au rouge », avec le fleuve, est bien autre. Il est bien dommage que le motif du texte ait été ainsi trahi.

 


 




 

 

 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 18

P18b-CELLE-LÀ POUR-ima2

Il est des passages du roman dans lesquels Antonio est proche de l’animal (ici du chat) au point que certaines de ses réactions nous sont incompréhensibles (ici son rire).
Il faut alors se rappeler les paroles de « bouche d’or »* à propos de la rivière
« on croit toujours connaître. Mais ça raisonne pas comme nous, alors c’est difficile »
Des pages
de descriptions du corps, des gestes
ou de dialogue
ne nous permettrons pas de connaître Antonio.

___
* Un de ses surnoms


 

Dix-huitième page …

Antonio va se mettre en route, sans se presser. …


« Le mouvement de l’air était au nord. Le froid donnait à Antonio envie de s’étirer. Il s’allongea, il fit craquer les os de ses épaules et de ses bras. Il se mit à rire sans bruit.
Lui, il devait remonter par le côté au-delà des grandes eaux. Il allait tâter d’abord ça, …»

 

P18-IL SAVAIT DÉJÀ-let

 

P18-IL SAVAIT DÉJÀ-ima

 


 

… il savait déjà en marchant pieds nus que la terre se serrait sous l’herbe. L’automne allait s’aigrir.»


Des souvenirs lui reviennent au corps.

P18b-CELLE-LÀ POUR-ima2

« Il suivit avec son pouce tout le profond de cette cicatrice qu’il avait à la poitrine. Qu’était-elle devenue … »

P18b-CELLE-LÀ POUR-let

… Il fallait cet automne doux qui trompait les osiers et les femmes dans leurs fleurs, pour penser encore à cette bataille des villages.


* À noter (même remarque que dans les deux pages précédentes) :  L’ensemble des passages cités ici était absent de la publication de l’oeuvre dans « La Revue de Paris ».

On peut se demander si Giono a fait cet ajout par la suite, ou s’il s’agit là d’une amputation imputable à la revue, due au contenu de ce paragraphe ?


 




 

 

 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 15

P15-TOUT EN NAGEANT , IL SENTAIT-ima

« Je sais très nettement que j’ai commencé à voir un fleuve, à voir un personnage qui était un homme du fleuve » J.G.


Giono ne se lasse pas de décrire le corps d’Angelo. Immobile ou en mouvement dans ses contacts avec le vivant, comme lui, fluide et mouvant.


P06-JE CROYAIS CONNAÎTRE-ima

Quinzième page …

À la pointe du jour, Antonio est revenu, près de la rivière* qui est toujours sa première rencontre, au sens plein du mot, à son réveil.
Cette rivière dont il disait cependant, quelques pages auparavant :

« … Je croyais connaître. On croit toujours connaître. Mais ça ne raisonne pas comme nous, alors c’est difficile. »

__
* Qu’il (et J.G.) nomme le « fleuve. » Mais on serait bien en peine de trouver un fleuve ayant toutes les caractéristiques données dans le roman.***
** Il y habite sur une île.


« Tous les matins Antonio se mettait nu. D’ordinaire sa journée commençait par une lente traversée du gros bras noir du fleuve. Il se laissait porter par les courants; il tâtait les nœuds de tous les remous; il touchait avec le sensible de, ses cuisses les longs muscles du fleuve et,  …»

 

P15-TOUT EN NAGEANT , IL SENTAIT-let


 

P15-TOUT EN NAGEANT , IL SENTAIT-ima

… tout en nageant il sentait avec son ventre si l’eau portait, serrée à bloc, ou si elle avait tendance à pétiller. »


Percevoir le fleuve, si ce n’est le comprendre, afin de se glisser dans l’esprit de ceux qui l’habitent.

« De tout ça, il savait  […] si les brochets sortaient des rives, si les truites remontaient, si les caprilles descendaient du haut fleuve …« 

Loin d’être un homme insouciant, vivant au jour le jour, sans projet, Antonio a, malgré les apparences, des désirs qui durent (au-delà des rencontres féminines épisodiques) des rêves à réaliser. Mais ils sont bien sur en rapport avec sa nature.

 » … toucher cet énorme poisson noir et rouge impossible à prendre et  qui, » 

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*** Qui sait la différence absolue entre un fleuve et une rivière saura également nous dire (mais la verrons nous ?) celle qui existe entre le vert et le bleu.

Le genre y joue-t-il un rôle ?
Est-ce pour cette raison que Jean Giono a choisi de faire du double d’Antonio un fleuve ?
Ou est-ce l’origine du héro de son roman qui a décidé de ce choix. La distinction entre rivière et fleuve y étant des plus floues.

 

 

 




 

 

 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 14

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La sensualité d’Angelo s’exprime dans chacun de ses gestes sans aucune feinte ni pudeur.  Giono ne donnera plus par la suite de personnages aussi proche de l’animal … qui ne parle pas.


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Quatorzième page …

C’est le soir, tout est dit ou presque, le départ est pour le lendemain, il va être l’heure de se coucher. On tarde encore un peu à se séparer.

 


« Antonio caressait la tête de la petite fille, il en faisait tout
le tour avec la paume de la main. Les flammes du feu se couchèrent comme si l’air s’était mis à peser. L’odeur du fleuve descendait dans le vallon. La jeune femme regardait Antonio elle suivait tous ses gestes.
Matelot vint s’asseoir près du feu. C’était un homme épais sans lourdeur. Il s’était un peu tassé avec l’âge et maintenant il était rond comme un tronc d’arbre,  …»

 

P14-SANS CREUX NI BOSSE-let


 

P14-SANS CREUX NI BOSSE-ima11

… sans creux ni bosse,depuis ses épaules jusqu’aux pieds. Son visage était couvert de barbe blanche. »


Ici encore Antonio est au centre de toutes les attentions, y compris de « la vieille Junie » qui n’est pas sortie de sa maison … quant aux regards de la jeune veuve, Giono les prolonge par ceux de sa toute petite fille.

« Il se dressa. La petite fille abandonnée le regardait d’en bas en essayant de parler. La jeune femme le regardait. Matelot le regardait. »

Ces attentions et désirs dont il jouit comme un enfant se baigne en la lumière du jour.

(plus loin)

« C’était la jeune femme. Elle appelait doucement
–- Antonio !
Puis, elle faisait un pas presque sans bruit, avec juste le bruit de sa jupe.

Elle appelait autour d’elle en baissant un peu la tête pour que sa voix aille toute chaude vers le dessous des buissons. Un oiseau réveillé se mit à gémir.

Antonio se serra dans sa couverture; il cacha son visage dans la mousse…. » 

P14b-SANS CREUX NI BOSSE-let


 

 




 

 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 13

P13-QUI PASSAIT PARFOIS-ima

Antonio est une part de Giono que l’on retrouve dans « Le Bonheur fou »*.
Roman dont le héro porte un nom assez voisin (Angelo)
Giono a d’ailleurs fait pour ce personnage ce qu’il envisageait pour Antonio.
En effet, l’intention initiale de l’auteur était d’écrire un « chant du monde » composé de trois romans (ou plus). La première publication de son livre (dans la Revue de Paris déjà citée) le présentait d’ailleurs ainsi, avec comme titre de cette première partie : »Le besson rouge ».
On peut penser que Giono n’a pas trouvé matière (ou lecteur) pour les deux autres parties qu’il imaginait initialement, et choisi pour ce projet* un Antonio un peu plus civilisé (et donc plus riche pour l’intrigue … et le lecteur) à savoir Angelo.
Angelo qui pourrait lui aussi mériter le surnom de « Bouche d’or » (au sens où le précise ici** Antonio, et non comme le suggère, Junie.)

____
* « Angelo » , « Le hussard sur le toit » , « Le Bonheur fou » (ordre des publications)
** Dans la citation


P06-JE CROYAIS CONNAÎTRE-ima

Treizième page …

Junie, Mère du besson rouge, à l’origine de la demande faite à Antonio concernant la disparition de son fils, s’adresse à celui-ci, sans pourtant aller à sa rencontre.

 


« – Je te vois sans sortir, comme si je t’avais fait, dit Junie.
Le Matelot m’a raconté, dit Antonio. Si vous voulez m’écouter ici, voilà ce qu’il faut faire. Nous partirons demain, ton homme et moi, et on remontera l’eau un de chaque côté. S’il est à la côte on le trouvera. S’il passe, on le verra. On remontera jusqu’au pays Rebeillard, on demandera. Ça se fond pas, un homme.
– C’est pas pour rien que nous t’avons appelé « bouche d’or » , dit la voix de Junie. C’est parce que tu sais parler.
– Non, dit Antonio, c’est parce que je sais crier plus haut que les eaux.
La jeune femme regardait Antonio. Elle se souvenait de ce cri que tous les gens de la forêt connaissaient, …»

 

P13-QUI PASSAIT PARFOIS-let


 

P13-QUI PASSAIT PARFOIS-ima

…  qui passait parfois au-dessus des arbres comme le cri d’un gros oiseau pour dire la joie d’Antonio sur son fleuve. »


Cette joie d’Antonio qu’il exprime comme un animal, dans un cri qui serait une sorte de don au fleuve et à ce qui y vit, pourrait être rapproché, d’autres manifestations similaires (mais dans des modes plus « humains », et des intentions plus « subtiles ») de certains usages de twitter ou du plaisir que certains ont à faire participer leur entourage à la musique qu’ils écoutent chez eux ou dans leur voiture.


 

 




 

 

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