« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 18

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dix-huitième page,

Quelques mots échangés suffisent
à convaincre Gaspard
qui pourtant jusqu’à ce jour
ne s’est pas montré particulièrement rebelle à l’autorité

d’aider l’enfant fugitif.

 


«  – Pourquoi est-ce que tu ne dors pas? Il est trois heures du matin.
– Je ne peux pas dormir. Et toi?…
– Je pensais à toi.
Encore un long silence.
– Pourquoi t’es-tu sauvé?
– Je cherche mon pays.
– Quel pays?…
– Je ne sais pas. Je cherche.
– Explique-moi.
– Ce serait trop long.
– Tu veux toujours te sauver?…
– Je voudrais bien.
– Je vais t’aider. Ne t’endors pas cette nuit…
Gaspard ne savait comment il pourrait aider l’enfant, mais il  »…
  

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…en éprouvait un tel désir qu’il eut soudain l’assurance de réaliser l’impossible.»

____________

Le désir peut tout ?

A minima permet-il de rendre possible n’importe quel projet
en nous.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 15

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Quinzième page,

Suite du dialogue
L’un sait ce qui est
et ce qui devrait être
l’autre

finit par douter
de tout son être.


 

« Il cherche son pays, à ce que disent les gens.
– Son pays? Quel pays?…
– Voilà ce qu’il faudrait savoir, mademoiselle Fernande. S’il cherche son pays, c’est que là où il était, il n’était pas chez lui, et, de toute façon, c’est une histoire bizarre.
– Monsieur Aurélien, répliqua la servante, lorsqu’on cherche un pays on le trouve, et on sait dire au moins de quel pays il s’agit. Moi, je suis native de Saint-Omer…
– Si vous aviez quitté votre pays à l’âge de cinq ans, par exemple, est-ce que vous le connaîtriez, votre pays?…
– Si je ne le connaissais pas, alors ce serait tout comme si je n’en avais pas.
Cela pourra paraître extraordinaire, mais Gaspard entendit le cuisinier »…
  

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…se gratter la tête, tellement le silence fut profond, et tellement l’homme y mit une solennelle vigueur.»

____________

La tête est-elle le lieu où peut jaillir la compréhension
pour cette question
du pays que l’on cherche.

Il faudrait demander à Antée ?

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – deuxième page

« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette forme ultime de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) à l’époque moderne.

C’est ce que le Livre permet

et « Le pays où l’on arrive jamais »
est une de ces fenêtres ouvertes sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.

Croire qu’elle ne s’adresse qu’aux enfants
parce que deux enfants en sont les personnages (humains) principaux
serait (un bien grand) dommage
(ce serait un peu comme : croire que les pâtes ne s’adressent qu’aux italiens …
on y perdrait la connaissance d’un continent entier du goût)


Deuxième page,
Gaspard apparaît
enjeu d’une lutte d’influence
entre
la vie rangée de sa marraine

…et celle qui l’est bien moins
de ses parents.


 

« Gaspard naquit donc au Grand cerf. Il fut entendu qu’il resterait à Lominval et que sa tante s’occuperait de son éducation.
On se souvenait qu’un aïeul de Gaspard avait été le maire de Lominval et un autre, plus lointain, lieutenant de louveterie.
De l’avis de tous, il était déplaisant que les Fontarelle eussent dégénéré dans le vagabondage, et l’on fut heureux de prédire .…  

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… que Gaspard, grâce aux Conseils de Mademoiselle Berlicaut, réhabiliterait une des plus vieilles familles du pays »

[Almanach] Pacte avec …

[Parfois une signature engage bien au-delà de l’horizon visible du texte concerné.
Notamment lorsque la notion d' »assistance » est pris dans un sens très large.]

14-05-1955-LE 14 MAI 1955 HUIT PAYS-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait … Des précisions

 

Autres précisions


Le 14 mai 1955 huit pays signent un accord d’assistance mutuelle qui permettra l’intervention Russe en Tchécoslovaquie.

Ces huit pays sont l’URSS, l’Albanie, qui quittera le pacte le 13 septembre (on comprendra pourquoi cette date) la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la pologne, la Tchécoslovaquie et l’Allemagne (qui ne le rejoint en réalité qu’en 1956)
Ce traité signé à Varsovie permettra l’intervention des forces dites du pacte de Varsovie pour endiguer le mouvement populaire du printemps-été 1968 en faveur d’une démocratisation du régime.
L’Union Soviétique, dont les forces constituaient l’essentiel des forces engagées (blindés, aviation, troupes au sol) intervenait alors non comme envahisseur, mais dans le cadre de l’assistance mutuelle évoquée par le traité.
Il en avait été de même lors de la révolution Hongroise de 1956 avec l’intervention de l’armée rouge en octobre 1956.

L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 14

[Dans la vie réelle la lumière prend des chemins tortueux.
À partir de sa source,
elle se perd parfois dans le brouillard,
rebondit ici ou là.
Il arrive même qu’elle surgisse
de lieux que l’on qualifie d’obscurs.]


 

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - letc1-s                      

 


 

(a cliquer)

 PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - letcr1-exp

  —     

Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »

de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - sr

  —–

 Sur babelio
*

En clair

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - txt0r

Un extrait plus long

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - txt1r


Merci de signaler une erreur 


Jacques songea que les paroles d’Augustin lui apprenaient tout au moins qu’il n’y avait rien de nouveau, il n’osa parler de la rencontre avec Viviane, cette nuit même.
Oui, cette nuit même, et il en était encore bouleversé.
Il fallait se taire, comme chacun se taisait dans la Saumaie, ou plutôt dire n’importe quoi pour dissimuler.
Peut-être la vérité ne devait éclater qu’à force d’être étouffée par les mensonges. Drôle de pays.
Ils marchèrent en silence.


POUR RIRE -19- (Ambrose Bierce)

Une nouvelle grille
pour rire
chaque heure aujourd’hui


Grille de 01h00
Joyeux Noël
et
que-ta-volonte-soit-fete-letcr10-exp11


Pour distraire la veillée de Noël
à jouer entre deux plats
notamment ceux qui ont internet sur la télé.
La première lettre de chaque mot est
mise en couleur et en italique.
Chaque mot est entouré d’une limite.
La phrase à déchiffrer est composée de mots qui se suivent.

Ambrose Bierce
homme d’un 19ème siècle désabusé
nous donne sa définition du « vote »
C EST L INSTRUMENT ET SYMBOLE - letc1

(Beaucoup pensent la même chose du vote
à nous de faire ce qu’il faut
pour qu’il ne colle pas à cette définition
qui signerait son arrêt de mort
et celui de la démocratie.)


Pour le parcours de lecture
(cliquer)

C EST L INSTRUMENT ET SYMBOLE - sr


Pour lire en clair
(cliquer)

C EST L INSTRUMENT ET SYMBOLE - txt0r


(le vote : ) c’est l’instrument et symbole du pouvoir donné à un homme libre de se conduire comme un sot et de conduire son pays au chaos.

CE QUI BERCE CE QUI BRUISSE – JEAN-CLAUDE GOIRI – 1

affiche information défi qazaq-petit

Jean-Claude Goiri est, pour cet ouvrage, un des auteurs du défi Qazaq :

En téléchargement un livret de jeu gratuit des citations d’auteurs de l’écurie « Qazaq« .
(pour ordinateur .pdf  ou .epub pour liseuse)
Un livre ancien, offert par Jan Doets, et unelithonumérique numérotée, don de Anna Jouy, à gagner pour Noël.
(cliquer sur l’image)



Ce qui berce ce qui bruisse - couverture

Aujourd’hui, et toujours aujourd’hui, l’utile se trouve dans cette oreille qui écoute le bruit du marteau qui tape, le crissement de l’acier qui entre dans le mur, la poussière de plâtre qui bruine sur la peau, le mur tout entier qui frisonne de pouvoir supporter tout ça, cette oreille dans laquelle bruissent mille autres oreilles.

Et je ne sais que chanter les éloges du bruité aux charnières de l’inutile pour que résonne dans les oreilles autre chose que du bruit.

Et une oreille s’est tournée vers mon bruité pour le transmettre à d’autres.
Celle de Jan Doets.
Merci à lui, celui qui m’accompagne.

(présentation de )Jean-Claude Goiri

Peinture de couverture : Nathalie Oso

disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - letcr1-exp

Extrait du recueil
« Ce qui berce ce qui bruisse » de Jean-Claude Goiri

 —

Itinéraire de lecture

NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - sr

En clair

NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - txt0r

Extrait plus long

NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - txt1r

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Jean-Claude Goiri est aussi sur les sites internet :
http://www.jeanclaudegoiri.com/
http://www.fepemos.com/

 

 


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Je suis parti mille fois rien que pour mieux revenir avec des mains plein les valises et le sourire aux dents, et je déballe à nouveau tous ces trésors cueillis dans ce pays si long qu’on ne traverse qu’allongé, mais je ne ramène ni outil ni matériau pour construire toute une terre rien que pour toi et moi, je n’en ramène que des mots pour habiller mes doigts, pour qu’ils habillent à leur tour ton corps si nu et si frêle, je n’en ramène que des sons pour dégrafer ta vie, pour qu’elle aspire la mienne, je n’en ramène qu’un fil pour te coudre les yeux, pour que tu partes avec moi rien que pour mieux revenir, nous reviendrons mille fois rien que pour mieux partir dans ce pays si proche qu’on ne le voit même pas.