Histoires du delta – LAN LAN HUÊ – 3

Histoires du delta - couverture« Le balcon », « La fente »,
« Potamomancie », « Dans un pli de l’âme » et « Ramayana » relatent des historioles de ce delta du Sud  du Viêtnam où
elles ne sont pas seulement particularités régionales. Mais aussi et surtout mémoires. Plurielles, effacées, transformées. En transit.

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 L’illustration est de la main de Lan Lan Huê


[L’humain, son pays
ses racines
celles de son âme]


   EUX ILS DESCENDENT DE LA MONTAGNE - letcr1-exp1
(cliquer pour un texte plus lisible)

  

 « Histoires du delta »
de Lan Lan Huê

Extrait de   « Dans un  pli de l’âme »

Itinéraire de lecture

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En clair

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 un extrait plus long

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Lecture de quelques pages



Les poules se promènent entre les jambes lors des consultations. Les cochons s’ébrouent. Ils se roulent même dans la boue et leur peau noire, corps à cette vase fraîche, leur fait manteau réfrigérant. Ils ont alors des grognements d’aise, une délectation que leur envient les humains qui les observent. Patience. Peut–être dans une prochaine vie ?
Mais les voilà. Faut–il les appeler les malades ? Quand il les a rencontrés la première fois,  il se demandait s’ils se vivaient vraiment comme malades. Peut–être seulement différents, pas comme ceux des rizières ou des campagnes, ni comme ceux qui ont la culture de la voix, des chants et des instruments de musique. Eux, ils descendent de la montagne. Certains semblent même faire corps avec la montagne. Ils sont montagne. Elle s’infiltre par leurs pieds et pousse vers le ciel. Et leurs bras, leurs regards étreignent les nuages. Et dans les berceuses chantait l’âme de la montagne. Dans le creux de leur glotte. Dans les vibrations de leurs cordes vocales. Dissociée. Et pourtant si intime. Suivant les inflexions de la langue. Elle double les sons, les mots, les phrases. Venue d’ailleurs. Esprit de la montagne devenue.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 2

[Rien n’est épargné dans cette première partie du texte qui se donne comme but (mission) de définir la Critique avec un grand C. Tout est canaille !]


LE VERBE EST PROSTITUÉ LA BEAUTÉ- letcr1-exp

Sans l’image
(à cliquer)

LE VERBE EST PROSTITUÉ LA BEAUTÉ- letcr1


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Extrême exigence de René Daumal et du Grand Jeu
concernant le rôle de la critique
une position qui serait de nos jours très

critiquée

Point de « départ » bien nécessaire pourtant
que cette révolte à propos du traitement qui est fait
du Verbe, notamment.
Un peu excessif peut-être

mais ça réveille !)

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parcours de lecture
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Un extrait plus long

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Je ne suis d’abord pas sûr qu’un livre comme celui de Roland de Reneville sur Rimbaud le voyant soit ce que le langage commun appelle un ouvrage de critique ; mais je préfère user de charité envers le langage commun en étendant un peu le sens de ce mot, pour pouvoir le prononcer autrement qu’avec la grimace du dégoût.
Aujourd’hui que toute parole vivante ne peut s’imposer qu’en s’entourant de la plus extrême rigueur, au milieu du pullulement littéraire des recettes pratiques grâces auxquelles le premier venu, pour peu qu’il ait la plume agile, peut imiter, en agitant de froid cadavres, un torrent de révélations, aujourd’hui que le Verbe est prostitué, la Beauté vendue à la canaille du pinceau ou de la plume, La Vérité vendue à la canaille de la science qui construit les machines à abrutir et à tuer, le Bien vendu à la canaille législative et policière, l’Esprit vendu à la canaille ecclésiastique, aujourd’hui c’est glorifier une entreprise que simplement la justifier.