journal de l’aube : « les cheveux du sommeil » – Anna Jouy

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[A quoi tient
le sommeil ?]

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Anna Jouy donne
en ses Mots Sous l’Aube
(poèmes)
« Les cheveux du sommeil »

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(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


Le poème chez Anna Jouy
… le rêve échevelé


les cheveux du sommeil hantent la lune. je cherche la boussole des voyageurs de nuit. ma tête effilochée matière glisse parmi les faisceaux masqués du gris de l’âge. ma tête rudimentaire planète des signes piste de cailloux les crevasses du songe. je m’enfonce ainsi avec désespoir de retour sur les traces que laisse le futur. noble défi des braqueurs de l’âme.un oiseau donne l’alarme d’un cri qui ploie le silence des fers. j’évoque alors la venue des impossibles lueurs. la portée de l’obscur est de nombreux nuages, scolopendres farceurs cousant leur venin à la mort avec des tignasses humaines. alors debout dans la salle des cisailles, je tonds mon repos de ces lianes veilleuses du zéro à l’infini.

jeux de réflexions – Anna Jouy – extrait

 En les matins

 des mots sous l’aube, de Anna Jouy

un extrait saisi  ce jour : 

VOTRE SOUFFRANCE - letcr1---

Extrait de  « jeux de réflexions   » publié
en les « matins » de

Anna Jouy


VOTRE SOUFFRANCE - letc1

VOTRE SOUFFRANCE - s


 


Car puisque vous êtes lucide de ce qu’il y a de fat et d’indigne à souffrir de vivre, -votre souffrance vraie pourtant-, vous ne pouvez plus qu’ajouter à la douleur votre mépris d’elle.

ce matin – Anna jouy

 En les matin des mots sous l’aube, de Anna Jouy

un extrait saisi  ce jour :

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  …Il court toujours »

Extrait de  « matin »

de

Anna Jouy

texte à lire ici
ce matin

Proposition de climat

 (source  Henry C-M :   » l’anneau … »)

je me suis levée ce matin, comme une prise de ciment entre deux siècles de pierre
dans la tombe du drap et le refus du ciel

jamais je n’ai pu convaincre l’éveil

mon rêve n’a pas suivi mon corps. il court toujours
parfois on quitte trop fort et c’est comme un pendule qui secoue sa nébuleuse, goupillon d’hypnose
je soupçonne debout que je vibre à l’amble
un coup de noir un coup de blues
lourdement évaporée, un jus de pierre dans le feu

jamais je n’ai pu convaincre l’éveil