[Almanach] naissance des éditions Qazaq … Anna Jouy

[Quatrième des sextuplés
nés il y a un an et trois jours
l’aube des éditions Qazaq
issues du rêve de Jan Doets -]

[La mystérieuse enfant … et la non moins mystérieuse « sculpture »]

Anna Jouy
« Pavane pour une infante défunte« 

Vendredi 19 Juin 2015

(L’almanach fait du sur-place encore pendant 3 jours)

ELLE AVANCE ET VIENT-letcr1-exp-

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte


Proposition de lecture  :


Autres publications de Anna Jouy aux éditions Qazaq

Je et autres intimités – Les dits de solitude

Strasbourg Verticale

Anna Jouy en ses « Mots sous l’aube« 


Il y a cette étrange sculpture dressée devant sa fenêtre comme une mesure de gros sel. Pourquoi cette blancheur lui fait–elle presque mal? La petite s’est relevée pour faire face à la vitre. Elle le fixe au–delà de sa propre image qu’elle doit photographier, reflet mélangé d’une enfant méconnaissable. Moment de contemplation, de secrète visite. Mais elle avance et vient coller son visage inquiet contre le verre. Elle scrute. Et quand elle l’aperçoit dans l’atelier, la regardant d’un sourire amusé, son rire est si sonore qu’il doit venir d’une autre dimension.

[Almanach] Fabienne Swiatly …

[La ville n’a pas de limite
mais le poète peut, dans ses débordements ordinaires
tenter de la borner en ses distances, ses actes …
ceux des êtres qui la font exister.]

Vendredi 23 mai 2008,
Les éditions Publie.net donnaient
de Fabienne Swiatly le texte
« Jusqu’où cette ville ?« 

ET SOUS LES GARGOUILLES -letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier

 


Proposition de lecture


Lieu d’écriture virtuelle de Fabienne Swiatly  : La trace bleue


Jusque dans les camionnettes rouillées sur le terrain chaotique des chantiers, ville éventrée. La terre qui remonte à la surface, obstination des machines dans l’éboulis des cailloux. Là des femmes ouvrent leur sexe pour quelques euros. Bougies allumées derrière le pare-brise pour signaler la disponibilité. Madones des terrains vagues qui attendent les hommes le long des entrepôts abandonnés. Peinture écaillée sur des murs taciturnes. D’autres hommes ici, avant, raffinaient le sucre, fabriquaient le ciment, chargeaient les péniches. Aujourd’hui le commerce des corps sur le quai qui échappe aux regards.
Jusque sous le drapeau français où attend la file des visiteurs de la prison qui porte le nom d’un saint. Mouvement paresseux du tissu tricolore malgré le vent. À bout de bras des sacs plastiques aux couleurs vives, la marque lisible au centre. Le linge propre amené aux hommes que l’odeur de lessive émeut sans qu’il puisse trouver un lieu où pleurer. Le muscle énervé du peu d’espace. Cour de promenade plus petite que la fosse aux ours du parc. Sous le ciel prisonnier du grillage, des hommes réunis avec ce qu’il y a de plus difficile à partager en eux.
Jusque dans les cours rénovées du vieux quartier, à l’image des prospectus où l’on invite à découvrir la pierre figée de l’histoire. Le passé mis au propre. Et l’on vient voir, l’œil collé au viseur. Puis l’on s’arrête devant les tourniquets alignés sur le pavé, qui proposent la vieille ville en carte postale – cadrage impeccable. Et on achète par cinq ou par six pour se souvenir et envoyer aux autres. Faire signe à ceux qui sont restés, donner une preuve et dire j’étais là – dans la vieille ville. La photo à la marge blanche et le nom inscrit comme un sourire sur le côté, l’emplacement du timbre pré-imprimé. La ville vendue aux touristes.
Jusque sur le parvis de la cathédrale, la lumière qui se libère enfin des ruelles étroites. L’esplanade où les voitures cherchent malgré l’interdit à se faire une place. Et la scène ancestrale des pauvres réunis à l’extérieur, devant l’immense porte qui mène vers la croix. Groupe de jeunes aux chiens sans laisse qui boivent à même la bouteille l’alcool acheté dans un hard discount. La main tendue vers ceux qui marchent persuadés que Dieu saura les entendre malgré le vacarme des moteurs. Et sous les gargouilles aux visages de la peur, le monde semble aussi vieux que les pierres qui le cernent.

Monsieur M. – Anh Mat – 15

[Monsieur M. :  entre le roman et le poème, l’enquête (tout interroge) et l’évocation d’une descente aux enfers d’un Ulysse écrasé sous la multitude de dieux anonymes et terriblement obstinés.]


QUI D AUTRE SE SOUVIENT - letcr1-exp3

(sans le fond
03 - DES GAZ LIBÉRÉS PUIS - letcr1
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Extrait du roman* « Monsieur M »

de Anh Mat

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Parcours de lecture

QUI D AUTRE SE SOUVIENT - sr

(cliquer pour « débrouiller »)

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L’extrait en clair
QUI D AUTRE SE SOUVIENT - txt0r

Un extrait plus long

QUI D AUTRE SE SOUVIENT - txt1r

Proposition de lecture d’un extrait qui comprend ce passage :


Anh Mat
chez publie.net
chez qazaq

Lorsqu’il nous dit   « les nuits échouées »


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MacGuffin – ANNE-SOPHIE BARREAU – 2

« Chroniqué » récemment par Sabine Huynh
sur Publie.net :

Sabine Huynh lit MacGuffin d’Anne-Sophie Barreau


 
SIMON AVAIT - letcr1

Lecture plus lente
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Extrait de l’essai « MacGuffin: la forme des choses oubliées »
de Anne-Sophie Barreau

Parcours de lecture

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En clair sur babelio

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SIMON AVAIT - txt0

 Extrait plus long

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A la librairie de publie.net
MacGuffin

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Devant la sidération de ne plus l’y trouver quand ce même geste cent fois répété n’avait auparavant jamais réservé de mauvaises surprises, j’avais entrepris de regarder à l’intérieur de mon sac puis de le vider. Peine perdue. Mon téléphone n’était bel et bien plus là. Simon avait tout de suite vu le dépit, l’abattement, et la panique sur mon visage, aussi à peine avais-je émis l’idée que j’avais très bien pu l’oublier à l’appartement quand nous avions déposé nos bagages avant de rendre la voiture, qu’il m’avait immédiatement donné raison, « mais oui bien sûr, ne cherche plus, c’est exactement ce qui s’est passé ». J’avais fait semblant de le croire.

LE GRAND MEAULNES – ALAIN FOURNIER – 24


ET IL SUFFISAIT MAINTENANT-let2

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(Pour ceux qui désirent des grilles plus difficiles)

ET IL SUFFISAIT MAINTENANT-let1

Extrait du roman « Le grand Meaulnes » de Alain Fournier

Parcours de lecture

ET IL SUFFISAIT MAINTENANT- s

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ET IL SUFFISAIT MAINTENANT- txt1

Un extrait plus long qui contient cette citation

ET IL SUFFISAIT MAINTENANT- txt2

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De temps à autre une goutte de pluie venait rayer la vitre qui donnait sur la cour aux voitures et sur le bois de sapins.
Apaisé, depuis qu’il avait rangé son appartement, le grand garçon se sentit parfaitement heureux.
Il était là, mystérieux, étranger, au milieu de ce monde inconnu, dans la chambre qu’il avait choisie.
Ce qu’il avait obtenu dépassait toutes ses espérances. Et il suffisait maintenant à sa joie de se rappeler ce visage de jeune fille, dans le grand vent, qui se tournait vers lui…

L’AFFAIRE CHARLES DEXTER WARD – HOWARD PHILIPPS LOVECRAFT – 1 –

« Les médecins s’avouent complètement déconcertés par son cas, car il présentait des bizarreries physiques autant que psychologiques.
En premier lieu, le malade paraissait beaucoup plus vieux qu’il ne l’était. À vrai dire, les troubles mentaux vieillissent très vite ceux qui en sont victimes, mais …

LE VISAGE DE CE JEUNE HOMME DE VINGT SIX ANS AVAIT PRIS UNE EXPRESSION SUBTILE QUE SEULS POSSEDENT LES GENS TRES AGES-let                                                               …  En second lieu, ses fonctions organiques montraient
un curieux désordre.
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Extrait du roman « L’affaire Charles Dexter Ward »
de Howard Phillips Lovecraft

parcours de lecture

LE VISAGE DE CE JEUNE HOMME DE VINGT SIX ANS AVAIT PRIS UNE EXPRESSION SUBTILE QUE SEULS POSSEDENT LES GENS TRES AGES-s

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LE VISAGE DE CE JEUNE HOMME DE VINGT SIX ANS AVAIT PRIS UNE EXPRESSION SUBTILE QUE SEULS POSSEDENT LES GENS TRES AGES-txt

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LE VISAGE DE CE JEUNE HOMME DE VINGT SIX ANS AVAIT PRIS UNE EXPRESSION SUBTILE QUE SEULS POSSEDENT LES GENS TRES AGES-txt2

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Un personnage fort étrange, nommé Charles Dexter Ward, a disparu récemment d’une maison de santé, près de Providence, Rhode Island. Il avait été interné à contrecœur par un père accablé de chagrin, qui avait vu son aberration passer de la simple excentricité à une noire folie présentant à la fois la possibilité de tendances meurtrières et une curieuse modification du contenu de son esprit. Les médecins s’avouent complètement déconcertés par son cas, car il présentait des bizarreries physiques autant que psychologiques.
En premier lieu, le malade paraissait beaucoup plus vieux qu’il ne l’était. À vrai dire, les troubles mentaux vieillissent très vite ceux qui en sont victimes, mais le visage de ce jeune homme de vingt-six ans avait pris une expression subtile que seuls possèdent les gens très âgés. En second lieu, ses fonctions organiques montraient un curieux désordre. Il n’y avait aucune symétrie entre sa respiration et les battements de son cœur ; sa voix était devenue un murmure à peine perceptible ; il lui fallait un temps incroyablement long pour digérer ; ses réactions nervales aux stimulants habituels n’avaient aucun rapport avec toutes celles, pathologiques ou normales, que la médecine pouvait connaître. La peau était sèche et froide ; sa structure cellulaire semblait exagérément grossière et lâche. Une grosse tache de naissance, en forme d’olive, avait disparu de sa hanche gauche, tandis qu’apparaissait sur sa poitrine un signe noir très étrange qui n’existait pas auparavant. Tous les médecins s’accordent à dire que le métabolisme du sujet avait été retardé d’une façon extraordinaire.
Sur le plan psychologique également, Charles Ward était unique. Sa folie n’avait rien de commun avec aucune espèce de démence consignée dans les traités les plus récents et les plus complets ; elle semblait être une force mentale qui aurait fait de lui un génie ou un chef si elle n’eût été bizarrement déformée. Le Dr Willett, médecin de la famille Ward, affirme que les facultés mentales du malade, si on les mesurait par ses réactions à tous les sujets autres que celui de sa démence, s’étaient bel et bien accrues depuis le début de sa maladie. Le jeune Ward avait toujours été un savant et un archéologue ; mais même ses travaux les plus brillants ne révélaient pas la prodigieuse intelligence qu’il manifesta au cours de son examen par les aliénistes. En fait, son esprit semblait si lucide et si puissant qu’on eut beaucoup de peine à obtenir l’autorisation légale de l’interner ; il fallut, pour emporter la décision, les témoignages de plusieurs personnes et la constatation de lacunes anormales dans les connaissances du patient, en dehors de son intelligence proprement dite. Jusqu’au moment de sa disparition, il se montra lecteur omnivore et aussi brillant causeur que le lui permettait sa faible voix. Des observateurs expérimentés, ne pouvant prévoir sa fuite, prédirent qu’il ne manquerait pas d’être bientôt rendu à la liberté.

JE SUIS DEBOUT – LUCIEN SUEL – 10


« Je lève l’œil au plafond au ciel de lit au ciel de l’art. Je m’allonge dans l’herbe des allées. … 

JE ME COUCHE -letc1                                                             …Larme à l’œil, je récite les noms de ceux qui me précédèrent, me parlèrent au berceau ou dans les livres d’images. »

Extrait de  « JE SUIS DEBOUT »
POÉSIES de Lucien Suel 


Parcours de lecture

JE ME COUCHE -s

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JE ME COUCHE -txt

Lucien Suel sur Publie.net

en son SILO

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Je lève l’oeil au plafond au ciel de lit au ciel de l’art. Je m’allonge dans l’herbe des allées.

Je me couche dans la luzerne entre les draps blancs et bleus du ciel au milieu des âges. Des visages souriants me regardent.

Larme à l’oeil, je récite les noms de ceux qui me précédèrent, me parlèrent au berceau ou dans les livres d’images.