[Connaître ? Quelle lumière]… Anna Jouy

JE NE VEUX PAS TE CONNAITRE-im

[Quelle lumière
sur l’autre ?
réalité
vérité …]


[Ici encore L’image est empruntée à Anna Jouy
qui depuis quelques temps illustre ces textes d’images de sa main]


JE NE VEUX PAS TE CONNAITRE-let1

L’extrait provient du texte « Je ne veux pas te connaître… »
publié en les dans la section Livre des suites

Le texte complet et son illustration originale


On peut également retrouver ce texte et ceux de la même époque ici

 


Anna Jouy aux éditions Qazaq

 

de grands fruits de verre pendent aux yeux… – Anna Jouy

[bien au-delà
du regard
ou des pleurs]

(cliquer pour agrandir)
DES MOUCHES Y VOLENT-letexx

(Lire)

[L’image est empruntée à Anna Jouy
qui depuis quelques temps illustre ces textes d’images de sa main]


 

L’extrait provient du texte « de grands fruits de verre pendent aux yeux… »
publié en les dans la section prosaïques

Le texte complet et son illustration originale

 


 

de grands fruits de verre
pendent aux yeux des femmes
l’amour est une carrière de feu et de sable
on y jette parfois ses amandes
qui crépitent, pauvres noyaux
laissant le parfum et l’huile
dissoudre la chambre et la pupille
elles penchent du côté des images
une vue sur le ciel, une autre sur la mer
une pleine louche d’ambre et d’esquilles
des mouches y volent comme des flammes

Un peu de « Là où la vie patiente » de Anna Jouy

ELLE NE SAIT PAS-letexx

 


L’image est d’Anna Jouy
Sa vue m’a immédiatement transportée dans ce passage de
« La où la vie patiente »
que le site de Jan Doets (les cosaques des frontières)
a publié récemment sous le titre
 » Leçon de lecture  »
—–


Qui n’a pas vécu ces trous
ces absences
(ou trop grande présence à autre chose
un ailleurs plus vaste, plus libre, plus bleu, plus flou, moutonneux)
face à la question du maître

ELLE NE SAIT PAS-letex

(Heureux celui qui dans ces instants gris et menaçant
parvient à fuir … là )

—–

Les autres extraits du roman d’Anna

Tous les arbres sont dans l’armoire

La coiffeuse

Les escaliers, la chambre sous le toit

C’est le pays des arbres

Le facteur

Du bruit et ces silences

Le grand amour

Le mort

Leçon de lecture


ELLE NE SAIT PAS-scliquer


Elle sait compter, elle sait écrire, elle sait qui est Charles le Téméraire et Louis XI, les noms de pays tout autour. Elle sait bien sûr. Mais où donc se trouve la page 17 de la bible, ça, elle l’ignore. Elle ne sait pas. Les chiffres se dérobent soudain quand la voix âpre de cette institutrice vieille et si austère lui réclame d’ouvrir le livre à un endroit introuvable.

Là où la vie patiente – Anna Jouy – « L’escalier » – [éditions Qazaq]

*


ON S Y TIENT POUR CES TUNNELS-let*

*
[De là
le choix
du haut
ou
…]

*

*


« Là où la vie patiente »
aux éditions Qazaq
dans la collection « Ardoise »


« Les escaliers … »

ON S Y TIENT POUR CES TUNNELS-letex

(à cliquer pour le parcours de lecture)


Le livre est disponible en format numérique
(pdf ou epub)
ici 

Jan Doets présente l’oeuvre
sur son refuge des « Cosaques des frontières »
ici

Des extraits sur le même site

Là où la vie patiente 1

Là où la vie patiente 2 : Tous les arbres sont dans l’armoire

Là où la vie patiente 3 : La coiffeuse

Là où la vie patiente 4 : Les escaliers, la chambre sous le toit

 


On s’y tient, pour ces tunnels qu’ils font, ouvrant une fois le vertige, une fois l’horizon.

Anna Jouy – un dit de solitude 4

[profondeur de la voix…?]

Je et autres intimités - les dits de solitude - couverture

Publié en numérique aux  éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
Anna Jouy donne 21 « dits de solitude »
Cet extrait provient du 4ème.

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

 

 


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Proposition de lecture du poème:


ma voix – profonde est-elle?  
ou est-ce moi qui suis sans fond…
 
rien n’arrête ce qui me tombe
je fore la Terre comme un ovule de craintes
semence morte
le grain enfoui d’un matin sans nom
 
            écho-profonde est-elle?  
 
refuge nucléique
qui arpente l’infini à l’envers
cette chatte noire
étendue sans plus d’oasis 
du côté infime de moi
chapelle des atomes

journal de l’aube : « les cheveux du sommeil » – Anna Jouy

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*

[A quoi tient
le sommeil ?]

*

*


Anna Jouy donne
en ses Mots Sous l’Aube
(poèmes)
« Les cheveux du sommeil »

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(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


Le poème chez Anna Jouy
… le rêve échevelé


les cheveux du sommeil hantent la lune. je cherche la boussole des voyageurs de nuit. ma tête effilochée matière glisse parmi les faisceaux masqués du gris de l’âge. ma tête rudimentaire planète des signes piste de cailloux les crevasses du songe. je m’enfonce ainsi avec désespoir de retour sur les traces que laisse le futur. noble défi des braqueurs de l’âme.un oiseau donne l’alarme d’un cri qui ploie le silence des fers. j’évoque alors la venue des impossibles lueurs. la portée de l’obscur est de nombreux nuages, scolopendres farceurs cousant leur venin à la mort avec des tignasses humaines. alors debout dans la salle des cisailles, je tonds mon repos de ces lianes veilleuses du zéro à l’infini.