CE QUI BERCE CE QUI BRUISSE – JEAN-CLAUDE GOIRI – 2

Ce qui berce ce qui bruisse - couverture

Aujourd’hui, et toujours aujourd’hui, l’utile se trouve dans cette oreille qui écoute le bruit du marteau qui tape, le crissement de l’acier qui entre dans le mur, la poussière de plâtre qui bruine sur la peau, le mur tout entier qui frisonne de pouvoir supporter tout ça, cette oreille dans laquelle bruissent mille autres oreilles.

Et je ne sais que chanter les éloges du bruité aux charnières de l’inutile pour que résonne dans les oreilles autre chose que du bruit.

Et une oreille s’est tournée vers mon bruité pour le transmettre à d’autres.
Celle de Jan Doets.
Merci à lui, celui qui m’accompagne.

(présentation de )Jean-Claude Goiri

Peinture de couverture : Nathalie Oso

disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

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IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - letcr1-exp

(sans image
à cliquer)

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - letcr1

Extrait du recueil
« Ce qui berce ce qui bruisse » de Jean-Claude Goiri

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Itinéraire de lecture

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - s

En clair

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - txt0


 

Jean-Claude Goiri est aussi sur les sites internet :
http://www.jeanclaudegoiri.com/
http://www.fepemos.com/


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Il y a des jours où je sens la nuit me froisser le regard et déployer les orgues de toutes ces choses à terre que personne ne ramasse, il y a des nuits où je sens le jour frissonner dans son antre et ramasser tout son ciel vers ce point de friction qu’est mon nombril asséché, il y a des jours et des nuits où je ne sens rien d’autre que toi aux paupières si ouvertes que l’on ne voit rien d’autre que nos âmes érigées dans une maison sans toit aux fenêtres ouvertes, il y a des jours et des nuits où il n’y a que ta peau pour contenir mon corps.

La véritable scission dans l’Internationale -« obsolescence programmée »- Internationale Situationniste –

[L’I.S. visionnaire à dans le domaine de la pollution
et de
ce que nous avons récemment nommé « l’obsolescence programmée »
en 1972 ce collectif écrivait : ]


ON A SCIEMMENT INTÉGRÉ L USURE  - letcr1-exp

Sans image

Extrait  de
La véritable scission dans l’internationale. 

circulaire publique de l’internationale situationniste.
de
Guy Debord

Extrait complet

ON A SCIEMMENT INTÉGRÉ L USURE  - txt1

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La classe qui accapare le profit économique, n’ayant d’autre but que de conserver la dictature de l’économie indépendante sur la société, a dû jusqu’ici considérer et diriger l’incessante multiplication de la productivité du travail industriel comme s’il s’agissait toujours du mode de production agraire. Elle a poursuivi constamment le maximum de production purement quantitative, à la manière des anciennes sociétés qui, elles, effectivement incapables de jamais reculer les limites de la pénurie réelle, devaient récolter à chaque saison tout ce qui pouvait être récolté. Cette identification au modèle agraire se traduit dans le modèle pseudo-cyclique de la production abondante des marchandises où l’on a sciemment intégré l’usure aux objets produits aussi bien qu’à leurs images spectaculaires, pour maintenir artificiellement le caractère saisonnier de la consommation, qui justifie l’incessante reprise de l’effort productif et maintient la proximité de la pénurie. Mais la réalité cumulative de cette production indifférente à l’utilité ou à la nocivité, en fait indifférente à sa propre puissance qu’elle veut ignorer [«La victoire de l’économie autonome doit être en même temps sa perte. Les forces qu’elle a déchaînées suppriment la nécessité économique qui a été la base immuable des sociétés anciennes. (…) Mais l’économie autonome se sépare à jamais du besoin profond dans la mesure même où elle sort de l’inconscient social qui dépendait d’elle sans le savoir. (…) Au moment où la société découvre qu’elle dépend de l’économie, l’économie, en fait, dépend d’elle. Cette puissance souterraine, qui a grandi jusqu’à paraître souverainement, a aussi perdu sa puissance.» — La Société du spectacle.], ne s’est pas laissé oublier et revient sous la forme la pollution. La pollution est donc un malheur de la pensée bourgeoise ; que la bureaucratie totalitaire ne peut qu’imiter pauvrement. C’est le stade suprême de l’idéologie matérialisée, l’abondance effectivement empoisonnée de la marchandise, et les retombées misérables de la splendeur illusoire de la société spectaculaire.