La véritable scission dans l’Internationale -« obsolescence programmée » Internationale Situationniste – 2

[Peut-on se moquer
à nouveau
de l’I.S. ?
Comme ce fut le cas par le passé]


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Sans image

Extrait

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Extrait plus complet

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Extrait  de
La véritable scission dans l’internationale. 

circulaire publique de l’internationale situationniste.
de
Guy Debord

Parcours de lecture

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L’extrait

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Extrait plus complet

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[«Au début de l’année 1968, un critique traitant de la théorie situationniste, évoquait, en se moquant, une “petite lueur qui se promène vaguement de Copenhague à New York”. Hélas, la petite lueur est devenue, la même année, un incendie, qui a surgi dans toutes les citadelles du vieux monde (…) Les situationnistes ont dégagé la théorie du mouvement souterrain qui travaille l’époque moderne. Alors que les pseudo-héritiers du marxisme oubliaient, dans un monde bouffi de positivité, la part du négatif, et du même coup mettaient la dialectique chez l’antiquaire, les situationnistes annonçaient la résurgence de ce même négatif et discernaient la réalité de cette même dialectique, dont ils retrouvaient le langage, “le style insurrectionnel” (Debord).» — François Bott, «Les situationnistes et l’économie cannibale» (Les Temps modernes, nos 299-300, juin 1971).]

Toi au moins, tu es mort avant – Chrònis Mìssios ,(traduit par Michel Volkovitch) -1-

 

[Solitude du prisonnier Mìssios]

ET POURTANT ON EST TELLEMENT- letcr1-exp


(ou
à cliquer)
ET POURTANT ON EST TELLEMENT- letcr1

Extrait de
« Toi au moins, tu es mort avant »
de
Chrònis Mìssios

Aux éditions Publie.net

Parcours de lecture
ET POURTANT ON EST TELLEMENT- s

En clair

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Un extrait plus long

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Je t’écris, mais pas depuis Corfou et sa prison, je t’écris d’Athènes, à peu près libre… Oh non, je ne suis pas en perme. Je suis officiellement, éternellement assiégé. Enfin, quelle importance, partout c’est plus ou moins pareil, prison, asile, parti, société… On ne peut même plus être en soi-même. Et pourtant on est tellement seul, comme si tous les matins on partait se faire fusiller…
Je veux te parler de nos vieilles histoires, de nous tous. Toi le veinard, tu es mort tout de suite, et d’une balle en plus. Nous, m’en parle pas, comme des poules qu’on nous a baladés, de poulailler en poulailler : Corfou, Yendi-Koulè, Athènes, Egine, Yàros, Halikarnassos, Makronìssi, Aï-Stràtis… En géographie, tu penses, on est devenus des cracks, et en « instruction révolutionnaire », comme on dit, on ne chômait pas non plus. Tu nous aurais vus préparer nos coups, toutes les fois qu’on se retrouvait au poulailler, des trucs dingues. De ces grèves de la faim complètement folles, pour qu’on nous ouvre les cellules cinq minutes de plus, qu’on nous emmène le matin et non la veille de l’exécution, et je ne sais quoi encore. On les a baisés tant qu’on a pu. Dans le poulailler, tu vois, à tous les coups on retrouvait notre « identité révolutionnaire ». Et puis il y avait les mouchards. Alors là… Drôles de types, vraiment. Nous bien sûr on leur parlait jamais, sauf pour les injurier, on leur en faisait baver, mais ces gars-là qui vivaient tout avec nous, la prison, les coups, la faim, le peloton d’exécution, qu’est-ce que tu veux… À nos plénums (nos assemblées) on en réhabilitait quelques-uns, bien sûr, et d’autres devenaient mouchards… Tu comprends, ces types, on ne pouvait plus s’en passer. Et puis merde à la fin, je te saoule avec tout ça, mes histoires à la mords-moi-le-nœud…
Tu te souviens de Barou, notre pote, avec son violon et l’étoile jaune sur sa veste, à Salonique ? Tu te souviens quand on s’est glissés entre les barbelés pour le piquer aux Allemands, et sa mère qui ne l’a pas laissé sortir ? Les Allemands l’ont fait griller dans les fours…