[Almanach] Guillaume Vissac …

[De son atelier aux mille projets (où il traduit jour après jour l’Ulysse de James Joyce) il a de temps à autre des instants qui ressembleraient presque à des pauses, … mais l’on sait bien que ce n’est guère possible.]

Dimanche 3 Juin 2012
Guillaume Vissac,
après une citation de Roberto Arlt

(« … Vous croyez que les futures dictatures seront militaires ? Non, monsieur … » )

écrivait :

FACE L ÉCRAN N AVOIR RIEN -letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

La page originale sur le site de Guillaume Vissac


Un Ford ou un Edison sont mille fois plus capables de provoquer une révolution qu’un politicien. Vous croyez que les futures dictatures seront militaires ? Non, monsieur. Le militaire ne vaut rien comparé à l’industriel.

Roberto Arlt, Les sept fous, Belfond, traduction Isabelle et Antoine Berman, P.68

Dressons la liste des dépenses fictives mensuelles en cas d’emménagement futur dans l’appart aux briques rouges. Comparaison papier avec la liste réelle des dépenses actuelles (sur laquelle je fous l’oeil pour la toute première fois). Quant au déménagement lui-même, savoir combien de milliers d’euros il coûterait. Derrière nos dos, la journée, Lalapin a mangé une bonne douzaine de livres, pas entier mais partiellement, parmi lesquels des Agatha Christie, Chloé Delaume ou Sébastien Doubinsky. Certains seront jetés, d’autres pas. Litres de confettis sous les lames du parquet. Regard tombe sur la fiole d’hydroxyethyl et toute réalité humaine environnante s’amenuise.

« L’argent fait de l’homme un dieu. Donc Ford est un dieu. Si c’est un dieu, il peut détruire la lune. »

P. 190

Clavier : aucune ligne. Ni tristesse ni retard ni frustration ni rien de tous ces faux trucs là. Simplement constater face l’écran n’avoir rien envie de faire d’autre que constater assis là cette prodigieuse absence d’envie de rien faire. J’y attends.

[Almanach] Guillaume Vissac …

[Tout de ces lieux que nous habitons et qui parfument et colorent nos pensées,
souvent malgré nous.
Avec la lecture en audio de l’auteur pour l’intégralité des textes. ]

Mercredi 18 mai 2011,
de Guillaume Vissac, les éditions Publie.net
donnent « Qu’est-ce qu’un logement ?« 

(Texte 5)

JE NE ME SUIS JAMAIS FAIT -letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier 


Lecture du texte par Guillaume Vissac  :


Je ne me suis jamais fait à ces fenêtres en rang serré qui me font face. Chaque jour je les obstrue, je les camoufle, je m’en détourne. Je les vois tous les jours sans les voir. Au-delà je vois le ciel, la lune. Ça me suffit. La vue s’engrise. Je ferme les stores à nouveau. Je m’entends les fermer. Au fond nous n’avons jamais fait que camper derrière leurs reflets. Si je clos complètement l’opacité des stores, peut-être les reflets se terreront.

[Almanach] Guillaume Vissac …

[Tout ici (y compris l’incertitude du parcours de lecture
est là
pour faire remonter des lieux où nous les tenons cachés, parfois enfermés,
ces germes de cauchemar qui nous habitent depuis que nous savons ne pas être
le monde. ]

Mercredi 18 mai 2011,
de Guillaume Vissac, les éditions Publie.net
donnent « Le livre des peurs primaires« 

(extrait « peur 117 »)

SA MAIN GLISSE LE MÉTRO-letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier 

 


Proposition de lecture de la peur primaire 117 :


Sa main glisse, le métro freine : il vacille : il tombe. Disparaît au cœur de la foule, son corps aspiré par le bas, caché sous ceux des autres, mais personne ne le voit. Les visages fixent encore — silence — leur reflet respectif, là, dans le flou de la vitre. Je me rapproche pour le chercher mais je le manque : aspiré par le sol et les câbles, il a sans doute basculé dans un envers quelconque, une dimension du sol, et le métro s’éloigne.

LIVRE DES PEURS PRIMAIRES- N°159 – GUILLAUME VISSAC – 5 –

Vers quelle délivrance ?

AUJOURD HUI DEVRA REVIVRE ENCORE - letcr1-exp-

Extrait du « livre des peurs primaires»
de Guillaume Vissac

Peur primaire N° 159 

Parcours de lecture

AUJOURD HUI DEVRA REVIVRE ENCORE - sr

(à cliquer pour retourner)


AUJOURD HUI DEVRA REVIVRE ENCORE - letcr1-exp-

En clair

AUJOURD HUI DEVRA REVIVRE ENCORE - txt0r

Un extrait plus long

AUJOURD HUI DEVRA REVIVRE ENCORE - txt1r


Chez publie.net  :   Guillaume Vissac

Son site « Fuir est une pusion »

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159

They say we’re young and we don’t know / We won’t find out until we grow… Sonny and Cher travestis Bowie / Marianne Faithfull résonnent encore. Le jour sans fin choisit son camp et trouve la foire. Les corps jetés en pâture aux corps. Les heures interminables. L’écartèlement lente du squelette en verre. L’emplacement choisi est maniaque et cruel : entre les vendeurs d’aspirateurs et les chiottes japonais. Demain viendra le jour où la journée d’hier, anciennement aujourd’hui, devra revivre encore et aucune tentative de suicide comique ne m’en délivrera.

MONDELING – GUILLAUME VISSAC & JUNKU NISHIMURA – 5

Slow²Reading

[L’incertain au bord des rails]


 

« mon train partira bien à l’heure…

LE CHAT DE L HEURE IRA TOUT - letcr1-exp

...de mes deux yeux fermés dans mes deux manies grises »

—-

(sans l’image
à cliquer pour agrandir)

LE CHAT DE L HEURE IRA TOUT - letcr1

Extrait de

« Mondeling »
de Guillaume Vissac  (textes)
et
Junku Nishimura (photographies)

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Parcours de lecture

LE CHAT DE L HEURE IRA TOUT - s

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En clair
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LE CHAT DE L HEURE IRA TOUT - txt0

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Un extrait plus long
LE CHAT DE L HEURE IRA TOUT - txt1

Une proposition de lecture

 


Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

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« une voix pose un chiffre
19h33 pile
s’ouvrent les vannes fanées
que fais-je à cet instant précis ?
que font nos proches à cet instant précis ?
que fait quiconque à cet instant précis ?
quel est l’alignement des lunes et des chimères à cet instant précis ?
quel air quelle musique est cet instant précis ?
quelle pensée nous aimante à cet instant précis ?
quels autres femmes ou hommes à cet instant précis ?
qu’ont-ils-elles en commun ?
quelles ombres sémaphores à cet instant précis ?
quel chat sur quelle photo à cet instant précis ?
c’est aussi pour ne plus rien savoir
que l’on enfonce dans ses deux mains une tête et que l’on dit
c’est non »
 
« mon train partira bien à l’heure
le chat de l’heure ira
tout dépend des lumières
de la surface des lunes
des caillots dans le vent
de mes deux yeux fermés dans mes deux manies grises »

TRANSOXIANE, épisode #1: Barbe Bleue – GUILLAUME VISSAC (3)

« Misère Balkaï n’est pas une chamane de contes de fées ou de légendes africaines : c’est une traceuse … lorsqu’elle est en état de transes mystiques »

 

 

Slow²Reading

[La seconde vision de Misère Balkaï]

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - letcr1-exp


Extrait de « Transoxiane, épisode #1 : Barbe-Bleue »
de Guillaume Vissac

(Si tu es novice
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LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - letcr1-s

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Parcours de lecture

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - sr

(à cliquer)

 

En clair

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - txt0r

Un extrait plus long
LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - txt1r

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Un extrait en audio lu par Èric Schulthess

 


Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

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J’ai gagné Tbilisi accrochée au thorax d’un homme qui ne faisait qu’un avec sa moto, mais c’est une autre histoire. Je m’étais assise sur le porte-bagage. Après avoir mis un pied en Géorgie, j’ai fini par gagner l’Europe. Pendant ce temps, Alexeï faisait le chemin inverse dans le monde souterrain : il remontait à pied le fleuve de ma vie nomade jusqu’en Transoxiane. C’est de là que je viens, une région qui se situe je crois à la rencontre de pays que vous appelez ici Ouzbékistan et Kazakhstan. Le jour où il a finalement atteint ma Transoxiane natale, sa silhouette a gonflé sous ma peau au niveau des paupières. Je le vois quand je ferme les yeux. Il m’apparaît en rêves et en transes et, par moment, cela peut arriver, en surimpression dans la vie véritable. C’est un lien unique, ibashim comme on dit dans nos langues, qui ne peut se défaire. Comme une ancre. Comme une tache de naissance spontanée.

MONDELING – GUILLAUME VISSAC & JUNKU NISHIMURA (4)

Slow²Reading

CES HYMNES DE PÊCHEUR ILS LUI VENAIENT - letcr1-exp

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extrait de

« Mondeling »
de Guillaume Vissac  (textes)
et
Junku Nishimura (photographies)

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Parcours de lecture

CES HYMNES DE PÊCHEUR ILS LUI VENAIENT - sr

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« de Chegutu jusqu’à Sanyati le bus tanguait le chauffeur un mec maigre de Mazvikadei toujours la langue pendante des hymnes de pêcheurs les dents roses une pâte chewing-gum épaisse quelques fois quelques bulles ces hymnes de pêcheurs ils lui venaient de son lac ou de ce que sa mémoire lui dictait de son lac hier liquide sec aujourd’hui il disait Mazvikadei, Mazvikadei, Kalibusiswe Ilizwe le Mazvikadei il s’est agenouillé près des pneus noirs du bus pour y gicler son déjeuner caquesangue on fera l’halte à Kwekwe il a dit il s’est essuyé les paumes de ses mains sur sa salopette bleue on fera l’halte à Kwekwe il a dit mangera des perches grillées sur des sticks noirs et à Kwekwe le chauffeur a dormi dans son bus personne a dormi dans son bus les perches elles étaient noires un voyageur comme nous tous qui voulait faire croire comme nous tous que son vrai nom Izaak Videm il le tenait de sa mère il a mangé cette nuit-là face à nous beaucoup plus de ses ongles que de la chair de perche »