L’organisation … un prolongement de la technique – Jacques Ellul

IL EST PRÉVISIBLE QU IL RESTE À LA TECHNIQUE-letexe*

Pour une grande partie de ceux qui
tiennent entre leurs mains le destin de ce monde
l’organisation
serait susceptible
d’apporter des solutions
aux problèmes que la technique
lorsqu’elle est utilisée abusivement
ou de façon inappropriée
aurait créés

Jacques Ellul nie cela
en affirmant que
l’un n’est qu’un prolongement de l’autre
confier notre sort aux sciences de « l’organisation »
ce serait comme
« Boucher un trou en en creusant un autre »

*


IL EST PRÉVISIBLE QU IL RESTE À LA TECHNIQUE-letex

Certaines propositions (l’intelligence collective, où l’homme se réapproprie la technique) font autre chose que « boucher un trou en en creusant un autre ».

Parviendra-t-on à dépasser le stade du câblage, de la connexion qui réduit l’homme à ce que peut la machine ?


IL EST PRÉVISIBLE QU IL RESTE À LA TECHNIQUE-s
(à cliquer)

 


Il est prévisible qu’il reste à la technique quelques conquêtes décisives à faire dont entre autres l’homme.

Si un homme à faim … Si un enfant …

CE PROVERBE À PROPOS DE L HOMME-letexx*
Bien évidemment
tout cela n’a aucun sens
s’il ne s’agissait
que de l’engraisser
pour
le manger

*


CE PROVERBE À PROPOS DE L HOMME-letex

C’est un peu ce qui se dit ici

« Il n’y a pas de compétitivité économique sans une école efficace. Dans les systèmes productifs du XXe siècle, la productivité se jouait dans les bureaux des études et des méthodes. Dans les économies de la connaissance qui se mettent en place il ne suffit plus de disposer d’une élite brillante. La compétitivité repose sur une large diffusion des compétences au sein de l’ensemble de la population. « 

extrait de ce colloque

Si l’enfant est destiné à devenir le soldat, chair à canon de la guerre économique que se livrent les pays dans le cadre de la mondialisation … de l’économie*, il est inutile de lui apprendre à pécher … mais urgent de le nourrir pour lui donner … la matière première utile à cette guerre.

La suite du paragraphe éclaire les objectifs assignés à l’enseignement :

« … Aujourd’hui, la compétitivité des sociétés se forge à l’école. »

 

CE PROVERBE À PROPOS DE L HOMME-s à cliquer

 


Ce proverbe à propos de l’homme qui a faim auquel il vaut mieux apprendre l’art de pécher l’école devrait se l’appliquer.

 

*

Opinion de dauphin sur l’homme

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[Certains appelleront cela
sa chance
d’autres
sa malédiction
(en entraînant bien d’autres
avec lui)]

*


Courte interview d’un dauphin à propos des caractères propres au genre humain.

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(cliquer l’image pour le parcours de lecture)


La frénésie et l’agitation perpétuelle de l’homme est due à la grande conscience qu’il a de son inadaptation fondamentale.

Le robot, la bête et l’homme

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*
Le titre de cette page fut le thème des Rencontres Internationales de Genève de 1965.

(Le texte est disponible ici)

Encore fascinés par les progrès de la machine dans sa capacité à simuler l’humain, nombreux étaient alors ceux qui voyaient là les prémices d’une « intelligence » ou même dans l’automatisation de procédés utilisés en poésie par certains, une oeuvre « plus poétique » que celle d’Eluard, dans une séance de dégustation en aveugle

(p 238, lire les deux textes avant la présentation qui en est faire, celle-ci annonce lequel est le vrai – coquille dans la prise de note ? ).

Que reste-t-il à l’homme 50 ans, plus tard, alors qu’on pense à l’augmenter (corps et pensée) grâce aux performances de la machine ?


La fragilité, l’hésitation, le déséquilibre ?

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Je trébuche, donc je suis !

[Almanach] Chateaubriand …

[L’auteur eut le sentiment qu’il devait prévenir le lecteur, dans son prologue, du caractère particulier
de l’écriture cette oeuvre, à la fois romanesque et poétique,
autant que de son sujet « qui sort de toutes les routes connues et qui présente une nature et des mœurs tout à fait étrangères à l’Europe« ,
du fait que celui-ci est quasiment sans « aventure« .
Et en effet, celui qui a survolé l’oeuvre de Chateaubriand, ou qui ne le connait que par écho, sera assurément surpris par l’histoire.]

Vendredi 16 mai 1969, parait, aux éditions de la Pleïade
Le premier tome des
« Oeuvres romanesques et voyages »
François-René de Chateaubriand

La première oeuvre de ce volume
« Atala« 

(extrait)

COMME TOUS LES HOMMES IL AVAIT-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier 


 L’oeuvre est disponible en téléchargement libre (format liseuse ou pdf)

Atala

 


Il y avait parmi ces sauvages un vieillard nommé Chactas [La voix harmonieuse. (N.d.A.)], qui, par son âge, sa sagesse et sa science dans les choses de la vie, était le patriarche et l’amour des déserts.

Comme tous les hommes, il avait acheté la vertu par l’infortune. Non seulement les forêts du Nouveau−Monde furent remplies de ses malheurs, mais il les porta jusque sur les rivages de la France.

Retenu aux galères à Marseille par une cruelle injustice, rendu à la liberté, présenté à Louis XIV, il avait conversé avec les grands hommes de ce siècle et assisté aux fêtes de Versailles, aux tragédies de Racine, aux oraisons funèbres de Bossuet ; en un mot, le sauvage avait contemplé la société à son plus haut point de splendeur.

Depuis plusieurs années, rentré dans le sein de sa patrie, Chactas jouissait du repos. Toutefois le ciel lui vendait encore cher cette faveur : le vieillard était devenu aveugle. Une jeune fille l’accompagnait sur les coteaux du Meschacebé, comme Antigone guidait les pas d’Oedipe sur le Cythéron, ou comme Malvina conduisait Ossian sur les rochers de Morven.

Malgré les nombreuses injustices que Chactas avait éprouvées de la part des Français, il les aimait. Il se souvenait toujours de Fénelon, dont il avait été l’hôte, et désirait pouvoir rendre quelque service aux compatriotes de cet homme vertueux.