OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -4-

[sans état d’âme]

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Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

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Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-

 

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


le râteau ramasse des feuilles sans
voir, aplatit et déchire sans voir /
l’oblique c’est le râteau
 
il faudrait, dit quelqu’un,
ne pas revenir en arrière ni se relire,
car ce serait comme s’arrêter,
abandonner, rompre avec la
destination, ce serait comme
faire demi-tour
 
et maintenant que la voix est là, dit
quelqu’un, que la voix à sa place se
décide à parler, dit quelqu’un, que tu
te décides à l’entendre, dit quelqu’un,
on ne peut plus faire demi-tour
malgré que, malgré l’oblique, dit la
voix de quelqu’un assis là à côté de
moi et qui parle
 
l’oblique force à marcher tangente /
 
tangente aussi ça pourrait être un
verbe, pense-t-il pense-t-elle, mais ce
n’est pas de la fiction /
 
la fiction aiderait, la fiction rendrait
les choses supportables, elle en a la
capacité

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 5

[pas d’idée sans acte … ne serait-ce que dans un esprit.]


« l’essence du poème, …

 C EST LA PENSÉE DU POÈTE - letcr1-exp

 

 

Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Extrême exigence de René Daumal et du Grand Jeu
concernant le rôle de la critique
une position qui serait de nos jours très

critiquée

Exigence absolue
L’esprit suit le corps
avec au passage
une pichenette
à Paul Claudel.

—–

parcours de lecture
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D’une deuxième façon on veut chercher la détermination du poème en lui-même, dans son sens ; non plus dans sa matière, mais dans son idée. Or aucune idée n’est réelle sinon en acte dans un esprit : l’essence du poème, c’est la pensée du poète dans sa pure unité, qui, pénétrant et animant le multiple langage, donne aux mots leur sens. Cet acte créateur, libre par origine, impose sa loi au chaos verbal présenté par le mécanisme de la voix ou de l’écriture. La nécessité du poème sera donc prouvée si le critique reconnait la pensée du poète comme en soi identique à la sienne propre et à la pensée universelle parlant par un organe particulier.
Autrement dit, et sans remonter jusqu’à cette source suprême, comme le savant cherche dans ce qui change ce qui ne change pas, et par cette enquête forme des lois, ainsi dans la mouvante diversité des mots le critique poursuivra l’identique. Or, chercher la loi unissant les membres épars d’une parole, c’est travailler à constituer une doctrine. Cette tâche ne se peut sans un schéma originel, une anticipation de la doctrine, un dogme. La critique établira donc la nécessité interne d’une oeuvre en rattachant la pensée de l’auteur à une doctrine préconçue.