Le mythe de la machine – Lewis Mumford

Le mythe de la machine - couverture

Lewis Mumford a, en général, toujours donné une nouvelle préface aux rééditions de ses oeuvres.

Malheureusement, il ne pourra le faire pour celle-ci. Il aurait assurément donné un éclairage actuel à cet essai en rapport avec les dernières « évolutions » de l’humain en rapport avec le progrès technique. Thème qui est précisément le sujet de ce premier tome « Technique et développement humain » qui concerne la période allant de la préhistoire … de l’homme jusqu’à l’époque médiévale.

Je donnerai donc un extrait de la note de l’éditeur qui comporte en ses tout derniers mots une citation de l’auteur.


BIEN PLUS DÉTERMINANTE-let


Le deuxième type d’utopie peut aussi être influencé par des désirs et souhaits primitifs ; mais ces désirs et souhaits ont appris à compter avec le monde dans lequel ils cherchent à se réaliser. Comme son nom l’indique, l’utopie de reconstruction est une représentation d’un environnement reconstitué, mieux adapté à la nature et aux buts des êtres humains qui l’habitent ; et non seulement mieux adapté à leur vraie nature, mais plus propre à les accompagner dans leur évolution. […] J’y ajoute une somme d’habitudes et une échelle de valeur neuves, un réseau d’institutions et de relations différent, et, peut-être – car toutes les utopies insistent sur l’importance de l’éducation – une transformation des caractères physiques et mentaux de la population choisie, grâce à l’éducation, la sélection biologique, etc. L’environnement reconstruit que cherchent à définir les véritables utopistes est à la fois une reconstruction du monde physique et du monde des idées. […] La recherche d’un idéal, d’un but, d’une finalité […] est fondamentale chez les utopistes. […] C’est sur ce point que l’utopie de reconstruction prouve sa supériorité. Elle ne se contente pas de dépeindre un monde complet car elle a le souci d’examiner simultanément tous les éléments qui le composent. Il est impossible d’étudier les utopies classiques sans voir leurs faiblesses et leurs propositions parfois dérangeantes. Mais pour le moment, il importe de découvrir leurs qualités.

Technique et Civilisation – N°0 – Lewis Mumford

*

*

*pour-reconquerir-la-machine-let

*

[En 1934 on pouvait
croire
espérer
cette vague là.]


Lewis Mumford ouvre, avec cet essai (qu’il prolongera plus tard par « Le mythe de la machine ») une porte que bien peu après lui emprunteront.
Et c’est bien regrettable. Car il manque un peu de clarté en cette nuit dans laquelle nous nous enfonçons un peu plus, chaque fois qu’un nouvel objet technologique est inventé … sans autre squelette (ou âme) que son « cahier des charges fonctionnel »


extrait de la page 16

pour-reconquerir-la-machine-letex

(pour le parcours de lecture, cliquer sur l’image)

___


Lecture du chapitre « But de cet ouvrage »


Pour reconquérir la machine et la soumettre à des fins humaines, il faut d’abord la comprendre et l’assimilier.

Technique et Civilisation – N°? – Lewis Mumford

[Le temps mécanique,
une invention de l’homme,
une production de l’horloge]


Nous appartenons aux premières générations
(avant nous à peine une demi-douzaine ont été atteintes
et de façon bien moins efficaces
)
conceptuellement préprogrammées*
(toutes les abstractions qui peuplent notre cerveau nous ont été enseignées)
et du fait que seuls échappent à ce conditionnement
les exclus par le haut
qui n’ont aucun intérêt à évoquer ce privilège
et
les exclus par le bas
qui ne peuvent en profiter
parce qu’ils sont assignés aux marges
nous sommes tout à fait incapables
de nous rendre compte de notre mise à l’écart du monde réel
enfermés dans la caverne des illusions qu’est devenu notre crâne.

Lewis Mumford, dans « Technique et Civilisation« , évoque, il y a plus de 80 ans, l’outil qui a permis le début de cette substitution d’un temps virtuel (mécanique) au temps réel (organique) des êtres vivants.


 

* Avec des techniques et outils devenu de plus en plus efficaces que l’on nomme techniques et outils pédagogiques, lesquels ne cessent d’améliorer leur pouvoir d’intrusion et de prise de contrôle de nos consciences et même par effet rétroactif (grâce au pari perceptif qui joue ici le rôle de filtre) de nos sens.

 


page 24
« L’horloge est une pièce de mécanique dont les minutes et les secondes sont le produit. Elle a dissocié le temps des événements humains et contribué à la croyance en un monde indépendant, aux séquences mathématiquement mesurables, le monde spécial de la science** 

L EXPÉRIENCE COURANTE FOURNIT-lex1

(pour le parcours de lecture, cliquer sur l’image)

___

** Le seul qui est réellement enseigné (y compris dans des disciplines comme les « lettres », la musique, les arts plastiques … )

Nous serions effaré de constater, aidé par un humain*** non immergé dans notre univers numérisé (ou « discrétisé »), à quel point notre pensée est tronçonnée pour s’ajuster aux quelques pièces (catégories, concepts, structures logico-machin …) auxquelles se réduit notre capacité d’expression. (Et dont il relèverait plusieurs occurrences dans ce paragraphe même.)

*** Quelqu’un qui débarquerait d’une autre époque.


 

Pour un extrait plus long de ce texte :
L’horloge et ce qu’elle fait de nous – Lewis Mumford 1934

(lecture audio)

LE MYTHE DE LA MACHINE – LEWIS MUMFORD – 07


LES ORGANISMES - letc1b

Pour une lecture plus lente

LES ORGANISMES - let1

Extrait de l’essai
« Le mythe de la machine (t. 2 Le pentagone de la puissance) »
de Lewis Mumford

Parcours de lecture
LES ORGANISMES - s

*

—-

LES ORGANISMES - txt0

La citation complète

LES ORGANISMES - txt1

__________

les TAGS
donnent des mots de la grille.

___________________________

Pour agrandir cliquer dessus


Les organismes, à la différence des pierres , des boulets de canon et des planètes, ont un avenir en partie déterminé par tout ce qui est arrivé à l’espèce et à la vie organique en général, en remontant jusqu’à leurs tout premiers commencements, et même avant cela dans la constitution et la spéciation des éléments eux-mêmes.

LE MYTHE DE LA MACHINE – LEWIS MUMFORD – 06

REJETER COMME INEXISTANT CE QUI SE TROUVE INDESCRIPTIBLE REVIENT A DECRETER EQUIVALENTS L'EXISTENCE ET L'INFORMATION-let

Extrait de l’essai
« Le mythe de la machine (t. 2 Le pentagone de la puissance) »
de Lewis Mumford

Parcours de lecture
REJETER COMME INEXISTANT CE QUI SE TROUVE INDESCRIPTIBLE REVIENT A DECRETER EQUIVALENTS L'EXISTENCE ET L'INFORMATION-s

*

—-

REJETER COMME INEXISTANT CE QUI SE TROUVE INDESCRIPTIBLE REVIENT A DECRETER EQUIVALENTS L'EXISTENCE ET L'INFORMATION-txt

____________________________

On peut s’aider des TAGS
ils donnent certains mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir la grille de jeu, cliquer dessus


Rejeter comme inexistant ce qui se trouve indescriptible revient à décréter équivalents l’existence et l’information.

LE MYTHE DE LA MACHINE – LEWIS MUMFORD – 05

 L ANALYSE CAUSALE PAR DEFINITION N A RIEN A VOIR AVEC LES FINS DERNIERES OU LES BUTS DE L HOMME

Extrait du roman
« Le mythe de la machine (t. 2 Le pentagone de la puissance) »
de Lewis Mumford

Parcours de lecture
L ANALYSE CAUSALE PAR DEFINITION N A RIEN A VOIR AVEC LES FINS DERNIERES OU LES BUTS DE L HOMME-s

*

____________________________

On peut s’aider des TAGS
ils donnent certains mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir la grille de jeu, cliquer dessus


L’analyse causale par définition n’a rien à voir avec les fins dernières ou les buts de l’homme

LE MYTHE DE LA MACHINE – LEWIS MUMFORD – 04

 DANS UN MONDE DE MACHINES OU DE CREATURES QUE L ON PEUT REDUIRE A DES MACHINES LES TECHNOCRATES SERAIT CERTES DES DIEUX

Extrait du roman
« Le mythe de la machine (t. 2 Le pentagone de la puissance) »
de Lewis Mumford

Parcours de lecture
DANS UN MONDE DE MACHINES OU DE CREATURES QUE L ON PEUT REDUIRE A DES MACHINES LES TECHNOCRATES SERAIT CERTES DES DIEUX-s

*

____________________________

On peut s’aider des TAGS
ils donnent certains mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir la grille de jeu, cliquer dessus


Dans un monde de machines, ou de créatures que l’on peut réduire à des machines,
les technocrates serait certes des dieux