RÉSONANCES – Parution chez Jacques Flamant Editions

Images et Textes
Un recueil dont les droits d’auteurs iront à l’association MOTS ET MERVEILLES
(Lutte contre l’illettrisme.)

 

A travers les portes qu’ouvrent 25 photographies (issues des collections de l’éditeur)
149 textes s’échappent en toutes directions.

CHEZ JACQUES FLAMAND-letex2

 

(Lire sans effort)


(La couverture originale)

Le recueil … ici

L’enfant et la Mère – Alexandre GROTHENDIECK

IL M ARRIVE ENCORE DE FAIRE DES POÈMES-letex1

[c’est ici le sous-titre
le titre original est
« promenade à travers une oeuvre. »
Il s’agit ici de l’oeuvre d’un géant
c’est à dire
d’un humain vrai]


La promenade se fait ici à travers
l’oeuvre (mathématiques) de Alexandre GROTHENDIECK
et pourtant, ici il est question de bien d’autre-chose !


« Quand j’étais gosse, j’aimais bien aller à l’école. On avait le même maître pour
nous enseigner à lire et à écrire, le calcul, le chant (il jouait d’un petit violon pour nous
accompagner), ou les hommes préhistoriques et la découverte du feu. Je ne me rappelle pas qu’on se soit jamais ennuyé à l’école, à ce moment.

Il y avait la magie des nombres, et celle des mots, des signes et des sons. Celle de la rime aussi, dans les chansons ou dans les petits
poèmes. Il semblait y avoir dans la rime un mystère au delà des mots. Il en a été ainsi,
jusqu’au jour où quelqu’un m’a expliqué qu’il y avait un “truc” tout simple ; que la rime,
c’est tout simplement quand on fait se terminer par la même syllabe deux mouvements
parlés consécutifs, qui du coup, comme par enchantement, deviennent des
vers. C’était une révélation ! A la maison, où je trouvais du répondant autour de moi, pendant des semaines et des mois, je m’amusais à faire des vers. A un moment, je ne parlais plus qu’en rimes. Ça m’a passé, heureusement.

Mais même aujourd’hui à l’occasion

IL M ARRIVE ENCORE DE FAIRE DES POÈMES-letex


La rime est un écho
la première résonance perceptible à l’enfant
qui le rendra sensible
si les vents lui sont favorables –
à d’autres résonances qui sont le propre du vivant.


Il m’arrive encore de faire des poèmes

mais sans plus guère aller chercher la rime, si elle ne vient d’elle-même.

Un peu de « Là où la vie patiente » de Anna Jouy

ELLE NE SAIT PAS-letexx

 


L’image est d’Anna Jouy
Sa vue m’a immédiatement transportée dans ce passage de
« La où la vie patiente »
que le site de Jan Doets (les cosaques des frontières)
a publié récemment sous le titre
 » Leçon de lecture  »
—–


Qui n’a pas vécu ces trous
ces absences
(ou trop grande présence à autre chose
un ailleurs plus vaste, plus libre, plus bleu, plus flou, moutonneux)
face à la question du maître

ELLE NE SAIT PAS-letex

(Heureux celui qui dans ces instants gris et menaçant
parvient à fuir … là )

—–

Les autres extraits du roman d’Anna

Tous les arbres sont dans l’armoire

La coiffeuse

Les escaliers, la chambre sous le toit

C’est le pays des arbres

Le facteur

Du bruit et ces silences

Le grand amour

Le mort

Leçon de lecture


ELLE NE SAIT PAS-scliquer


Elle sait compter, elle sait écrire, elle sait qui est Charles le Téméraire et Louis XI, les noms de pays tout autour. Elle sait bien sûr. Mais où donc se trouve la page 17 de la bible, ça, elle l’ignore. Elle ne sait pas. Les chiffres se dérobent soudain quand la voix âpre de cette institutrice vieille et si austère lui réclame d’ouvrir le livre à un endroit introuvable.

Les 50 cercles de Daniel Bourrion

À ERRER EN CHEMIN MÂCHER L ÉCORCE - letexxx*
échappé
de la paranoïa
grâce à d’efficaces
incantations
il entame
un nouveau cycle
*


Extrait de
« Une sorte de journal »
que Daniel Bourrion publie
sur son site
Face Ecran
À ERRER EN CHEMIN MÂCHER L ÉCORCE - letexx

Pour lire son poème entier, daté du 21 février 2017

(L’oeil attentif verra sur l’image originale – à condition de l’agrandir –
une petite aiguille de pin
lovée au creux de l’écorce

l’auteur ?
Lui qui dit être « caché sous … »)


À ERRER EN CHEMIN MÂCHER L ÉCORCE - s(à cliquer)

Daniel Bourrion chez Publie.net

En librairie de Publie.net

Le lire en ligne sur face-ecran

 


À errer en chemin, mâcher l’écorce ; je regarde fondre les cercles, et puisqu’il faut se perdre, ce sera dans la bruine qui vient partout avec ; venez, amies, nous sommes cachés sous la rocaille, dans cet effondrement digne de vacances sans fin.