[Almanach] … Robert Louis Stevenson

[Comment descendre de la scène]

Dimanche 15 Juillet 2012
les éditions Publie.net
donnaient
Le Club du Suicide
de
Robert Louis Stevenson

 

 NOUS SAVONS BIEN QUE CETTE VIE-letcr1-exp*

        (à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


L’extrait complet


Quarante livres, c’est le prix d’entrée dans le Club du suicide.
– Le Club du suicide, répéta Florizel, que diable est-ce que cela ?
– Écoutez, dit l’inconnu, ce siècle est celui du progrès, et j’ai à vous révéler le progrès suprême ! Des intérêts d’argent et autres appelant les hommes à la hâte dans différents endroits, on inventa les chemins de fer ; puis, les chemins de fer nous séparant de nos amis, il fallut créer les télégraphes, qui permettent de communiquer promptement à travers de grands espaces. Dans les hôtels même, nous avons aujourd’hui des ascenseurs qui nous épargnent une escalade de quelques centaines de marches. Maintenant nous savons bien que cette vie n’est qu’une estrade faite pour y jouer le rôle de fou tant que la partie nous amuse. Une commodité de plus manquait au confort moderne, une voie décente et facile pour quitter cette estrade, l’escalier de derrière menant à la liberté, ou bien, comme je viens de le dire, la porte dérobée de la Mort. Le Club du suicide y supplée. N’allez pas supposer que, vous et moi, nous soyons seuls à professer un désir essentiellement légitime. Bon nombre de nos semblables ne sont arrêtés dans leur fuite que par certaines considérations. Les uns ont une famille qui serait cruellement frappée ou même accusée, d’autres manquent de courage, les préparatifs de la mort leur font horreur. C’est mon cas. Je ne peux ni approcher un pistolet de ma tête ni presser la détente ; quelque chose m’en empêche ; quoique j’aie le dégoût de la vie, je n’ai pas assez de force pour en finir. C’est à l’intention de gens tels que moi et de tous ceux qui souhaitent d’être fauchés sans scandale posthume que le Club du suicide a été inauguré.

[Almanach] Emmanuel Adely …

(Un jour de retard pour cet « anniversaire » d’un texte découvert tard hier soir … )


[Un texte étonnant, incantatoire, qui utilise le mot (bien au-delà de son sens) comme un tambour, un vent, une vague (ou une mer) où la ponctuation (le souffle) est donnée par l’espace. Un texte qu’il est indispensable de lire à pleine voix (j’en donne une proposition … forcément maladroite. Il faut (?) tenter de dépasser les cinq premières minutes pour laisser le temps au climat de s’installer). S’y essayer sur l’extrait donné.  .]

Lundi 1er Juin 2009
Les éditions Publie.net donnaient
« Ce n’est que le début »
de Emmanuel Adely

QUAND ÇA VA COMMENCER -letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier

Proposition de lecture :

 


Un autre texte de Emmanuel Adely  ici


Ce n’est que le début c’est juste juste le début le dé ce n’est que le dé le juste le début juste le début de ma vie de ma juste le de de ma le dé de ma de ma vie ça ce n’est que ça ce n’est c’est juste ça le début ça de ma vie ça dis-moi ça que ce n’est que le juste ça le début ça de ma vie ça commence juste ma vie ça commence juste ce n’est que le début de ma juste le dé hein dis-le moi ça juste ça que ce n’est que le dé qu’il y a
plus qu’il y a des que ce n’est que le début ça dis-le moi qu’il y a après le dé le coup de dé après le coup de dé qu’il y a autre chose que ça ça qui n’est que le début que le lancer du dé il y a autre chose après le début après le après le lancer du dé les jeux seront faits mais après hein après les jeux seront faits dis-le moi ça qu’il y a encore dis autre chose dis que ce début autre chose dis ce n’est pas commencé rien n’est commencé je n’ai pas commencé vous enten les jeux ne sont pas faits vous enten les jeux ne sont pas faits vous entendez je n’ai pas ce n’est que le les jeux ne sont pas faits ce n’est pas possible autrement
ce n’est que le début ça un jour ça commence ça va quand ça va commencer hein quand ce n’est que le début quand un jour ça commence vraiment ça va commencer ça démarre un jour ça quand vraiment ça ce n’est pas possible autrement hein vous entendez pas possible ce n’est que le début un jour c’est plus c’est davantage quand c’est beaucoup plus ce sera plus que ça encore plus ce sera plus que ça quand beaucoup plus beaucoup que ce début ce sera un jour c’est plus ce sera plus grand ce sera fort ce sera plus heureux atteint ce sera quand épanoui hein fleuri éclos ce sera complet total hein entier quand

J’AI L’AMOUR – MATHILDE ROUX – 1

L AMOUR C EST BIEN COMME - letcr1-exp-

 Extrait du texte (à lire à voix haute)  « J’ai l’amour»
de Mathilde Roux

Publié aux éditions Publie.net


Parcours de lecture
L AMOUR C EST BIEN COMME - sr

En clair

L AMOUR C EST BIEN COMME - txt0r

(sur babelio ils ont aimé)

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les TAGS
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J’ai l’amour comme destinée, comme passe-temps, comme apogée.
J’ai l’amour comme dernier meilleur souvenir.
J’ai l’amour sur le tapis. Et qu’y-a-t-il en dessous ?
J’ai l’amour endurant, par la bande. J’ai l’amour en marche, l’amour qui nous dépasse, l’amour qui perd gagne, j’ai l’amour sur le départ ne serions-nous pas plus confortables sans nos gros sabots ?
J’ai l’amour, à vos marques, es-tu prêt ?
L’amour en ligne, en l’occurrence, à ce stade, narration, propulsion, convergence, réunion en un point du noyau.
L’amour en bouture, en marcottage, terre meuble arrosage régulier. L’amour semé toute l’année hors période de gel, l’amour sans tuteur, persistant.
L’amour la nature est bien faite.
L’amour herbes fraîches, bouquet garni, en éventail, en confettis. L’amour graffiti et sauvage. L’amour hérissé, récurrent, épineux.
L’amour je te tiens tu me tiens par la barbichette.
L’amour c’est bien comme ça fait du fou.
L’amour cris et chuchotements, petite musique de nuit, l’amour au pays des merveilles, au-dessous du volcan.
J’ai l’amour, c’est entendu.

L’ECRITURE OU LA VIE – JORGE SEMPRUN – 2

SURVIVRE SIMPLEMENT -  letc1 —-

Une lecture plus lente

SURVIVRE SIMPLEMENT -  let1




Extrait du recueil d’essais « L’Ecriture ou la vie »
de Jorge Semprun

parcours de lecture

SURVIVRE SIMPLEMENT -  s

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SURVIVRE SIMPLEMENT -  txt0

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Survivre, simplement, même démuni, diminué, défait, aurait été déjà un rêve un peu fou.

EXPRESS – LUCIEN SUEL – 1

EXPRESS - couvertureLucien Suel renverse le vertige de la
page blanche en ses poèmes express qui visent à « produire une poésie mécanique dans laquelle les images ne se créaient pas dans le cerveau mais directement sur le papier par un procédé technique »
face à ces oeuvres de sculpteur, signées d’un, tampon encreur, celui qui lit n’est plus l’ordinaire lecteur .

 

L’oeuvre est disponible  aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading
(ici, on ralentit ce qui fuse)

IL NE ME RESTE PLUS GRAND - letcr1-exp

—-

Extrait de
« EXPRESS »
de Lucien Suel

(note perso : lui tranquille ? on y croit guère
par contre …)

Parcours de lecture

IL NE ME RESTE PLUS GRAND - sr

En clair

IL NE ME RESTE PLUS GRAND - txt0r


L’espace d’écriture sur la toile
de Lucien Suel : Silo


* SlowReading : lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Il ne me reste plus grand-chose, je suis en train de devenir fou, c’est une excellente idée, je serai plus tranquille.

VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ? – CHRISTINE ZOTTELE – 1

Dans quel monde vous vivez - couverture« À la question « Dans quel monde vous vivez ? » je fais différentes réponses, selon les jours, selon mon humeur, selon la météo… Différentes réponses tout aussi vraies les unes que les autres. Je crois qu’il en va ainsi pour chacun d’entre nous : nous vivons tour à tour dans plusieurs mondes. Plus ou moins vivants.

Pour ma part, le monde du collège (…) me fait vivre et me permet de rejoindre d’autres mondes.

Le monde noir, blanc et silence des pages imprimées, par exemple. Depuis longtemps, depuis l’enfance, mon refuge et mon voyage. Dans le monde de la fiction, nous vivons plus intensément, plus fort, plus libres et tout fait sens. Libre à nous d’en sortir à notre gré.

Le monde où je vis s’écrit aussi. (…).

Bref, quelle était la question ? Dans quel monde vous vivez ? Je vis dans le vaste monde. Je vis dans un monde qui ne se pose pas de questions et ça me pose question. Je vis dans un monde de certitudes et je crois que ce n’est pas mon monde préféré. Je vis dans un monde noir, blanc – et cependant haut en couleurs – et silence. »

Christine Zottele

disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 

CHUT LES LIVRES BRUISSENT - letcr10

Extrait du recueil de nouvelles
« Vous vivez dans quel monde ? » de Christine Zottele 

« Portrait de l’auteure en fissurelle clypidine »

 —

Itinéraire de lecture

CHUT LES LIVRES BRUISSENT - s

En clair

CHUT LES LIVRES BRUISSENT - txt0

 Extrait plus long

CHUT LES LIVRES BRUISSENT - txt1


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Oui, plus j’y réfléchis, plus je reconnais dans les grippures bizarres de ce magnifique dos noir et blanc la patte de Kafka ? Imaginez que tous ces noms sur les livres (je pense bien sûr aux rayonnages 800 de littérature) ne soient que des trompe–l’œil de… Chut… Les livres bruissent de nouveau. On entend les pages se tourner, puis un rire fou vite étouffé, un silence ouaté.  Je suis redevenue.