L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE L’ATTITUDE CRITIQUE DEVANT LA POÉSIE – 1

[En fin du préambule à cet article, qui n’a rien perdu de son actualité, René Daumal, donne un avertissement propre à fâcher davantage celui qui ne le comprendra pas, et à se gagner la sympathie de ceux qui ne se sentiront pas concernés.
Aucun doute, nous sommes bien là au cœur du GRAND JEU]


 

« Si ma pensée sous son apparence abstraite…

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Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE L’ATTITUDE CRITIQUE
DEVANT LA POÉSIE »

(Dernière phrase d’une préface
saignante.
La franchise sauvage et fine
de ces couteaux là
manquent terriblement à notre siècle.)

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Le préambule en son entier


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Cette rapide esquisse ne prétend à rien de moins qu’à établir les fondement d’une critique appliquée à la poésie.
La tâche était indispensable. Elle ne suffit pas. La condamnation qu’elle porte sur la plupart des soi-disant critiques et sur les modes de vie et de pensée les plus respectés de nos contemporains doit être complétée par des attaques concrêtes. Mais ceux qui m’entourent, ceux avec qui je mène ce combat n’auront pas, j’en suis sûr, oublié les flêches empoisonnées.
Aujourd’hui je leur apporte l’art de viser. J’ajoute que si ma pensée, sous son apparence abstraite, était comprise par les défenseurs de l’ordre, j’encourrais une bien moins dangereuse fureur de leur part en leur crachant à la figure.

IL Y A LE CHEMIN – JEAN-YVES FICK – 2

« … Les images n’illustrent pas le texte – elles sont plutôt un voyage, qui s’amorce depuis des points précis du texte, passeront par une mosaïque qui les rassemble toutes, vous permettant de resurgir depuis l’image vers un autre point du texte. »
François Bon

Extrait de la présentation du livre

 


 

[Explorer les densités de … l’absence
c’est hors de portée des sciences
seul le poète peut s’y immerger et en rapporter … un « présent »]


 


LE POÈME SE POSE OU SON REFUS - letcr1-exp

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 Extrait de  « Il y a le chemin »
de Jean-Yves Fick

LA TABLE

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Présentation de l’oeuvre chez Publie.net

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Chez Publie.net : Jean-Yves Fick

D’autres mots de Jean-Yves Fick gammalphabet


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Table carnet page clavier
qu’importe le lieu
c’est même nuit autour même au midi
cette scène s’éclaire seule

le jeu de ce qui s’écrit
dramaturgie
fluide ou plus âpre
le poème se pose
ou son refus

pantomime des mots amuïs sourds autour
la contorsion extrême des phrases
suspend les rythmes à la syncope

et forme sens la figure qui flotte
indistincte
proche et précaire
l’encre capte et crayonne
cela qui échappe déjà
s’évapore se recompose s’évanouit
s’efface et se perd
revient soudain autre
l’apparence renouvelée du même
fugace et légère
un influx ruisselle comme l’eau sur des rocs

dehors / hors de / horde – Armand Dupuy – 1

[Le cercle et la chaîne]

RIEN AU CENTRE QU UN PIQUET - letcr1-exp


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RIEN AU CENTRE QU UN PIQUET - letcr1

Extrait du recueil
dehors / hors de / horde
de
Armand Dupuy
Publié
aux
éditions publie.net

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// c’est parler fort d’un bout à l’autre / tu vois pour une portière… / le bras trace une stratégie bien rodée par l’habitude du réel / aucune amplitude mouvement précis près du corps / sec de muscle ce corps s’ignore s’emboîte en sa nuit / tout à fait s’y loge mais sans tricher fini / de – hors hors de soi récidive / manque le temps de se rassembler / ce côté-ci des murs n’y suffit pas //
// moi c’est plutôt les chiffres / je m’approche on tourne court / c’est 2πr de chemin / rien au centre / qu’un piquet fiché dans l’œil une laisse très tendue / rien de plus / on broute autour une herbe égale / tout est dit qu’il faut redire et ruminer / on apprend quand même on apprend //
// tunnel pour joindre / remontées d’égouts moisissures / un court pont de planches courbes ferme un livre sous les pieds / grilles sonnettes laissez-passer / dehors le grand dehors gratte et pèse autrement / le mot s’affole en bouche qu’on ne comprend plus d’être là //
// ni terre ni ciel ici le ciment prend vite au ventre / le stock de mots récurrents se serre en boulet qu’on traîne / plus que dire freinent le corps le ralentissent / mots par lesquels ne pas s’évader / font comme une brique de verre déforme et chauffe à peine son tour de mur froid //

Hybrides – aunryz

cérèsCérès était chez les Romains, à la fois déesse de l’agriculture, des moissons et de la fécondité.
Que dirait-elle, si elle était encore de ce monde
de nos hybrides ?

ILS S ÉTONNENT D ÊTRE DE MOINS - letcr0-exp

 


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Ils s’étonnent d’être de moins en moins féconds alors même que la plupart de ce qu’ils consomment a été rendu stérile.

 

 

La véritable scission dans l’Internationale -« obsolescence programmée » Internationale Situationniste – 2

[Peut-on se moquer
à nouveau
de l’I.S. ?
Comme ce fut le cas par le passé]


AU DÉBUT DE L ANNÉE 1968 UN CRITIQUE - letcr1-exp

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Extrait

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Extrait  de
La véritable scission dans l’internationale. 

circulaire publique de l’internationale situationniste.
de
Guy Debord

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[«Au début de l’année 1968, un critique traitant de la théorie situationniste, évoquait, en se moquant, une “petite lueur qui se promène vaguement de Copenhague à New York”. Hélas, la petite lueur est devenue, la même année, un incendie, qui a surgi dans toutes les citadelles du vieux monde (…) Les situationnistes ont dégagé la théorie du mouvement souterrain qui travaille l’époque moderne. Alors que les pseudo-héritiers du marxisme oubliaient, dans un monde bouffi de positivité, la part du négatif, et du même coup mettaient la dialectique chez l’antiquaire, les situationnistes annonçaient la résurgence de ce même négatif et discernaient la réalité de cette même dialectique, dont ils retrouvaient le langage, “le style insurrectionnel” (Debord).» — François Bott, «Les situationnistes et l’économie cannibale» (Les Temps modernes, nos 299-300, juin 1971).]

Toi au moins, tu es mort avant – Chrònis Mìssios ,(traduit par Michel Volkovitch) -1-

 

[Solitude du prisonnier Mìssios]

ET POURTANT ON EST TELLEMENT- letcr1-exp


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ET POURTANT ON EST TELLEMENT- letcr1

Extrait de
« Toi au moins, tu es mort avant »
de
Chrònis Mìssios

Aux éditions Publie.net

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Je t’écris, mais pas depuis Corfou et sa prison, je t’écris d’Athènes, à peu près libre… Oh non, je ne suis pas en perme. Je suis officiellement, éternellement assiégé. Enfin, quelle importance, partout c’est plus ou moins pareil, prison, asile, parti, société… On ne peut même plus être en soi-même. Et pourtant on est tellement seul, comme si tous les matins on partait se faire fusiller…
Je veux te parler de nos vieilles histoires, de nous tous. Toi le veinard, tu es mort tout de suite, et d’une balle en plus. Nous, m’en parle pas, comme des poules qu’on nous a baladés, de poulailler en poulailler : Corfou, Yendi-Koulè, Athènes, Egine, Yàros, Halikarnassos, Makronìssi, Aï-Stràtis… En géographie, tu penses, on est devenus des cracks, et en « instruction révolutionnaire », comme on dit, on ne chômait pas non plus. Tu nous aurais vus préparer nos coups, toutes les fois qu’on se retrouvait au poulailler, des trucs dingues. De ces grèves de la faim complètement folles, pour qu’on nous ouvre les cellules cinq minutes de plus, qu’on nous emmène le matin et non la veille de l’exécution, et je ne sais quoi encore. On les a baisés tant qu’on a pu. Dans le poulailler, tu vois, à tous les coups on retrouvait notre « identité révolutionnaire ». Et puis il y avait les mouchards. Alors là… Drôles de types, vraiment. Nous bien sûr on leur parlait jamais, sauf pour les injurier, on leur en faisait baver, mais ces gars-là qui vivaient tout avec nous, la prison, les coups, la faim, le peloton d’exécution, qu’est-ce que tu veux… À nos plénums (nos assemblées) on en réhabilitait quelques-uns, bien sûr, et d’autres devenaient mouchards… Tu comprends, ces types, on ne pouvait plus s’en passer. Et puis merde à la fin, je te saoule avec tout ça, mes histoires à la mords-moi-le-nœud…
Tu te souviens de Barou, notre pote, avec son violon et l’étoile jaune sur sa veste, à Salonique ? Tu te souviens quand on s’est glissés entre les barbelés pour le piquer aux Allemands, et sa mère qui ne l’a pas laissé sortir ? Les Allemands l’ont fait griller dans les fours…

BALIVERNES HIVERNALES – JY – 3 –

« Ainsi donc,  …
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JE RESTAI COMME D AUTRES - letcr1

Extrait des « Balivernes hivernales »

de JY

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N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Il dépose son sac à dos. L’ouvre. Sort le sac plastique. L’ouvre. Fouille un peu l’intérieur avec la main. Sort une page au format A5 dactylographiée. La met dans sa poche. Range le contenu du sac plastique. Le remet dans le sac à d’os. Puis ré-installe le sac à d’os. Il prend le papier dans sa poche, le déplie, le regarde, le murmure une première fois à voix basse. Puis, relève la tête. Il récite à voix haute :
 
“Ainsi donc, je restai comme d’autres situés en lisière des foules, à cette distance de tout que l’on appelle communément Décadence. La Décadence, c’est la perte totale de l’inconscience ; car l’inconscience est le fondement de la vie. S’il pouvait penser, le cœur s’arrêterait. À nous (mes rares semblables et moi) qui vivons sans savoir vivre, que reste-t-il, sinon le renoncement comme mode de vie”.

Des voix dans l’obscur – Françoise Ascal – 1 –

Certains la craignent d’autres l’affectionnent,
pour d’autres encore elle est une interrogation, un impossible…*

LA SOLITUDE J EN RÊVE - letcr1-exp


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LA SOLITUDE J EN RÊVE - letcr1

Extrait du recueil
« Des voix dans l’obscur »
de
Françoise Ascal
[Imprimé sur la presse typographique d’ Æncrages & Co]

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* Peut-être que cette solitude, n’est qu’un manque, une dépression d’intentions bienveillantes de l’autre ou pire, le résultat d’une entrave à leur perception.

A moins qu’elle ne soit, la submersion des présences extérieures par … la multitude des êtres gris qui nous habitent, et leurs incantations morbides ?


 

la solitude connais pas n’ai jamais connu même au fond de mon corps lorsqu’il ressemble à un puits
la solitude j’en rêve quelquefois
ce serait reposant

vous-mêmes vous connaissez dites-moi quand et comment dites-moi à quel instant vous faites cesser les voix à quel instant les autres tous les autres sortent de votre peau quittent votre cerveau vos pensées vos émotions vos muscles votre souffle à quel instant s’apaise assez le fracas ordinaire pour qu’un vent de solitude caresse votre visage à quel instant vous parvenez à vous détacher de la ronde au point de vous croire seul

MONDELING – GUILLAUME VISSAC & JUNKU NISHIMURA – 5

Slow²Reading

[L’incertain au bord des rails]


 

« mon train partira bien à l’heure…

LE CHAT DE L HEURE IRA TOUT - letcr1-exp

...de mes deux yeux fermés dans mes deux manies grises »

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LE CHAT DE L HEURE IRA TOUT - letcr1

Extrait de

« Mondeling »
de Guillaume Vissac  (textes)
et
Junku Nishimura (photographies)

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Une proposition de lecture

 


Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

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« une voix pose un chiffre
19h33 pile
s’ouvrent les vannes fanées
que fais-je à cet instant précis ?
que font nos proches à cet instant précis ?
que fait quiconque à cet instant précis ?
quel est l’alignement des lunes et des chimères à cet instant précis ?
quel air quelle musique est cet instant précis ?
quelle pensée nous aimante à cet instant précis ?
quels autres femmes ou hommes à cet instant précis ?
qu’ont-ils-elles en commun ?
quelles ombres sémaphores à cet instant précis ?
quel chat sur quelle photo à cet instant précis ?
c’est aussi pour ne plus rien savoir
que l’on enfonce dans ses deux mains une tête et que l’on dit
c’est non »
 
« mon train partira bien à l’heure
le chat de l’heure ira
tout dépend des lumières
de la surface des lunes
des caillots dans le vent
de mes deux yeux fermés dans mes deux manies grises »

De quoi faire rêver nos écoliers – Rapport Bach – 01

(Une fois n’est pas coutume, une introduction un peu plus longue que d’ordinaire)
[Un rapport bourré d’incohérence dans l’usage des mots.
La moindre n’étant pas de confondre complexité avec complication.

Car si effectivement la nature est complexe, la technique n’est que compliqué, dans la mesure où tout s’y ajoute simplement suivant les lois du calcul pour lequel 1 + 1 = 2
Alors que le complexe est précisément le lieu d’une addition qui ne se réduit pas à cela et peut donner par exemple 1 + 1 = 3
La somme étant supérieure à l’addition des composants.
(Voir le travail Edgar Morin en rapport avec le défi de la complexité)]


LA NATURE ET LA COMPLEXITÉ - letcr1-exp

 

Extrait du rapport Bach

Document qui définit les nouveaux programmes du collège en 2002 (prolongé par les orientation actuelles dans le domaine des sciences.
(Un concept particulièrement « poétique » y est développé en Sciences et Vie de la Terre
 celui de la « Machine Terre » sic.)

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LA NATURE ET LA COMPLEXITÉ - txt1

Un peu plus de nuance à propos de ces affirmations au statu de « certitudes » aurait été la bienvenue.


 

Unité et diversité du monde
L’extraordinaire richesse de la nature et la complexité de la technique peuvent être décrites par un petit nombre de lois universelles et de concepts unificateurs.

L’’unité du monde se traduit d’abord par l’unicité des « briques » qui constituent les édifices qu’’il contient : objets naturels ou artificiels, organismes vivants. La matière, est un assemblage d’’atomes, le plus souvent associés au sein de molécules. Les propriétés des substances sont fonction de la nature des molécules qui les constituent. Celles-ci peuvent se modifier par un réarrangement des atomes donnant naissance à de nouvelles molécules et ainsi à de nouvelles substances. Une telle transformation dans laquelle la nature des atomes, leur nombre total et la masse totale restent conservés est appelée transformation (ou réaction) chimique.
La matière vivante est constituée d’atomes qui ne sont pas différents dans leur nature de ceux qui constituent la matière inerte. Son organisation fait intervenir un niveau d’’organisation qui lui est particulier, celui de la cellule, elle-même constituée d’’un très grand nombre de molécules et siège de transformations chimiques.
Les êtres vivants possèdent un ensemble de fonctions (par exemple respiration et circulation sanguine, digestion, mouvement et posture, perception et communication nerveuse, reproduction et défense contre les agressions) qui leur permettent de vivre et de se développer dans leur milieu. La sexualité permet à la fois le maintien et la diversification du patrimoine génétique des êtres vivants.
L’ »unité du monde se traduit aussi par l’universalité des lois qui permettent de décrire ses constituants : la conservation de la matière, qui se manifeste par celle de sa masse totale au cours des transformations qu’elle subit, celle de l’ »énergie au travers de ses transformations sous diverses formes. Les concepts d’échange de matière et d’énergie, complétés par celui d’’échange d’information, sous-tendent aussi bien la géographie économique que la compréhension du fonctionnement des organismes vivants ou des objets techniques. Ils sont également la base d’’une approche rationnelle des problèmes relatifs à la sécurité et à l’’environnement.
C’’est au contraire une prodigieuse diversité du monde que met en évidence l’observation quotidienne des paysages, des minéraux, des espèces vivantes, des individus … Il n’’y a là aucune contradiction : ce sont les combinaisons d’’un nombre limité d’ « espèces atomiques » (éléments chimiques) qui engendrent le nombre gigantesque d’’espèces chimiques présentes dans notre environnement, c’’est la combinaison des gènes qui rend compte de l’’unicité de l’’individu….
En tant que tel, l’’individu possède les caractères de son espèce (unité de l’espèce) et présente des variations qui lui sont propres (unicité de l’individu). Comme chaque être vivant, il est déterminé par l’’expression de son patrimoine génétique et par l’influence de ses conditions de vie. L’accord entre l’homme et son milieu se traduit, au niveau des individus, par la santé qui résulte à la fois du patrimoine génétique et de choix personnels, et représente un idéal de vie sur le plan individuel et social.
L’’homme est apparu récemment dans l’évolution des espèces et se caractérise par le développement de ses capacités intellectuelles, motrices, sensorielles et affectives qui lui permettent de penser le monde qui l’’entoure, d’’agir sur lui et de percevoir les effets de ses actions.
Les échanges de l’’organisme vivant avec le milieu extérieur sont à l’’origine d’’un approvisionnement des cellules en matière (nutriments et dioxygène permettant la production d’énergie et de nouvelles molécules nécessaires à leur fonctionnement) et du rejet dans le milieu de déchets produits par leur activité. Le bon fonctionnement des cellules est également assuré par un échange permanent d’’informations.