La planète des Normes – Jan De Fast – 04

La planète des normes est un roman de Jan De Fast écrit dans les années 70, belles années de la collection fleuve noir.

L’auteur y évoque un monde où l’esprit des humains est, tout comme le corps, entouré de soins qui lui « évitent », ainsi qu’à la société, tout dérèglement.

La planète des Normes – Jan De Fast – 01
La planète des Normes – Jan De Fast – 02
La planète des Normes – Jan De Fast – 03


Couv-cut - la planète des Normes

Le docteur Kleeth (?) après avoir opéré le cerveau d’un patient considéré comme « anormal » par la « Machine des Normes » apprend ce que l’on fait dans le cas des récidives, lors d’un second « déséquilibrage » du cerveau chez une même personne. Mais il ne sait pas apparemment ce que signifie devenir un « SERVANT ».

Mais qui est ce docteur Kleeth dont le comportement semble un peu étrange au lecteur lorsqu’il se retrouve seul …


Couverture - la planète des Normes


Après un rapide dîner dans la salle de garde, Kleeth suivit le conseil du patron et regagna le confortable petit studio qui lui était affecté. Se comportant comme il en avait désormais pris …

07 - L’ HABITUDE-le(Ou .. plus facile)
*

presque entièrement consacré comme toujours aux résultats des épreuves sportives. Après un délai raisonnable il coupa, se dévêtit tranquillement, se coucha, éteignit la lumière. Allongé dans son lit, il attendit encore quelques instants puis, tendant le bras vers ses vêtements posés près du lit, saisit sa ceinture de cuir qu’il palpa d’un geste précis. Sous la pression de ses doigts exercés, une mince fente invisible s’entrouvrit, révélant une poche secrète ménagée dans l’épaisseur d’où il tira un étroit bandeau de plastique métallisé relié par un très fin câble souple au microgénérateur intégré dans la boucle en forme de disque chromé. Il fixa ce bandeau autour de son front et, dans le noir, se détendît avec un soupir de soulagement. A partir de maintenant, toutes les manifestations bioélectriques de son cerveau ne pourraient plus rayonner à l’extérieur à l’exception des ondes delta, celles du sommeil ; pour les détecteurs ultra-sensibles des toutes-puissantes Normes, le docteur Kleeth dormait tranquillement et il pouvait enfin penser, réfléchir à son aise, faire la somme de tout ce qu’il avait appris jusque-là, en tirer les conséquences, échafauder des projets dont le plus bénin aurait fait bondir le professeur Féhir. Il pouvait surtout redevenir pendant quelques heures vraiment lui-même, c’est-à-dire non pas …

08 - UN HODIEN , -le(Ou … plus facile)
*

Des étés camembert – Daniel Bourrion

Des étés camembert - couverture

Des étés camembert - intérieur 1

Les éditions publie.net, au sortir du confinement, proposent à leurs abonnés et à la vente (format numérique ou version papier) une nouvelle oeuvre de Daniel Bourrion
« Des étés camembert ».

Récit autobiographique de la découverte par l’auteur du travail à la chaîne, dans un style très coulant, à l’humour parfumé, dont on peut lire un extrait ici


 

« … il allait de client en client à chercher de quoi nous occuper, nous payer, toute la petite équipe, nous n’étions pas nombreux, une ou deux maigres poignées de gars en blanc moucheté et, à tout prendre, je me disais qu’au final, tout bien considéré, je préférais être là dans mes fringues dégueulasses raides de couleurs séchées, mes fringues trouées puantes, …

01-QU’ À FAIRE -let

… ce qui fait qu’il n’était pas à prendre à la pincette quand nous passions à l’aube chercher le nécessaire pour la journée, c’était dans son garage le dépôt, du soir jusqu’au matin, l’inverse exact de nous, de moi, qui une fois rentré avec les autres entassés dans l’estafette au milieu des vapeurs de white spirit en guise d’eau de toilette, lavé à grande eau, gavé de tout ce que je trouvais de lourd à manger, biberonné à la télé, m’endormais comme un bébé, si vite et bien que je n’ai jamais su si c’était lié à la fatigue, la douceur du soir, ou les volutes des solvants me berçant et m’assommant d’un coup tellement que je ne voyais rien venir que le grand noir où je plongeais jusqu’au lever, parfois si violemment que je croyais être en train …

02 - DE TOMBER DE-let

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 14 – fatiguer/endormir

Dans un numéro spécial de « La Provence – Histoire » dédié à Jean Giono,  50 ans après sa disparition,  (numéro 14 : « Jean Giono, la plume du Sud » ) l’article de Emmanuelle Lambert évoque* le renoncement de Giono, après l’épisode désastreux pour lui, du pacifisme de 1940, au collectif et donc à toute forme d’engagement (notamment dans l’écriture) que l’on trouve dans « Refus d’obéissance ».

Dans l’extrait ci-dessous, Giono évoque par avance cet oubli dans lequel lui-même va – contraint et forcé – sombrer (au moins apparemment) … grâce au travail, c’est à dire en ce qui le concerne, à l’écriture. Puisque vers la fin de son oeuvre, il semble ne plus s’intéresser qu’à la forme, au style et élude toute question concernant les thèmes qui lui tiendraient à coeur.**

* »J’ai le sentiment que tout ça n’arrange pas une misanthropie qui se met peu à peu en place. »

** Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … » (que cette rage exprimée dans « Je ne peux pas oublier » et notamment dans les lignes :  » Puis j’ai commencé à écrire et tout de suite j’ai écrit pour la vie, j’ai écrit la vie, j’ai voulu saouler tout le monde de vie. J’aurais voulu pouvoir faire bouillonner la vie comme un torrent et la faire se ruer sur tous ces hommes secs et désespérés, les frapper avec des vagues de vie froides et vertes, leur faire monter le sang à fleur de peau, les assommer … « )


JNPgi-14- ET SURTOUT PARCE QUE LE RYTHME-image4


 » D’abord le travail avait fourni assez de dureté, de souci et de mal, de choses mauvaises immédiates pour que les malheurs passés soient effacés et les amis morts oubliés. …

JNPgi-14- ET SURTOUT PARCE QUE LE RYTHME-le-i


(Plus facile)


(Solution)


 

« C’est le combat du droit et de la liberté, contre les forces réunies de la barbarie.

Tu le sais. soldat, et c’est pour cela que tu veux lutter jusqu’au bout, jusqu’à l’extermination de tes ennemis.

L’Allemagne, pour son développement économique. manquait de débouchés, et son marché commercial et industriel s’encombrait davantage chaque année.

L’Allemagne, à cause de sa grande natalité, manquait de place pour sa population.

L’Allemagne, pays de discipline et de contrainte, était harcelée par le parti pangermaniste, le parti de l’Allemagne au-dessus de tout, qui désirait la gloire des armes et des combats.

Pour se faire craindre, elle avait accumulé les hommes et le matériel, elle avait organisé la force.

C’était un capital inutilisé dont un jour elle devait inévitablement chercher l’emploi.

Pour assurer l’essor de son commerce, l’utilisation de sa population. elle a saisi le premier prétexte pour employer à son désir de domination, cette force qu’elle avait savamment organisée depuis quarante-quatre ans et qu’elle croyait avoir atteint son maximum.

L’Allemagne, violant tous les traités (des chiffons de papier pour elle), s’est jetée sur nous.: mais, malgré la ruée en masse, nous avons paré le coup: victorieux sur la Marne, nous avons obligé nos ennemis à se terrer et nous nous sommes peu à peu organisés.

La lutte entrera bientôt dans sa phase décisive.

La France a donc encore besoin de toi, soldat, de tout ton courage, de tout ton héroïsme, peut-être de ta vie !

Tu lui donneras tout : Parce que tu te bats pour maintenir à la patrie le premier rang dans le monde civilisé: Parce que tu te bats pour la liberté et la sécurité des peuples; Parce que tu te bats pour le droit et la justice.

Tu iras jusqu’au bout : Pour abattre l’Allemagne et amener la tranquillité de l’Europe: Pour que tes enfants n’aient pas la hantise d’un cataclysme semblable à celui que nous vivons.

La tâche sera peut-être encore longue et lourde.

Mais tu as maintenant entre les mains les armes nécessaires, et tu sais qu’il ne s’agit plus que d’avoir du courage et de la vaillance.

Soldat de France, tu iras droit au but, jusqu’à la fin, jusqu’à la victoire !

Ainsi, tous les Français appelés au service sont partis au premier jour. Beaucoup d’entre eux, hélas, sont tombés au champ d’honneur ! Des vides se sont faits qu’on a remplis. Chacun a fait vaillamment son devoir.

Et dans un conflit aussi vaste que celui qui bouleverse actuellement le monde, il importe que chacun se donne à la patrie entièrement. Il n y a pas de non-valeurs. Pour ceux qui ne peuvent être utilisés au front, dont l’aptitude physique ne permet pas qu’ils soient envoyés au combat, il y a dès places à l’arrière, dans lesquelles leur activité peut être utilement employée.

De jour en jour, au fur et à mesure que la lutte se prolonge, la France aura davantage besoin des efforts combinés de tous ses enfants, jeunes et vieux.

Il ne faut pas en ce moment d’hommes inemployés. Certes, celui qui, pour une raison quelconque, n’a pas été appelé, et qui emploie son activité dans l’industrie ou le commerce est également utile. Car la vie économique continue, et pour que la France puisse poursuivre son effort jusqu’au bout, il faut que le commerce et l’industrie français, non seulement maintiennent leur activité, mais s’efforcent de l’augmenter. Ceux-là travaillent donc aussi pour la France, ne l’oublions pas. »

[Pour nos soldats : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


Le combat, la guerre économique, dans laquelle chaque pays est engagé, est de même nature que cette première Grande Guerre. (voir la première phase de Charles Charton)
Cette fameuse utilité sur laquelle Giono nous interrogeait précédemment est assez visible.
Dans un monde où la frénésie de la consommation/consummation est de règle, le changement perpétuel, l’instabilité relative (tout en proclamant constamment la recherche du confort et de la sécurité) est un facteur de gain pour tous ceux qui sont au commandent de la machine économique ou plus précisément à la source/création de l’information.
Un monde dans lequel toute destruction dans un pays génère une augmentation de son PIB.
Dans ce monde là, il est indispensable que tout soit « étudié pour nous endormir » Entretenir notre épuisement, la saturation de nos sens, pour rendre inatteignable la réalité.

[Almanach] …Carnets paresseux

[Conte ou le minéral … ne l’est pas tant que cela.]

Le Lundi 22 Juin 2015
Carnets paresseux à donné le neuvième volet de son
conte interactif*
les sept cailloux

« L’écho et les cailloux »

___
*le lecteur décide de la suite de l’histoire

comme dans les « papous dans la tête » de France Culture 
dont c’est une des distractions … qui se fait rare ces temps-ci.

AU MILIEU DES CAILLOUX LE POUSSIN-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte de l’extrait

 


Le conte en son entier 


En fait, tout à fait entre nous, on n’était pas prêt de revoir les nains de ce côté-ci de la forêt : au moment même où les cailloux cédaient à la panique, ils – les nains –, bien loin de là, se préparaient à franchir une porte ronde à flanc de colline afin de recruter un cambrioleur ; mais c’est une tout autre histoire.
Quoi qu’il en soit, la frayeur des cailloux était telle que Guillaume Telle perçut leur agitation, sans bien en saisir l’origine ou le sens. Perchée sur ses hautes pattes, la grande poule rousse les considérait avec une inquiétude mêlée d’espoir : allaient-ils enfin éclore, ces petits fripons d’œufs rétifs ? Pendant ce temps, au milieu des cailloux, le poussin dormait d’un sommeil renfrogné. Un moment passa, puis numéro huit sortit la tête de dessous l’aile, se leva sur ses pattes hésitantes, s’ébroua, regarda les cailloux, se tourna vers Guillaume Telle qui tournicotait anxieusement alentour, s’éclaircit le bec d’un tchip-tchip rocailleux et dit enfin :

– …

Suite mexicaine – Bona Mangangu texte , Claude-Henri Bartoli gravures.

Couv-QazaQ-Suite-Mexicaine-225x300Cette récente publication des éditions Qazaq est une fiction poétique évoquant une rencontre nocturne décisive pour celui qui sera un temps maître d’un continent.

« Un dialogue s’instaure entre l’Amérindienne et le Conquistador. Jusqu’au fond de la nuit.
     Le reste est une affaire de rage, de sang et de désir.« 

 

Le texte est de Bona Mangangu
Avec 6 gravures de Claude-Henri Bartoli

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


 

[Une question souvent posée lorsque vient la nuit.]

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - letcr1-exp

  —
(ou, à cliquer)

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - letcr1

 extrait de « Suite mexicaine »
texte original
de Bona Mangangu
traduit en anglais, en espagnol
et en chinois.

Gravures de Claude-Henri Bartoli

Itinéraire de lecture

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - S

En clair

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - txt0

 un extrait plus long

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - txt1



D’abord les corps. Ensuite le souffle.
 
Je veille ma barbarie au sommeil du désir.
A fleur d’attente.
Un peu à l’écart, un corps d’ivresse.
 
Mes mains, telles des branches
Aux commandes du vent, tremblent.
Le souffle est court. A quoi faudra-t-il renoncer ?
Au sommeil ou au désir ?
 
Un arbre pousse à l’endroit du corps
Où la greffe de la chair souligne ses ourlets.
Pas de sang. Aucune douleur écarlate. Pas de cri.
Juste les griffes du regard pour abréger ou prolonger l’attente.
 
 
Battements irréguliers.
Aucun souffle n’est innocent.
 
Nous nous perdons dans le temps.
L’autre nom à l’acmé du désir, le supplice.
Je l’ignorais jusqu’à ce matin

LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 11

En téléchargement un livret de jeu gratuit des citations d’auteurs de l’écurie « Qazaq« .
(pour ordinateur .pdf  ou .epub pour liseuse)
Un livre ancien, offert par Jan Doets, et une lithonumérique numérotée, don de Anna Jouy, à gagner pour Noël.


     LE CHAT SAUTA SUR SES GENOUX - letcr1-exp1



Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

LE CHAT SAUTA SUR SES GENOUX - s1r

En clair

LE CHAT SAUTA SUR SES GENOUX - txt01r


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Le chat sauta sur ses genoux et se construisit dans la roble bleue un sommeil provisoire.

GERT JONKE – LA GUERRE DU SOMMEIL – 3

 


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Lecture plus lente

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Extrait de « La guerre du sommeil »

de Gert Jonke

parcours de lecture

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L’extrait sur babelio

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Les TAGS
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Oui, Jusqu’à ce jour ils avaient ignoré ce qu’était le sommeil, quelle en était l’utilité, à quoi et à qui il pouvait servir.

LE DOMINICAIN BLANC – GUSTAV MEYRINK – 02

ON A VU DES HOMMES SE LEVER LA NUIT ET TERMINER EN PLEIN SOMMEIL DES TRAVAUX QU ILS AVAIENT LAISSES INACHEVEES

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Extrait du roman « Le dominicain blanc »
de Gustav Meyrink

Parcours de lecture

ON A VU DES HOMMES SE LEVER LA NUIT ET TERMINER EN PLEIN SOMMEIL DES TRAVAUX QU ILS AVAIENT LAISSES INACHEVEES-s

En clair

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On peut s’aider des TAGS
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N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


On a vu des hommes se lever la nuit et terminer en plein sommeil des travaux qu’ils avaient laissés inachevés dans la soirée