[Almanach] … Philippe Aigrain

[Le jour où
il parvint au K]

Mercredi 16 Juillet 2014
en son
ATELIER DE BRICOLAGE LITTÉRAIRE 
Philippe Aigrain
donnait une lettre de plus à son
ABÉCÉDAiRE

KYRIELLE DE NOTES À LA KORA-letcr1-exp

        (à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


Le poème K en son entier

[Avec un air joué à la Kora par Toumani Diabaté]


kyrielle
de notes
à la kora
c’est elle
qui rit
nous roulons
nos karmas
dans la boue
peau à peau
KO
OK
lovés
volés
salis
lavés

CE QUI BERCE CE QUI BRUISSE – JEAN-CLAUDE GOIRI – 2

Ce qui berce ce qui bruisse - couverture

Aujourd’hui, et toujours aujourd’hui, l’utile se trouve dans cette oreille qui écoute le bruit du marteau qui tape, le crissement de l’acier qui entre dans le mur, la poussière de plâtre qui bruine sur la peau, le mur tout entier qui frisonne de pouvoir supporter tout ça, cette oreille dans laquelle bruissent mille autres oreilles.

Et je ne sais que chanter les éloges du bruité aux charnières de l’inutile pour que résonne dans les oreilles autre chose que du bruit.

Et une oreille s’est tournée vers mon bruité pour le transmettre à d’autres.
Celle de Jan Doets.
Merci à lui, celui qui m’accompagne.

(présentation de )Jean-Claude Goiri

Peinture de couverture : Nathalie Oso

disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

—- 


IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - letcr1-exp

(sans image
à cliquer)

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - letcr1

Extrait du recueil
« Ce qui berce ce qui bruisse » de Jean-Claude Goiri

 —

Itinéraire de lecture

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - s

En clair

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - txt0


 

Jean-Claude Goiri est aussi sur les sites internet :
http://www.jeanclaudegoiri.com/
http://www.fepemos.com/


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Il y a des jours où je sens la nuit me froisser le regard et déployer les orgues de toutes ces choses à terre que personne ne ramasse, il y a des nuits où je sens le jour frissonner dans son antre et ramasser tout son ciel vers ce point de friction qu’est mon nombril asséché, il y a des jours et des nuits où je ne sens rien d’autre que toi aux paupières si ouvertes que l’on ne voit rien d’autre que nos âmes érigées dans une maison sans toit aux fenêtres ouvertes, il y a des jours et des nuits où il n’y a que ta peau pour contenir mon corps.

TRANSOXIANE, épisode #1: Barbe Bleue – GUILLAUME VISSAC (3)

« Misère Balkaï n’est pas une chamane de contes de fées ou de légendes africaines : c’est une traceuse … lorsqu’elle est en état de transes mystiques »

 

 

Slow²Reading

[La seconde vision de Misère Balkaï]

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - letcr1-exp


Extrait de « Transoxiane, épisode #1 : Barbe-Bleue »
de Guillaume Vissac

(Si tu es novice
clique sur ceci pour l’agrandir
les liens entre les mots t’apparaîtrons)

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - letcr1-s

——

Parcours de lecture

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - sr

(à cliquer)

 

En clair

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - txt0r

Un extrait plus long
LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - txt1r

—-

Un extrait en audio lu par Èric Schulthess

 


Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

#

____________________________

les TAGS donnent des mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir  cliquer dessus


Merci de signaler une erreur 


J’ai gagné Tbilisi accrochée au thorax d’un homme qui ne faisait qu’un avec sa moto, mais c’est une autre histoire. Je m’étais assise sur le porte-bagage. Après avoir mis un pied en Géorgie, j’ai fini par gagner l’Europe. Pendant ce temps, Alexeï faisait le chemin inverse dans le monde souterrain : il remontait à pied le fleuve de ma vie nomade jusqu’en Transoxiane. C’est de là que je viens, une région qui se situe je crois à la rencontre de pays que vous appelez ici Ouzbékistan et Kazakhstan. Le jour où il a finalement atteint ma Transoxiane natale, sa silhouette a gonflé sous ma peau au niveau des paupières. Je le vois quand je ferme les yeux. Il m’apparaît en rêves et en transes et, par moment, cela peut arriver, en surimpression dans la vie véritable. C’est un lien unique, ibashim comme on dit dans nos langues, qui ne peut se défaire. Comme une ancre. Comme une tache de naissance spontanée.

MONSIEUR M – ANH MAT – 14

LA PEAU COMMENCE A FONDRE - letcr1-exp2

(cliquer)

 

Extrait du roman* « Monsieur M »

de Anh Mat

———

Parcours de lecture

LA PEAU COMMENCE A FONDRE - sr

L’extrait (sur babelio)

*

En clair
LA PEAU COMMENCE A FONDRE - txt0r

____________________________

les TAGS
donnent des mots de la grille.

___________________________________

agrandir cliquer


Anh Mat chez publie.net

Lorsqu’il nous dit   « les nuits échouées »

* Entre le roman et le poème, l’enquête (tout interroge) et l’évocation d’une descente aux enfers d’un Ulysse écrasé sous la multitude de dieux anonymes et terriblement obstinés.


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


La peau commence à fondre, les os à rouiller telle une épave, celle d’un naufrage, le naufrage d’un nom à jamais confié à la mer.

 

LE CERCLE DU RIVAGE – LAURE MORALI et CHRIS FRIEL- 1

 ( Préambule  du livre :
« Il y a dans ces paysages maritimes une force qui nous dépasse.
Commet en nier la beauté primitive, envoûtante, qui nous submerge calmement ?
C’est ainsi…
Louise Imagine »
)

Slow²Reading

DANS LES VILLES OU J AVAIS VECU - letcr1-exp

Extrait de la proposition de voyage de
Laure Morali et  Chris Friel

« Le cercle du rivage « 

Parcours de lecture

DANS LES VILLES OU J AVAIS VECU - srr

L’extrait

DANS LES VILLES OU J AVAIS VECU - txt0r

Un extrait plus long

DANS LES VILLES OU J AVAIS VECU - txt1r

les TAGS
donnent des mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir une image, cliquer dessus


Merci de signaler une  erreur


C’était si calme. La mer métallique à l’approche de la pluie. Soupir à la poitrine. L’odeur de foudre concentrée dans les gouttes. La courbe du soleil sur la ligne d’eau. Mon efflorescence. Tout était à sa place. J’avais été formé par ce rivage, entre les pôles de la marée. Je devais m’y résoudre.
Dans les villes où j’avais vécu, m’avaient douloureusement manqué les pluies qui battent mauves sous la peau de la mer.

LA CLEF DE LA MAGIE OCCULTE – STANISLAS DE GUAITA – 2

Se souvenir que les mots « magie » et « occulte » n’avaient pas initialement le sens qu’on leur donne actuellement
et notamment cette rupture totale avec la « vraie science »

Chez Stanislas de Guaita
il s’agit ici (au moins dans un premier temps) d’un travail sur le symbole.
Il fouille les mots, les images, les récits et les met en correspondance avec ce monde.
En surgit ce qu’on peut appeler compréhension
et qui a des affinités avec
ce que nous font approcher
les poètes.

IL A LA PEAU D UN ROT QUI BRULE - letcr1-expo

Extrait du recueil « LA CLEF DE LA MAGIE NOIRE »

de STANISLAS DE GUAITA

Ici l’auteur cite un petit poème de Piron

parcours de lecture

IL A LA PEAU D UN ROT QUI BRULE - sr

à cliquer

 –

En clair sur babelio

*

IL A LA PEAU D UN ROT QUI BRULE - txt0r

cliquer

Plus long
IL A LA PEAU D UN ROT QUI BRULE - txt1r

_____________________

On peut s’aider des TAGS
ils donnent certains mots de la grille.

___________________________________


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Il a la peau d’un rôt qui brûle
Le front cornu
Le nez fait comme une virgule,
le pied crochu

Le fuseau dont filait Hercule
Noir et tordu
Et, pour comble de ridicule
La queue au cul.

SOLEIL GASOIL – SÉBASTIEN MÉNARD – 2

Slow²Reading  
ALORS ILS ONT - letcr1

Lecture plus lente

ALORS ILS ONT - letr1

—-

Extrait de « Soleil gasoil »
de Sébastien Ménard

Lecture plus lente

L UN D ENTRE EUX A REGARDE - let1(à cliquer)

——

Parcours de lecture

ALORS ILS ONT - s

En clair
ALORS ILS ONT - txt0

Un extrait plus long

ALORS ILS ONT - txt1


Un entretien de Guillaume Vissac
et Sébastien Ménard
(avec des lectures du livre en audio)
Garder les yeux sauvagement ouverts », conversation avec Sébastien Ménard

____________________________

les TAGS donnent des mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir cliquer dessus


Merci de signaler une erreur 


Alors ils se réveillent dans les trains bondés qui filent vers le sud et s’embarquent avides avec le vent en pleine gueule sur le pont d’un bateau reliant deux continents — alors ils ont les embruns qui viennent là sur leur peau et ils attendent et ils tremblent.