« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 5 –

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La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.


Dialogue laborieux – 5 –
Ici nous sommes
à contrario de notre époque
qui se méfie du mystère non cartographié
et
vénère
celui qui l’est
tel que
« Les trous noirs »
« le big bang » (rien à voir avec la genèse (sourire)²)
« La matière manquante »

 


«L’Araucanien ayant bu, il y eut un grand silence. Puis une vieille dame cria sèchement :

— Pas de trucs de magie, ici ! Nous voulons des explications. Qui a cassé la guitare ? Et comment ? Et pourquoi ?

»…

  

A05-PAS DE TRUCS -let


 

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Pas de trucs scientifiques, cria Othello de sa voix ferrailleuse, l’écume aux lèvres. Pas de trucs scientifiques, hein ? »

____________

On pourra
pour ceux qui connaissent la poétesse
songer à ce qui est écrit chez Tristan Félix

Ouvroir de poésie sauvage et magique.
Fabrique de créatures grotesques et tragiques.
Haut-fourneau de l’enfance et de l’animalité.
Observatoire des extrémités du vivant.
(et surtout …)
CHANTIER INTERDIT AU CONCEPT


Dialogue laborieux 5,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 05

« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 4 –

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.


Dialogue laborieux – 4 –
Nous avons le droit (? si nous le voulons bien)
à (y voir)
une allusion à la fameuse théorie
de l’aile du papillon
dans le domaine de
la création artistique.

 


« Avec la dernière syllabe (j’avais déjà assez bu pour trouver cela tout naturel) la guitare vola en éclats entre les mains de Gonzague.
Une des cordes lui cingla la lèvre supérieure. Il laissa quelques gouttes de sang tomber sur le dos de sa main. Puis il vida son verre.
Puis il nota sur son calepin les rudiments d’un poème extraordinaire qui devait être plagié le lendemain et trahi dans toutes les langues … »…

  

A04- PAR DEUX CENT DOUZE-let


 

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par deux cent douze petits poètes, d’où sortirent autant de mouvements artistiques d’avant-garde … »


, d’où vingt-sept bagarres historiques, trois révolutions politiques dans une ferme mexicaine, sept guerres sanglantes sur le Paropamise, une famine à Gibraltar, un volcan au Gabon (on n’avait jamais vu cela), un dictateur à Monaco et une gloire presque durable pour les minus habentes.

____________

La puissance de création de l’homme
n’a pas de limite
et ne se limite pas à l’art
il n’est qu’à voir ce que
les distributeurs d’informations
peuvent produire
à partir de
presque rien.

Il faut leur reconnaître
qu’ils sont aussi capables du contraire !


Dialogue laborieux 4,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 04

« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 3 –

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.


Dialogue laborieux – 3 –
Daumal évoque l’état
que nous considérons comme
conscient

et qui n’est selon lui que

 


« Faute de direction, nous étions emportés au gré des mots, des souvenirs, des manies, des rancunes et des sympathies. Faute d’un but, nous perdions le peu de force de nos pensées à enchaîner un calembour, à dire du mal des amis communs, à fuir les constatations désagréables,  »…

  

A03- À CHEVAUCHER DES DADAS-let


 

A03- À CHEVAUCHER DES DADAS-image1


à chevaucher des dadas, à enfoncer des portes ouvertes, à faire des grimaces et des grâces.»

____________

L’essai de demeurer conscient à soi-même
pendant plus d’une minute
suffit à comprendre
à quel point
comme dit « … »
la plupart du temps
nous ne pensons pas

cela pense en nous.


Dialogue laborieux 3,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 03

« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 2 –

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.

Plus que jamais, dans notre société qui court-circuite l’être, le monde réel, (et nous avec) est mis au placard.
René Daumal décrit l’intérieur de ce placard avec sa population de 
– découpeur de poil de lapin en quatre : les Scients
– aplatisseurs de mots en galette fine … mais étendue : les Sophes
– extracteurs de bout de pensée à projeter sur une toile, du bronze ou même du néant : les fabricateurs d’objets inutiles.


Dialogue laborieux – 2 –
Le personnage de derrière les fagots
adresse une de ses sentences
qui ponctueront la beuverie
des 10 ou mille (?) présents

il est question de la solitude.

 


« Si l’âme sœur arrive, ils ne peuvent plus supporter d’être deux, et chacun commence à se frénétiser pour devenir un avec l’objet de ses tiraillements intestins. N’a pas de bon sens : un, veut être deux ; deux, veut être un. Si l’âme sœur n’arrive pas, il se scinde en deux, il se dit : bonjour mon vieux,  »…

  

A02- IL SE JETTE DANS SES BRAS -let


 

A02- IL SE JETTE DANS SES BRAS -image


il se jette dans ses bras, il se recolle de travers et il se prend pour quelque chose, sinon pour quelqu’un.»

Vous n’avez pourtant qu’une chose en commun, c’est la solitude ; c’est-à-dire tout ou rien, cela dépend de vous..

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Presque une description
voire même une explication
de la création du monde
et de ce qui s’en suit.


Dialogue laborieux 2,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 02

« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 1 –

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.

Plus que jamais, dans notre société qui court-circuite l’être, le monde réel, (et nous avec) est mis au placard.
René Daumal décrit l’intérieur de ce placard avec sa population de 
– découpeur de poil de lapin en quatre : les Scients
– aplatisseurs de mots en galette fine … mais étendue : les Sophes
– extracteurs de bout de pensée à projeter sur une toile, du bronze ou même du néant : les fabricateurs d’objets inutiles.
– …

Mais il ne se contente pas de cela (ce n’est pas un re-bêle)
il nous donne aussi des pistes pour en sortir…de ce placard et retrouver l’espace libre où étendre nos bras, nos émotions, nos pensées.


Dialogue laborieux – 1 –
Il est encore question ici
de la clarté du langage
notamment en ce qui concerne
la capacité de se souvenir
et
en bon traducteur

 


« Quand on a soif, on guette les occasions de boire et, pour le reste, on fait seulement semblant d’y faire attention. C’est pourquoi c’est si difficile, après, de raconter exactement ce que l’on a vécu. Il est très tentant,  »…

  

A01- LORSQU’ ON RAPPORTE-let


 

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lorsqu’on rapporte des événements passés, de mettre de la clarté et de l’ordre là où il n’y avait ni l’un ni l’autre.   »

C’est très tentant et très dangereux. C’est ainsi que l’on devient prématurément philosophe.

____________

C’est là toute la faiblesse
et la supériorité
de la conscience humaine
sur la « mémoire » (de stockage de la machine)
laquelle ne sait que
restituer ce que l’on a pu y déposer
alors que
notre esprit
(même si Gilles Dowek considère ce concept peu pertinent)
est capable de tordre nos souvenir en tous sens
et d’en extraire
un jus
qui n’y était pas.


Dialogue laborieux 1,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 01

« La grande beuverie » – René Daumal – Avant propos

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.

Plus que jamais, dans notre société qui court-circuite l’être, le monde réel, (et nous avec) est mis au placard.
René Daumal décrit l’intérieur de ce placard avec sa population de 
– découpeur de poil de lapin en quatre : les Scients
– aplatisseurs de mots en galette fine … mais étendue : les Sophes
– extracteurs de bout de pensée à projeter sur une toile, du bronze ou même du néant : les fabricateurs d’objets inutiles.
– …

Mais il ne se contente pas de cela (ce n’est pas un re-bêle)
il nous donne aussi des pistes pour en sortir…de ce placard et retrouver l’espace libre où étendre nos bras, nos émotions, nos pensées.


Première page du livre
René Daumal s’emploie
dans un « avant-propos pouvant servir de monde d’emploi »
à décourager le lecteur
qui se serait trompé de livre
en lisant le titre
ou
en pensant
après une brève note sur l’auteur
qu’il allait lui donner un accès aisé à …

 


« Je nie qu’une pensée claire puisse être indicible. Pourtant l’apparence me contredit : car, de même qu’il y a une certaine intensité de douleur où le corps n’est plus intéressé, parce que s’il y participait, fût-ce d’un sanglot, il serait, semble-t-il, aussitôt réduit en cendres, de même qu’il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n’ont plus part. »…

  

LES MOTS CONVIENNENT-let


 

LES MOTS CONVIENNENT-image


Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.  »

____________

Qui s’en sortira sans trouble ?
de ce passage où René Daumal
dit la chose
– l’impuissance partielle du langage –
et son contraire.


L’introduction complète (au format pdf) Avant propos

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – dernière page

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dernière page du livre
Il est temps
pour un personnage que l’on a jusqu’alors
jamais entendu
de donner

le ton général
de ce roman.

 


« – Ce n’est pas tout, clamait aussi M. Charles Fontarelle lorsqu’il s’adressait au public varié des villes en alignant des cravates sur ses avant-bras. Ce n’est pas tout, car il faut enchaîner avec la vie. Ne m’achetez pas une cravate, mais dix cravates, mais vingt cravates, et vous serez toujours sûr d’avoir une cravate à votre goût, même si vous avez choisi en dépit du bon sens. Et surtout, ajoutez à votre collection, pour le prix dérisoire et supplémentaire de soixante-quatorze francs, cette cravate lumineuse, étincelante et phosphorescente  »…
  

PZZZ-QUI EST LA DÉCOUVERTE-let


 

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qui est la découverte du siècle, et où vous pouvez voir le soleil au milieu de la nuit et les étoiles en plein jour.  »

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Dans cette phrase de bateleur, on peut retrouver
un peu de ce qui sous tend ce conte pour enfant
et adulte
ce merveilleux quotidien
qui émerge des espaces que nous acceptons (?)
de laisser en friche
c’est à dire
de laisser au hasard.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 24

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingt quatrième page, (avant dernière, ici)
À présent
tous sont à la poursuite
de l’enfant.

Gaspard
lui
le cherche des yeux.

 


«Gaspard lança un regard à droite et à gauche sur ces vastes pâturages que le vent balaie avec violence pendant les longs hivers. Il n’y avait là aucune cachette et l’enfant avait dû comprendre que sa seule ressource était de tenter un coup d’audace et de se cacher dans une grange. »…
  

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Soudain, Gaspard le vit qui se couchait au fond d’un petit fossé.  »

____________

On ne peut (?)
s’empêcher de penser
à un autre fossé
et
à un autre oiseau blessé
qui lui
ne regagnera jamais son pays

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 23

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingt troisième page,
Gaspard a-t-il réussi son coup
en donnant à l’enfant
l’espace
et le temps
de la fuite ?

 


«  M. Drapeur, M. Parpoil et Mlle Berlicaut montèrent au troisième étage, tandis que le maire attendait dans la salle. Gaspard, après s’être couché, en présence du commis, avait aussitôt sauté sur ses pieds. Sa blessure l’avait un peu affaibli. Il réussit à enfiler sa veste par-dessus son pansement, et il entrouvrit la porte afin d’assister au dénouement qu’il espérait. »…
  

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Il se demandait si le jeune fugitif aurait le temps de regagner les bois.  »

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Gaspard
longtemps en sommeil contemplatif
éveille

son monde
volonté.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 22

P19-SOUDAIN IL AVAIT COMPRIS - imageP22 - QUE T’ EST - IL ARRIVÉ ENCORE-image

 

« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingt deuxième page,
Cette fois ci

le compte est bon.

 


«  Il y eut un bruit fantastique. Gaspard ne sut jamais comment il avait sauté de la table. Il se retrouva étendu presque au milieu de la salle. La glace s’était fracassée et les débris gisaient autour de lui. Il avait dû perdre connaissance. Son épaule gauche avait été entaillée par un éclat de verre et saignait abondamment. La tante, la servante, le cuisinier et le commis étaient penchées au-dessus de lui:
»…
  

P22 - QUE T’ EST - IL ARRIVÉ ENCORE-let


 

P22 - QUE T’ EST - IL ARRIVÉ ENCORE-image… 1000


… – Que t’est-il arrivé encore ?… Comment te sens-tu, Gaspard ? demandait la tante.
– Mille, dit Gaspard…
– Il est devenu fou. 
»

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Pour la première fois
Gaspard est entièrement responsable de l’accident
et
pour la première fois
il n’en sort pas tout à fait indemne.

André Dhôtel nous dit-il quelque chose
là ?