« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 5 –

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La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.


Dialogue laborieux – 5 –
Ici nous sommes
à contrario de notre époque
qui se méfie du mystère non cartographié
et
vénère
celui qui l’est
tel que
« Les trous noirs »
« le big bang » (rien à voir avec la genèse (sourire)²)
« La matière manquante »

 


«L’Araucanien ayant bu, il y eut un grand silence. Puis une vieille dame cria sèchement :

— Pas de trucs de magie, ici ! Nous voulons des explications. Qui a cassé la guitare ? Et comment ? Et pourquoi ?

»…

  

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Pas de trucs scientifiques, cria Othello de sa voix ferrailleuse, l’écume aux lèvres. Pas de trucs scientifiques, hein ? »

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On pourra
pour ceux qui connaissent la poétesse
songer à ce qui est écrit chez Tristan Félix

Ouvroir de poésie sauvage et magique.
Fabrique de créatures grotesques et tragiques.
Haut-fourneau de l’enfance et de l’animalité.
Observatoire des extrémités du vivant.
(et surtout …)
CHANTIER INTERDIT AU CONCEPT


Dialogue laborieux 5,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 05

[Almanach] Yves Bonnefoy …

[Un poète qui n’a pas traversé, de part en part, que le siècle.]

Le vendredi 13 mai 1983, les éditions Gallimard publies le recueil
« Poèmes » de Yves Bonnefoy (contenant les textes : Du mouvement et de l’immobilité de Douve – Hier régnant désert – Pierre écrite – Dans le leurre du seuil.)

LE NAVIRE QUI VEUT L ÉCUME PUIS-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

 

L’extrait complet


Proposition de lecture du poème (« Le visage mortel« )


Dans une émission de France Culture, trois textes 

 

 

 

Le visage mortel

Le jour se penche sur le fleuve du passé
Il cherche à ressaisir
Les armes tôt perdues,
Les joyaux de la mort enfantine profonde.

Il n’ose pas savoir
S’il est vraiment le jour
Et s’il a droit d’aimer cette parole d’aube
Qui a troué pour lui la muraille du jour.

Une torche est portée dans le jour gris.
Le feu déchire le jour.
Il y a que la transparence de la flamme
Amèrement nie le jour.

Il y a que la lampe brûlait bas,
Qu’elle penchait vers toi sa face grise,
Qu’elle tremblait dans l’espace des arbres,
Comme un oiseau blessé chargé de mort.
– L’huile brisant au port de la mer cendreuse
Va-t-elle s’empourprer d’un dernier jour,
Le navire qui veut l’écume puis la rive
Paraîtra-t-il enfin sous l’étoile du jour ?

Ici la pierre est seule et d’âme vaste et grise
Et toi tu as marché sans que vienne le jour.