« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 23

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingt troisième page,
Gaspard a-t-il réussi son coup
en donnant à l’enfant
l’espace
et le temps
de la fuite ?

 


«  M. Drapeur, M. Parpoil et Mlle Berlicaut montèrent au troisième étage, tandis que le maire attendait dans la salle. Gaspard, après s’être couché, en présence du commis, avait aussitôt sauté sur ses pieds. Sa blessure l’avait un peu affaibli. Il réussit à enfiler sa veste par-dessus son pansement, et il entrouvrit la porte afin d’assister au dénouement qu’il espérait. »…
  

P23-IL SE DEMANDAIT-let


 

P23-IL SE DEMANDAIT-image1


Il se demandait si le jeune fugitif aurait le temps de regagner les bois.  »

____________

Gaspard
longtemps en sommeil contemplatif
éveille

son monde
volonté.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 10

« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dixième page,

Le narrateur s’éloigne pour un temps
de Gaspard (quoique…)
et
donne la voix à un communiqué de la radio

qui évoque un enfant fugueur


 

« Le communiqué s’interrompit brusquement. On venait de tourner le bouton du poste. Il y eut une brève discussion dans la maison, probablement entre le maire et sa femme, et de nouveau la voix se fit entendre:
… « … une quinzaine d’années, qui d’Anvers a traversé à pied toute la Belgique, réussissant à échapper à la police. L’enfant portait un pantalon de velours gris, une chemisette de laine bleue. Cheveux blonds abondants descendant sur la nuque. Il y a lieu de supposer que  » .…
  

P09-IL S’ IMAGINAIT LES CANAUX -let


 

P10-CET ENFANT S’ EST PERDU-image


… cet enfant s’est perdu dans la forêt entre Revin et Laifour où on l’a aperçu pour la dernière fois… »

Première phrase du troisième chapitre – André Dhôtel – Pays natal

[Cette série donne la première phrase du troisième chapitre des livres choisis]


image dhôtel cadre

 André Dhotel

 « Pays natal »

Chapitre III

III - L AUTOMNE VINT TOUT À COUP  - letcr-exp
   

 —
sans image
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III - L AUTOMNE VINT TOUT À COUP  - letcr

 Parcours de lecture

III - L AUTOMNE VINT TOUT À COUP  - sr
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En clair

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Le début du chapitre

III - L AUTOMNE VINT TOUT À COUP  - txt1r

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Lecture du début de ce troisième chapitre
(nos deux héros sont dans les difficultés mais … la débrouille et la fierté.)


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L’automne vint tout à coup.
De grands vents prématurés se levèrent et les pluies se mirent à voyager sur les forêts.
Tibure et Félix s’étaient habitués très vite à leur nouvelle situation, bien qu’elle fût à peu prêt intenable. Les habits des valises, tous les objets superflus, les épingles de cravate avaient été recédés à la propriétaire qui pratiquait volontiers de petits commerces et qui les vola non sans pleurer leur conditions d’hommes distingués réduits à cette misère.

CLIMATS- LAURENT GRISEL – 4

« le monde est sans intention
le monde est sensible  »
Laurent Grisel


Slow²Reading

[De la dépossession (ici encore) des lieux qui semble aller de soi
– puisqu’elle est au service de « l’environnement » –
de tous ceux
dont c’est depuis toujours l’environnement.]
___

IL FAUT CONSERVER LE REVE - letc1-exp

(si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
-à cliquer-)

IL FAUT CONSERVER LE REVE - letc1-sr

Extrait du poème
« Climat »

de Laurent Grisel

Editions publie.net
dans la collection L’Inadvertance, poésie

—–

Parcours de lecture

IL FAUT CONSERVER LE REVE - sr

 —-

En clair
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IL FAUT CONSERVER LE REVE - txt0r

Un extrait plus long
(cliquer)

IL FAUT CONSERVER LE REVE - txt1r

Une lecture de Climat (version courte) par l’auteur
Son site  imagine36tigres

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les TAGS
donnent des mots de la grille.

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par malheur quelques-uns de leurs chefs ont signé un contrat éblouissant avec
Celestial
Green
Ventures
 
sur 2 millions d’hectares
aucun droit de planter ni brûler ni exploiter selon les traditions
car
pour les marchés de compensation carbone, de droits à polluer
violemment il faut conserver
le rêve d’une forêt vierge
qui ne l’est pas —
prudes, puritains armés d’avocats et de fusils —
 
et ce rêve sera conservé sur pied
pendant 30 ans
120 millions de dollars, versés aux Indiens
en 30 fois
de 2012 à 2041
une misère
au regard d’un commerce de droits à polluer
colossal

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – La maison de Trypano – SERGE MARCEL ROCHE – 1



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes

(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)*

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

* au sens plein du terme


    

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - letcr12
  

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« La maison de Trypano »

Itinéraire de lecture

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - s

En clair  sur babelio

*

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - txt0

 un extrait plus long

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - txt1



Personne n’empruntait l’escalier
Sur le devant ou seulement de temps en temps

Nous vivions dans l’ombre
Des palmes et du carambolier

La piste était de halage
Les murs de la case tremblaient

Nous avons vu passer
Tout le sang des forêts

C’était un jardin où poussaient
Mandarines et maracudjas

Des fleurs miraculeuses
Sous les grands arbres frais

L’ECRITURE OU LA VIE – JORGE SEMPRUN – 1 [Slow²reading et Slowreading]





Slow²Reading
PLUS D OISEAUX DIS JE - letcr11

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Une lecture plus lente
PLUS D OISEAUX DIS JE - let1


Extrait du recueil d’essais « L’Ecriture ou la vie »
de Jorge Semprun

parcours de lecture
PLUS D OISEAUX DIS JE - s

En clair (sur babelio)

*

PLUS D OISEAUX DIS JE - text0

Un extrait plus long
PLUS D OISEAUX DIS JE - text1Lecture en voix (SlowReading)


SlowReading : La voix ralentit la pensée et l’oblige à se poser sur le texte.
Slow²Reading : Le jeu ralentit² la pensée et lui donne le temps de s’échapper autour du mot avant de s’y poser.

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les TAGS
donnent certains mots de la grille.

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Il doit avoir mon âge, quelques années de plus. Je pourrais sympathiser.
Il me regarde, effaré d’effroi.
Qu’y a-t-il dis-je irrité sans doute cassant. Le silence de la forêt vous étonne autant ?
Il tourne la tête vers les arbres alentour. Les autres aussi. Dressent l’oreille. Non, ce n’est pas le silence. Ils n’avaient rien remarqué, pas entendu le silence. C’est moi qui les épouvante, rien d’autre, visiblement.
Plus d’oiseaux, dis-je, poursuivant mon idée. La fumée du crématoire les a chassés, dit-on. Jamais d’oiseaux dans cette forêt…
Ils écoutent, appliqués, essayant de comprendre.
– L’odeur de chair brûlée, c’est ça !
Ils sursautent, se regardent entre eux. Dans un malaise quasiment palpable. Une sorte de hoquet, de haut-le-cœur.

CHEMIN TOURNANT – MA VIE AU VILLAGE 24 – SERGE MARCEL ROCHE

Extrait de « Ma vie au village 24 »
sur le site « Chemin tournant« 

de  Serge Marcel Roche

Parcours de lecture

PARCE QU AI POUR MOI - s

En clair

PARCE QU AI POUR MOI - txt0Un extrait plus long

PARCE QU AI POUR MOI - txt1

Serge Marcel Roche donne une indication de lecture pour ce texte :
« (à lire en chuchotant) »

SlowReading


j’engendre des concerts, j’érecte les parties sur la ligne du vent, érige les sommités des banales fougères en signe contredisant votre perversité et vous inocule profondément tous les poisons de la pensée que vos pollutions dissimulent parce qu’ai pour moi la forêt, ses choses étranges, et que n’avez que votre peau.