[Almanach] Jean Giono …

[Pour beaucoup de ses lecteurs, un des plus beaux romans de « la première période »]

Vendredi 1 Juin 1934
La Nouvelle Revue Française en son n°249
donnait en Marcel Arland une critique du roman de Jean Giono
« Le chant du monde »
Paru un mois plus tôt chez Gallimard
LOIN LÀ BAS DANS LES COMBES -letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier

Proposition de lecture


Loin, là-bas, dans les combes des collines, les oiseaux ne pouvaient pas dormir. Ils venaient écouter le fleuve. Ils le passaient en silence, à peine comme de la neige qui glisse. Dès qu’ils avaient senti l’odeur étrangère des mousses de l’autre côté, ils revenaient en claquant éperdument des ailes. Ils s’abattaient dans les frênes tous ensemble, comme un filet qu’on jette à l’eau. Cet automne dès son début sentait la vieille mousse. De l’autre côté du fleuve on appela : –Antonio !
Antonio écouta.
– C’est toi, Matelot ?
– Oui, je veux te voir.
– Le gué a changé de place, cria Antonio.
– Je viens à cheval, dit le Matelot.
Et on l’entendit pousser à l’eau un gros tronc d’arbre.
– Il doit arriver à peu près aux osiers, pensa Antonio, avec ce nouveau détour du gué le courant doit se balancer par là.
– Oh ! cria Matelot.
Il était déjà arrivé.

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