« Le chant du monde » – Jean Giono – page 13

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Antonio est une part de Giono que l’on retrouve dans « Le Bonheur fou »*.
Roman dont le héro porte un nom assez voisin (Angelo)
Giono a d’ailleurs fait pour ce personnage ce qu’il envisageait pour Antonio.
En effet, l’intention initiale de l’auteur était d’écrire un « chant du monde » composé de trois romans (ou plus). La première publication de son livre (dans la Revue de Paris déjà citée) le présentait d’ailleurs ainsi, avec comme titre de cette première partie : »Le besson rouge ».
On peut penser que Giono n’a pas trouvé matière (ou lecteur) pour les deux autres parties qu’il imaginait initialement, et choisi pour ce projet* un Antonio un peu plus civilisé (et donc plus riche pour l’intrigue … et le lecteur) à savoir Angelo.
Angelo qui pourrait lui aussi mériter le surnom de « Bouche d’or » (au sens où le précise ici** Antonio, et non comme le suggère, Junie.)

____
* « Angelo » , « Le hussard sur le toit » , « Le Bonheur fou » (ordre des publications)
** Dans la citation


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Treizième page …

Junie, Mère du besson rouge, à l’origine de la demande faite à Antonio concernant la disparition de son fils, s’adresse à celui-ci, sans pourtant aller à sa rencontre.

 


« – Je te vois sans sortir, comme si je t’avais fait, dit Junie.
Le Matelot m’a raconté, dit Antonio. Si vous voulez m’écouter ici, voilà ce qu’il faut faire. Nous partirons demain, ton homme et moi, et on remontera l’eau un de chaque côté. S’il est à la côte on le trouvera. S’il passe, on le verra. On remontera jusqu’au pays Rebeillard, on demandera. Ça se fond pas, un homme.
– C’est pas pour rien que nous t’avons appelé « bouche d’or » , dit la voix de Junie. C’est parce que tu sais parler.
– Non, dit Antonio, c’est parce que je sais crier plus haut que les eaux.
La jeune femme regardait Antonio. Elle se souvenait de ce cri que tous les gens de la forêt connaissaient, …»

 

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…  qui passait parfois au-dessus des arbres comme le cri d’un gros oiseau pour dire la joie d’Antonio sur son fleuve. »


Cette joie d’Antonio qu’il exprime comme un animal, dans un cri qui serait une sorte de don au fleuve et à ce qui y vit, pourrait être rapproché, d’autres manifestations similaires (mais dans des modes plus « humains », et des intentions plus « subtiles ») de certains usages de twitter ou du plaisir que certains ont à faire participer leur entourage à la musique qu’ils écoutent chez eux ou dans leur voiture.


 

 




 

 

Cliquer sur le titre pour télécharger le cahier « Pour saluer Giono N°2

L’iris de Suze (format pdf)

(gratuit)

Le cahier comporte comporte
– Des évocations courtes des 24 premières pages du roman
avec extrait en clair et en jeu (et illustrations)
– Ainsi qu’une page de la fin (qui ne dévoile rien)
– Les solution en fin de cahier (parcours et citation en clair).

 

 


 

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L’iris de Suze

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JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Vitrail – SERGE MARCEL ROCHE – 3



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes

(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique* introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

* au sens plein du terme


DES MOTS QUI SE REFUSENT - letcr1-exp    


(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )

DES MOTS QUI SE REFUSENT - letcr1-sr

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Vitrail »

Itinéraire de lecture

DES MOTS QUI SE REFUSENT - sr

En clair
(chez babelio, ceux qui ont apprécié …)

DES MOTS QUI SE REFUSENT - txt0r

 Le poème

DES MOTS QUI SE REFUSENT - txt1r



Une case vide
Une langue échouée
Des mots qui se refusent
Trop de cris
Dans le silence étroit
La tristesse qui dort
Sous les branches
Avec la joie
Des pieds nus sur l’écorce
Une pluie de bois mort
Le présent la durée la douleur
L’implacable attente du sens
La face grise du cœur
Des torses qui fusent au loin
L’odeur des mangues à terre

ÉLOGE DES OMBRES – ROLAND DAUXOIS – 1

(extrait en Slow²-reading)*

JUSTE ENTRE CETTE - letr1

—–
Une lecture moins ralentie
JUSTE ENTRE CETTE - let1
 

—–

Extrait de  « Éloge des ombres »
de Roland Dauxois

publié par le Festival Permanent des Mots (FPM)

(Revue disponible en version papier)

Parcours de lecture

JUSTE ENTRE CETTE - s


 En clair

JUSTE ENTRE CETTE - txt0

Un extrait plus long
JUSTE ENTRE CETTE - txt2

Lire le poème entier  Éloge des ombres

—-
* D’accord avec Christophe Sanchez pour attribuer le qualificatif de Slowreading à la lecture à voix haute
Slow²-reading est un ralentissement « au carré » de la progression de l’esprit à travers le mot.


Juste entre cette faille en bordure de nos cris
et cette rude frontière où la nuit se replie.

Juste entre ces deux quartiers
l’un se réclamant du jour, de la beauté,
l’autre de l’abîme, de l’immensité.

Juste entre deux villes
qui poussent et se fondent,
prises en tenaille entre les terres qui les avalent
et les marées qui les assaillent.

MA MÈRE EST LAMENTABLE – JULIEN BOUTONNIER – 1

MON ENFANCE PLUME - letcr2

Lecture plus lente
MON ENFANCE PLUME - let0

Extrait de

« Ma mère est lamentable »

de Julien Boutonnier

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Parcours de lecture

MON ENFANCE PLUME - s

En clair

*

MON ENFANCE PLUME - txt0

—-

Julien Boutonnier sur Publie.net (présentation de « Ma mère est lamentable« )

Sur son blog « peut(-)être » 

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Les TAGS
donnent des mots de la grille.

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Pour agrandir cliquer

mon enfance plume
dans les adultes au kilo
dans la chair muselée
d’une enfance cri devenue

CAMPEMENTS – ANDRÉ DHOTEL – 19

Un livret
entièrement dédié à l’oeuvre d’André Dhôtel
(28 extraits provenant de quatorze romans et nouvelles
à redécouvrir en mots liés)
Pour saluer Dhôtel- livret N°1- 12 aout 2015

(cliquer sur l’image pour lire le livret)


  

 JACQUES ET JEANNE - letc1

 (Pour une lecture plus ralentie encore)

JACQUES ET JEANNE - let1


Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

JACQUES ET JEANNE - s

En clair  sur babelio

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JACQUES ET JEANNE - txt0


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Jacques et Jeanne écoutèrent autour d’eux la vie mêlée aux cris des hirondelles.

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 13 – (Pierre – Maxime M.) (Savannah D. M.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                        

    
AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-let

                                 

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Pierre- Maxime M.
et Savannah D. M.

Leur commentaire :

AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-com

 AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-com12

Parcours de lecture

AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-s

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Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang. Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu’elle est parfois invisible à l’œil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l’enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence es ce qui ne trouve pas d’explication, ce qui à jamais restera opaque.