« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – dernière page

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dernière page du livre
Il est temps
pour un personnage que l’on a jusqu’alors
jamais entendu
de donner

le ton général
de ce roman.

 


« – Ce n’est pas tout, clamait aussi M. Charles Fontarelle lorsqu’il s’adressait au public varié des villes en alignant des cravates sur ses avant-bras. Ce n’est pas tout, car il faut enchaîner avec la vie. Ne m’achetez pas une cravate, mais dix cravates, mais vingt cravates, et vous serez toujours sûr d’avoir une cravate à votre goût, même si vous avez choisi en dépit du bon sens. Et surtout, ajoutez à votre collection, pour le prix dérisoire et supplémentaire de soixante-quatorze francs, cette cravate lumineuse, étincelante et phosphorescente  »…
  

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qui est la découverte du siècle, et où vous pouvez voir le soleil au milieu de la nuit et les étoiles en plein jour.  »

____________

Dans cette phrase de bateleur, on peut retrouver
un peu de ce qui sous tend ce conte pour enfant
et adulte
ce merveilleux quotidien
qui émerge des espaces que nous acceptons (?)
de laisser en friche
c’est à dire
de laisser au hasard.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 24

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingt quatrième page, (avant dernière, ici)
À présent
tous sont à la poursuite
de l’enfant.

Gaspard
lui
le cherche des yeux.

 


«Gaspard lança un regard à droite et à gauche sur ces vastes pâturages que le vent balaie avec violence pendant les longs hivers. Il n’y avait là aucune cachette et l’enfant avait dû comprendre que sa seule ressource était de tenter un coup d’audace et de se cacher dans une grange. »…
  

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Soudain, Gaspard le vit qui se couchait au fond d’un petit fossé.  »

____________

On ne peut (?)
s’empêcher de penser
à un autre fossé
et
à un autre oiseau blessé
qui lui
ne regagnera jamais son pays

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 23

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingt troisième page,
Gaspard a-t-il réussi son coup
en donnant à l’enfant
l’espace
et le temps
de la fuite ?

 


«  M. Drapeur, M. Parpoil et Mlle Berlicaut montèrent au troisième étage, tandis que le maire attendait dans la salle. Gaspard, après s’être couché, en présence du commis, avait aussitôt sauté sur ses pieds. Sa blessure l’avait un peu affaibli. Il réussit à enfiler sa veste par-dessus son pansement, et il entrouvrit la porte afin d’assister au dénouement qu’il espérait. »…
  

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Il se demandait si le jeune fugitif aurait le temps de regagner les bois.  »

____________

Gaspard
longtemps en sommeil contemplatif
éveille

son monde
volonté.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 22

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingt deuxième page,
Cette fois ci

le compte est bon.

 


«  Il y eut un bruit fantastique. Gaspard ne sut jamais comment il avait sauté de la table. Il se retrouva étendu presque au milieu de la salle. La glace s’était fracassée et les débris gisaient autour de lui. Il avait dû perdre connaissance. Son épaule gauche avait été entaillée par un éclat de verre et saignait abondamment. La tante, la servante, le cuisinier et le commis étaient penchées au-dessus de lui:
»…
  

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… – Que t’est-il arrivé encore ?… Comment te sens-tu, Gaspard ? demandait la tante.
– Mille, dit Gaspard…
– Il est devenu fou. 
»

____________

Pour la première fois
Gaspard est entièrement responsable de l’accident
et
pour la première fois
il n’en sort pas tout à fait indemne.

André Dhôtel nous dit-il quelque chose
là ?

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 21

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingtième et unième page,
Pour la première fois
de son existence
à la fois sage en intentions
et catastrophique dans ses effets
Gaspard envisage
un désastre
dont il sera l’acteur conscient.

 


«  Il fut tellement saisi qu’il oublia de compter. il pensait que le père Drapeur arrivait, comme il l’avait annoncé, à la première heure du jour. Ce n’était que la voiture de la laiterie. Gaspard reprit son compte approximativement vers cinq cent douze, puis il laissa son balai. Il poussa une table et il monta dessus pour nettoyer la grande glace du fond. En passant soigneusement le torchon, il considérait les attaches qui fixaient la glace au mur. »…
  

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… En passant soigneusement le torchon, il considérait les attaches qui fixaient la glace au mur. »

____________

Gaspard regarde enfin
à travers le grand miroir de l’hôtel
qu’il nettoie consciencieusement
la réalité
et lui-même
en face
Et
comme souvent
dans ces ruptures
il lui faut matérialiser
celle qui le saisit.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 20

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Vingtième page,
Gaspard va tenter quelque chose
C’est l’heure des adieux
Gaspard a un plan
L’enfant fugitif
peut compter
sur lui

 


«  Peut-être je ne te reverrai plus. En tout cas, écoute-moi bien. Je vais revisser l’écrou du tuyau, et puis je frapperai sur le tuyau. Alors tu compteras lentement jusqu’à mille. Lentement, tu as bien compris. Ne t’occupe de rien d’autre. A mille, tu sors de ta chambre et tu descends jusqu’au premier étage.  »…
  

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…Là tu ouvres la fenêtre, tu sautes dans la cour, et après tu verras bien. Je te promets qu’il n’y aura personne …»

____________

La présence d’un enfant rebelle
est le petit incident
qui dérègle tout ce que
la tante raisonnable avait mis de mécanique
pour capturer Gaspard
Si on demandait à celui-ci
pourquoi il agit ainsi
probablement qu’il n’aurait pas
de mots pour le dire « clairement »

Il faut croire qu’il n’est pas
des disciples de Boileau.

« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 19

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.»


disait André Dhôtel à propos de
cette ultime forme de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) de nos jours.

C’est ce que le Livre permet depuis toujours
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Dix-neuvième page,
A présent
et sans vraiment savoir pourquoi
Gaspard veut aider
l’enfant
à s’échapper

une fois de plus.

 


«  Il murmura  » Seigneur « , et comme un automate gagna l’escalier. Peut-être était-il poussé à ce moment par l’idée de profiter du sommeil de la tante pour rejoindre l’enfant.
Il mit la main sur la rampe et murmura encore:  » Seigneur!  » Mais au lieu de monter, il descendit l’escalier.
Il serrait dans sa main une clef qui ouvrait sa chambre aussi bien que le numéro 25 et, soudain,  »…
  

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…il avait compris ce qu’il fallait faire pour que la clef parvienne jusqu’à son ami…»

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Peut-être que
lorsqu’on laisse quelqu’un s’échapper
(ne serait-ce que
comme André Dhôtel lui-même

 en regardant par la fenêtre)

on retrouve soi-même
la sensation de liberté ?

___
[A dix ans,
je m’échappais par la fenêtre
physiquement
de la pièce
– son bureau –
où le directeur d’école
m’avait enfermé.]