« Le chant du monde » – Jean Giono – page 18

P18b-CELLE-LÀ POUR-ima2

Il est des passages du roman dans lesquels Antonio est proche de l’animal (ici du chat) au point que certaines de ses réactions nous sont incompréhensibles (ici son rire).
Il faut alors se rappeler les paroles de « bouche d’or »* à propos de la rivière
« on croit toujours connaître. Mais ça raisonne pas comme nous, alors c’est difficile »
Des pages
de descriptions du corps, des gestes
ou de dialogue
ne nous permettrons pas de connaître Antonio.

___
* Un de ses surnoms


 

Dix-huitième page …

Antonio va se mettre en route, sans se presser. …


« Le mouvement de l’air était au nord. Le froid donnait à Antonio envie de s’étirer. Il s’allongea, il fit craquer les os de ses épaules et de ses bras. Il se mit à rire sans bruit.
Lui, il devait remonter par le côté au-delà des grandes eaux. Il allait tâter d’abord ça, …»

 

P18-IL SAVAIT DÉJÀ-let

 

P18-IL SAVAIT DÉJÀ-ima

 


 

… il savait déjà en marchant pieds nus que la terre se serrait sous l’herbe. L’automne allait s’aigrir.»


Des souvenirs lui reviennent au corps.

P18b-CELLE-LÀ POUR-ima2

« Il suivit avec son pouce tout le profond de cette cicatrice qu’il avait à la poitrine. Qu’était-elle devenue … »

P18b-CELLE-LÀ POUR-let

… Il fallait cet automne doux qui trompait les osiers et les femmes dans leurs fleurs, pour penser encore à cette bataille des villages.


* À noter (même remarque que dans les deux pages précédentes) :  L’ensemble des passages cités ici était absent de la publication de l’oeuvre dans « La Revue de Paris ».

On peut se demander si Giono a fait cet ajout par la suite, ou s’il s’agit là d’une amputation imputable à la revue, due au contenu de ce paragraphe ?


 




 

 

 

 

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– Des évocations courtes des 24 premières pages du roman
avec extrait en clair et en jeu (et illustrations)
– Ainsi qu’une page de la fin (qui ne dévoile rien)
– Les solution en fin de cahier (parcours et citation en clair).

 

 


 

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« Le chant du monde » – Jean Giono – page 17

P16-ILS DÉBORDAIENT -ima

La relation au corps d’Antonio, et donc, d’une certaine manière de Giono,* est proche de celle
d’un enfant, qui n’a pas encore reçu, ou perçu d’interdits relativement à sa chair
d’un animal, qui ne connait pas d’interdits de cette nature.
Il éprouve du plaisir de sa seule existence. Et jouit de la percevoir**

___
* Car peut-on écrire ce qui suit sans en avoir fait l’expérience personnelle, en acte ou en désir contenu ?
** Sans rapport nécessaire avec sa sexualité.


P06-JE CROYAIS CONNAÎTRE-ima

Dix-septième page …

L’auteur consacre une demi page supplémentaire au corps d’Antonio et au plaisir naturel que celui-ci a de s’assurer de sa présence. (voir* en fin de page)


« …
La respiration d’Antonio venait prendre pied là, sur les parois de ses flancs. C’est de là qu’elle s’élançait quand il lançait le harpon sur le poisson, c’est là-dedans qu’elle venait se rouler sur elle-même quand il avalait sa grosse haleinée de plonge ou quand il s’apprêtait à hurler son cri vers les femmes.
Antonio aimait toucher ses flancs. Là commençait le creux. Ses jambes, ses cuisses, ses bras c’était du plein. À partir de ses flancs c’était du creux, une tendresse dans laquelle  … »

 

P17-ÉTAIT ANTONIO , LE VRAI-LET

 

P17-ÉTAIT ANTONIO , LE VRAI-ima1

 


 

… était Antonio, le vrai. Il touchait ses flancs souples, puis la largeur de sa poitrine et il était rassuré et joyeux.»

« Antonio, le vrai », n’est assurément pas dans sa tête.


* À noter (même remarque que précédemment) :  L’ensemble des passages cités ici était absent de la publication de l’oeuvre (en plusieurs parties) dans « La Revue de Paris ».
Ces lignes se trouvent, dans la version définitive, avant « Le jour, maintenant, frappait sur des vallons sonores …« 
On peut se demander si Giono a fait cet ajout par la suite, ou s’il s’agit là d’une amputation imputable à la revue, due au contenu de ce paragraphe ?


 




 

 

 

 

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Taille – (MOTS SOUS L’AUBE) – Anna Jouy

 En ses terres virtuelles des mots sous l’aube, Anna Jouy
pose sur racines, tronc et feuilles de la journée

(aube matin  midi  après-midi  soirée  et  nuit)
paroles-échardes et leurs traces

 TU NE DESSINES PLUS DE BOUCLES - letcr1-exp

 

Extrait de « Taille »   (sur  soirée)

de

Anna Jouy

parcours de lecture

TU NE DESSINES PLUS DE BOUCLES - s

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Texte en clair

TU NE DESSINES PLUS DE BOUCLES - txt0


Lecture

 


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Taille-crayon. Prendre l’âme et sa pointe toute usée. Les traces au canif faites à l’arrachée se sont noircies. Les doigts qui devaient la manier ont-ils été si sales ou est-ce le charbon qu’il y a à l’intérieur de toi qui coule comme ça et rend les choses si abîmées ? Tu n’arrives presque plus à écrire sans te ronger le bois. Pauvre âme dont le violon la burine d’échardes ! Tu ne dessines plus de boucles légères sur la feuille mais y graves, profondes, des cicatrices. Quelqu’un repassera peut-être dans ces sillons, y touchera ta voix devenue blanche, lui redonnera son ombre carbonée. Prendre l’âme par la mine, détourer à la toupie de lames ces excès ligneux. Faire resurgir le graphite. Sur la table quelques copeaux frangés de rouge, tes écailles de fagot