« Le chant du monde » – Jean Giono – page ultime

Antonio et Clara-1

 

On a pu dire du « chant du monde » que c’était un western provençal.
Provençal, il faut reconnaître qu’il ne l’est guère par le cadre où se déroule l’action, …
Il le serait donc par la verve poétique de l’auteur ? C’est bien l’avis d’un grand nombre des lecteurs du livre et notamment de ceux qui ont vu des échos de l’Odyssée, dans ce « retour au pays semé d’embûches (ou même de l’enlèvement d’Hélène de Trois par Paris).
Quand au qualificatif de western, on pourrait dire que « le chant du monde » est au western (dans sa version classique) ce que le slowfood est à la restauration pressée.
Car Jamais Giono ne se presse.
Et plus encore dans les dernières pages de son roman où le flux reprend le lent tempo de l’île des Geais (terre d’Antonio).


 

Ultime page du roman

Dans un dialogue, duquel l’un des deux protagonistes est à demi absent, Jean Giono donne à percevoir la distance infinie qui sépare Antonio du Besson – dans lequel on peut voir cet être (voir « Le Coeur Cerf« *) auquel on a donné la main, pour l’occuper et le détourner d’une conduite désordonnée.**
Alors qu’Antonio est tout à ce présent nouveau sous ses pas. Antonio qui parle autant de et à Clara***, en lui-même, qu’au Besson, répondant aux questions relatives à son projet de voyage et de construction, comme par obligation.

__
* Dans ce poème de Jean Giono (qu’il donna pour « traduit du Bulgare » (sourire)² !)
l’homme, originellement réduit (mais ce mot convient-il vraiment ?) à un Coeur, se voit recouvrir de peau, muscles, embarrassé d’un squelette et (ruse suprême) doté d’une main, pour le ralentir dans sa course, et permettre ainsi à l’Ange Gabriel de mieux le contenir dans ses escapades et larcins.
(Rimbaud a pu dire : « Je n’aurai jamais ma main !« )
** Ou encore Thésée (pour qui aura lu le dernier paragraphe)


« Le besson vint s’asseoir à côté d’Antonio.
Les femmes dormaient.
– Ça va? dit le besson.
– Ça va, dit Antonio.
– Ces clous, dit le besson, ces clous longs de deux troncs que mon père achetait, ça serait pas des fois chez le forgeron de Perey le Terroir?
– Non, dit Antonio.
Il pensait que maintenant, Clara et lui, tout le temps ensemble…
– C’est du côté de Vuitebœuf, dit Antonio, je crois, chez un qui a trouvé des pierres à fer sur la colline et qui fait la fonderie.
– Savoir s’il en fait toujours, dit le besson.
Antonio pensait qu’il avait …»
Pder-BEAUCOUP DE CHOSES-let

 

 


 

… beaucoup de choses à lui apprendre, qu’elle était neuve, qu’elle n’avait encore rien senti, rien touché de vrai.»

___
*** Le roman se clôt sur une de ses pensées à l’aimée.
Ici aussi on est proche de la mythologie des anciens (voire de la bible), notamment par la présence du dernier mot.

 

Antonio et Clara-5


 



 

 

 

 

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Le cahier comporte comporte
– Des évocations courtes des 24 premières pages du roman
avec extrait en clair et en jeu (et illustrations)
– Ainsi qu’une page de la fin (qui ne dévoile rien)
– Les solution en fin de cahier (parcours et citation en clair).

 

 


 

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