journalier 23 04 15 / Une vie d’un millimètre – CHRISTINE JEANNEY

 « pourtant, on continue tu vois, sans craindre le ridicule, car le ridicule ne tue pas. …  CE QUI TUE C EST LA PAUVRETE LA PAUVRETE DES CORPS LA PAUVRETE DES TETES LA PAUVRETE DES DEUILS CONSTATS -let

                                                                               …La richesse vorace. »

Sur son espace d’écriture (mais pas seulement)
dans sa rubrique [Journal et Journalier]
Extrait du texte « journalier 23 04 15 / Une vie d’un millimètre »
de Christine Jeanney

Parcours de lecture

CE QUI TUE C EST LA PAUVRETE LA PAUVRETE DES CORPS LA PAUVRETE DES TETES LA PAUVRETE DES DEUILS CONSTATS -s

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CE QUI TUE C EST LA PAUVRETE LA PAUVRETE DES CORPS LA PAUVRETE DES TETES LA PAUVRETE DES DEUILS CONSTATS -txt


Christine Jeanney (chez publie.net)

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Le voisin tond sa pelouse. Un chien manifeste sa rage. Une vie d’un millimètre se pose sur mon clavier, elle a deux ailes. Il y a des places à occuper. Des frontières à guetter, surtout celles que nos propres limites nous imposent sans dialoguer. Il y a des folies à sortir du sac, des possibles à attraper du bout des ongles. Des savonnettes, on glisse dessus, pourtant, on continue tu vois, sans craindre le ridicule, car le ridicule ne tue pas.
Ce qui tue c’est la pauvreté. La pauvreté des corps. La pauvreté des têtes. La pauvreté des deuils-constats. La richesse vorace. Pauvreté immobile. La pauvreté des mots. Quand plus personne ne les entend, personne pour les comprendre, on retrouve un journal dans une langue inconnue, on ne sait pas la lire, et les morts restent non-identifiés.

LES RÉQUISITOIRES DU TRIBUNAL DES FLAGRANTS DÉLIRES (T2) – PIERRE DESPROGES – 1

IL EN EST DU ROMANTISME FIEVREUX COMME DE LA MOULE PAS FRAICHE  QUAND ON EN ABUSE CA FAIT MAL AU COEUR-let                                                                                    

 Extrait découpé dans « Les réquisitoires du tribunal des flagrants délires : Tome 2 »

de Pierre Desproges

Parcours de lecture
IL EN EST DU ROMANTISME FIEVREUX COMME DE LA MOULE PAS FRAICHE  QUAND ON EN ABUSE CA FAIT MAL AU COEUR-s2

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Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur.

L’ÉLOIGNEMENT – LIONEL SEPPOLONI – 01

ICI POUR CES HABITANTS ENCERCLES DEPUIS TOUJOURS PAR LA FORET ET LE FLEUVE LE BRUIT SEMBLE UNE MANIERE DE SE RASSURER-let                                                                                     

 Extrait du roman « L’éloignement »

de Lionel Seppoloni

Parcours de lecture
ICI POUR CES HABITANTS ENCERCLES DEPUIS TOUJOURS PAR LA FORET ET LE FLEUVE LE BRUIT SEMBLE UNE MANIERE DE SE RASSURER-s

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Ici, pour ces habitants encerclés depuis toujours par la forêt et le fleuve, le bruit semble une manière de se rassurer.

L’APOTHICAIRE – HENRI LOEVENBRUCK – 01

« Des divers adjectifs qui pouvaient qualifier l’homme, s’il n’eut fallu en retenir qu’un, on eût aisément dit de lui qu’il était sibyllin en ce sens que .

SES PAROLES COMME SES ACTES ETAIENT AUSSI OBSCURS MYSTERIEUX ET IMPENETRABLES QUE CEUX DES ORACLES DE L ANTIQUITE-let

                                                                                       … et son passé, au reste,
demeurait pour tout Paris une véritable énigme … »

Extrait du roman « L’apothicaire »
de Henri Loevenbruck

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SES PAROLES COMME SES ACTES ETAIENT AUSSI OBSCURS MYSTERIEUX ET IMPENETRABLES QUE CEUX DES ORACLES DE L ANTIQUITE-s

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Des divers adjectifs qui pouvaient qualifier l’homme, s’il n’eut fallu en retenir qu’un, on eût aisément dit de lui qu’il était sibyllin en ce sens que ses paroles comme ses actes étaient aussi obscurs, mystérieux et impénétrables que ceux des oracles de l’Antiquité, et son passé, au reste, demeurait pour tout Paris une véritable énigme, même pour l’abbé Boucel, l’homme qui l’avait trouvé, recueilli et élevé non loin de là, dans l’abbaye de Saint-Magloire, et dont nous aurons l’occasion de reparler plus tard.

TERRITOIRES – OLIVIER NOREK – 01 (double)

Une citation (donnée ici en deux parties) proposée paSMadJ pour babelio 
son site de critiques et d’articles « c’est contagieux » )


VOUS SAVEZ J AI TOUJOURS CLASSE LES INFRACTIONS EN DEUX MOBILES L ARGENT ET LE SEXE-let

VOUS M AVEZ OUVERT L ESPRIT IL N Y A JAMAIS QU UN SEUL MOBILE CELUI DU POUVOIR-let

                                                                            

Extrait du recueil de contes « Territoires »
de Olivier Norek

Parcours de lecture
VOUS SAVEZ J AI TOUJOURS CLASSE LES INFRACTIONS EN DEUX MOBILES L ARGENT ET LE SEXE-s

VOUS M AVEZ OUVERT L ESPRIT IL N Y A JAMAIS QU UN SEUL MOBILE CELUI DU POUVOIR-s

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territoires 1

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Vous savez, j’ai toujours classé les infractions en deux mobiles. L’argent et le sexe.

Vous m’avez ouvert l’esprit. Il n’y a jamais qu’un seul mobile, celui du pouvoir.

ALMANACH D’UN COMTÉ DES SABLES – ALDO LEOPOLD – 01

 « L’enthousiasme des oies pour les hautes eaux est fort subtile, qui ne peut s’apprécier à sa juste valeur que si l’on a l’habitude de leurs commérage ; Mais.

 L ENTOUSIASME DES CARPES EST TELLEMENT VISIBLE QU IL EST IMPOSSIBLE DE PASSER A COTE-let

                                                                              … A peine la crue a-t-elle humecté les touffes d’herbe qu’elles déboulent avec la prodigieuse énergie de cochons lâchés dans un pâturage. »

Extrait du recueil de contes « Almanach d’un comté des sables »
de Aldo Leopold

Parcours de lecture
L ENTOUSIASME DES CARPES EST TELLEMENT VISIBLE QU IL EST IMPOSSIBLE DE PASSER A COTE-s

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L’enthousiasme des oies pour les hautes eaux est fort subtile, qui ne peut s’apprécier à sa juste valeur que si l’on a l’habitude de leurs commérage ; Mais l’enthousiasme des carpes est tellement visible qu’il est impossible de passer à côté.
A peine la crue a-t-elle humecté les touffes d’herbe qu’elles déboulent avec la prodigieuse énergie de cochons lâchés dans un pâturage.

FAËRIE – J.R.R. TOLKIEN – (LE FERMIER GILLES DE HAM) 05

 « — Bonjour ! dit le dragon. Vous semblez surpris.
— Bonjour ! répondit Gilles. Je le suis.
— Excusez-moi, dit le dragon. (Il avait dressé une oreille très soupçonneuse au tintement des anneaux lors de la chute du fermier.) Excusez-moi de vous poser cette question, mais serait-ce que vous me cherchiez, par hasard ?
— Non, certes ! répondit le fermier. Qui aurait pensé vous voir ici ? Je faisais seulement un tour à cheval.
Il sortit en hâte à quatre pattes du fossé et se rapprocha à reculons de la jument grise. Elle s’était redressée et broutait l’herbe du bord de la route, d’un air tout à fait détaché.

 C EST DONC UNE HEUREUSE CHANCE QUE NOUS NOUS RENCONTRONS REPRIT LE DRAGON TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI-let

                                                                              … Ce sont là vos habits de fête, je suppose.
Une nouvelle mode, peut-être ? »

Extrait du recueil de contes « Faërie »
de J.R.R. Tolkien

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C EST DONC UNE HEUREUSE CHANCE QUE NOUS NOUS RENCONTRONS REPRIT LE DRAGON TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI-s

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Et voilà que le dragon était couché à moitié en travers d’une haie brisée, avec son horrible tête au milieu de la route.
— Au secours ! cria Garm, décampant.
La jument grise tomba, plouf ! sur son arrière-train, et le Fermier Gilles fut projeté en arrière dans un fossé. Quand il sortit la tête, le dragon bien éveillé le regardait.
— Bonjour ! dit le dragon. Vous semblez surpris.
— Bonjour ! répondit Gilles. Je le suis.
— Excusez-moi, dit le dragon. (Il avait dressé une oreille très soupçonneuse au tintement des anneaux lors de la chute du fermier.) Excusez-moi de vous poser cette question, mais serait-ce que vous me cherchiez, par hasard ?
— Non, certes ! répondit le fermier. Qui aurait pensé vous voir ici ? Je faisais seulement un tour à cheval.
Il sortit en hâte à quatre pattes du fossé et se rapprocha à reculons de la jument grise. Elle s’était redressée et broutait l’herbe du bord de la route, d’un air tout à fait détaché.
— C’est donc une heureuse chance que nous nous rencontrons, reprit le dragon. Tout le plaisir est pour moi. Ce sont là vos habits de fête, je suppose. Une nouvelle mode, peut-être ?
Le chapeau de feutre du Fermier Gilles était tombé et sa cape grise s’était entrouverte ; mais il paya d’effronterie.
— Oui, dit-il, c’est flambant neuf. Mais il faut que je rattrape mon chien. Il doit courir après des lapins, j’imagine.
— Moi je ne pense pas, dit Chrysophylax, se léchant les babines (signe d’amusement). Il sera rentré à la maison longtemps avant vous, je pense. Mais poursuivez votre chemin, je vous en prie, Maître… Voyons, je ne connais pas votre nom, me semble-t-il.