[Almanach] Serena Jacques

[.]

Lundi 20 mai 2013,
de Jacques Serena, les éditions Publie.net
donnent « musaraignes« 

ILS ONT SIMPLEMENT FAIT LA BOURDE-letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier 


Proposition de lecture

 


Qu’est-ce qu’il fabrique, encore là planté au pied de mon lit. Il dit que je ne suis pas le seul, qu’est-ce qui nous prend, on s’est donné le mot ou quoi, que c’est un fléau dans le quartier. Dans beaucoup de quartiers, dans le pays. On dirait que ça l’étonne. Que ça l’énerve. À quoi bon lui dire que non, pas de complot, qu’on ne le fait pas exprès. Qu’ils ont simplement fait la bourde, les comme lui, de ne nous laisser aucune chance, aucun espoir, et aucun espoir d’en ravoir jamais. Alors un jour on reste un peu trop couché, et au bout de vingt-et-un jours couché on se met à trop voir les ficelles. Vingt-et-un jours hors-jeu, et difficile de se remettre à y jouer. De voir pourquoi on devrait. C’est ça, surtout ça, qui faisait le taulard irréconciliable. Vingt-et-un jours couché c’est à la base de toute remise en perspective. On ne se voit plus se recoller aux choses idiotes, médiocres, licites. Autant rien. À qui a eu trop le temps d’y penser tout est pareil. Tout est égal. D’où rester longtemps couché devrait être tenu pour une des manifestations les plus sûres de la sagesse. Mais pour faire entendre ça à un debout.

EN TAXI DANS JÉRUSALEM – SABINE HUYNH – ANNE COLLONGUES – 5

[Pour une preuve statistique de ce qu’il affirme à sa cliente,
l’auteur,
le chauffeur de taxi cherche à montrer dans la rue, des femmes
mais …]

UN JOUR SANS FEMMES PAS DE CHANCE - letcr1-exp



(Plus facile, avec les liens d’un mot à l’autre
à cliquer)

UN JOUR SANS FEMMES PAS DE CHANCE - letc1-sr

Extrait de « En taxi dans Jérusalem »

de Sabine Huynh

(« Les femmes »)

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parcours de lecture

UN JOUR SANS FEMMES PAS DE CHANCE - sr

L’extrait

UN JOUR SANS FEMMES PAS DE CHANCE - txt0r

 (à cliquer)



Une présentation du livre de Sabine Huynh & Anne Collongues sur publie.net

Un entretien avec Sabine Huynh sur Radio Kol Israel
L’auteure y évoque la réactivité de l’édition numérique en général et de Publie.net en particulier. Elle y donne également des touches de couleur d’ « en taxi dans Jérusalem » … toutes les surprises, plus ou moins agréables, qu’une femme peut avoir en empruntant ce mode de transport dans la cité Israélienne.

Presque dire : son site

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Anne & cdote : le livre est vendu en version papier sur ebay au double du prix de vente actuel chez l’éditeur.

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Les TAGS
donnent des mots de la grille.

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Merci de signaler une erreur 


— Si, je vous assure. Regardez-vous, vous n’avez aucune ride, la peau d’un bébé ! Prenez une femme israélienne de trente-deux ans, elle est déjà toute ridée et en plus elle est grosse !
— Mais comment pouvez-vous dire une chose pareille ?
— Regardez autour de vous ! Allez, on va regarder les femmes israéliennes dans la rue.
— Non !, protesté-je.
— Si ! Regardez, celle-là par exemple. »
Deux femmes passent. Je n’ai que le temps d’apercevoir la plus âgée.
« Mais elle a bien plus de cinquante ans !, m’exclamé-je.
— Mais non, elle en a à peine vingt et elle a déjà le ventre qui sort, elle est déjà grosse ! Bon, on va en prendre d’autres. Bon, alors, mais elles sont passées où, les femmes ? Qu’est-ce qui se passe soudain ? Il n’y a plus de femmes dans la rue ? On est mal tombés, aujourd’hui ça a l’air d’être un jour où les femmes ne descendent pas dans la rue ! Un jour sans femmes ! Pas de chance ! Il faut qu’on se revoie un autre jour, alors ! Mais croyez-moi, la femme israélienne vieillit mal ! Après son premier enfant, elle reste grosse toute sa vie, conclut-il.

FAËRIE – J.R.R. TOLKIEN – (LE FERMIER GILLES DE HAM) 05

 « — Bonjour ! dit le dragon. Vous semblez surpris.
— Bonjour ! répondit Gilles. Je le suis.
— Excusez-moi, dit le dragon. (Il avait dressé une oreille très soupçonneuse au tintement des anneaux lors de la chute du fermier.) Excusez-moi de vous poser cette question, mais serait-ce que vous me cherchiez, par hasard ?
— Non, certes ! répondit le fermier. Qui aurait pensé vous voir ici ? Je faisais seulement un tour à cheval.
Il sortit en hâte à quatre pattes du fossé et se rapprocha à reculons de la jument grise. Elle s’était redressée et broutait l’herbe du bord de la route, d’un air tout à fait détaché.

 C EST DONC UNE HEUREUSE CHANCE QUE NOUS NOUS RENCONTRONS REPRIT LE DRAGON TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI-let

                                                                              … Ce sont là vos habits de fête, je suppose.
Une nouvelle mode, peut-être ? »

Extrait du recueil de contes « Faërie »
de J.R.R. Tolkien

Parcours de lecture
C EST DONC UNE HEUREUSE CHANCE QUE NOUS NOUS RENCONTRONS REPRIT LE DRAGON TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI-s

En clair sur babelio

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C EST DONC UNE HEUREUSE CHANCE QUE NOUS NOUS RENCONTRONS REPRIT LE DRAGON TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI-txt

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N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Et voilà que le dragon était couché à moitié en travers d’une haie brisée, avec son horrible tête au milieu de la route.
— Au secours ! cria Garm, décampant.
La jument grise tomba, plouf ! sur son arrière-train, et le Fermier Gilles fut projeté en arrière dans un fossé. Quand il sortit la tête, le dragon bien éveillé le regardait.
— Bonjour ! dit le dragon. Vous semblez surpris.
— Bonjour ! répondit Gilles. Je le suis.
— Excusez-moi, dit le dragon. (Il avait dressé une oreille très soupçonneuse au tintement des anneaux lors de la chute du fermier.) Excusez-moi de vous poser cette question, mais serait-ce que vous me cherchiez, par hasard ?
— Non, certes ! répondit le fermier. Qui aurait pensé vous voir ici ? Je faisais seulement un tour à cheval.
Il sortit en hâte à quatre pattes du fossé et se rapprocha à reculons de la jument grise. Elle s’était redressée et broutait l’herbe du bord de la route, d’un air tout à fait détaché.
— C’est donc une heureuse chance que nous nous rencontrons, reprit le dragon. Tout le plaisir est pour moi. Ce sont là vos habits de fête, je suppose. Une nouvelle mode, peut-être ?
Le chapeau de feutre du Fermier Gilles était tombé et sa cape grise s’était entrouverte ; mais il paya d’effronterie.
— Oui, dit-il, c’est flambant neuf. Mais il faut que je rattrape mon chien. Il doit courir après des lapins, j’imagine.
— Moi je ne pense pas, dit Chrysophylax, se léchant les babines (signe d’amusement). Il sera rentré à la maison longtemps avant vous, je pense. Mais poursuivez votre chemin, je vous en prie, Maître… Voyons, je ne connais pas votre nom, me semble-t-il.