« L’iris de Suse » – Jean Giono – 34

P34 - IL NE S’ AGISSAIT PAS D’ UN MIRAGE-image

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Vingtième quatrième page,
Tringlot découvre un pays
d’arbres et de pierres
qu’il ne connaissait pas

mais le reconnait pourtant.


 

« A l’horizon, une brume légère voilait des mamelons et des tertres couverts de forêts presque roses mais, au-dessus de cette barre laiteuse, au lieu d’arrondir le ciel, de nouvelles étendues escaladaient les hauteurs, en portant des masses d’herbe, des rochers échevelés et même des arbres gigantesques. Il ne s’agissait pas d’un mirage. …

P34 - IL NE S’ AGISSAIT PAS D’ UN MIRAGE-let


 

P34 - IL NE S’ AGISSAIT PAS D’ UN MIRAGE-image

Tringlot en connaissait la musique ; ce qu’il voyait , c’était de la chair et de l’os …»

 

[Almanach] naissance des éditions Qazaq – … Zakane

[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]

Zakane
donne
« L’heure heureuse« 

Samedi 18 Juillet 2015

[L’oeil peut tout.]
J AI BESOIN DE VOS CHAIRS-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte


La présentation du recueil par Jan Doets sur le site « des cosaques des frontières »
L’heure heureuse : l’auteur Zakane a rejoint Éditions QazaQ – et des autres bonnes nouvelles


Les mots de Zakane


Proposition de lecture


je fume
mon café fume
et je vous regarde

il y a de la beauté en vous
sous la couche des peurs

je connais vos désirs
je suis passé
moi aussi
par cette transe
cette envie folle
de vous voir nu(e)s

vous voir
même sous votre peau
voir vos ruisseaux et vos torrents
votre fleuve de sang

j’ai décelé parfois
l’émoi et le sourire
le partage fugace
de cet écrin ouvert

l’espace d’un coup d’ailes

mais votre ombre
toujours

ce fantôme
qui porte un nom
un avatar
et qui jette des mots
des orthographes qui semblent réunir
mais qui n’y parviennent pas

ce fantôme
qui colle des photos
des images troublantes
oubliées
aussitôt qu’elles sont vues

j’ai connu cette vitesse lente
attente fébrile
de l’acquiescement

le compte n’y est pas
j’ai besoin de vos chairs
j’ai besoin
dans ma main
de soupeser la terre
détresser les cheveux
et puis manger les fleurs

je retourne au soleil
au silence du vent
et aux chants des oiseaux

[Almanach] Daniel Bourrion …

[Des faits qui se rapprochent
alors même que le temps les éloigne de nous.]

Mardi 5 Juin 2012
Les éditions publie.net donnaient
Incipit de Daniel Bourrion

QUE LES ARBRES DESSUS OSENT-letcr2-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait complet

Proposition de lecture :


ces hommes tombés sur les prés lourds autour, sur ces champs de bataille régulièrement recyclés par les pères, les fils, les frères, et que la glaise se hâtait de dévorer, eux tous une fois tombés, de ronger, de digérer, de se les conserver tout au fond d’elle pour qu’il n’en restât rien, pour que toute cette horreur puisse peut-être se voir un matin oubliée, pour que les arbres dessus osent revenir, grossir, se gorger des chairs dessous leur devenant fumier, les emplissant de sève, de sang peut-être, de chuchotements, de ceux que l’on croit deviner en marchant là, dans ces collines aux peaux à peine cicatrisées, à la douceur seulement revenue – poussant à la charrette, se chahutant, nous chahutant dans le bruissement des nuits sans lune durant lesquelles, assis au milieu des couloirs qui tranchent chacune de nos maisons en deux, sur ces chaises où d’autres soupirèrent bien avant nous, nous demeurons à attendre, face à nos portes ouvertes sur la grande soie de la nuit, qu’entrent ceux qui du passé peuvent venir, revenir, le temps d’une insomnie.

LIVRE DES PEURS PRIMAIRES- N°90 – GUILLAUME VISSAC (6)

Le danger est à l’intérieur …

BIENTOT RONGERA LA CHAIR - letcr1-exp

(avec le lien entre les mots
à cliquer)

BIENTOT RONGERA LA CHAIR - letc1-sr

Extrait du « livre des peurs primaires»
de Guillaume Vissac

Peur primaire N° 115

Parcours de lecture

BIENTOT RONGERA LA CHAIR - sr

En clair

BIENTOT RONGERA LA CHAIR - txt0r


Chez publie.net  :   Guillaume Vissac

Son site « Fuir est une pusion »

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Condylure étoilé dans la tête, il me dévore l’orbite et déforme l’œil droit. Parfois durant le jour il migre à gauche. Bientôt rongera la chair et les os et quittera crâne et tempe où s’est tapi. J’attends avec lui ce moment.

MONDELING – GUILLAUME VISSAC & JUNKU NISHIMURA (2)

Slow²Reading

IL A MANGE CETTE NUIT LA FACE - letcr1-exp

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(Pour les nouveaux venus, une lecture plus facile
avec le lien entre chaque mots
à cliquer)

IL A MANGE CETTE NUIT LA FACE - letcr1-sr

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extrait de

« Mondeling »
de Guillaume Vissac  (textes)
et
Junku Nishimura (photographies)

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Parcours de lecture

IL A MANGE CETTE NUIT LA FACE - sr

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En clair
(cliquer)

IL A MANGE CETTE NUIT LA FACE - txt0r

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Un extrait plus long
IL A MANGE CETTE NUIT LA FACE - txt1r


Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

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il s’est agenouillé près des pneus noirs du bus pour y gicler son déjeuner caquesangue on fera l’halte à Kwekwe il a dit il s’est essuyé les paumes de ses mains sur sa salopette bleue on fera l’halte à Kwekwe il a dit mangera des perches grillées sur des sticks noirs et à Kwekwe le chauffeur a dormi dans son bus personne a dormi dans son bus les perches elles étaient noires un voyageur comme nous tous qui voulait faire croire comme nous tous que son vrai nom Izaak Videm il le tenait de sa mère il a mangé cette nuit-là face à nous beaucoup plus de ses ongles que de la chair de perche »
 
« le jour suivant le même bus de Kwekwe à Zvishavane via Redcliff Shurugwi Selukwe et Gweru puis de Zvishavane à Neshuro où nous avons attendu trois jours un visa pour Musina sur ou contre ou de l’autre côté de l’une de ces frontières à Neshuro aux autochtones ils ont dit elle est où ta frontière ? là les autochtones ils lèvent les épaules et ils mâchent leurs propres maxillaires ceux du sud a dit Izaak Videm ils sont toujours comme ça ceux du sud ceux de n’importe quel sud »
 
« faute de visa sommes repartis avec le bus par la route de Zvishavane puis à Zvishavane et via Bulawayo le bus a franchi la seule frontière de l’ouest qui était accessible et alors le chauffeur il a ouvert sa chemise il a ouvert sa chemise pour montrer aux militaires de l’ouest qu’il ne portait pas contrairement à ce qu’ils ont cru d’abord et contrairement à ce que disaient leurs gorges les militaires de l’ouest scotchés au corps des chargeurs des grenades ou des pains de plastic »

VENTRE VIDE – AUDREY GAILLARD – 2

( Extrait de la présentation (source) :
« Elles ne sont pas faciles à présenter ces nouvelles, parce qu’on a l’impression d’entrer dans la maison d’une femme, de manger à sa table, de dormir dans son lit, d’essuyer ses larmes et de tenter de libérer ses cris cadenassés dans le silence

Ça parle mort et ça parle sexe, ça remue à l’intérieur parce que ça pourrait être nous, c’est nous, et ça accroche, le style d’Audrey Gaillard comme une main de fer dans un gant de velours, ça remue et ça remue fort à l’intérieur de ce Ventre vide. »
)

Slow²Reading

PERCER SA CHAIR POUR VOIR - letcr1-expo

Extrait de la « fiction »
« Ventre vide »

de Audrey Gaillard

Parcours de lecture

PERCER SA CHAIR POUR VOIR - sr

L’extrait
sur babelio
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PERCER SA CHAIR POUR VOIR - txt0r

L’extrait complet

PERCER SA CHAIR POUR VOIR - txt1r

Son site 

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Je passe les journées qui suivent à fixer ma mère. Capter son regard, ses mains, lorsqu’elle prépare la table, s’habille, tourne les pages de son livre. Je la frôle, scrute le frisson, grandis son malaise. Je me lève la nuit. Retiens mon souffle au-dessus d’elle, la regarde dormir. Percer sa chair pour voir d’où je viens.

MA MÈRE EST LAMENTABLE – JULIEN BOUTONNIER – 1

MON ENFANCE PLUME - letcr2

Lecture plus lente
MON ENFANCE PLUME - let0

Extrait de

« Ma mère est lamentable »

de Julien Boutonnier

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Parcours de lecture

MON ENFANCE PLUME - s

En clair

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MON ENFANCE PLUME - txt0

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Julien Boutonnier sur Publie.net (présentation de « Ma mère est lamentable« )

Sur son blog « peut(-)être » 

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mon enfance plume
dans les adultes au kilo
dans la chair muselée
d’une enfance cri devenue