Avant que la ville ne brûle – Cosmas Polìtis

[Histoire, en forme de conte, d’une ville partagée (Smyrne) dans les temps qui ont précédé son embrasement]

Le sang ne se change pas - letcr1-exp

 

Extrait du livre de Cosmas Polìtis
Avant que la ville brûle

Traduit du grec par Michel Volkovitch 

 

Parcours de lecture
(à cliquer)

Le sang ne se change pas - s

En clair

Le sang ne se change pas -txt0

Un extrait plus long
Le sang ne se change pas-txt1

 

 

 

Une présentation du livre


 

Et tandis qu’ils racontaient, voilà que retentit la sirène de l’usine à côté, celle de Kalidònis.
— Tiens, pourquoi ils sonnent la sortie ? Ils ne travaillent pas aujourd’hui.
— Ils ont dû apprendre la nouvelle.
— Mais enfin, ils sont pour les Anglais. Ils ont pris la nationalité.
— Le sang ne se change pas en eau.
— Katerìna ! Laisse le chat et va vite sortir la marmite du feu ! s’écria Styliani en poussant sa fille.
La petite flanqua un coup de poing à Periklis, qui s’apprêtait à lui tirer sa natte, et s’en fut vers la maison, le chaton dans les bras, en jetant des coups d’œil derrière elle.
— Je parie que c’est le gardien de l’usine qui a décidé de faire marcher la sirène. Yòryis Mavrovouniòtis.
Katerìna avait tort de se méfier, Periklis ne la poursuivit pas, ayant trop peur de Styliani.
Les enfants, maintenant que les femmes les laissaient tranquilles, se remirent à discuter entre eux, s’écriant :
— On a gagné ! Ils arrivent ! Ils arrivent !
— Mais enfin, qui arrive ? demanda Kyra Doudou, l’une des femmes.


 

LES LOIS DE L’IMITATION – GABRIEL TARDE – 1

Illustration de la manière dont on peut faire dire à un auteur
le contraire de ce qu’il a écrit.

L’art de la citation peut être approché de celui de la photographie.
Le matériaux existe, il est « cadré » par celui qui en saisit une partie
Tout est dans ce cadrage (pour la citation) et en grande partie dans
l’art du photographe.

On verra ici à quel point ce cadrage est important.


 

« On pourrait se demander …

JUSQU A QUEL POINT LA SOCIETE - letc1

 

 

Parcours de lecture de cette citation

JUSQU A QUEL POINT LA SOCIETE - sr

(cliquer pour retourner)

 


En clair

(à retourner en cliquant
ou lire dans un miroir )

JUSQU A QUEL POINT LA SOCIETE - txt00r

 


Pour ceux qui connaissent l’extraordinaire penseur qu’est Gabriel Tarde (dont on redécouvre  peu à peu la valeur des travaux) on pourrait effectivement se demander comment il a pu douter à ce point de l’utilité de la société humaine.

On sera rassuré à la lecture de la citation complète qui restaure l’homme dans toute sa dimension d’humaniste … (qu’on pourrait juger un tantinet utopiste, vu de là où nous trouvons actuellement.)

Ici, un exemple de cette citation « mal cadrée » (et même un peu maquillée du fait du point final ajouté)

JUSQU A QUEL POINT LA SOCIETE - citation falsifiée-r
(à retourner en cliquant)
Il est à remarquer que le point à la fin de la phrase n’existe pas, il a été ajouté par l’auteur de ce cadrage particulier de la phrase de Tarde.

On peut l’assimiler au maquillage d’une photo : suppression d’une partie et ajout d’une autre.

Lorsqu’on lit la citation complète on voit que Gabriel Tarde considère la société humaine comme l’outil propre à forger à la fois l’homme dans sa dimension individuelle et dans sa dimension sociétale.
Tout le contraire de ce que laisse penser la citation tronquée.

JUSQU A QUEL POINT LA SOCIETE - txt1r
(à retourner en cliquant)

Ajout du 28-12-2015 : J’ai voulu prévenir le site dicocitation de cette « erreur »
mon premier commentaire à disparu
et lorsque je tente de poster à nouveau, j’ai le message mis ci-dessous

réaction dico citation

J’espère que ma demande via leur compte twitter aura davantage d’effet…

 


 

On pourrait se demander jusqu’à quel point la société, ce long rêve collectif, ce cauchemar collectif, vaut ce qu’elle coûte de sang et de larmes si, cette discipline douloureuse, ce prestige illusoire et despotique, ne servait précisément à affranchir l’individu en suscitant peu à peu, du plus profond de son coeur, son élan le plus libre, son regard le plus hardi jeté sur la nature extérieure et sur lui-même, et en faisant éclore partout, non plus les couleurs d’âmes voyantes et brutales d’autrefois, les individualités sauvages, mais des nuances d’âmes profondes et fondues, aussi caractérisées que civilisées, floraison à la fois de l’individualisme le plus pur, le plus puissant, et de la sociabilité consommée.

LANCEUR DE GRAINE (Théâtre) – JEAN GIONO – 2

Slow²Reading
EH BIEN REGARDEZ MOI - letc1


(Une lecture plus lente
à cliquer)

EH BIEN REGARDEZ MOI - le1

————–

Extrait du  « Theatre de jean giono. le bout de la route suivi de lanceurs de graines suivi de la femme du boulanger. »
de Jean Giono

La femme du boulanger Acte I – Scène VII

parcours de lecture

EH BIEN REGARDEZ MOI - s

 —-

En clair

EH BIEN REGARDEZ MOI - txt0

En réaction à la pièce de Pagnol
l’homme du bord de mer
(et pas n’importe laquelle : la méditerranée)
qui s’appuie sur une partie d’une de ses oeuvres (Jean le Bleu)
Giono a écrit sa propre version de « La femme du boulanger »
celle de l’homme des montagnes
plus âpre, moins … marseillaise.

Acte I, Scène VII
la page de l’extrait

la femme du boulanger ACTE I SCENE VII

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Un livret
dédié à l’oeuvre de Jean Giono
(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
à redécouvrir en jeu)
Pour saluer Giono-couverture


Eh ! Bien,regardez-moi.
Vous croyez que c’est votre eau chaude qui va me faire repartir le sang ?

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – La maison de Trypano – SERGE MARCEL ROCHE – 1



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes

(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)*

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

* au sens plein du terme


    

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - letcr12
  

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« La maison de Trypano »

Itinéraire de lecture

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - s

En clair  sur babelio

*

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - txt0

 un extrait plus long

LA PISTE ETAIT DE HALAGE - txt1



Personne n’empruntait l’escalier
Sur le devant ou seulement de temps en temps

Nous vivions dans l’ombre
Des palmes et du carambolier

La piste était de halage
Les murs de la case tremblaient

Nous avons vu passer
Tout le sang des forêts

C’était un jardin où poussaient
Mandarines et maracudjas

Des fleurs miraculeuses
Sous les grands arbres frais

SARDINIA (on the road) – DANIEL BOURRION – 10

PEUT ETRE L ENVIE DE CROISER AL CAPONE SON OMBRE BLANCHE SUR LES PAVES QU ON VOULAIT NOIRS DE SANG SECHE-let

Extrait du roman « Sardinia »

de Daniel Bourrion

Parcours de lecture

PEUT ETRE L ENVIE DE CROISER AL CAPONE SON OMBRE BLANCHE SUR LES PAVES QU ON VOULAIT NOIRS DE SANG SECHE-s

L’extrait (sur babelio)
*

PEUT ETRE L ENVIE DE CROISER AL CAPONE SON OMBRE BLANCHE SUR LES PAVES QU ON VOULAIT NOIRS DE SANG SECHE-txt

Daniel Bourrion chez Publie.net

En librairie de Publie.net

Le lire en ligne sur face-ecran

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maintenant on va à Chicago sans bien savoir pourquoi pour le comment c’était rouler pour le pourquoi peut-être l’envie de croiser Al Capone son ombre blanche sur les pavés qu’on voulait noirs de sang séché l’envie d’aller au Nord et le Nord pour nous c’était droit Chicago on verrait bien envie de voir le lac voir de grandes eaux puisqu’à Sardinia, État de New York, États-Unis, n’étaient que des ruisseaux et deux ou trois étangs planqués derrière leurs arbres trop verts

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 13 – (Pierre – Maxime M.) (Savannah D. M.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                        

    
AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-let

                                 

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Pierre- Maxime M.
et Savannah D. M.

Leur commentaire :

AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-com

 AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-com12

Parcours de lecture

AVANT DE RENCONTRER NO JE CROYAIS QUE LA VIOLENCE ETAIT DANS LES CRIS LES COUPS LA GUERRE ET LE SANG-s

En clair
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Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang. Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu’elle est parfois invisible à l’œil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l’enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence es ce qui ne trouve pas d’explication, ce qui à jamais restera opaque.

COLLINE – JEAN GIONO – 04

 LA BELETTE DARDE SON MUSEAU DANS LE VENT UNE GOUTTE DE SANG BRILLE AU BOUT DE SA MOUSTACHE

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture
LA BELETTE DARDE SON MUSEAU DANS LE VENT UNE GOUTTE DE SANG BRILLE AU BOUT DE SA MOUSTACHE-s

En clair (sur babelio)

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